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Femme burkinabè, berceau de la famille du Faso, ce bouquet de roses est pour toi.
Depuis l’aurore, tu es vaqueé à piler et vanner le mil, puiser l’eau et collecter le bois,
Parfois le bébé au dos, le sourire aux lèvres, tu n’as jamais abdiqué,
Au contraire, tu t’es toujours conduite respectablement et avec dignité.
Souvent contrainte à endurer la polygamie et à subir les caprices des phallocrates,
Ce jour viendra où chaque fille pourra librement choisir son mari, sans ces autocrates,
Car mes vers ne passeront pas inaperçus et tu auras enfin ta saison,
Je vois déjà des lueurs d’espoir et des signes salutaires à l’horizon.
Femme burkinabè, tu symbolises la douceur, l’amour, la famille et la sérénité,
J’ai parcouru le monde traversant monts et valleés, tout vu et tu n’as rien à envier,
Ton sourire naturel et ta bonne morale sont connus au delà des frontières du Faso,
De Léda à Orodara en passant par Ouaga, je t’apporterai des roses dans un seau.
Résiste comme d'habitude le blanchissement de la peau, cette servitude mentale,
La beauté ne veut pas dire être mince comme une aiguille, c’est un leurre occidental,
Garde toi de certaines choses qui viennent d’ailleurs et qui passent pour de la mode,
Ne soit pas victime de la société de masse; tout ce qui brille n’est pas une émeraude.
Auteur: Luc Zio
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