Bonjour à Toutes et Tous,
Décider de construire entre et avec deux cultures n'est pas chose aisée en soi, et demande de bien dépasser stéréotypes (des deux parties) et préjugés d'où qu'ils viennent. Cela est déjà le tour de force premier.
Mais cela l'est d'autant plus quand on sait que l'aide humanitaire, où qu'elle oeuvre, participe à maintenir le nez de pays en cruel besoin de développement (et ce n'est pas qu'une formule !) juste ce qu'il faut au dessus de l'eau, afin d'avoir une meilleure marge de manoeuvre dans l'exploitation commerciale, l'aide humanitaire étant une sorte de soupape de sécurité évitant d'éventuels débordements populaires... La vérité est là.
Ainsi, l'aide humanitaire, qu'elle soit générée par de grosses ONG ou de petite associations, est quantifiée dans ce que l'on nomme Indice de Risque d'un pays. Cet Indice permet aux investisseurs internationaux ( Monsieur Bolloré et Cie pour la France et bien d'autres) d'évaluer leurs risques éventuels d'investissement et la stabilité du pays avant de se lancer dans des contrats !
(Si ma mémoire est bonne, le Burkina a un indice de 2... à vérifier)
Associations, "trait-d'union" pour l'avenir, comme la nôtre participent donc à ce jeu cruel...
Si les occidentaux sont les rois du gâchis, on peut dire que sur ce plan là, les maîtres du jeu ont le sens du "tout est récupérable" !
Je n'aborde même pas la question de récupération de nos actions par les communes, élus et bailleurs privés, ici en France, pour leur jolies vitrines "politiques", expression de la bonne conscience au milieu d'une débandade internationale ...
Bien sûr, touche quand même positive, il existe chez nous aussi des organismes efficaces dans leur choix d'actions et de subventions, qui se battent pour un autre solidaire plus réfléchi, comme le FORIM par exemple....
Beaucoup d'associations occidentales sont donc plutôt empruntes à faire dans le politiquement correct, lisse, sans inclinaison politique, afin de pouvoir récupérer les fonds nécessaires à leurs actions. Ainsi notre travail consiste à jouer fin ici et à porter des actions, car c'est par elles que tout passe, avec des collaborateurs et amis dont l'opinion est placé du bon coté des combattants...
Nous estimons pour notre part, que l'on en ai pas seulement à "devoir donner" un coup de main, mais que nous avons en charge de changer les mentalités chez nous, surtout travailler à donner des clés aux générations futures pour l'avenir afin qu'elles puissent grandir avec une autre ouverture d'esprit et la conscience du travail de réflexion sur le terrain international à venir. C'est ainsi que combattants de différents pays peuvent se rejoindre, afin de réfléchir ensemble à des actions futures.
Autre obstacle de taille qui rentre dans le rouage de cette machine si bien huilé depuis 50 ans d'indépendance, en tous cas en ce qui concerne le Burkina, ce sont les Compaoré, Zongo et Cie, à la botte du gouvernement français, 1er corrupteur en tête de file...
(voir par exemple les écrits de François Xavier Verschave, sur les relations france-Afrique, entre autre "De la Franceafrique à la Mafiafrique")
M'est avis que l'avenir n'est pas très engageant, mais quel autre choix d'agir ou de résister tant qu'on le peut, où que l'on soit?
Aller, un petit Bendré pour le clin d'oeil...