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Analphabétisme ou illettrisme?
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Les deux termes sont bien souvent confondus. Essayons alors d'apporter quelques précisions afin de bien les distinguer à l'avenir.
Pour l'UNESCO,l'analphabétisme est l'incapacité de lire et d'écrire. Les personnes analphabètes n'ont donc pas bénéficié du droit à l'éducation, pourtant stipulé dans la convention internationale des Droits de l'enfant. Les facteurs socio économiques peuvent en expliquer la raison.
L'illettrisme est un fléau qui touche les personnes adultes, c'est à dire qu'une personne illettrée a appris à lire et à écrire à un moment donné dans sa vie. Mais faute de pratique récurrente, cette même personne maîtrise difficilement ou plus du tout le couple lecture/écriture.
La personne illettrée a donc eu un parcours scolaire qui n'a pas été consolidé, alors qu'une personne analphabète n'a jamais profité de l'apprentissage de la lecture ni de l'écriture.
L'école pose la question de l'illettrisme car elle permet de déceler et de prévenir l'illettrisme. C'est donc un rôle capital pour l'enseignant d'être attentif aux progrès de ses élèves en matière de compétences en lecture et écriture.
La première cause de l'illettrisme est la perte de compétences apprises en lecture et écriture.L'illettrisme montre que la lecture et l'écriture doivent continuellement être utilisés, donc entretenus, le plus possible dans notre vie quotidienne, par notre réseau social, afin de ne pas en perdre l'usage.
Il est donc capital de familiariser l'enfant dès son plus jeune âge à fréquenter les ouvrages pour leur lecture. La famille joue un rôle considérable tout autant pour impulser le désir de lecture et d'écriture.
La lecture permet la liberté, la liberté de l'esprit, entraînant la liberté de penser, cette dernière amenant à la liberté de jugement, soit l'esprit critique.
Alors gardons tous nos ouvrages proches de nous...et sans modération!!
Commentaires
Bonjour,
Effectivement, la qualité de l’éducation est sacrifiée au profit de la massification de la scolarisation. Il est difficile pour l'enseignant d'effectuer une pédagogie différenciée quand bien même les effectifs des classes sont surchargés. O combien d'ouvrages j'ai pu voir jetés par les bibliothèques alors que des pays, comme le Burkina, manquent de bibliothèques et d'ouvrages scolaires. J'en suis attristée. L'éducation des enfants est un droit mais dans les faits, il est évident que les conditions d' accès restent bien rudimentaires et inégales en Afrique. C'est un combat pour lequel il faut garder espoir.
Bonjour,
L’illéttrisme tout comme l’analphabétisme sont des freins au développement africain. La cause de l’illéttrisme peut être imputée à l’effectif des classes, le manque de bibliothèques et de livres de lectures
pour les élèves. Typiquement, une école primaire au Burkina a un effectif surchargé par classe et manque d’ouvrages littéraires pour la lecture des enfants.
Généralement, pour les soucis d’atteindre des objectifs milléniaux, l’accent est plutôt mis sur la scolarisation et non la qualité de l’éducation.