Blog du Burkina et des amis de l'Afrique

Blogs relatifs aux sujets d’ordres éducatifs, au Burkina Faso et à l’Afrique

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Préserver son héritage culturel

Posté par le dans Généralités

Istanbul est une ville unique par son histoire, architecture, énergie, dynamisme, abritant un étrange mélange du chaos, de la tranquillité, du moderne et de l’ancien.

En descendant l’Avenue Istiklal –appelée autrefois Grande Rue de Pera-  vers Tunel, se trouve le prestigieux bâtiment Cercle d’Orient abritant le Cinéma Emek, fermé pour rénovation et travaux depuis 2010. Le bâtiment appartient en effet à l’état et le gouvernement l’a loué – pour une durée de 25 ans- à une société privée. Cette dernière prévoit sa destruction pour y construire un centre commercial, un de plus.... Cependant, des militants, artistes, intellectuels, académiciens, étudiants, cinéphiles et simples citoyens sont nombreux à s’y opposer et veulent préserver leur héritage culturel.

Comme beaucoup, j’ai commencé à fréquenter cette salle qui se trouvait à deux pas de notre lycée, quand j’étais une adolescente, à la fin des années 80. Admiratrice de sa classe, grandeur et charme, Emek était ma salle de cinéma préférée. Pendant le festival de film d’Istanbul, qui se déroule dans plusieurs salles, je sélectionnais toujours les films projetés à Emek pour le plaisir d’y aller.

Mon père était architecte et c’est lui qui m’a donné le goût de l’esthétique et m’appris l’importance de la conservation de son patrimoine culturel. Cela me préoccupe d’imaginer qu’on puisse détruire aussi facilement et sans raison valide de si beaux édifices. Par ailleurs, mon père avait construit une salle de cinéma a Kdz Eregli, une petite ville en Turquie, et chaque fois que je passe devant cette salle ; nostalgique, j’admire les initiaux de mon père sur la façade du bâtiment. J’aimerais que ce bâtiment demeure pour toujours.

 

Un peu d’histoire : une salle de cinéma qui a presque le même âge que la République

 

Créé en 1884 par Alexandre Vallaury – architecte ottoman istanbuliote d’origine levantine qui a également réalisé l’Hôtel Pera Palace, Café Lebon (l’actuel Markiz Buz) ou encore la Banque Ottomane (Karaköy) – l’édifice appelé Cercle d’Orient se démarque par son style Art Nouveau. La salle principale a d’abord été le local du Club des chasseurs de Constantinople, fréquenté essentiellement par les diplomates étrangers ; puis un gymnase d’athlétisme, ensuite un cirque et le Palace du Patinage. Elle a été transformée en salle de cinéma en 1924, un an après la proclamation de la République Turque, sous le nom Melek Sineması (Cinéma de l’Ange).

Atilla DORSAY, le grand critique turc de cinéma, explique dans ses reportages que c’était  le lieu de rendez-vous de la ville dans les années 50-60, accueillant de nombreuses soirées de gala fabuleuses, qu’on y voyait les plus beaux films de Columbia, de la 20th fox, de Warner Bros ; que c’était la première salle à diffuser Belmondo, Delon ou encore Bardot. Dorsay rappelle également qu’en 1961, West Side Story, premier film en couleur, y tient l’affiche pour plus de trois mois.

J’étais présente à la manifestation du dimanche dernier, sur l’Avenue Istiklal, au niveau du Cercle d’Orient. Elle se déroulera tous les dimanches à 16h00 jusqu’à ce qu’on arrête sa destruction. A suivre…

 

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CHAVEZ N'EST PLUS!

Posté par le dans Critique et politique

"La mort fut de tout temps l'asile de la gloire." dixit  Alphonse de Lamartine. Oui, en mourant le Président Commandant Hugo CHAVEZ marquera à jamais non seulement fondamentalement l'histoire de ce beau et richissime pays d'Amérique latine qu'est le Vénézuela, mais sans nul doute aussi , le Commandant Chavez aurait marqué la mémoire de toute l'humanité comme il y'a peu  Arafat. Bref,  aujourd'hui un grand HOMME est mort, rien ne sera plus pareil!!

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Turquie : Objectif business en Afrique

Posté par le dans Critique et politique

Le premier ministre turc Erdogan a commencé l’année 2013 par une tournée diplomatique en Afrique de l’est (Gabon, Niger, Sénégal) accompagné de 300 hommes d’affaires turcs. En 2012, la Turquie a échangé pour plus de 19,3 Mds USD avec l’Afrique : 13,4 Mds d’exportations contre 5,9 Mds USD d’importations. Le premier ministre turc a annoncé que la Turquie vise à augmenter ces échanges à  la hauteur de 50 Mds USD d’ici 2015.

Cette volonté de coopérer davantage avec le continent africain découle du « Plan d’action Ouverture vers l’Afrique » annoncé en 1998 par le gouvernement de coalition de l’époque dirigé par le premier ministre Mesut Yılmaz. C’est M. Ismail Cem, Ministre des Affaires Etrangères à cette date, qui  décide de réinventer le rôle international que joue le pays et de passer du statut d’allié de l’Occident au statut d’acteur global.

Actions politiques et économiques concrètes :

Depuis 2002, le gouvernement dirigé par le Parti de la justice et du développement (AKP) a entrepris de nombreuses manœuvres diplomatiques parmi lesquels on peut citer :

-       2005 : « Année de l’Afrique » en Turquie
-       2005 : Turquie obtient le Statut d'observateur auprès de l'Union Africaine
-       2007 : Sommet à Istanbul des pays les moins avancés (PMA), dont trente-trois Etats africains
-       2008 : Premier sommet Turquie-Afrique (Istanbul)
-       2011 : Mobilisation turque pour la crise alimentaire au Somalie
-       2006-2012 : plus de 17 nouvelles connections en Afrique par la compagnie aérienne turque THY – Turkish Airlines
-       2008-2012 : au total 22 nouvelles ambassades ouvertes sur le continent africain
-       Ouverture des bureaux par TIKA- Agence de Coopération Turque

Actions diverses financées par les entreprises, ONG ou citoyens turcs : 

-       2012 : Inauguration de la Mosquée turque Nizamiye à Johannesbourg
-       2012 : Forum Turco-Afrique des Médias à Ankara organisée par l’Agence Anatolie
-       Réseau d’écoles turcophone de la confrérie musulmane Fethullah-Gülen
-       ONG turques à vocation musulmane en Afrique (telles que IHH, Kimse Yok mu)

Echanges Turquie – Afrique : 

En 7 ans, la Turquie a plus que triplé ses exportations vers l’Afrique : elles sont passées de 3,6 Mds USD en 2005 à 13,3 Mds USD en 2012. En 2005, les échanges étaient plutôt équilibrés : 3,6 Mds d’exportations contre 3,2 Mds d’importations. Alors qu’en 2012, la Turquie est nettement exportatrice avec 13,3 Mds USD d’exportations contre 5,9 Mds USD d’importations seulement comme indique le graphique ci-dessous.

Echanges commerciaux Turquie - Pays africains
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Source :  TUIK –Institut Turc des statistiques

 

Pourquoi l’Afrique ?

L’histoire des turcs sur le continent africain ne date pas d’hier : l’Empire ottoman est passé par l’Afrique du nord essentiellement. Cependant les relations sont restées limitées sous la République de Turquie.

Alors, pourquoi soudain la Turquie a décidé de se tourner vers les pays africains ? La raison semble être politique et économique. De l’angle politique, rappelons que la Turquie sonne à la porte européenne, officiellement depuis 1987. Ajournée éternellement en quête d’adhésion à l’Union Européenne, elle ne semble plus voir la lumière au bout du tunnel européen et réinvente sa politique étrangère. Au niveau économique, la nonchalance des marchés occidentaux incite les entreprises turques à aller à l’encontre des nouveaux marchés.

De plus, la part de l’UE diminue dans les échanges : en 2005, 45% des importations provenaient de l’Union Européenne contre 37% en 2012. Quant aux exportations, la part des pays européens étaient de 56% en 2005 contre 39% en 2012.

Pays prioritaires

Sur la carte ci-dessous, sont marqués en bleu les pays où TIKA-Agence Turque de développement et de coordination- dispose d’une présence. Les villes desservies par la compagnie aérienne turque THY sont également indiquées.

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                                                                                                                  Source :  TIKA – THY

Il en ressort 5 zones privilégiées :

1-     Afrique du nord : Tunisie, Libye, Egypte
2-     Afrique de l’est : Soudan du Sud, Ethiopie, Somalie, Kenya et Tanzanie
3-     Afrique de nord-ouest et  Golf de Guinée: Sénégal, Gambie, Mauritanie, Côte d’Ivoire, Ghana, Nigeria, Cameroun et Gabon
4-     Afrique centrale : République démocratique du Congo, Ouganda et Rwanda
5-     Afrique du Sud

 

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Inégalité d'Education entre Genre

Posté par le dans Education

 

 

« …celui qui tient la femme, celui-là tient tout, d’abord parce qu’il tient l’enfant, ensuite parce qu’il tient le mari ; non point peut être le mari jeune, emporté par l’orage des passions, mais le mari fatigué ou déçu par la vie »

J. Ferry (1870)

« …plus d’une femme me répond … mais à quoi bon toutes ces connaissances, tout ce savoir, toutes ces études ? … Je pourrais répondre à élever vos enfants, et ce serait une bonne réponse, mais comme elle est banale, j’aime mieux dire à élever vos maris … Au lieu du foyer déserté, ce serait le foyer éclairé, animé par la causerie, embelli par la lecture, le rayon du soleil qui colore la triste et douloureuse réalité »

J. Ferry (1870)

On parle d’inégalités lorsque la distribution d’un type de ressources entres les membres d’une société n’est pas égale ; certains membres disposent alors d’une quantité ou d’une qualité de cette ressource supérieure à d’autres, et ceux qui sont moins bien pourvus ressentent une injustice. L’inégalité ne peut être confondue avec l’équité. L’équité est une notion procédurale qui s’intéresse aux différences de traitement alors que l’égalité est une notion substantielle et s’intéresse aux différences de dotation. L’une relève d’une conception commutative de la justice tandis que l’autre est référée à une conception distributive.

Il existe autant d’inégalités que de ressources : inégalité du revenu, inégalité politique, inégalité d’éducation, etc. Cependant, l’inégalité d’éducation requiert la plus grande importance. Les études faites sur les inégalités du revenu sont d’une grande importance. Cependant, avant de parler du revenu  il faudrait s’intéresser aux problèmes de l’éducation. C’est le niveau d’éducation qui détermine en grande partie le niveau du revenu des individus. Aussi, sans l’égalité d’éducation, l’égalité politique ne serait qu’une utopie :

« La loi m’assurait une entière égalité des droits mais on me refuse les moyens de les connaître. On m’a bien appris dans mon enfance ce que j’avais besoin de savoir ; mais forcé de travailler pour vivre, ces premières notions se sont bientôt effacées, et il ne m’en reste que la douleur de sentir, dans mon ignorance, non la volonté de la nature, mais l’injustice de la société ».

Condorcet  (1792)

Les disparités en matière d’éducation sont donc fortement reliées à de plus larges disparités. C’est pourquoi, l’éducation a été identifiée comme l’un des facteurs les plus critiques à briser les désavantages et les inégalités sociales qui limitent la réalisation des Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD).

Au sein même des disparités d’éducation, l’analyse de l’équité du genre est fondamentale. D’ailleurs, l’un des objectifs de l’OMD est l’égalité entre les hommes et les femmes et l’autonomisation des femmes (OMD 3 et 5) qui contribuent également de manière cruciale à la réalisation des autres OMD. L’égalité des sexes et l’autonomisation des femmes aident à promouvoir l’éducation primaire pour tous (OMD 2), à réduire la mortalité des enfants de moins de cinq ans (OMD 4), à améliorer la santé maternelle (OMD 5) et réduire la probabilité de contracter le VIH/SIDA (OMD 6).

Les différences liées au genre ont un impact sur le bien être des femmes mais aussi sur toute une série de situations concernant leur famille et la société en général. L’égalité entre les hommes et les femmes peut avoir d’importants effets sur la productivité. Pour qu’une économie puisse fonctionner à  la mesure de son potentiel, il faut que les compétences et les aptitudes des femmes soient consacrées à des activités qui les utilisent au mieux. Mais, en pratique, ce n’est pas toujours le cas de nombreuses femmes. Lorsque la main d’œuvre féminine est sous employé ou mal utilisée en raison de la discrimination à l’encontre des femmes sur le marché et dans le cadre des institutions érigées par la société qui les empêche d’achever leurs études, de pouvoir exercer certaines professions et d’obtenir les mêmes rémunérations que les hommes, des pertes économiques s’ensuivent. 

 

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Les Etalons à la CAN

Posté par le dans Culture du Burkina & d'Afrique

De nos jours, l’ampleur du football, n’est plus un secret pour personne. Le football est de loin le sport préféré et ne cessera d’émerveiller les nations, voir le monde entier. En ce début d’année 2013, les nations africaines s’affrontent au tour du ballon rond en Afrique du Sud, pour s’arracher le titre du champion d’Afrique, et la somptueuse Coupe d’Afrique des Nations(CAN).

Le Burkina Faso comme depuis longtemps prend part à cette compétition internationale dans le but de ce faire un bon rang au niveau du classement continental et mondial en matière de foot, et cela lui vaudra même l’accueil et l’organisation de la CAN en 1998. En cette année, le pays a relevé le défit de l’organisation et a aussi écrit de nouvelles lignes dans l’histoire du foot africain parce que l’équipe nationale, les étalons, atteignait pour la première fois la phase de demi-finale.

Après cet exploit réalisé en 1998, les étalons n’ont plus fait rêver les supporteurs, toutes les fois que notre chère équipe se qualifiait pour la CAN, s’était pour s’arrêter aux premières phases éliminatoires. Ainsi même avec les quelques joueurs que nous avons et qui évoluent dans les clubs occidentaux, notre équipe était la risée de tous, les commentateurs, les analyses, les professionnels… beaucoup on dit leurs mots ! Mais nos chères Etalons devraient-ils rester toujours ainsi ?

Voici venu 2013 l’année de notre année, en dépit de tout ce que l’on a dit, et ce que l’on dit, les étalons ont surpris bien plus qu’on ne croyait ! A la fin des premières phases, le Burkina sort premier de son groupe, avec le meilleur buteur dans ses rangs et la meilleure défense ! Tout le peuple en était fier de cette évolution. A la deuxième phase, lentement et surement, les étalons prennent leurs tickets pour les demi-finales. Ce sont les équipes ayant les meilleures notes qui sont en demi-finale, d’aucun disait que notre crédit de chance est épuisé… et grande surprise, le Burkina va jouer la finale !!!

C’est une première dans l’histoire ! Les étalons sont finalistes. Sous-estimée au début de la CAN, l’équipe du Burkina, s’est montrée très combative, résistante avec un moral de fer et une solidarité en béton ! Ce qui lui vaut cette arrivée triomphale en finale ! La finale se jouera le dimanche 10 février, quel que soit le résultat, les étalons ont relevé le défit avec leur peuple, car ils nous ont donné une plus grande victoire! En attendant les résultats de dimanche, nous disons fièrement, Etalons, ya buutt !!

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Intervention française au Mali en solo

Posté par le dans Problemes africains

Rappel des faits :

C’était il y a 10 mois (22 mars 2012), les militaires mutins, présidés par Capitaine Amadou Sanogo, annonçaient leur coup d’état contre le président Amadou Toumani Touré. Les putschistes de Comité national pour le redressement de la démocratie et la restauration de l'Etat (CNRDRE) qui semblaient avoir sur le soutien du peuple dans les rues de Bamako, avaient l’ambition d’en finir avec le « conflit touareg ». En avril 2012, les militaires avaient accepté de nommer un gouvernement intérimaire.

Au départ, c’est l’immense territoire désertique du nord du pays appelé « Azawad » par les touaregs, qui faisaient l’objet du conflit touareg et les rebellions touaregs organisés sous le Mouvement national de libération de l'Azawad (MNLA) exigeaient en effet leur autonomie.

Occupation du nord par les groupes islamistes:

Après le coup d’état, les putschistes qui avaient l’ambition d’en finir avec le régime incompétent se sont retrouvés dans l’incapacité, à leur tour, de gérer la situation puisqu’ils n’ont pas réussi à contrôler ces rebelles au nord du pays.

Depuis la mi-janvier, la rébellion touareg a pris toute une autre allure avec le soutien des mercenaires maliens rentrés dans leur pays, lourdement armés, suite à la chute de  Mouammar Kadhafi. Elle est également aidée par des groupes islamistes armés (Ansaar Eddine, MUJAO, AQMI).

 

Objectifs de l’intervention française : la France libère en solitaire ?

La France entretient des relations privilégiées et anciennes avec le Mali qu’elle avait colonisé au 19ème siècle. Le Mali qui s’appelait alors le « Soudan français » est devenu indépendant en 1960 seulement.

La France a lancé le 11 janvier une opération offensive contre ces forces islamistes. En plus des opérations aériennes, elle a engagé aussi des troupes au sol puisque les soldats français marchent depuis le 16 janvier aux côtés de militaires maliens vers le nord.

Laurent FABIUS, ministre français des Affaires étrangères, a expliqué, le 14 janvier 2013 dans sa conférence de presse que la France avait trois objectifs pour cette l’intervention au Mali : le premier, ce serait de stopper l’offensive des groupes armés terroristes vers le sud qui menaçaient l’ensemble du Mali et notamment la capitale, Bamako. Le deuxième objectif serait d’éviter l’effondrement du Mali. Le troisième objectif serait de permettre la mise en œuvre des résolutions internationales, que ce soit les Nations unies, l’Union africaine, la CEDEAO et l’Union européenne.

Alors qu’Alain Juppé, ancien ministre français des Affaires étrangères, a déclaré lors d'une émission France 24 que le déploiement des forces françaises sur le sol malien était "extrêmement risqué", François Hollande, Président français légitimait l’opération en assurant que ce n’était pas le retour de la Françafrique. « La France, a dit François Hollande, elle libère, elle porte des valeurs, elle n’a aucun intérêt au Mali » et insisté sur la volonté française de faire céder le terrorisme.

 

Absence Européenne :

La France a finalement décidé seule de cette intervention militaire. Bien qu’elle bénéficie d’un « soutien international », certains points tels que la durée de l’opération, la légitimité et les justifications politiques, demeurent confus.

L’Allemagne a évoqué une aide logistique ou humanitaire pour l'intervention militaire française, excluant clairement toute participation militaire. L’Espagne s’est limitée à offrir un appui logistique à l’intervention française avec un avion de transport militaire qu’elle pourrait déployer. La Haute représentante de l'UE pour les Affaires étrangères, Catherine Ashton, a fait une seule proposition concrète devant les eurodéputés, celle de nommer prochainement "un représentant spécial" européen pour le Sahel. Elle a également souhaité accélérer la formation de l'armée malienne.

 Alors, nombreux sont ceux qui se posent la question justement « où est l’Europe ? »… Absente… Encore une fois ?

 


Mali en quelques chiffres :

Population :                   15,5 millions (07/2012)* b2ap3_thumbnail_mali.jpg
Langue officielle :           Français
Capitale :                       Bamako
Villes principales :           Ségou, Sikasso, Mopti, Gao, Kayes

Principales Ethnies :     Bambaras, Bobos, Bozos, Dogons, Khassonkés, Malinkés,  Minianka,   Peuls, 
                                 
Sénoufos, Soninkés, Sonrhaïs, Touareg, Toucouleurs.

Religion :                       Islam 90 %, Animisme 9 %, Christianisme 1 % *

Tx d’alphabétisation :    31,1%*
 

PIB :                              10,44 Mds $ (est.2011)*
PIB par habitant :            1.100 $ (PPA – est. 2011)*

Nombres de téléphones mobiles : 10,8 millions (2011)*

Utilisateurs internet : 250 000 (2011)*

 

 

 

 


 *Source : CIA World Fact Book

 

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La crèche pour Noel

Posté par le dans Culture du Burkina & d'Afrique

Comme dans de nombreux pays monde, la fête de Noel, est attendue avec une grande effervescence. En effet, à partir de mi-décembre, les télévisons, les magasins, les sites web virent aux couleurs et décors de Noel, et bienvenus les promos de Noel et de fin d’année. Ces deux évènements, la Noel et la fin d’année sont beaucoup attendus parce que les gens en profitent pleinement, les plus heureux lors de ces évènements sont surtout les enfants, et les enfants du Burkina ne diront pas le contraire, bien qu’ils vivent leur fête autrement. L’essentielle c’est d’être dans la joie. Alors à Bobo, la fête de Noel, c’est la fête de la naissance du petit Jésus aussi. Dans l’esprit des tous petits, pour la Noel, en plus d’avoir de beaux vêtement, et manger du spécial, il faut aussi construire une crèche pour accueillir le petit Jésus. Ainsi, les deux premiers besoins sont laissés à la merci des parents, et pour la crèche, eux, ils se chargent de la construction. Ainsi, à quelques semaines de noël, les enfants s’activent à la construction de la demeure qui va accueillir le petit Jésus. Les biques sont faites avec de la terre au moyens des boites de sardine ou d’objets rectangulaires. On s’imagine aussi au plan de la crèche, on trouve donc des crèches R+1 parfois du R+2 !! Seulement quelques un construisent en tenant compte du vrai lieu de naissance de Jésus. On construit souvent sa crèche avec l’aide des amis qui ne construisent pas de crèches(les amis musulmans), ou bien je t’aide à construire aujourd’hui et demain tu m’aides à construire, ils s’activent ainsi pour donner une maisonnette à l’Emmanuel !! Les parents pour leur part, motivent les enfants en leur disant que le Jésus viendra s’y reposer, et laissera un petit cadeau pour eux dans la nuit du 24. Une fois la construction terminée et bien peinturée, d’autres cherchent les statuettes(en marbres ou artisanales) pour faire plus de représentativité. C’est ainsi, qu’on trouve à Noel, des crèches très bien ornées avec des statuettes du nouveau né jusqu’aux bergers en passant par les rois mages ! On en trouve aussi sans statuettes, généralement par manque de moyen ! Pour encourager les enfants, les Eglises récompensent les enfants ayant les plus belles crèches, en tenant compte de plusieurs critères qu’elles définissent. La construction de crèche devient donc une compétition farouche entre les petits. Les plus méritants, reçoivent donc des cadeaux pour leurs créations. A la place des cadeaux de papa Noel, ils comptent beaucoup plus sur les cadeaux des aumôneries des enfants

 

 

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Un sondage non scientifique a été réalisé sur le site Monburkina afin d’évaluer les opinions de nos visiteurs sur le mot «sorcier». En effet, la perception du mot sorcier diffère selon les cultures, les religions, les pays d’origine des gens et souvent du niveau d’éducation.

 

Il faudra noter que le niveau d’éducation n’est pas un critère suffisant pour classer les gens selon ce qu’ils pensent de la sorcellerie.

En Afrique par exemple, il y’a certains intellectuels avec de gros diplomes ou titres qui portent des amulettes pour se protéger contre d’éventuelles attaques des sorciers. S’ils ne portent pas des gris-gris, ils ont peut être peur d’aller dans les milieux traditionnels de peur d’être mangés par les sorciers.

 

Quand on considère, les pays d’afrique, cette perception de la sorcellerie peut différer selon les expériences des gens. Par exemple, un africain ayant vécu au village dans le milieu traditionnel peut avoir des attitudes différentes de celui qui a grandi dans la grande ville sous l’influence de la culture occidentale. 

Nous pensons que quand bien même le sondage n’est pas statistique, il est la meilleure façon de mesurer discrêtement ce que les gens pensent d’un sujet tabous comme la sorcellerie.

La même personne qui discretement pense que le sorcier est un mangeur d’âmes pourra avoir une attitude différente si on lui posait la même question face à face.

Finalement, nous avons posé la question suivante:

 

SELON VOUS QUAND ON PARLE DE SORCELLERIE EN AFRIQUE, IL S'AGIT DE:

Sur presque 91 personnes ayant repondu:

51% des gens pensent qu’il s’agit de «Personnes dotés de pouvoirs malifiques et pouvant causer la mort des autres à distance.»

11% des gens estiment qu’il s’agit de cas de «Mangeurs d’âmes»

24% des gens pensent que la sorcellerie relève de «l’ignorance et de la superstition.»

10% disent ne «Rien savoir de la sorcellerie.»

 

Selon ce sondage, on peut dire que plus de la majorité des enquêtés soit 62% estiment que la sorcellerie est un phénomène réel qui se manifeste par les mangeurs d’âmes (11%) et ceux ayant des pouvoirs malifiques pouvant entrainer la mort des autres par distance (51%).

Qu’est ce qui donc pousse les gents à penser de la sorte ?   

 

 

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Bobo la belle!!

Posté par le dans Généralités

Pour ceux que la connaisse, la ville de Bobo, est une ville chaude du Burkina, la ville chaude en matière de chaleur humaine, c’est la ville ou il y a le mélange des cultures, de grandes valeurs humaines, la ville sans barrière. Quand les habitants des autres villes du Burkina et les étrangers en parlent, c’est parce qu’ils ont séjourné à Bobo, et n’ont pas été épargné par la douce hospitalité des bobolais.

Sous les bruits des moteurs du matin et des rayons du soleil, les salutations matinales s’éclatent de partout, entre les hommes qui se croisent en allant dans leurs activités quotidiennes, entre les femmes qui s’attèlent à rendre la journée belles pour leurs familles respectives. Quant aux plus jeunes et enfants, les premiers s’en vont dans leurs affaires et les second, c’est bien évidemment les jeux et les amis. Alors pour ceux qui n’ont pas un programme de journée, ou qui n’ont pa de compagnie de pour bavarder, il y a les centres culturels, ou on apprend à danser, chanter, à faire du djembé, ou la peinture. Après le musé qui peut nous occupé à merveille, il y a des bibliothèques. Je n’oublierai pas de citer la guinguette qui a une grande attraction, c’est un lieu idéal pour ce détendre à coté du marigot et des grand arbres.  C’est dans l’après midi que les jeunes pourront se retrouver auprès du thé, qui semble être la coutume des habitants de Bobo Dioulasso ! Le thé a une grande valeur par ici, et ça se consomme vraiment sans modération mais avec prudence

 Les soirs c’est encore de l’ambiance, le débats, les idées… autour du thé, et c’est là que ceux qui ont eu une journée assez chargée se rattrapent et se déchargent de la fatigue, les maquisards se perdent dans les ruelles de la ville pour se retrouver autour de leur bière. Pour la suite c’est avec les étoiles, jusqu’au levé d’un nouveau jour sur la ville de Sya, Bobo Dioulasso. La beauté de la ville se trouve dans le cœur de ses habitants.

Mots clés: bobo dioulasso
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À l’attention des directeurs généraux de Système U, Casino, Jacquet et Lays.

 

 

 

Messieurs Jean Charles Naouri, Emmanuel Aimond, Serge Papin, and Armando Amselem:

 

Depuis plusieurs années, vos sociétés ont mené une campagne diffamatoire et condamnable contre les petits exploitants d’huile de palme en Afrique, Asie et Amérique latine. Vous avez fait chuter leur revenu, critiqué leur moyen de subsistance et injustement nui à la réputation du produit qu’ils cultivent. On voit resurgir le spectre d’un comportement colonialiste, que l’on croyait révolu, dans votre campagne contre l’huile de palme.

 

Cette lettre exprime notre appui pour la plainte déposée par l’Association Interprofessionnelle de la filière Palmier à huile (AIPH) devant le Tribunal de Commerce de Paris, et notre inquiétude face aux attaques menées contre l’huile de palme en France. Nous sommes fiers d’appuyer le dépôt de la plainte officielle de l’AIPH contre vos attaques injustifiées et non provoquées.

 

Dans le pays en voie de développement, les petits exploitants cherchent à améliorer le sort de leurs communautés tout en contribuant à la sécurité alimentaire locale et mondiale. Vos efforts en vue de saper le commerce de ces produits infligent de graves préjudices aux petits exploitants en Afrique et aux consommateurs en France. L’huile de palme, cultivée par des millions de petits exploitants dans le monde, s’est vue injustement qualifiée de malsaine et non durable du point de vue de l’environnement. Mais la réalité est bien différente.

 

Premièrement, l’huile de palme est l’huile alimentaire la plus abordable et la plus largement commercialisée au monde. Elle représente actuellement 52 millions de tonnes sur un marché mondial d’huiles végétales de 130 millions de tonnes. Malgré leur remarquable importance dans l’approvisionnement mondial, les plantations de palmiers à huile ne couvrent qu'1 pour cent des surfaces cultivées mondiales et seulement 5 pour cent des terres consacrées aux oléagineux. L’huile de palme produit, respectivement, 7,5 et 5,5 fois plus d’huile végétale par hectare que le tournesol et le colza. Il est incontestable que l’huile de palme est l’huile au meilleur rendement par surface cultivée sur le marché mondial.

 

Deuxièmement, la production d’huile de palme est également une importante source de développement économique. Elle assure des revenus et services sociaux à des millions de petits exploitants dans les pays à revenu faible et intermédiaire. Récemment, la Banque mondiale a reconnu que le développement agricole, dont l’huile de palme, est 3 fois plus efficace pour réduire la pauvreté que le développement dans tout autre secteur.

 

Troisièmement, l’huile de palme contribue amplement à la sécurité alimentaire mondiale. C’est une huile 100 % naturelle qui fournit des calories et nutriments essentiels aux consommateurs

 

partout dans le monde. Le palmier n’est pas génétiquement modifié et, en raison de ses propriétés exceptionnelles, ne contient pas d’acides gras trans. L’huile de palme est également riche en nutriments. Elle affiche les taux les plus élevé en vitamines A et E parmi toutes les denrées agricoles. Ces avantages importants pour la santé sont une bonne nouvelle pour les consommateurs français d’huile de palme. C’est une encore meilleure nouvelle pour les populations pauvres d’Afrique et d’Asie, qui dépendent de l’huile de palme pour leur ration quotidienne indispensable de calories et vitamines.

 

Voici trois exemples :

 

-En Côte d’Ivoire, l’agriculture représente environ 30 pour cent du produit intérieur brut (PIB). Plus de 68 pour cent de la population est active dans le secteur agricole. L’huile de palme, qui ne peut être cultivée que dans les pays tropicaux, représente une proportion importante de la production agricole nationale, en grande partie destinée à l’exportation vers les marchés européens.

 

 

 

- Au Ghana, le gouvernement français a pris les devants en encourageant le développement des plantations de palmiers à huile pour aider les communautés locales dans leur lutte contre la pauvreté. L’Agence Française de Développement (AFD) a annoncé récemment qu’elle appuyait la plantation de 3 000 hectares de palmiers à huile au profit de 750 petits exploitants ghanéens. Les campagnes irresponsables contre l’huile de palme menées par les supermarchés français vont avoir des conséquences négatives pour 750 petits exploitants.

 

 

 

- Au Nigeria, après avoir été négligée pendant des années, la production nationale d’huile de palme attire des investissements. Le Nigeria, naguère un net exportateur d’huile de palme couvrant les besoins alimentaires et industriels européens, doit désormais compter sur les importations pour satisfaire sa demande nationale d’huile alimentaire. Mais grâce à de nouveaux investissements dans des méthodes améliorées de culture et d’extraction ainsi qu’aux efforts de 1,8 million de petits exploitant d’huile de palme, le Nigeria est en voie de devenir un centre de production d’huile végétale en Afrique, ce qui contribue fortement à la sécurité alimentaire et à rehausser les niveaux de vie dans cette partie du monde.

 

 

 

Les investissements dans la production d’huile de palme ne se traduisent pas seulement par une augmentation des revenus mais également par des avantages sociaux qui aideront les communautés à surmonter leur pauvreté généralisée. Des sociétés internationales investissent dans le développement de l’huile de palme en Afrique parce qu’elles reconnaissent le potentiel présenté par la production d’une denrée dont l’Afrique et le monde entier ont besoin. Un pionnier malaisien de l’innovation dans le secteur de l’huile de palme, Sime Darby, est en train d’établir des petites plantations au Liberia et a créé un fonds pour financer l’éducation des enfants des exploitants. On constate la construction de centres médicaux et d’infrastructures reliant les communautés rurales aux marchés d’exportation. Olam International par exemple encourage les petits exploitants au Gabon en finançant le développement de l’huile de palme et donnant des contacts aux producteurs sur le marché international. L’huile de palme aide les pays et les communautés dans l’ensemble de l’Afrique à trouver ses marques et à réduire la pauvreté. Cet effort a même attiré les éloges de la fondation de l’ancien président des États-Unis, Bill Clinton (The Clinton Global Initiative, CGI). Les participants à la récente conférence annuelle de la CGI ont applaudi le témoignage direct d’une petite exploitante libérienne, Kabeh Sumbo, qui prospère grâce à la culture de l’huile de palme.

 

Malheureusement, vos campagnes menacent ce grand succès et les principaux bénéficiaires en seront certainement les producteurs de tournesol en Russie et le secteur du colza en France. Votre politique et votre campagne contrastent radicalement avec les engagements de la Banque mondiale, de l’Union européenne, du gouvernement français, des Nations Unies et même de votre concurrent Carrefour. Toutes ces institutions appuient l’huile de palme parce qu’elles reconnaissent la vérité : l’huile de palme est une huile saine, naturelle et peu coûteuse qui nécessite moins de surface cultivée que tous les autres produits concurrents. Elle augmente les revenus des petits exploitants en Afrique et en Asie et elle réduit les coûts pour les consommateurs en France. Pour toutes ces raisons, nous vous exhortons à mettre fin à votre campagne contre l’huile de palme.

 

Veuillez agréer, Messieurs, nos salutations distinguées.

 

Hanae Lyas, Association des étudiants pour la liberté des échanges économiques, sociaux et politiques de la société (Association of students for Freedom of Exchange, Economic, Social and Political Society), Maroc

 

John W. Forje, Centre pour la recherche sur le développement de l’Afrique orientée vers l’action (Centre for Action-Oriented Research on Africa’s Development), République du Cameroun

 

Laura John, Herbal Fountain, Sierra Léone

 

Mahamadou Sinte, Centre des affaires Humaines-CEDAH (Center for Humane Affairs), Burkina Faso

 

George Ayittey, Fondation Afrique Libre (Free Africa Foundation), États-Unis

 

Thompson Ayodele, Initiative pour l’analyse des politiques publiques (Initiative for Public Policy Analysis), Nigéria

 

Olusegun Sotola, Initiative pour l’analyse des politiques publiques (Initiative for Public Policy Analysis), Nigéria

 

Paul Adepelumi, Centre africain pour la promotion et le développement humain (African Centre for Advocacy and Human Development), Nigéria

 

 

 

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Une conférence de l'OCDE (Organisation de Coopération et de Développement Economique) sur l'emploi des jeunes s'est tenue à Paris du 17 au 19 septembre dernier. L'occasion de chercher des solutions concrètes pour que les économies africaines soient davantage créatrices d'emploi.

En effet, avec un taux de croissance estimé à 4,5% en 2012, l'Afrique est une des régions du monde les plus dynamiques. Pour autant, l'emploi des jeunes ne parvient pas à décoller.

Pourquoi les économies africaines ne créent elles pas suffisamment d'emploi ?

  • 1er problème : le déficit de compétitivité, notamment face à la concurrence industrielle asiatique. Les coûts de production sont de 2 à 3 fois plus élevés en Afrique qu'en Asie dans les industries manufacturières.
  • 2ème problème : la faible diversification des productions, on trouve avant tout l'agriculture et le secteur minier.
  • 3ème problème : le faible accès aux financements pour les entrepreneurs, avec l'insuffisance des investissements productifs et un taux de bancarisation très limité (12% en Afrique de l'Ouest)
  • 4ème problème : la formation et l'éducation, avec le départ à l'étranger des niveaux supérieurs.

Des pistes concrètes pour l'emploi des jeunes

  • Education
  • Compétitivité
  • Spécialisation
  • Transformation
  • Engagement politique
  • Finances publiques stables
  • Cadre macro économique stable

Des solutions innovantes doivent être trouvées. Elles doivent être réalistes et s'appuyer sur un véritable engagement politique. Pour Mario PEZZINI, directeur du centre de développement de l'OCDE, "les dirigeants politiques doivent avoir le courage et la vision pour mettre en oeuvre de véritables "politiques industrielles" tout en mettant l'accent sur le tissu de PME".

Mais il est essentiel que les entrepreneurs africains puissent trouver les financements nécessaires pour passer de l'informel au formel.

Le micro crédit mis en place ces dernières années est une réponse crédible et novatrice pour accompagner les petits entrepreneurs dont les besoins en financement sont peu importants et que le système bancaire traditionnel ne parvient pas à aider.

L'agriculture devrait pour sa part s'orienter vers les processus de transformation, créatrice de valeur ajoutée, pour absorber la main d'oeuvre locale.

Il faut également faire en sorte que les exportations de ressources génèrent des emplois locaux et qu'au moins une partie de la transformation soit réalisée sur place.

Un atout

En 2035, l'Afrique aura plus de force de travail que la Chine ou que l'Inde.

A consulter : le rapport de McKinsey, "L'Afrique au travail : création d'emplois et croissance inclusive"

Mots clés: afrique emploi jeunes OCDE
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Les méfaits de la course effrénée vers l’or

Posté par le dans Au Burkina

Du fait de la crise alimentaire, les jeunes burkinabè se tournent de plus en plus vers les sites aurifères. L’irrésistible soif de l’or déstructure les familles et expose les forces vives à toutes sortes de risques…

Au Burkina Faso, plus de 80% de la population tire ses revenus de l’agriculture.  Mais ces 05 dernières années, du fait de la mauvaise pluviométrie, les rendements  agricoles sont en baisse. La  recherche de l’or est la nouvelle attraction des jeunes un peu partout dans le pays. Une recherche d’autant plus forte que le Burkina Faso est officiellement déclaré « pays minier ».

Les entrées de devises liées à l’or se chiffrent effectivement à des milliards de FCFA au Burkina. Pour preuves, le secteur minier a rapporté 15 milliards FCFA au Burkina Faso en 2009 contre 9 milliards l’année précédente.  Le nombre de titres et autorisations délivrés est passé de 537 en 2008 à 599 en 2009, soit une progression de 11,6%. La production industrielle d’or est passée d’environ 5 000kg en 2008 à 11 642 Kg en 2009. Désormais, le coton, « l’or blanc », n’est plus le premier produit d’exportation. Il fait place au métal jaune.  

En 2009, la contribution de l’activité minière au produit intérieur brut (PIB) était de l’ordre de 4%  et d’au moins 8%  avec les externalités. Selon le Fonds monétaire international (FMI), les exportations de coton ont rapporté 120 milliards FCFA  à l'Etat en 2009, contre quelque 180 milliards pour l'or. En 2010, le FMI tablait sur des revenus de 300 milliards FCFA pour l'or, contre 100 milliards FCFA apportés par la filière coton en crise.

Les jeunes délaissent leurs familles pour l’orpaillage

Au Burkina Faso, près de 80% des sites aurifères de grande envergure sont  aux mains de multinationales de droit français, américain, canadien, sud africain…  Les réformes des codes miniers mis en place dans la plupart des pays africains producteurs depuis la fin des années 1980, sous la pression des institutions financières internationales (FMI, Banque mondiale), ont conduit à privilégier les grandes compagnies d’extraction. A côté de ces exploitants industriels existent plusieurs autres sites semi industriels et artisanaux, légaux ou clandestins.

A l’est du Burkina par exemple où nous avons effectué une mission en début avril, on rencontre des sites artisanaux à Bocou (à quelques kilomètres de Ouahigouya),  Boroum (dans la province du Sanmatenga,  Bilanga (dans la province du Gourma), à Kongoussi, etc. Les jeunes délaissent leurs familles pour investir ces sites. Il n’est pas rare également de voir des femmes passer la journée à tamiser du sable sur des sites de fortune, à la recherche de la moindre trace d’or.

A Kongoussi, Fati Kabré et Mariam  en sont des exemples.  Mariam, une femme de plus de la cinquantaine, nous confie : « Les temps sont durs. Nous sommes obligées de tamiser le sable  du matin au soir sous un soleil de plomb et une torride chaleur. Nous pouvons passer des semaines entières sans la moindre trace d’or. Quand il nous arrive d’en trouver, elle est insignifiante. Sur le marché, les traces que nous trouvons s’achètent à 750 F ou 1000 FCFA au maximum l’unité. Ce n’est pas assez pour faire vivre nos familles mais nous nous  en contentons car nous n’avons pas d’autres sources de revenus ».  

Yaara, lui est un Burkinabè qui a longtemps vécu en côte d’Ivoire. Il a dû regagner le pays  en 2010 du fait de la crise ivoirienne. De retour au bercail, il parviendra à se faire employer comme chauffeur à Ouagadougou. Mais ce travail sera de courte durée. Pour subvenir à ses besoins, il décide alors de se lancer dans l’orpaillage. C’est ainsi que Yaara  se retrouve sur le site artisanal de  Bocou, une localité située à quelques encablures de Ouahigouya.

Dans ce village, c’est un tohu-bohu général. Hommes, femmes, enfants, personnes âgées, chacun creuse et espère  fermement découvrir un jour le pactole. Mais au bout du rouleau, les espoirs sont dessus. Ceux qui parviennent à trouver de l’or se comptent sur le bout des doigts. Qu’à cela ne tienne,  les chercheurs d’or s’esquintent. Ils respirent la poussière, la fumée,  l’odeur des produits chimiques…Il est particulièrement frappant de voir des enfants d’à peine une dizaine d’années sur ce site. « Je suis ici parce que je n’ai rien à manger au village », nous confie le petit Issa, 12 ans qui a abandonné  l’école à la classe de CE2 pour se retrouver sur le site de Bocou. « Nous sommes conscients des dangers auxquels nous nous exposons mais nous n’avons guère le choix. Mieux vaut venir sur le site  que de rester à la maison à ne rien faire. Nous pensons que la chance nous sourira un jour ». C’est cet espoir qui maintien Yaara sur le site de Bocou.  

Stupéfiants et autres pratiques malsaines sur les sites

 

Si les familles sont dans la précarité, elles n’en demeurent pas moins mécontentes du départ des jeunes vers les sites.  « Lorsqu’ils y vont, nous n’avons plus personne pour nous aider. Nous apprenons parfois qu’ils en tirent des bénéfices mais nous nous ne ressentons rien ». Ainsi s’exprime la vieille Aîssata dont les 03 fils sont sur le site de Bocou depuis plus d’un an.

 Le maire de Boroum, Sinam Soumaila YORO,  lui est catégorique sur l’orpaillage : « Le phénomène de l’orpaillage est très inquiétant. Lorsque les jeunes qui vont sur le site  engrangent de l’argent, ils préfèrent aller le dilapider dans les grandes villes plutôt que de l’utiliser pour venir en aide à leurs parents. Sur les sites d’orpaillage, on assiste à toutes sortes de pratiques malsaines pour les jeunes : consommation de stupéfiants, prostitution, vol et viol… Certains jeunes reviennent malades. Bien qu’ils soient démunis, leurs parents se voient encore dans l’obligation de se saigner pour les soigner. L’orpaillage nous cause de sérieux problèmes ».

Au niveau des projets et programmes, du fait de la ruée des jeunes vers l’or, il est quelque fois difficile de mobiliser une main d’œuvre qualifiée pour la réalisation de certains travaux. Selon le Secrétaire Exécutif National de l’OCADES Caritas Burkina, Abbé Isidore OUEDRAOGO, « aujourd’hui, l’orpaillage, au regard de ses conséquences sur les communautés humaines et sur le tissus social,  est l’une problématique majeure sur laquelle nous devons travailler. »

Pour que l’or ne soit pas cause de malheurs

En la matière, il faut de véritables politiques d’emploi des jeunes, un accompagnement et une organisation conséquente des producteurs afin qu’ils soient de moins en moins dépendants des caprices pluviométriques, une réglementation plus rigoureuse sur l’exploitation des sites artisanaux et surtout une bonne redistribution  des dividendes de l’exploitation minière. 

Cette question est d’autant plus cruciale que  des populations se sont à plusieurs reprises révoltées contre les compagnies minières qu’elles accusent d’être  uniquement intéressées par l’accumulation de profit que par la réalisation d’infrastructures et la création d’emploi pour les populations des localités  d’implantation de leurs compagnies minières.

La durée d’exploitation d’une mine n’excédant généralement pas 10 ans, il appartient à l’Etat  de veiller à ce que le « boom minier » ne devienne à la longue un goulot d’étranglement pour le développement du Burkina Faso. Les richesses du sous sol sont épuisables et il faut le savoir pour agir conséquemment.

Arsène Flavien BATIONO

bationoflavien@yahoo.fr

www.lestratege.net

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Les énergies renouvelables au Burkina Faso

Posté par le dans Environnment

Le Burkina Faso, sans ressources, dépend des produits pétroliers importés. Or, le cours du pétrole sur le marché international n'a de cesse de s'élever. Il convient donc désormais pour le pays de s'intéresser aux énergies renouvelables ; ce qui ne peut se réaliser sans une volonté politique affichée.

Force est de constater que depuis les années 80, l'Etat Burkinabé a entrepris et réalisé les barrages hydroélectriques de la Kompienga et de Bagré, et des études sont actuellement menées sur les barrages de Samandeni et de Ouessa.

Par ailleurs, plusieurs projets relatifs à l'énergie solaire existent : trois projets de centrales sont en cours de réalisation à Zagtouli dans le Kandiogo, à Kaya ou Ouagadougou. Une centrale est également prévue à Wona dans la boucle du Mouhoun grâce à un partenariat public-privé.

Grâce aux interconnections avec d'autres pays comme la Côte d'Ivoire, le Ghana, le Nigéria..., la politique énergétique du Burkina Faso, telle quelle est menée de nos jours, devrait permettre un meilleur accès des Burkinabés à l'énergie.

Des initiatives individuelles sont cependant à saluer. Tel est le cas des femmes rurales, affectueusement appelées "Grand-Mères", qui sont allées se former avec succès à New Delhi en Inde à la maîtrise de l'énergie solaire. Devenues des "ingénieurs" en énergie solaire, ces femmes font actuellement leurs preuves dans leur village d'origine. Grâce à leur savoir-faire, elles réalisent des installations électriques au profit des populations de leur localité.

Cette formation, initiée par FEM/ONG (Fonds pour l'Environnement Mondial) en collaboration avec Barefoot College (une institution de formation en énergie solaire basée en Inde) en est à sa phase pilote. De nombreux sceptiques ne croyaient du reste pas en ce projet, notamment parcequ'ils ne voyaient pas comment des femmes presque analphabètes pouvaient suivre une formation en anglais. Et pourtant. Le 1er mars 2012 avait lieu à Boulsa, dans le Namentenga, une cérémonie officielle de lancement de cette activité au Burkina. Chacune de ces femmes avaient 100 installations à réaliser dans sa localité. L'objectif est à ce jour en passe d'être atteint. De plus, chacune de ces femmes devaient former à leur tour d'autres femmes afin d'assurer la relève. C'est chose faite. "La technologie requiert un suivi qui n'est pas de tout repos. Tous les mois, ces femmes doivent monter sur 100 toits pour vérifier l'état de la plaque, et voir également dans les maisons l'état de fonctionnement de la batterie. Il revient à chaque communauté de cotiser pour la maintenance, la prise en charge de la technicienne, etc... Pour avoir l'électricité à domicile, chaque ménage doit payer 35.000 F, le prix de l'installation."

Le programme de formation concerne uniquement des personnes analphabètes. Le choix porté sur les femmes d'un âge mûr n'est pas non plus fortuit. Selon l'institution, entre 40 et 50 ans, on ne souhaite plus changer de localité et on s'investit davantage dans l'avenir de sa communauté.

Ce projet pourrait être répliqué selon FEM/ONG avec l'appui de l'Etat et de ses partenaires. Aussi ces femmes ont-elles demandé à ce que l'Etat ouvre une école de formation. La requête a été entendue non seulement par le Gouvernement burkinabé mais aussi par Barefoot College et le Gouvernement indien. 

Pour en savoir plus, consulter le site FEM/ONG/Burkina Faso

 

 

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De nos jours, on continue d’enseigner la philosophie dans les lycées et collèges d’Afrique francophone. Au Burkina Faso, cette matière est enseignée dans presque toutes les séries (scientifiques et littéraires) avec des coefficients divers selon la série et le niveau de la classe.

Je me suis toujours demandé si le contenu des cours de philosophie répondait aux besoins éducatifs des élèves africains. 

Après tout, quel est le but de l’enseignement ?  S’agit-il de préparer des gens pour répondre aux besoins pressants de développement de la société africaine ou bien faut-il seulement enseigner des cours pour conformer aux programmes d’enseignements des pays qui nous ont colonisés ?

A mon humble avis, et sur la base de mon expérience lycéenne, beaucoup d’élèves ne comprenaient pas ce sujet parce qu’on leur demandait de composer des dissertations philosophiques.  De plus, les notes octroyées étaient si minables que je me demandais pourquoi alors tenir une usine ouverte quand on produit près de 90% de déchets. 
 
La philosophie en tant que telle est un sujet important si on identifie un contenu approprié et des ouvrages pour assister les élèves.
Par exemple, la philosophie des sciences est à privilégier car elle enseigne la logique ce qui est nécessaire dans les mathématiques, les sciences biologiques, l’informatique et même dans les autres secteurs de la vie où le raisonnement est important.  Pourtant, ce côté est le plus souvent négligé au profit de ce qui est sensationnel comme l’étude des philosophes athées à savoir:
Jean-Paul Sartre, Friedrich Nietzsche, Friedrich Engels, Ludwig Feuerbach, Karl Marx,  Lénine etc...
Il faudra noter que la lecture des textes de ces philosophes laisse un effet indésirable sur le développement normal des élèves car le plus souvent ils  sont directement influencés par les écrits dont certains ont été la source de grands maux en Afrique et dans certaines régions du  monde. 
De plus, est-ce que les parents d’élèves par exemple savent à quoi sont exposés leurs enfants quand ils lisent les œuvres des auteurs ci-dessus cités ?

Vos commentaires seront les bienvenus.

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Les potagers scolaires

Posté par le dans Education

Une étude menée par la Food and Agricultury Organisation (l’Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture) a révélé l’importance des potagers scolaires dans le développement. Selon un rapport publié en 2005, « les potagers scolaires, lorsqu'ils sont intégrés dans les programmes agricoles, nutritionnels et éducationnels nationaux, permettent d'améliorer le niveau nutritionnel et éducationnel des écoliers et de leurs familles dans les zones urbaines et rurales
des pays en développement ».
D’autre part, la mise en place d’un potager scolaire est une opération qui peut se contenter de moyens modestes. La taille d’un jardin dépend de la place disponible, mais aussi des objectifs que les enseignants voudront lui donner. Une simple planche formera les élèves aux travaux agricoles, tandis qu’un potager plus ambitieux permettra d’obtenir des semences qui pourront être distribuées aux familles, voire une production alimentaire destinée à une cantine.

Afin d'aider les enseignants à mettre en oeuvre un tel projet, l'association Manuels sans frontières a édité un ouvrage intitulé "Conduite d'un potager scolaire en Afrique de l'Ouest". Ce manuels libre de droits peut être téléchargé : http://www.manuels-sans-frontieres.org/...

 

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Le patrimoine italien de la famille kadhafi.

Posté par le dans Problemes africains

Dans un des journaux quotidien de la ville de Rome: " Leggo" ( signification: je lis), paru le 29 mars 2012, un article intitulé " L'Oro del RAÌS" ( en français:"L'or du rais") faisait état du sequestre par l'Etat Italien des biens mobiliers et immobiliers appartenant à la famille Kadhafi. 

En effet, au bon vieux temps des relations " fraternelles" qui existaient entre l'Italie et la libye (la libye étant pour les italiens une sémie ex-colonie, ce qui par rapport à l'histoire est une aberration) le très respectable guide libyen avait, comme la plupart des chefs d'états africains investi d'énormes capitaux tant dans les societés italiennes que dans l'achat de biens immobiliers dans certaines villes transalpines.
 
 
 Ainsi, parmi les biens sequestrés par la Guardia di finanza (la police financière italienne) sur instruction de la COUR D'APPEL de Rome, conséquence directe des deux (2) résolutions de l'ONU qui recommandaient aux Etats menbres de l'ONU de gelés tous types de biens présents sur leurs territoires appartenant à la libye, il y a: d'une part s'agisant des quotes-part  d'actions 1,256% à UNICREDIT ( première banque italienne) soit 611 millions d'euro; 2% à la FINMECCANICA  soit 40 millions d'euros; 0,58% à l'ENI soit 410 millions d'euros; 1,5% à l'AC JUVENTUS soit 1,5% 16 millions d'euros; 0,33% à la FIAT SPA soit 19 millions d'euros; à la FIAT INDUSTRIAL 0,33% soit 34 millions d'euros. 
Et d'autres part , concernant les actions privilégiées toujours en millions d'euros, 0,622 pour FIAT AUTO et 0,833 pour FIAT INDUSTRIAL. Le tout d'un montant affolant de plus de 1,1 milliards d'euros. 
Outre les 650.000 d'euros dans un compte courant, on retrouve parmi les biens mobiliers saisis 150 hectares de terrain sur l'ILE de PANTELLERIA et un appartement dans un quartier chic de ROME. Le tout se conclut par une banale Harley Davison et une Yamaha, deux (2) luxueuse moto.
 
  Ceci étant, quelle leçon devrait on tirer de ce fait qui face à l'histoire n'est plus qu'une banale habitude. Car de manière générale,  tous les chefs d'états africains qui furent jadis aux affaires ont vu leurs biens saisis soit  après leur départ du pouvoir ou soit après leur décès. Et on sait aujourd'hui qu'avec la violence à laquelle sont secoués les Etats "occcidentaux" par la crise économique, fort malheureusement ces biens sequestrés ne retourneront peut etre plus aux ayants droits c'est-à-dire le peuple libyen. 
 
Tel fut le cas des biens appartenants à la famille MOBUTU. C'est avec la meme stupeur que certains chefs d'états africains en exercice de leur fonction -sans pourtant les cités- sont présentement l'objet de poursuite judiciaires dans certains Etats occidentaux (ce qui pour ma part me laisse sans mot). Aussi, ces derniers ( tous confondus) devraient ils à l'instar d'aucuns dirigeants africains investir sur le continent  afin que ne se reproduisent plus pareils égarements de la part de ceux chez qui vont prioritairement les investissements africaines. Et au finale c'est toute l'Afrique qui gagnera. Telle est le cas de la première banque panafricaine ECOBANK (fruit d'une des personnalités mi-politique , mi-economique togolais Mr. Djondo, qui est aussi le fondateur de la campagnie aérienne ASKY.)

 

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L'évaluation de l'action humanitaire

Posté par le dans Point de vue

L’évaluation de l’action humanitaire est un enjeu majeur de ces prochaines années. Des outils sont mis en place, afin de permettre et de faciliter le processus. Il y a cependant des difficultés, car les idéologies sont différentes, certains outils ne sont pas adaptés, plus simplement encore, l’incompréhension règne encore en ce qui concerne l’évaluation.

Cependant, il est important de noter que l’évaluation de l’action humanitaire présente un très grand potentiel dans la logique d’amélioration des services. En effet, une évaluation bien faite, peut permettre de corriger une action en cours, mais aussi permettre aux opérations similaires d’être meilleures.

L’évaluation s’ancre aussi dans la perspective de durabilité de l’aide, en intégrant la population ciblée dans le processus, afin de permettre l’appropriation, et de trouver des solutions pouvant satisfaire sans pour autant coûter plus cher.

Mais, pour arriver à tout cela, le chemin est encore long, car l’évaluation n’est pas encore bien ancrée dans la culture des ONG.  Plusieurs défis sont à relever quant à la clarification des objectifs et le modus operandi de l’évaluation afin qu’elle soit effective et utile.

Les outils déjà présents offrent un bon tremplin pour l’évaluation, la coordination des opérations permet une nette amélioration du processus.

Ce qui sera intéressant de voir à l’issue des groupes de travail est l’émergence ou non d’une instance spécialisée et indépendante dans l’évaluation et le contrôle de l’action humanitaire. Malgré les problèmes budgétaires, cela peut être intéressant d’avoir une instance qui permet d’évaluer l’action sans pour autant entraver le travail des humanitaires sur le terrain. Cela va aussi permettre d’avoir une base de donnés d’évaluation, et profiter des « leçons tirées » pour améliorer l’aide.

N’est-ce pas cela le principe même de l’humanitaire ? Aider, mais bien aider.

Une bonne évaluation d'après moi :

 


 

 

Qu'en pensez-vous? avez-vous un regard critique sur l'évalutation? pensez-vous qu'elle est nécéssaire? que peut-elle apporter?

 

 

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“Les pauvres ne savent pas gérer un budget!”

Le citoyen X entretient plusieurs clichés envers les personnes considérées comme pauvres. Le fait de ne pas savoir gérer un budget est considéré comme une des causes de la pauvreté.

La première réponse, certes extrême que l’on peut donner est que les pauvres, n’ont pas de budget. On peut nuancer en disant qu’ils n’ont pas le budget suffisant pour avoir à le gérer.

Prenons différents exemples pour nuancer ce cliché, car les situations sont bien différentes selon le milieu.

Au Québec, à Montréal (on parle alors de pauvreté relative soit «une situation dans laquelle le mode de vie et le revenu de certaines personnes se situent tellement en-deçà du niveau général de vie dans le pays ou la région où ces personnes vivent que celles-ci luttent pour mener une vie normale et pour participer aux activités économiques, sociales et culturelles courantes»), un individu vivant sur l’aide sociale reçoit un chèque de 582 dollars canadiens. Ayant un emploi à temps plein au salaire minimum ou faisant partie d’une famille monoparentale, cette personne doit se nourrir, se loger, se déplacer, etc. Comment faire tout cela avec des ressources aussi limitées ?

Quand on a pas de budget, le minimum devient un luxe

Au Mali, (on parle ici de pauvreté absolue, c’est-à-dire le manque même du strict minimum pour sa survie physique), il n’y a pas d’aide sociale et le taux de chômage est d’environ 30%. Ajoutons à cela, l’inflation constante, et la hausse du prix des denrées, et les salaires qui n’augmentent pas empêchent les gens de pouvoir se nourrir correctement. Comme le montre le tableau suivant sur la hausse des prix des biens de base au Sénégal, les prix montent en flèche et beaucoup de familles peuvent rencontrer des difficultés à s’alimenter, un droit pourtant garanti par l’article 25 de la Déclaration universelle des droits de l’Homme: « Toute personne a droit à un niveau de vie suffisant pour assurer sa santé, son bien-être et ceux de sa famille, notamment pour l’alimentation, l’habillement, le logement, les soins médicaux ainsi que pour les services sociaux nécessaires ; elle a droit à la sécurité en cas de chômage, de maladie, d’invalidité, de veuvage, de vieillesse ou dans les autres cas de perte de ses moyens de subsistance par suite de circonstances indépendantes de sa volonté.»

La hausse des prix des biens de première nécessité au Sénégal

Un individu pauvre n’a donc pas de budget ; il vit au jour le jour (ou de petits boulots) sans avoir de revenus garantis. Effectivement, on ne peut donc pas budgéter sur le vide! Cet exemple est transposable dans beaucoup de pays en développement.

Alors pourquoi entend-t-on que les pauvres ne savent pas gérer un budget? Souvent, ce cliché est alimenté par le fait que des personnes endettées soient incapables de rembourser ce qu’elles ont emprunté. Ce qui fait de cela est un cliché, c’est qu’on ne va jamais plus loin que les apparences, pourquoi ces personnes ne peuvent plus rembourser ce qu’elles ont emprunté?

Et là on se rend compte que les causes sont plus profondes. On peut alors parler de crise économique, de chômage, de précarité et de perte d’emplois, de non adaptation des services financiers.

Ainsi, pour le peu de budget qu’ils peuvent avoir, certaines personnes ont besoin d’assistance pour le gérer ou sortir de leurs dettes. Le livre Comment les pauvres gèrent leur argent de S. Rutherford proposent des solutions pour cette mauvaise gestion de budget, généralement à cause de circonstances atténuantes.

Les problèmes de gestion d'argent pour les personnes n'ayant pas les moyens, et des solutions pour les aider à gérer le budget.

Ce conférencier à l’Université Laval résume ce qu’il faut savoir en gestion de budget, afin d’éviter d’expliquer la pauvreté comme étant une erreur de l’autre. : «La pauvreté force souvent les gens à vivre au jour le jour, simplement parce qu’ils n’ont pas les moyens de faire autrement. Les compétences et la bonne volonté ne suffisent pas toujours. Pour faire les bons choix, il faut d’abord avoir le choix.»

Si on prend le problème sous un autre angle, on peut aussi dire que vivre avec le strict minimum est l’illustration même de gérer un budget! En effet, arriver à joindre les deux bout s’avère être très difficile, et il faut souvent faire preuve d’imagination pour y arriver. Et, ce que ce soit avec 582$ ou 2$ (par jour). Pour nuancer, on peut ajouter, que dans certaines villes ou dans certains villages, 2 dollars sont presque suffisant pour se nourrir et se vêtir, mais ils ne pourront pas s’acheter de Ipod Nano!

Les problèmes de gestion de budget sont beaucoup plus profonds, et les réalités toutes autres, au-delà des clichés.

                                                                                                      

Références :

Collins Daryl, Jonathan Morduch, Stuart Rutherford, Orlanda Ruthven Porfolios of the Poor.How the World’s Poor Live on $2 a Day (2009), Princeton: Princeton University Press.
Rutherford, S. (2001) The Poor and their Money, Oxford: Oxford University Press.

«Vivre avec deux dollars par jour», par Brian Palmer, disponible en ligne à l’adresse suivante:http://www.slate.fr/story/5535/vivre-avec-deux-dollars-par-jour (dernière consultation le 13 mars 2012).

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Pauvreté : les solutions, les échecs

Posté par le dans Critique et politique

Quand on entend parler des solutions contre la pauvreté, il nous vient automatiquement en tête les Objectifs du millénaire de l’ONU pour les pays du Sud surtout ou encore les différentes campagnes de lutte contre la pauvreté au Nord.

En faisant l’état de la situation, on se rend compte, qu’on est encore loin des objectifs, en plus de la complexification du monde aujourd’hui. En effet, la crise économique, la mondialisation, les nouvelles pandémies sont à prendre en considération pour la lutte, ce qui rend le travail encore plus difficile.

En ce qui concerne les pays du Sud, avec les OMD, malgré les progrès mesurables, on est encore très loin de l’éradication de la pauvreté (sur les besoins primaires) et encore trop loin d’un meilleur partage des ressources. De plus, on ne sait plus si c’est la lutte contre la pauvreté ou la lutte pour le développement, car ces notions, quoique complémentaires, sont différentes. Ainsi, les améliorations concernant les OMD, ne sont pas garantes du développement, et vice versa. Sans développement en tant que tel, on ne peut pas éradiquer la pauvreté.

En ce qui concerne les pays du Nord, les campagnes gouvernementales, sont mises en place pour réduire la pauvreté relative, ou encore aider à une meilleure réinsertion des personnes atteintes de la pauvreté, car elles sont en marge de la société.

Mais, si l’on devrait faire un constat sur la situation actuelle, on pourrai dire que les mesures de lutte contre la pauvreté sont un échec, quelles que soient les zones géographiques, et ce, pour plusieurs raisons.

AU SUD

On a déclaré que les Objectifs du Millénaire lors de leur mise en place étaient trop ambitieux et ne seraient pas atteints, et c’est vraiment ce qui se passe aujourd’hui, à trois ans de la date buttoir.

Plusieurs raisons peuvent être mises en avant pour expliquer cette situation.

Tout d’abord, les objectifs n’ont pas vraiment pris en compte l’augmentation constante de la population, ainsi que la mauvaise répartition des ressources.
Le manque de coordination de l’aide, de communication et surtout de volonté politique empêche le bon fonctionnement des différents programmes. Par exemple, plusieurs documents de lutte contre la pauvreté sont mis en place (avec les DRSP), mais les OMD ne les intègrent pas, ce qui fait qu’il n’y aucune harmonisation des outils d’aide.
Comme le dit Georges Simmel, « les pauvres ne sont jamais la finalité de la lutte contre la pauvreté. C’est toujours la recherche d’une légitimité politique, l’imposition de réformes économiques ou l’affaiblissement de certaines forces sociales qui prennent le pas sur l’objectif légitime d’éradiquer la pauvreté. » Ainsi, la luttre contre la pauvreté n’est plus une fin en-soi, mais un moyen d’atteindre d’autres fins(politique, instauration du système libéral, etc.). On est bien loin du pauvre enfant somalien, dans ce cas là, il est juste un intrant d’une politique tout autre. Ce qui signifie souvent que la lutte conte la pauvreté est un moyen pour certain pays du Sud d’assoir leur influence dans la zone. La lutte contre la pauvreté devient un instrument politique, teinté de machiavélisme.

Une autre raison, de l’échec, est l’approche du problème. En effet, l’atteinte des OMD et donc la réduction de la pauvreté passe par le développement. Pour pousser à ce développement, il est nécéssaire d’engager des réformes économiques (moins contraignantes, voir l’échec des ajustements structurels), et volontaires, car la lutte contre la pauvreté qui va mener au développement passe par l’établissement de politiques économiques durables. En allant dans le sens des OMD, le problème est pris à l’envers, il faudrait ainsi renverser les priorités, car c’est comme cela que la lutte contre la pauvreté va être durable.
De plus, Kofi Annan affirme que les mesures sont trop superficielles, et ne prennent pas en compte tous les paramètres. Par exemple, un des paramètres qui n’est pas pris en compte est la réduction des inégalités. On peut réduire la pauvreté, tout en laissant les inégalités se creuser, ce qui est assez paradoxal, les pauvres seront plus pauvres et les riches plus riches. De plus, les inégalités empêchent la croissance à long terme, ce qui peut biaiser les résultats. Ceci est une approche complètement libérale de la lutte contre la pauvreté, mais on peut se demander si cela est adapté aux pays du Sud.
Ensuite, l’action n’est pas durable, car en ne cherchant qu’à éradiquer la pauvreté, on ne règle pas le problème du sous-développement.

Ainsi, d’autres politiques sont à repenser, afin d’aider les pays en développement. La coopération Sud-Sud est souvent à privilégier. Il faut aussi penser à intégrer le volet politique à cette lutte afin de permettre au pays d’avoir une certaine marge de manoeuvre. En plus de cela, l’accent devra être mis sur les politiques économiques adaptées aux pays.

Même si (dans un monde parfait) les OMD sont atteints, le monde ne sera pas plus juste, il y aura autant de milliards dépensés pour réduire la pauvreté, sans pour autant penser au développement, les ressources seront encore mal allouées…

Et si on commençait par le bas?

 

 AU NORD

Dans les pays développés, on peut réellement parler de lutte contre la pauvreté, car le développement y est. Toutefois, les inégalités persistent, et l’écart entre les plus pauvres, et les plus riches se creuse.
De plus en plus de personnes ont recours à l’aide sociale, ou à l’aide alimentaire, et sont de plus en plus isolées dans leur pauvreté. En effet, le système de consommation accrue ne laisse plus de place aux personnes qui n’ont plus (ou pas) les moyens d’y participer.

 Contrairement aux pays du Sud, l’aide n’est pas totalement uniformisée, et chaque pays possède ses propres moyens de réduction contre la pauvreté. Même si en Europe, le conseil européen propose une ligne directrice pour les pays membres.
Au Québec, la loi 112 adoptée en 2002 pour la lutte contre la pauvreté et l’exclusion sociale donne des responsabilités  l’État en matière de lutte.Cela passe aussi par des réformes économiques pour réduire le chômage, ou encore le trop grand endettement de certains suite à la crise.

Même si les chiffres montrent un recul de la pauvreté dans l’absolu, en vérité, les écarts se creusent, l’intégration se fait de plus en plus difficile, et on rentre ainsi dans un cercle vicieux de la pauvreté (avec d’autres variables économiques, dont l’instabilité du secteur financier). La notion d’État providence n’est plus suffisante, les problèmes vont bien au-delà de cela, cela touche la sphère économique, politique et sociale.
Certaines solutions prônées sont vraiment très surprenantes, comme offrir 1000 $ à des femmes pauvres pour se faire ligaturer les trompes (car, oui, il faut éviter la reproduction de la pauvreté!!). Ou encore, imposer au maximum les personnes les plus riches pour une meilleure justice sociale (cela peut plus pousser à contourner le système).

Il sera intéressant d’étudier les modèles scandinaves, car ils sont les meilleurs élèves en matière de lutte contre la pauvreté, et peut-être pouvoir les adapter aux pays concernés.On se rend compte aujourd’hui que la lutte contre la pauvreté est pleine de défis quelque soit la zone géographique. La situation s’aggrave, les inégalités se creusent. Le besoin de changement de la méthode de lutte contre la pauvreté se fait ressentir, car ce n’est plus une action sur certaines variables qui est importante, mais une action politique durable qui est impérative.

Il ne faut pas pour autant annuler la valeur de l’effort accompli, car des millions d’hommes et de femmes qui luttent au quotidien, pour une société d’égalité, mais les objectifs sont encore loin d’être atteints.

Il sera intéressant de suivre les différentes réformes qui vont suivre, et en analyser les conséquences et effets sur cette variable ô combien complexe qu’est la pauvreté.

SOURCES :

Objetifs du millénaire: Luttre contre la pauvreté ou développement, par le Centre National de coopération au développement, disponible en ligne à l’adresse suivante: http://www.cncd.be/Objectifs-du-Millenaire-lutte (dernière consultation le 4 mars 2012)
Lutter contre la pauvreté, les politiques d’insertion, par Vie Publique, disponible en ligne à l’adresse suivante: http://www.vie-publique.fr/politiques-publiques/politiques-insertion/lutte-pauvrete/ (dernière consultation le 4 mars 2012)
Lutte contre la pauvreté-Une loi exemplaire, par le journal Le Devoir, disponible en ligne à l’adresse suivante: http://www.ledevoir.com/non-classe/17587/lutte-contre-la-pauvrete-une-loi-exemplaire (dernière consultation le 4 mars 2012)

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IL PLEUT SUR OUAGADOUGOU - 1er Septembre 2009

Posté par le dans Poésie

Je dédie ce modeste poème aux victimes de l’inondation du 1er Septembre 2009 à Ouagadougou.

 

Il Pleut sur Ouagadougou, 1er Septembre 2009 

Il pleut à seaux

   Sur mon pays, ô Burkina Faso

   Il pleut une pluie diluvienne

   Sur Ouagadougou cette nuit même

 

    Une seule pluie dans sa rage

   A laissé furtivement au passage

    Heurts, ruines et destructions

  Et nos cœurs remplis d'affliction

  

 Il pleut sur Ouaga une pluie de Noé

  Qui engendre une foule de sinistrés

     Mais notre volonté ne saurait être secouée

 Quelle que soit l'épreuve ou la calamité

 

© Luc Zio,  Septembre 2009
Monburkina.com

 

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