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L'exploitation des mineurs au Burkina Faso
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Il y a quelques jours j'ai lu un article sur les enfants du Burkina Faso qui racontait comment ces enfants doivent travailler dur pour une firme textile très connue. Le travail forcé infantil n'est pas une nouveauté dans les fermes africaines. On suppose que le coton, est quelque chose de differente, mais cela ne se passe pas comme cela.
Tous ces travails mettent en evidence les déficiences du système pour certifier un commerce juste de produits basiques et finis dans un marché global qui a augmenté presque un 30% dans un moins d'un an. Au Burkina Faso, où le travail des enfants est endémique dans la production de son principal produit d'exportation, le prix des primes pour payer le coton biologique a créé des nouvelles formes d'exploitation. Le programme a attiré des agriculteurs qui affirment qu'ils n'ont pas de ressources pour cultiver le coton. Un dirigeant de la société mère d'une marque de linge de corps très connu, a dit que la quantité de coton que la firme achète au Burkina Faso est minime, mais elle prend au sérieux les allégations de travail des enfants.
Dans les petites fermes, les chercheurs parrainés par la Fédération des producteurs a révélé que plus de la moitié des 89 producteurs interrogés avaient un total de 90 enfants admis temporairement de moins de 18 ans. Beaucoup avaient deux ou plus. Le problème était grave dans le Sud-Ouest, qui est le centre de production du programme. Cette année, il y avait environ 7000 agriculteurs dans le commerce équitable selon quelques enquêtes.
Certains producteurs disent que personne ne leur a donné le programme de normes ou de formation sur le travail des enfants sur leurs exploitations. Un face à face à l'instruction serait un besoin dans un pays où le 71 % de la population ne peut pas lire.
Il y a eu très peu ou même pas d'efforts pour améliorer la formation après le rapport de 2008, selon des entretiens avec les agriculteurs dans cinq des six villages où le sondage a été effectué.
Ma réflexion est la suivante : acheter quelque chose faite dans de telles conditions devrait être consideré comme un manque de respect pour les êtres humaines.
Commentaires
Il est évident que l’éducation est un élément primordial pour le développement d’un enfant et que l’exploitation des enfants par le travail forcé est intolérable. Par exploitation, je sous-entends le travail forcé et pénible qui n’œuvre pas à la construction d’une personne humaine.
En effet, en Europe on pourrait avoir des idées préconçues en ce qui concerne le travail des mineurs. En Belgique, la législation vise à protéger les enfants en établissant des règles bien définies.
Exemple :
• un mineur peut seulement signer un contrat de travail à partir de 15 ans.
• Un mineur de 16 ans reçoit un salaire minimum de 6,13 euros/heure.
• Au risque de perdre les allocations familiales, le nombre d’heures de travail est limité à 240heures/trimestre.
Ceci vise à contrôler le travail des enfants et à limiter leurs prestations dans le temps.
Il est clair que le travail des enfants doit être encadré mais ne doit pas être interdit. Je suis convaincue qu’un enfant peut autant apprendre sur le terrain que sur le banc d’une école. Ainsi je défends vivement l’éducation active.
Il faut donc bien distinguer :
• Une exploitation de l’enfant via le travail forcé,
• Un processus éducationnel qui permet à l’enfant d’apprendre sur le terrain tout en lui offrant un espace sur lequel il peut prendre des initiatives.
Être entrepreneur, c’est cultiver son énergie intérieure pour être acteur de son éducation et de son évolution intellectuelle. En Belgique, de nouvelles écoles proposent un style éducationnel qui est diffèrent de l’enseignement traditionnel. Il vise parfois à donner plus de responsabilités aux enfants. Par exemple, l’école basée sur les principes du philosophe Freinet s’appuie notamment sur l’organisation du travail et la coopération.
Pour conclure, je suis convaincue qu’inciter les enfants à travailler leur permettrait de développer leur compétences organisationnelles, d’analyse situationnelle et leur esprit d’initiative et de créativité.
Pour les commentaires sur la législation belge, veuillez-vous rendre sur le site web suivant: http://www.jeminforme.be/travail_etudiant/resume.html
Bonjour,
Je voulais attirer votre attention que l’article en question souffre de ce qu’on peut appeler le manque de compréhension de la réalité africaine. Des journalistes de CNN ont fait un rapportage en Côte D’ivoire tout récemment et dans leurs conclusions ils parlaient aussi d’exploitation des enfants.
En réalité, beaucoup de choses échappent les occidentaux qui souvent veulent analyser les problèmes des autres avec des idées préconçues basées sur leurs propres réalités.
Même aux USA, les agriculteurs travaillent dans leurs plantations le plus souvent accompagnés de leurs enfants qui les aident à opérer des machines ou ramasser des fruits. Certainement, ils le font pour aider les parents et ne sont obligés de le faire.
Au Burkina tout comme partout en Afrique, la population est très jeune, car le taux de natalité est très élevé.
Ce faisant, beaucoup d’enfants accompagnent leurs familles dans les champs. Ils apprennent ainsi les vertus du travail ce qui est nécessaire pour leur éducation.
Néanmoins, il peut y’avoir des abus ou des énergumènes emportent les enfants des autres vers la ville ou des plantations commerciales. Ils promettent aux familles argent, mais en réalité c’est eux qui exploitent les enfants. Ces cas sont punis sévèrement par la loi.