On écrase la tête du serpent avec le caillou que l’on tient en main - Proverbe burkinabè
 

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SUJET: Burkina
#10
kipare (Admin)
Administrateur
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graph
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Burkina Il y a 1 Année, 1 Mois Karma: 2  
Je me suis longtemps assoupi
A l’ombre des flamboyants
Avant qu’ils n’embrasent la savane.
Je n’avais pas foulé la piste ravinée de Peyiri
Qu’un feu de latérite me brûlait déjà les poumons.
Déjà m’anéantissait le ciel
Chauffé à blanc de Koudougou,
Déjà des nuées d’enfants rieurs
M’emboîtaient fièrement le pas.
La file morne des zébus, fronts bas
Contre le souffle musqué de l’harmattan,
Traversait famélique au loin mon rêve.
Et la plainte du muezzin vibra cinq fois sur la ville.

Auteur: Jacques Rolland
 
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