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Blog du Burkina et des amis de l'Afrique

Blogs relatifs aux sujets d’ordres éducatifs, au Burkina Faso et à l’Afrique

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CRISE INTERNATIONALE DES INONDATIONS

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le Vendredi, 20 Août 2010
dans Généralités · 1 commentaire

Plusieurs Etats se retrouvent actuellement confrontés à des catastrophes naturelles d’un autre genre : les inondations, ultime conséquence du  changement  climatique. En effet, la Chine, le Pakistan et la RCA notamment sont dans cette situation qui par ailleurs pose le problème de la disponibilité de l’assistance « humanitaire » qu’on doit leur apporter.

En principe, lorsqu’un Etat est victime d’une grave crise ou d’une catastrophe naturelle pour faire simple, il reçoit « gracieusement » une assistance multiforme (technique, financière, logistique) de la part de ses pairs. C’est un acte de solidarité internationale entre Etats qui prend de plus en plus les allures d’un devoir ou d’une obligation d’assistance.

L’on déplore en effet que les Etats se manifestent promptement ici (tsunami en Asie ou séisme à Haïti) et ne réagissent que timidement là ou presque pas (Centrafrique, Pakistan). C’est dans ce sillage que se tenait hier une assemblée extraordinaire l’ONU en vue d’inciter les différents Etats-membres à plus de compassion financière. Mais au fond, peut-on imposer à un Etat de porter secours à un autre ?

Nous sommes en faveur de la concrétisation de l’institution d’un devoir d’assistance humanitaire aux « Etats en difficulté temporaire ou permanente ». Mais, à l’épreuve des faits il subsiste des dynamiques et des logiques historiques, culturelles ou idéologiques profondément ancrées dans la pratique des relations internationales qui font par exemple que les métropoles d’hier se sentiront toujours plus solidaires de leurs anciennes colonies, les Etats arabes entre eux…

Pour contourner ces raisonnements atypiques que la raison ignore, la communauté internationale pourrait constituer un fonds permanent destiné à venir immédiatement en aide aux Etats en attendant les contributions ultérieures dont le temps d’arrivée, la nature et la consistance   restent encore à la discrétion de chaque donateur. Si l’on ne peut pas forcer un Etat à apporter assistance à un autre, on peut aisément le convaincre de constituer une épargne dans laquelle il pourra puiser lorsqu’il tombera malade.

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Le prix de l'ingratitude

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le Vendredi, 18 Juin 2010
dans Contes du Burkina Faso et d'Afrique · 3 commentaires

 

Le prix de l'ingratitude

 

L'hyène en cherchant sa pitance quotidienne est tombée dans un puits. Malheureusement jusqu'au troisième jour aucun animal n'est passé à côté du puits pour la sauver . Au troisième jour, le singe en passant a entendu les cris de l'hyène qui criait : « au secours! Au secours , sauvez moi! ».

Le singe étant touché par la souffrance de l'hyène trouva une idée géniale qui consistait à mettre sa queue longue dans la puits pour que l'hyène s'appuie pour sortir. Ce qui fût fait.

Quand l'hyène est sorti du puits une conversation eu lieu:

L'hyène: «  J'ai faim par ce j'ai passé trois jour dans ce puits »

Le Singe : «  je suis vraiment désolé et je prie Dieu pour que tu puises trouver la nourriture le plus tôt possible »

L'hyène : «  Tu es bête ou bien! Je te dis que j'ai faim et tu me souhaites bonne chance? Je vais te manger parce que tes souhaits sont incertains »

Le Lion qui passait a entendu la discussion et est venu demander ce qui se passait.

Chacun a donné sa version des faits. Le Lion en tant que bon juge leur demanda de reprendre l'action car il n'a pas bien compris leurs explications. L'hyène est donc redescendu dans le puis pour la reprise de l'action .Dès que l'hyène est redescendu , le lion demande au singe de se sauver pour que l'hyène paie le prix de son ingratitude.

Comme quoi: «  qui sème le vent récolte la tempête »!

 

 

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CITATIONS UTILES

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le Mercredi, 02 Juin 2010
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Lors de lectures récentes, j’ai trouvé ces citations que j’estime utiles pour vos dissertations en philosophie et dans les épreuves de français. Prendre le temps de bien les comprendre et d’apprécier leurs limites.

  • Oscar Wilde : Le succès est une science (exacte) ; si tu remplis les conditions nécessaires, tu obtiendras les résultats escomptés.
  • Dwight D. Eisenhower : Le pessimisme n’a jamais permis de remporter une bataille.
  • Marie Curie : Orientez davantage votre curiosité vers les idées que vers les hommes.
  • Rivarol : On ne va jamais aussi loin que lorsqu’on ne sait pas où on va.
  • Eleanor Roosevelt : L’avenir appartient à ceux qui croient en la beauté de leurs rêves.
  • Albert Camus : En vérité, le chemin importe peu, la volonté d’arriver suffit à tout.
  • Proverbe chinois : Plus on prend de la hauteur et plus on voit loin.

 

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FICHES LITTERATURE

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le Dimanche, 16 Mai 2010
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VOLTAIRE (1694 – 1778)

Pour ma première contribution, j'ai choisi de traiter de l'un des écrivains français les plus populaires de son époque. Considéré comme l'un des philosophes les plus brillants et l'une des plumes les plus emblématiques du siècle des Lumières, Voltaire a lutté pour rendre accessibles au plus grand nombre la connaissance et rétablir la justice, contre toutes les formes d'abus et de fanatisme.

Je vous propose une petite biographie, et si cela vous intéresse, je vous propose de mettre par la suite en ligne un de ses textes que nous pourrions commenter ensemble.

 

  • L’éveil de l’esprit critique

Voltaire, de son vrai nom François-Marie Arouet, est né à Paris, où il fait ses études au collège Louis-le-Grand[Unp1] , à l’époque tenu par les jésuites[Unp2] . A l’âge de seize ans, il entre à l’étude de droit. Son père l’envoie en Hollande, où il découvre le libéralisme.

Il s’y ennuie et rentre en France, où il écrit des pamphlets, dont un contre le régime de Louis XIV, et est envoyé à la prison de la Bastille pendant presque un an par une lettre de cachet[Unp3] . A sa sortie de prison, il rêve de devenir un grand auteur tragique et écrit Oedipe puis la Henriade.

De son vivant, ce sont ces œuvres, théâtre épique, poésie épique et épopées historiques, qui fondent son succès littéraire. De nos jours, ce sont les écrits en prose de Voltaire qui sont admirés.

  • Les exils de Voltaire

Il se fait bastonner par les laquais d’un gentilhomme, descendant d’une des plus anciennes familles du royaume de France, et cherche en vain à obtenir justice. Il retourne à la Bastille est libéré à la condition qu’il s’exile. Il part donc en Angleterre.

Il y admire le régime politique, l’habeas corpus[Unp4] et la réussite matérielle du peuple anglais. Il estime que l’échange marchand et l’échange intellectuel incite les peuples à la tolérance. C’est en Angleterre qu’il passe du statut d’homme de lettres à celui de philosophe, désireux de propager ses connaissances, la tolérance religieuse et la liberté de pensée.

De retour en France, il fréquente les salons et se fait protéger par Madame du Châtelet. En 1934, il écrit les Lettres Philosophiques. Il s’installe près de la frontière pour éviter l’arrestation et pouvoir se réfugier en Allemagne. Il voyage à Berlin, Bruxelles, etc. et écrit Mahomet ou le fanatisme, toujours dans le but de devenir auteur de théâtre. Il revient ensuite à la Cour, il devient historiographe du Roi de France, et écrit Zadig ou la destinée. Madame du Châtelet meurt enceinte, et il revient définitivement à Paris.

En 1750, il est invité par Frédéric II à Berlin. Il espère rendre le roi philosophe, mais ils se brouillent et il sera renvoyé en France en 1753.

  • Ses grandes oeuvres

Il vit à la frontière franco-suisse, à Frey et de là, participe à l’Encyclopédie[Unp5] . Il écrit un poème sur le désastre du tremblement de terre de Lisbonne, immédiatement suivi de Candide. Il s’indigne de l’affaire Calas[Unp6] et d’autres injustices, qu’il portera sur la place publique et pour lesquelles il arrivera à faire innocenter des personnes injustement accusées. Ecrivain engagé, Voltaire critique l’arbitraire du pouvoir et la trop grande part qu’occupe le catholicisme dans la monarchie.

Il écrit le Dictionnaire philosophique portatif ou la raison par l’alphabet, qui est composé d’articles historiques, philosophiques, esthétiques, critiques, sur la religion, la politique, le social, etc. L’ordre alphabétique instaure une sorte d’égalité entre les notions mais les articles ne sont pas objectifs.

Lorsqu’il rentre à Paris en 1778 il reçoit un accueil triomphal. Il y meurt en 1778 et ses cendres seront transférées au Panthéon en 1791.

 

Ce qu’il faut retenir :

En plein siècle des Lumières, Voltaire est exilé et victime des abus de pouvoirs, il s’inspire du libéralisme des autres pays européens. Il pense que la littérature est une arme contre l’injustice et l’intolérance. Il se bat contre l’arbitraire politique et contre le fanatisme religieux. Il croit à l’égalité entre hommes et pense qu’il revient aux hommes d’améliorer leur condition sur terre en rejetant les superstitions et les idées reçues. Il propose un nouveau modèle politique constitutionnel, où la monarchie est contrôlée et où l’Etat assurer en particulier la justice et la liberté des personnes, ce qui inclut l’abolition de l’esclavage et la recherche d’une vie matérielle meilleure pour le peuple. Voltaire est perçu comme l’un des philosophes dont les idées ont fondé la révolution française et l’instauration d’un régime démocratique.


[Unp1]Collège, à l’époque très cher, fréquenté par la haute société et la noblesse parisienne, formant les élites françaises. Aujourd’hui il s’agit d’un lycée public et laïc, toujours doté d’une excellente réputation.

[Unp2]Courant de religieux catholiques qui font vœu de pauvreté, de chasteté d’obéissance à leur supérieur et au pape.

[Unp3]Lettre envoyée par le roi pour transmettre un ordre. Souvent, le roi s’en servait pour faire enfermer quelqu’un sans procès.

[Unp4]Nul ne peut demeurer détenu sinon par la décision d’un juge

[Unp5]Première encyclopédie française, recensant des définitions et des articles. Dirigée par Diderot et d’Alembert, cet ouvrage se veut à la fois scientifique et philosophique. Il sera soumis à la censure. Aujourd’hui, une version en est consultable sur http://portail.atilf.fr/encyclopedie/index.htm

[Unp6]Affaire dans lequel un père, protestant, est accusé à tort d’avoir tué son fils parce qu’il voulait se convertir au catholicisme.

 

 

 

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ALEXANDRE DUMAS (1802 – 1870)

 

Alexandre Davy de la Pailleterie Dumas, est né à Villiers Cotterets le 5 thermidor an X (24 juillet 1802). Son père est lui-même le fils d’un marquis normand et d’une esclave de Saint-Domingue. Il meurt alors qu’Alexandre Dumas avait quatre ans, celui-ci grandit alors dans la pauvreté et ne put recevoir une éducation complète. En sortant de l’école, il ne connaît que la Bible, l’Histoire naturelle de Buffon, Robinson Crusoé et les Comtes des mille et une nuits. A son époque, ses origines lui valurent de nombreuses moqueries et rejets.

Il fut engagé comme coursier chez un notaire. Puis il rejoint Paris, travaille pour le duc d’Orléans. Il réussit alors à publier ses premiers essais et obtint ses premières réussites au théâtre : Henri III et sa cour en 1829, ainsi que Stockholm, Fontainebleau et Rome en 1830. Il écrivit par la suite de nombreuses œuvres théâtrales dont certaines sont encore représentées aujourd'hui parmi les œuvres classiques au théâtre de l’Odéon à Paris. Après une courte activité politique et victime de choléra, il quitta Paris après 1832 et écrivit des récits de ses voyages.

Mais Alexandre Dumas est surtout considéré comme un des plus grands romanciers français. Parmi ses œuvres les plus célèbres, il faut citer Les Trois Mousquetaires (1844), Vingt ans après (1845), et le Vicomte de Bragelone (1848-1850) ou encore le Comte de Monte-Cristo (1845). Ces œuvres ont été reprises de nos jours et adaptées, notamment à la télévision. Ses écrits lui rapportèrent une fortune considérable, qu’il dépensa en voyageant et pour faire construire une villa près de Saint-Germain.

Mais après la révolution de 1848, il collabora à des journaux politiques sans succès, fut rattrapé par d’anciens créanciers et fut obligé de quitter à nouveau Paris pour Bruxelles où il resta jusqu’en 1854. De retour à Paris, il écrivit surtout des drames joués au théâtre. Puis il voyagea à nouveau, notamment en Italie, et écrivit de nombreux récits décrivant la vie de ses amis ou d’hommes politiques (Mémoires, Louis XIV et son siècle, Mémoires de Garibaldi, etc.).

Il s’éteignit dans la pauvreté, entouré de ses enfants (son fils est l’auteur de la Dame aux Camélias) et fut enterré au cimetière de Villers-Cotterets en présence de la plupart de ses amis et collaborateurs. Il fut reconnu par la suite pour la richesse de son œuvre, son ton humoristique et la générosité de son écriture. Un monument fut inauguré à nom dès 1883 place Malesherbes à Paris. Sa dépouille fut transférée en 2002 au Panthéon, à Paris, qui abrite les dépouilles des plus grands hommes français.

 

 

 

 

 

 

 

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COURS THEORIQUES SUR LE COMMENTAIRE COMPOSE EN FRANCAIS (suite)

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le Mardi, 11 Mai 2010
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I- La rédaction du commentaire composé

La rédaction comporte 3 grandes parties

 

A- L’introduction

L’introduction comporte 3 éléments rédigés cependant en un seul paragraphe :

1)      La mise en contexte :

Cette mise en contexte peut se faire de 3 manières :

-          Soit à partir du thème central de l’œuvre d’où est extrait le texte et s’il est connu de l’élève

-          Soit du courant ou l’école littéraire  xxxx l’auteur

-          Soit du thème traité dans le texte.

 

2) La présentation du texte

On précise le nom de l’auteur (pas de biographie), le titre de l’œuvre, le genre (recueil de poème) le titre du texte et éventuellement le chapitre, la section, partie d’où est extrait le passage.

 

3) L’annonce du plan ou centre d’intérêt

Annoncer les différents centres d’intérêt à travers une phrase qui comporte nettement les thèmes (la souffrance, le rejet)

NB : éviter de plagier le libellé c’est-à-dire de recopier textuellement ou de recouvrir à des formules trop lourdes ou maladroites comme :

 

-          Dans une première partie nous verrons…

-          Dans une seconde partie nous verrons…

-          D’une part……. d’autre part

-          Dans un premier volet nous verrons……. Dans un second volet

-          Primo………secundo.

 

B-développement

Le développement comprend autant de parties que de centres d’intérêts choisis.il prend appui sur le d’analyse établit et détaillé dans l’étude linéaire.il s’agit dans le développement de montrer, d’expliquer, d’interpréter le texte en se référant aux remarques faites dans le tableau d’analyse.il faut donc étudier de façon conjointe le fond et la forme c'est-à-dire de montrer comment les éléments formels ont permit de rendre le plus efficace le message .en d’autres termes il faut montrer que les mages, les figures de constructions les rythmes, le ton du texte etc.… permettent de mieux rendre le message. En somme, les idées développées doivent être expliquées (relever la signification des idées).commenter (interpréter ou dévoiler leur sens cachés) et justifier, illustrer par un mot ou une expression tiré du texte.

NB :-éviter de paraphraser le texte ou de faire un recopiage du texte.

-pour assurer une bonne cohérence à la  copie, les différents centres d’intérêts doivent être liés par  une phrase de transition qui annonce le paragraphe suivant.

 

C- Conclusion

La conclusion est la dernière partie du devoir. Elle doit être conçue comme une réponse à l’introduction, et doit comporter deux parties : le bilan des analyses et l’ouverture

 

1-le bilan des analyses

C’est la synthèse des éléments d’interprétations mises en évidences au bout de chaque partie du commentaire.

 

2-l’élargissement ou l’ouverture

Il s’agit de montrer la nouveauté en l’inscrivant  dans la perspective de l’histoire littéraire ou comparer le texte à d’autres textes littéraires ou encore œuvres  d’art abordant dans le même thème.

 

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LE DINE

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le Samedi, 17 Avril 2010
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Il était une fois, un africain et un européen qui dinaient dans un restaurant. Entre temps l’africain qui mangeait « appétitement » se mit à broyer les os de sa viande de poulet. Alors l’européen surpris et voulant dénigrer notre cher ami lui demanda :

Comme ça chez vous en Afrique, que mangent les chiens maintenant ?

Voyant l’européen qui mangeait de la salade, l’africain lui répondit :

De la salade !

Belle leçon pour les gens hautains qui, dans les lieux publics éprouvent du plaisir de mettre la honte sur les autres qu’ils qualifient de sauvages.

 

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Un semestre à l'UCAO

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le Vendredi, 16 Avril 2010
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Bonjour à tous.

Je suis très heureux de vous retrouver et vient de ce fait vous faire un petit exposé de l’actualité et de certaines réalité à l’UCAO

A l’UCAO tout va formellement bien et nous nous réjouissons pour cela. Après plus de 6 mois passés, j’ai pu rapidement constater l’intégration facile dans cette université. L’amitié, la solidarité, la fraternité…s’y témoigne à merveille. L’intégration est chose toute réalisée et pour la rendre toujours effective, existe une cellule dite de l’intégration. Il est honnête de saluer les efforts de cette dernière qui organise des activités telles le sport collectif, des sorties de détente…qui nous permettent de nous retrouver hors université afin d’échanger et de nous frotter les uns les autres. Aussi entre enseignants et enseignés c’est la complicité presque totale et en cela un de nos enseignants nous affirmait : « profitez bien de votre vie universitaire parce que vous n’en aurez pas deux» puis il ajoute « j’en ai fais l’expérience». Outre ce «laisser aller vers », il est facile de remarquer aussi le sens de l’éveil et de civilité dont chacun fait preuve et que nous tirons les uns des autres également.

Vraiment, à l’UCAO, c’est la famille !

Cependant, comme dans toute bonne université au Burkina il est judicieux de noter que tout n’est pas joie à l’UCAO surtout sur le plan des études.

Ce qui est très facile à détecter est la peine infernale des étudiants à recevoir leurs copies de devoir et je ne comprends pas toujours pourquoi cela ? Peut-être au manque d’enseignants sur place. La mauvaise condition des salles de classe, mal éclairées, pas de sono… entrave notre objectif premier. Mentionnons aussi le non respect du calendrier académique, ce qui a fait déborder largement le premier semestre, d’où le retard des résultats et la composition des sessions. En effet, subsistent d’autres problèmes liés à l’aptitude organisationnelle et fonctionnelle de la part de notre administration.

Alors, je pense que les problèmes de fond doivent primer sur ceux de forme, pour cela, la nécessité de revoir le fond s’impose.

 

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LES ATTAQUES ET LA SECURITE INFORMATIQUE

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le Samedi, 06 Mars 2010
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le développement des réseaux locaux, d'internet et de la connectivité mondiale par Email a accéléré la propagation de virus ( petit programme capable d'infecter un autre programme d'ordinateur en le modifiant de façon à ce qu'il puisse se reproduire à son tour ). les systèmes, sites web et autres ... sont alors exposés aux attaques suivantes:
- Vers: programmes qui se reproduisent sans infecter d'autres programmes.
- Chevaux de troie: programme contenant du code malveillant déguisé ou caché dans un élément inoffensif comme un jeu ou un utilitaire
- Logiciels espions: programmes autonomes pouvant surveiller les activités du système et détecter les mots de passe et autres informations confidentielles puis les retransmettre à un autre ordinateur
- les logiciels publicitaires et composeurs.
pour combattre ces maux, l'utilisation d'un antivirus performant est d'une nécessite absolue car il présente les avantages suivants:
- une protection contre les logiciels publicitaires ( adwares ) et les espions ( spywares )
- un pare feu logiciel intégré
- les mises à jour quotidiennes centralisées ou individuelles
- la possibilité d'administration des membres, clients ou invités
- la génération d'un fichier journal pour la consultation des évènements on pourra éradiquer des systèmes des virus de types suivants: Ravmon, Brontok, Christina Aguilera, Worms32, Trojan, Wsctf ...et des milliers de spywares

Gestion de la sécurité des serveurs Web

Dans ce chapitre, vous allez apprendre comment gérer la sécurité d’un serveur Web. Les considérations relatives à la sécurité des serveurs Web sont différentes de celles liées aux serveurs Microsoft Windows standard. Sur un serveur Web, il existe deux niveaux de sécurité :

  • La sécurité Windows Au niveau du système d'exploitation, vous créez les comptes utilisateur, vous configurez les autorisations d’accès pour les fichiers et les répertoires, et vous définissez les stratégies.
  • La sécurité IIS Au niveau de IIS (Internet Information Services), vous définissez les autorisations de contenu, les contrôles d’authentification et les privilèges opérateur.

La sécurité Windows et la sécurité IIS peuvent être totalement intégrées. Le modèle de sécurité intégrée permet l’utilisation de l’authentification basée sur l’appartenance aux utilisateurs et aux groupes, ainsi que l’authentification standard basée sur Internet. Elle permet d’utiliser un modèle d’autorisation en couches pour déterminer les droits et autorisations d’accès au contenu. Avant que les utilisateurs puissent accéder aux fichiers et aux répertoires, vous devez vous assurer que les utilisateurs et groupes appropriés disposent d’un accès au niveau du système d'exploitation. Vous devez ensuite définir des autorisations de sécurité IIS qui octroient des autorisations pour le contenu contrôlé par IIS.

L’étude sur la sécurité proposée dans ce chapitre servira de point de départ pour l’étude de la sécurité d’autres ressources IIS, notamment les protocoles FTP (File Transfer Protocol), SMTP (Simple Mail Transfer Protocol) et NNTP (Network News Transfer Protocol). Les autres études aborderont différents aspects, plutôt que de couvrir les sujets déjà abordés dans ce chapitre.

Gestion de la sécurité Windows

Avant de définir les autorisations de sécurité IIS, vous utilisez les paramètres de sécurité du système d'exploitation pour exécuter les touches suivantes :

  • créer et gérer des comptes pour les utilisateurs et les groupes ;
  • configurer les autorisations d’accès aux fichiers et aux dossiers ;
  • définir des stratégies de groupe pour les utilisateurs et les groupes.

Chacun de ces sujets est étudié dans les sections qui suivent.

Utilisation de comptes d’utilisateur et de groupes

Microsoft Windows 2000 offre des comptes utilisateur et des comptes de groupes. Les comptes utilisateur déterminent les autorisations et les privilèges des individus. Les comptes de groupes déterminent les autorisations et les privilèges de plusieurs utilisateurs.

Notions fondamentales sur les utilisateurs et les groupes IIS

Les comptes d’utilisateurs et de groupes peuvent être définis au niveau de l’ordinateur local ou du domaine. Les comptes locaux sont propres à un ordinateur particulier et ne sont pas valides sur d’autres ordinateurs ou dans un domaine, excepté si vous accordez des autorisations spécifiques. Les comptes de domaine, à l’inverse, sont valides dans l’ensemble d’un domaine, ce qui permet de rendre les ressources du domaine disponibles pour ces comptes. En général, vous utiliserez les comptes en fonction de vos besoins :

  • Utilisez les comptes locaux lorsque vos serveurs IIS ne font pas partie d’un domaine ou que vous souhaitez limiter l’accès à un ordinateur particulier.
  • Utilisez les comptes de domaine lorsque les serveurs font partie d’un domaine Windows et que vous souhaitez autoriser des utilisateurs à accéder aux ressources de ce domaine.

Les comptes utilisateur importants sur les serveurs IIS sont les suivants :

  • Système local Par défaut, tous les utilisateurs de IIS et du service d’indexation se connectent à l’aide du compte système local. Cela permet aux services d’interagir avec le système d'exploitation.
  • IUSR_Nom_ordinateur Compte Invité Internet permettant aux utilisateurs anonymes d�accéder aux sites Internet. Si ce compte est désactivé ou verrouillé, les utilisateurs anonymes ne pourront pas accéder aux services Internet.
  • IWAM_Nom_ordinateur Compte Application Web utilisé pour exécuter les applications hors processus. Si ce compte est désactivé ou verrouillé, les applications hors processus ne pourront pas démarrer.

Les comptes Invité Internet et Application Web sont membres du groupe Invités et disposent d’un mot de passe qui n’expire jamais et qui ne peut pas être modifié par les utilisateurs. Vous pouvez apporter des modifications à ces comptes si nécessaire. Afin d’augmenter la sécurité, vous pouvez configurer IIS pour qu’il utilise d’autres comptes que les comptes standard fournis. Vous pouvez également créer des comptes supplémentaires.

Gestion des comptes d’ouverture de session de IIS et du service d’indexation

IIS et le service d’indexation utilisent le compte système local pour ouvrir une session sur le serveur. L’utilisation du compte système local permet aux services d’exécuter des processus système ainsi que des touches au niveau du système. Il est vivement recommandé de ne pas modifier cette configuration, excepté pour répondre à des besoins très spécifiques ou si vous souhaitez contrôler de façon très stricte les privilèges et les droits du compte d’ouverture de session IIS. Si vous décidez de ne pas utiliser ce compte, vous pouvez reconfigurer le compte d’ouverture de session pour IIS et le service d’indexation en procédant de la façon suivante :

  1. Démarrez la console de Gestion de l’ordinateur. Cliquez sur Démarrer, sur Programmes, sur Outils d’administration, puis sur Gestion de l’ordinateur.
  2. Dans la console de Gestion de l’ordinateur, connectez-vous à l’ordinateur dont vous souhaitez gérer les services.
  3. Développez le noeud Services et applications en cliquant sur le signe plus (+) se trouvant à côté, puis sélectionnez Services.
  4. Cliquez avec le bouton droit sur le service que vous souhaitez configurer, puis cliquez sur Propriétés.
  5. Sélectionnez l’onglet Connexion

 

 

 

 

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ARGENT, HONNEUR ET COURAGE: QUI EST LE PLUS GRAND ?

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le Mercredi, 17 Février 2010
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Johann Wolfgang von Goethe disait: "Perte d’argent, perte légère ; perte d’honneur, grosse perte ; perte de courage, perte irréparable."

L'africain, le jeune africain vit dans un environnement hostile.

Son salut, son affranchissement réside dans sa capacité à rester brave et audacieux.

Ce courage se manifeste dans la capacité à relever les grands défis du continent.

C'est également l'aptitude à surmonter les échecs et les crises quotidiennes.

Le courage est enfin une énergie positive qui stimulera  l'africain

et lui permettra de devenir la lumière du monde de demain.

 

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SEMBENE OUSMANE: sa biographie et son oeuvre LE MANDAT

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le Vendredi, 12 Février 2010
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Ousmane Sembène est né le 1er janvier 1923 à Ziguinchor, une ville de la Casamance. Ses parents sont des Lébous ayant quitté la presqu'île du Cap-Vert pour la Casamance. À partir de 7 ans, il fréquente l’école coranique et l’école française, apprenant à la fois le français et l’arabe, alors que sa langue maternelle est le wolof.

En 1942, il est mobilisé par l’armée française et intègre les tirailleurs sénégalais.

En 1946, il embarque clandestinement pour la France et débarque à Marseille, où il vit de différents petits travaux. Il est notamment docker au port de Marseille pendant dix ans. Il adhère à la CGT et au Parti communiste français. Il milite contre la guerre en Indochine et pour l’indépendance de l’Algérie.

En 1956, il publie son premier roman, Le Docker noir qui relate son expérience de docker. Puis en 1957 il publie Ô pays, mon beau peuple. En 1960, il publie un nouveau roman, les Bouts de bois de Dieu qui raconte l’histoire de la grève des cheminots en 1947-1948 du Dakar-Niger, la ligne de chemin de fer qui relie Dakar à Bamako. L’histoire se déroule parallèlement à Dakar, Thiès et Bamako sur fond de colonialisme et de lutte des cheminots pour accéder aux mêmes droits que les cheminots français.

En 1960, l’année de l’indépendance du Soudan français — qui devient le Mali — et du Sénégal, Ousmane Sembène rentre en Afrique. Il voyage à travers différents pays : le Mali, la Guinée, le Congo. Il commence à penser au cinéma, pour donner une autre image de l’Afrique, voulant montrer la réalité à travers les masques, les danses, les représentations.

En 1961, il entre dans une école de cinéma à Moscou. Il réalise dès 1962 son premier court-métrage Borom Saret (le charretier), suivi en 1964 par Niaye.

En 1966 sort son premier long-métrage, qui est aussi le premier long métrage « négro-africain » du continent, intitulé La Noire de... (Prix Jean-Vigo de la même année). D'emblée, Ousmane Sembène se place sur le terrain de la critique sociale et politique avec l'histoire d’une jeune sénégalaise qui quitte son pays et sa famille pour venir en France travailler chez un couple qui l’humiliera et la traitera en esclave, la poussant jusqu'au suicide.

Considéré comme l'un de ses chefs-d'œuvre et couronné par le Prix de la critique internationale au Festival de Venise, Le mandat (1968) est une comédie acerbe contre la nouvelle bourgeoisie sénégalaise, apparue avec l'indépendance.

En 1969, il fonde le Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou (Fespaco), un des plus grands festivals africains de cinéma.

En 1979, son film Ceddo est d'ailleurs interdit au Sénégal par le président Léopold Sédar Senghor qui justifie cette censure par une « faute » d'orthographe : le terme ceddo ne s'écrirait (selon lui) qu'avec un seul « d ». Le pouvoir sénégalais ayant en fait à cœur de ne pas froisser les autorités religieuses, notamment musulmanes. Sembène relate la révolte à la fin du XVIIe siècle des Ceddos, peuple aux convictions animistes qui refuse de se convertir. Il attaque ainsi avec virulence les invasions conjointes du catholicisme et de l'islam en Afrique de l'Ouest, leur rôle dans le délitement des structures sociales traditionnelles avec la complicité de l'aristocratie locale.

En 1988, malgré le prix spécial du jury reçu au Festival de Venise, il est victime à nouveau de la censure, mais en France cette fois-ci, avec Le Camp de Thiaroye, film hommage aux tirailleurs sénégalais et surtout dénonciation d'un épisode accablant pour l'armée coloniale française en Afrique, qui se déroula à Thiaroye en 19

En 2000, avec Faat Kiné, il débute un triptyque sur « l’héroïsme au quotidien », dont les deux premiers volets sont consacrés à la condition de la femme africaine (le troisième, La Confrérie des Rats était en préparation). Le second, Mooladé (2003), aborde de front le thème très sensible de l'excision. Le film relate l’histoire de quatre fillettes qui fuient l’excision et trouvent refuge auprès d’une femme, Collé Ardo (jouée par la Malienne Fatoumata Coulibaly), qui leur offre l’hospitalité (le Mooladé) malgré les pressions du village et de son mari. Sembène a récolté à cette occasion une nouvelle kyrielle de récompenses en 2004 : prix du meilleur film étranger décerné par la critique américaine, prix Un Certain Regard à Cannes, prix spécial du jury au festival international de Marrakech entre autres.

Parmi les autres récompenses reçues : le prix Harvard Film Archive décerné par l'Université Harvard en 2001.

Sembène revendique un cinéma militant et va lui-même de village en village, parcourant l'Afrique, pour montrer ses films et transmettre son message.

Le 9 novembre 2006, quelques mois avant sa mort, il reçoit, à la résidence de l'ambassadeur de France à Dakar, les insignes d'officier dans l'ordre de la Légion d'honneur de la République française

Malade depuis plusieurs mois, il meurt à l'âge de 84 ans à son domicile à Yoff le 9 juin 2007. Il est inhumé au cimetière musulman de Yoff.

SON OUVRAGE : LE MANDAT

Effigie satirique socio-économique de l’Afrique contemporaine en général et de la société sénégalaise en particulier, Le Mandat, du cinéaste sénégalais Sembène Ousmane, a été écrit durant les années post-indépendances à savoir, en 1968.
Plus qu’un simple récit traditionnel teinté d’exotisme et d’africanismes, ce roman dépeint avec probité et réalisme, mais aussi avec humour et bonhomie, la dureté de la vie en Afrique ainsi que la bassesse et la misère morale et matérielle de tout un peuple en mal être, désaxé, sybarite et seul face à son destin. Profondément embourbé dans une léthargie dont il ne peut commodément se départir faute de moyens et de concrètes réalisations, et ainsi confiné dans un environnement des plus hostiles, ce peuple, issu d’un quartier populaire de Dakar, ne vit que de ragots, de vices et de roublardises. En effet, dans une société où la « culture » de l’oisiveté, celle de l’assistanat et celle du cynisme ont la primauté sur l’esprit d’entreprise, esprit libérateur et salvateur, il est difficile pour bien des gens, à l’instar d’Ibrahima Dieng, de s’en sortir et de se réaliser.

Polygame et père de famille nombreuse, Ibrahima Dieng mène comme tout sénégalais de son époque et de son rang, une dure et triste vie aux côtés de ses deux épouses, Mety et Aram. Au chômage depuis un an et victime des effets pervers engendrés par l’indépendance, celui-ci a appris à ses dépends et avec le temps, à accepter sa condition matérielle. Néanmoins, sa vie bascule le jour où il reçoit de la part de son neveu nouvellement arrivé en France, un providentiel mandat d’une valeur de 25.000 FCFA. Dès lors, la nouvelle se propage dans tout le quartier et chacun voit en ce pécule inopiné le remède et la solution miracles, mais temporaires, à leur triste existence ainsi qu’à leurs maux quotidiens. Les habitants de ce faubourg mènent une vie des plus précaires faite de privations, de frustrations, d’aigreur, de dettes et de disette. Ainsi, telle une proie menacée et acculée dans ses retranchements les plus poussés, Dieng devient rapidement dans tout le quartier, une sorte de « Rédempteur économique » sur lequel reposent des milliers d’espoirs. De la sorte, sollicité par tous sans exception et avant même d’être entré en possession du mandat, celui-ci n’aura d’autre choix que de promettre entraide à ses concitoyens. Malheureusement, afin de récupérer ce mandat dont il ne touchera que 2.000 FCFA, 3.000 FCFA revenant à sa sœur, la mère de son neveu Abdou, et 20.000 FCFA à ce dernier lui-même, la poste lui demande une carte d’identité qu’il ne possède pas. Pour en avoir une il lui faudra se procurer des photos d’identité et un acte de naissance et obtenir ladite carte avant deux semaines, au terme desquelles le mandat, faute de pièces justificatives, sera renvoyé à son expéditeur. Commence alors une « course contre la montre ». Démuni, Dieng a besoin d’argent et se voit très vite contraint de quémander auprès d’amis ou de membres de sa famille. Cependant, son parcours est marqué d’obstacles. En effet, chaque étape de sa quête et chaque entrée d’argent attirent convoitises et sollicitations. Néanmoins, confronté aux lenteurs, au cynisme et à la malhonnêteté d’une bureaucratie africaine et plus précisément sénégalaise en pleine crise et nécessitant une totale restructuration, Dieng, désespéré et à bout d’effort, décide de se tourner vers un de ses neveux. Suivant les conseils de celui-ci, il lui fera rédiger une procuration afin de le désigner comme son mandataire. Finalement, dupé sans vergogne par celui qui se présentait alors comme sa dernière chance et en qui il avait une entière confiance, Dieng, seul et abandonné à son triste sort, ne touchera jamais le « fameux » mandat.

Finalement, s’il dépeint avec humour les réalités sociales dans les sociétés africaines contemporaines, Sembène Ousmane dénonce de façon plus ou moins virulente les dysfonctionnements d’un système profondément ébranlé. Ainsi, il ne manque pas d’évoquer la lenteur et la dépravation de nos systèmes bureaucratiques actuels ; des systèmes corrompus dans lesquels la règle du « premier arrivé, premier servi » n’existe pas ; les premiers et mieux servis étant les détenteurs du capital. De plus, toute cette mise en scène lui permet aussi d’aborder le problème des mentalités en Afrique ; obstacle majeur à son développement. En effet, dans un monde où les valeurs morales essentielles et inhérentes à tout homme sont supplantées par l’hypocrisie et la fourberie et dans lequel la culture de l’assistanat tend à se développer, comment prétendre au développement ? Tous les coups sont permis pour assouvir ses besoins égoïstes et personnels. Peut-on de ce fait encore parler de « solidarité » en tant que valeur essentielle en Afrique alors l’individualisme semble être de toute évidence l’apanage des habitants de cette terre ? Il nous incombe ainsi à tous de prendre conscience qu’un monde ne se fait pas tout seul et que « volonté, esprit d’entreprise, solidarité et honnêteté » demeurent le moteur essentiel à tout développement aussi bien économique que moral.

 

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CAMARA LAYE: sa Biographie et son ouvrage L'ENFANT NOIR

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le Vendredi, 12 Février 2010
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Camara Laye est un écrivain Guinéen d'expression Française.
Camara Laye est  né le 1er janvier 1928 à Kouroussa, un village de Haute-Guinée, et mort le 4 février 1980 à Dakar.
Après une scolarité à l'école française, Camara Laye part à Conakry, la capitale de la Guinée, poursuivre ses études. Diplôme de CAP mécanicien en poche, il tente de devenir ingénieur en France. Mais en vain, il n'essuie que des refus. Il traverse alors une période de doute et de désarroi. C'est à cette époque qu'il publie son premier roman, 'L'Enfant noir', en 1953. Un an plus tard, il sort son second livre, 'Le Regard du roi'. En 1956, alors que la Guinée traverse une période importante et s'apprête à devenir indépendante, Camara Laye y retourne. Jusqu'en 1963, il occupe des fonctions importantes au sein du ministère de l'Information à Conakry. Camara Laye est le premier ambassadeur au Ghana. Il occupe différents postes en dehors du Ghana avant de revenir à Conakry, où il travaille pour le Département des accords économiques avant d’être nommé directeur de l'Institut national de la recherche et de documentation. Camara Laye se trouve de plus en plus souvent en conflit avec les politiques du régime du président Ahmed Sékou Touré, et il est emprisonné pour une courte période. Dans le milieu des années 1960, il s'enfuit avec sa famille en Côte d'Ivoire, pays voisin, avant de s'installer au Sénégal, où il travailla comme chercheur à l'Institut fondamental d'Afrique noire, et participe au mouvement d'opposition à Sékou Touré. Mais il s'exilera finalement et définitivement au Sénégal lors de la dérive dictatoriale du régime d'Ahmed SékouTouré. Il en fera d'ailleurs le sujet de son roman 'Dramouss' en 1966. Il meurt  en 1980 à Dakar, deux ans après la parution de son ultime oeuvre, 'Maître de la parole', recueil de contes relatant la genèse du Mali.

SON OUVRAGE : L’ENFANT NOIR

L'enfant noir, classique de la littérature négro africaine, raconte la vie d’un enfant africain qui, un peu malgré lui, s’éloigne peu à peu des valeurs, des traditions séculaires de son peuple.

Récompensé en 1954 du prix Charles Veillon, L’Enfant Noir fait partie de ces œuvres africaines qui ont échappé au thème de la colonisation vue comme acculturation (volontaire ou forcée) par de nombreux auteurs. L'auteur, Camara Laye, nous livre tout simplement la vie d’un enfant africain qui, un peu malgré lui, s’éloigne peu à peu des valeurs, des traditions séculaires du peuple auquel il appartient.
Le personnage principal de l’œuvre commence sa vie à Kouroussa, une petite ville de Guinée- Conakry où il partage la case de sa mère. La concession de son père, dans laquelle il vit, fourmille d’activités diverses ; le petit Camara est donc très tôt en contact avec la vie de la petite communauté à laquelle il appartient. Fils du forgeron le plus réputé de la ville, il est baigné dans un univers un peu mystique et il apprend très tôt que les objets, les animaux, les personnes ne sont pas toujours ce qu’ils ont l’air d’être. Dès ses premières années, il apprend par exemple à reconnaître le serpent noir qui représente le totem de son père et à ne pas s’étonner que sa mère puisse d’une simple injonction rendre docile un cheval récalcitrant.
Il passe aussi beaucoup de temps à Tindican, le village de sa mère, où il retrouve sa grand-mère, ses oncles et aussi ses petits camarades de jeux pour lesquels il est déjà un peu « le garçon de la ville ».
A l’école, comme beaucoup de ses camarades, il subit les brimades des élèves de la « grande classe », ceux qui doivent passer le certificat d’études, jusqu’au jour où son père décide d’intervenir. Quelques temps après cette intervention, le directeur de l’école, jugé trop laxiste par les parents d’élèves, est renvoyé et remplacé. Camara poursuit alors une scolarité sans histoire et passe sans problème ni surprise son certificat d’étude

Comme beaucoup d’enfants africains, Camara passe par l’inévitable épreuve d’initiation, qui est dans sa coutume divisée en deux étapes ; il entre dans l’ « association des non-initiés », qui rassemble les adolescents incirconcis âgés de douze à quatorze ans. Quelques temps plus tard, Camara doit subir l’épreuve de la circoncision. Il s’attarde beaucoup sur cette dernière, qui représente de manière significative aux yeux de la tradition la « naissance à la vie d’homme ». Camara raconte la semaine qui précède sa circoncision, mettant beaucoup l’accent sur les diverses danses et l’esprit de fête qui entourent cet événement, ainsi que sur la nervosité croissante des futurs circoncis. Le jeune garçon commence à saisir sa nouvelle condition d’homme lorsque, en rentrant après la période de convalescence consécutive à sa circoncision, il découvre sa case à lui, désormais séparée de celle de sa mère, bien que proche de celle-ci. Camara éprouve alors une satisfaction teintée de tristesse ; satisfaction d’être un homme, d’avoir « l’âge de raison ». Mais tristesse d’être un homme, de s’éloigner de façon inéluctable de sa mère, de la simplicité de son enfance.
A quinze ans, Camara quitte sa famille pour Conakry, la capitale, où il doit suivre un enseignement technique à l’école Georges Poiret. Il est accueilli de façon chaleureuse par le frère de son père qui, avec ses femmes et ses enfants, lui donne un nouveau foyer dans lequel il se sent vite à l’aise, après une première année d’adaptation difficile.
Ses années loin de sa maison, de ses parents, marquent le début de son émancipation réelle en tant qu’homme. Ses séjours à Kouroussa deviennent alors l’occasion de rencontrer ses amis d’enfance, d’affiner des amitiés anciennes et de s’amuser comme tous les jeunes garçons de son âge.

Après l’obtention de son certificat d’études professionnelles, Camara convainc ses parents de le laisser aller en France pour y poursuivre ses études. Il est, encore une fois, à un stade de sa vie où la joie de ses futures découvertes le dispute à la tristesse de savoir qu’il ne reverra pas les personnes qu’il aime avant un certain temps, et il va vers la France, vers son avenir, la tête haute mais les larmes aux yeux.
Dans ce roman, Camara Laye rend de façon simple sans fioritures inutiles la réalité d’un monde qui change. Il se rend compte, dès son enfance, qu’il ne sera pas forgeron comme son père, que celui-ci a pour lui d’autres objectifs et souhaite que son fils aîné puisse saisir la chance que lui-même n’a pas eue de recevoir une éducation scolaire. Camara, qui est un enfant sensible, ressent à travers son quotidien que la vie n’est plus la même. Il sent qu’il ne pourra pas s’inscrire dans le fil de l’histoire de sa famille, que certains de ces secrets que les hommes d’une famille se transmettent de génération en génération, certains de ces mystères qu’il a observés avec ses yeux d’enfants, resteront toujours à ses yeux des secrets, des mystères qu’il n’aura pas percés ; Camara laisse donc derrière lui, en allant à l’école française, puis à Conakry et en France, plus que sa famille : il laisse aussi un peu de son histoire.
Avec ce livre qui, presque malgré son auteur, reflète ce que la présence européenne, même discrète, a pu apporter comme changements dans des traditions un peu figées, certes, mais qui représentent souvent la « personnalité » des peuples, on ne peut que se demander, encore une fois, si dans un monde où l’occidentalisation semble être devenue le mot d’ordre de tout le continent africain, où les cultures locales se perdent au profit de la sacro-sainte « mondialisation », il ne faudrait pas parfois penser à s’arrêter un instant d’ « évoluer », le temps de garder ce qu’il nous reste de notre culture, d’acquérir de nos parents les valeurs qui font la personnalité de nos tribus pour pouvoir, à notre tour les transmettre à nos descendants. Pour que l’Afrique reste un continent à part entière et que les cultures africaines ne deviennent pas un reflet mal dégrossi de celles qui nous ont été imposées à l’origine mais dont nous nous faisons des modèles à égaler, des idéaux établis, au fil du temps.

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Pèlerinage à Dingasso

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le Dimanche, 07 Février 2010
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Le temps de carême marque dans la religion catholique, un temps de prières intensives, de pardon, de partage... C’est ainsi que chaque 3ème dimanche avant le 1er dimanche du temps de carême, l’archidiocèse de Bobo, organise le pèlerinage annuel de Dingasso. Digasso une un village situé à environ 15km de la ville de bobo, dans ce village, il y a des falaises et des grottes, la légende raconte que Samori touré et ces soldat, y abritaient.

Très to le matin, les déplacements s’effectuaient massivement sur la route de Banfora, qui conduit à Dingasso, en bus, voiture ; sur un vélo ou une moto, et même à pied, tous avaient pour destination Dingasso, Avec pour objectif allez priez le rendre grâce à Dieu, demander sa miséricorde, et ses grâces pour des lendemains meilleurs. La cérémonie chaque fois présidé par l’évêque monseigneur Anselme T. Sanou, est divisée est 3 grande étapes. La première étape est le début de la cérémonie, ou l’on fait l’introduction, après s’en suit une longue marche jusqu'à la croix. La seconde étape commence au pied de la croix du seigneur, au cour de cette étape on lit les deux lectures, puis il y a l’aspersion de l’assemblé par l’eau bénite qui, continue la marche vers le lieu de la messe en descendant dans les collines pour la suite de la cérémonie. Cette dernière étape est constituée de la suite de la messe, les confessions, l’adoration, la prière à la grotte de la vierge Marie. En faite, la cérémonie, est marque part une série de procession d’environ 2km, elle commence à 9h pour finir au environ de 16h.

Le pèlerinage de Digasso est vraiment une manifestation qui prend de l’ampleur, et voit plus de participant chaque année, en effet, les jeunes des différents groupements religieuses partent, dormir à ce endroit le Samedi en attendant le lendemain, c’est ce qui s’appelle la Nuit du pèlerin, au court de cette nuit, on chante le seigneur, on prie, on danse, en gros c’est la fête… En plus ceux qui viennent pour prier, certaines personnes viennent pour ce distraire, mais, ils sont bien loin du lieu de culte.

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POUR TOUS LES ELEVES ET ETUDIANTS QUI SONT DES "jarres cassées"

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le Mardi, 02 Février 2010
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Un porteur d'eau indien avait deux grandes jarres, suspendues
aux 2 extrémités d'une pièce de bois qui épousait la forme de ses
épaules.
L'une des jarres avait un éclat, et, alors que l'autre jarre
conservait parfaitement toute son eau de source jusqu'à la maison   du maître, l'autre jarre perdait presque la moitié de sa précieuse   cargaison en cours de route.
Cela dura 2 ans, pendant lesquels, chaque jour, le porteur d'eau
ne livrait qu'une jarre et demi d'eau à chacun de ses voyages.        Bien sûr, la jarre parfaite était fière d'elle, puisqu'elle
parvenait à remplir sa fonction du début à la fin sans faille.
Mais la jarre abîmée avait honte de son imperfection et se
sentait déprimée parce qu'elle ne parvenait à accomplir que la
moitié de ce dont elle était censée être capable.
Au bout de 2 ans de ce qu'elle considérait comme un échec
permanent, la jarre endommagée s'adressa au porteur d'eau,
au moment où celui-ci la remplissait à la source.        "Je me sens coupable, et je te prie de m'excuser."       "Pourquoi ?" demanda le porteur d'eau. "De quoi as-tu honte ?"       "Je n'ai réussi qu'à porter la moitié de ma cargaison d'eau
à notre maître, pendant ces 2 ans, à cause de cet éclat qui
fait fuire l'eau. Par ma faute, tu fais tous ces efforts, et,
à la fin, tu ne livres à notre maître que la moitié de l'eau.
Tu n'obtiens pas la reconnaissance complète de tes efforts",
lui dit la jarre abîmée.
Le porteur d'eau fut touché par cette confession, et, plein
de compassion, répondit: "Pemndant que nous retournons à
la maison du maître, je veux que tu regardes les fleurs
magnifiques qu'il y a au bord du chemin".
Au fur et à mesure de leur montée sur le chemin, au long
de la colline, la vieille jarre vit de magnifiques fleurs   baignées de soleil sur les bords du chemin, et cela lui mit   du baume au coeur. Mais à la fin du parcours, elle se sentait   toujours aussi mal parce qu'elle avait encore perdu la moitié   de son eau.
Le porteur d'eau dit à la jarre "T'es-tu rendu compte qu'il
n'y avait de belles fleurs que de TON côté, et presque aucune
du côté de la jarre parfaite? C'est parce que j'ai toujours su   que tu perdais de l'eau, et j'en ai tiré parti.
J'ai planté des semences de fleurs de ton coté du chemin, et,
chaque jour, tu les as arrosées tout au long du chemin.
Pendant 2 ans, j'ai pu grâce à toi cueillir de magnifiques   fleurs qui ont décoré la table du maître. Sans toi, jamais je n'aurais pu trouver des fleurs aussi fraîches et gracieuses."
Morale de l'histoire: Nous avons tous des éclats, des blessures,
des défauts. Nous sommes tous des jarres abîmées.
Certains d'entre nous sont diminués par la vieillesse, d'autres
ne brillent pas par leur intelligence, d'autres trop grands, trop   gros ou trop maigres, certains sont chauves, d'autres sont diminués
physiquement, mais ce sont les éclats, les défauts en nous
qui rendent nos vies intéressantes et exaltantes.     "Le fou cherche le bonheur au loin, le sage le cultive à ses   pieds".   James Oppenheim
"L'expérience n'est pas ce qui nous arrive. C'est ce que nous   faisons de ce qui nous arrive".   Aldous Huxley
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Biographie et biographie kourouma, Ahmadou (1929-2003),

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le Vendredi, 22 Janvier 2010
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Ahmadou kourouma suit des études en France puis prend part à la guerre d’Indochine, avant d’exercer le métier d’actuaire. En 1968, son premier roman, le soleil des indépendances, inaugure une réflexion nouvelle sur l’Afrique qui, sans rompre avec la négritude, s’attache à la contemporanéité de ses problèmes.il dresse le bilan d’une décennie d’indépendance pour constater et en dénoncer l’échec, sur le plan démocratique.aux abus des anciens colonisateurs on succéder ceux de la nouvelle classe politique africaine.

Dénonciateur inlassable de la tyrannie et de la corruption de ces élites politiques, Ahmadou kourouma est aussi et surtout le peintre de l’Afrique des laissés-pour-compte. Son origine malinké, jamais reniée, confère de surcroit à sa langue et à son discours en quête du devenir africain une authenticité et une partie indiscutables.

Monné, outrages et défis(1990) et en attendant le vote des bêtes sauvages(1998), ses deux romans suivants, que plus de vingt ans séparent du soleil des indépendances, narrent, pour premier, la désintégration d’un royaume du sahel sous les coups de la colonisation, et pour le second, l’itinéraire d’un dictateur imaginaire.

Son dernier roman publier de son vivant, Allah n’est pas obligé(prix renaudot2000), est le récit d’un enfant soldat, orphelin jeté sur les routes d’Afrique de l’ouest(LIBERIA,SIERRA LEONE,GUINEE) à feu et à sang. Vision désespérée d’un continent enlisé dans les conflits sans fin, Allah n’est pas obligé réussit l’exploit, par la voix de son narrateur enfant et sur schéma picaresque, de marier une description méthodique et très crue de la violence, une explication de l’enjeu de conflit pourtant très complexes, et, une ironie qui, loin d’en atténuer l’horreur, la rend par contraste plus absurde et effroyable encore. Publier à titre posthume, en 2004 Quand on refuse on dit non constitue la suite du précédant roman. en 1998. Ahmadou kourouma, à travers le parcours de son jeune héros, évoque l’histoire récente de la CÖTE D’IVOIRE, particulièrement la guerre civile provoquée par les partisans du concept d’ivoirité.

Moins connue bien qu’abondante, son œuvre pour la jeunesse tente de perpétuer la mémoire des traditions, des savoirs et des valeurs de l’Afrique ancestrale, sans se priver d’en énoncer les aspects les plus barbares, comme les pratiques de la scarification ou de l’excision liées aux rituels initiatiques(Yacouba,chasseur africain1998 ;Le griot, homme de paroles,2000 ;Le chasseur, héros africain,2000 ;Le forgeron, homme de savoir,2000 ;Prince, suzerain actif,2000).

Ahmadou kourouma est également l’auteur d’une pièce de théâtre, tougnantigui ou le diseur de vérité, représenté à Abidjan en 1972 mais censurée au bout de quelques représentations .elle a été rééditée en 1998.

 

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La philosophie comme mode de vie

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le Vendredi, 22 Janvier 2010
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La philosophie comme mode de vie

Jean-Léon Gérôme, Diogène, 1860. Portrait romantique qui représente aussi le chien (en grec « κύων ») qui a donné son nom au cynisme.

La philosophie s’est comprise très tôt comme une manière de vivre et non pas uniquement comme une réflexion théorique. Dit autrement : être philosophe, c’est aussi vivre et agir d’une certaine façon et non pas seulement se confronter à des questions abstraites[14]. L’étymologie du terme « philosophie » indique bien que le philosophe est celui qui tend vers la sagesse, qui cherche à vivre comme il faut et plus particulièrement qui recherche le bonheur. La philosophie entendue comme mode de vie met l'accent sur la mise en application dans sa propre vie des résultats de la réflexion philosophique. L’idée que la philosophie est une manière de vivre a aussi pu amener certains philosophes à imaginer que, pour cette raison, ils devaient guider les autres et les aider à mener correctement leurs existences. La philosophie, d’éthique personnelle, pouvait se faire projet collectif voire politique. Ces ambitions « collectives » de la philosophie prennent différentes formes. Une véritable communauté de vie pouvait se constituer autour d'un philosophe. Ceci explique en partie la naissance dans l’Antiquité d’écoles philosophiques (autour d’Épicure, de Platon ou d’Aristote par exemple). Depuis les présocratiques et surtout à partir de Socrate, toute une tradition a défendu cette conception de la philosophie comme un mode de vie. Citons entre autres les Stoïciens[15], Platon, Aristote, Épicure, Descartes[16], Spinoza[17], Sartre ou Russell.

Mais ces derniers sont loin d’exclure l’idée que le philosophe s’intéresse à des problèmes théoriques. La « sagesse », ou plus exactement la sophia, que veut posséder le philosophe est aussi un savoir et une connaissance. Le philosophe, dans la lignée de la tradition fondée par Socrate, sait comment il doit vivre ; il peut justifier ses choix et son mode de vie. Socrate par exemple, dans les dialogues présocratiques de Platon, exige de ses interlocuteurs qu’ils soient à même de donner le logos de leur jugement de valeur et de leur choix, c’est-à-dire de les justifier rationnellement. Cette exigence de rationalité peut amener même à donner des fondements authentiquement scientifiques à la philosophie.

Bien sûr la définition de la philosophie en tant que modus vivendi ne peut prétendre être suffisante pour définir la philosophie dans son ensemble. Bien des philosophes ont compris la philosophie comme un travail intellectuel et non comme un mode de vie : c'est le cas de manière claire dans le monde universitaire et de la recherche de nos jours.

Il en va tout autrement, en Inde notamment. Le point de vue occidental ne peut s'appliquer aux concepts philosophiques en vigueur dans cette partie du monde, bien qu'il y eût tentative d'assimilation à l'époque romaine, en particulier avec Plotin. L'on sait que lors des conquêtes d'Alexandre le Grand (vers -325), les Grecs furent frappés par l'ascétisme hindou et le dénuement qui en résultait[18]. D'où leur appellation, fausse, de « gymnosophistes » (de gumno, « nu »). Ces ascètes pratiquaient les préceptes des Upanishads. À cette confrontation d'idées philosophiques intervient l'ethnophilosophie.

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qu'est ce que la philosophie ?

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le Vendredi, 22 Janvier 2010
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Étymologie

Jacques-Louis David, La mort de Socrate (1787), conservé au Metropolitan Museum of Art de New York.

Étymologiquement « philosophía » n’est pas une construction moderne à partir du grec[1], mais bien un emprunt à la langue grecque elle-même. Alors que les termes φιλοσοφος (philosophos) et φιλοσοφειν (philosophein) sont attestés chez les présocratiques[2] Héraclite, Antiphon, Gorgias, Pythagore, mais aussi d'autre penseurs comme Thucydide ou Hérodote. La φιλοσοφία (philosophía), se traduisant par « philosophie », doit sa paternité à Platon qui en fait d’après Monique Dixsaut un synonyme de φιλομαθια (philomathia).

Le terme est souvent traduit par la composition de mots amis (philo) de la sagesse (sophía), elle sera souvent définie par Platon comme étant en opposition avec les désirs « humains » (philo-èdonos (amour du plaisir), philo-sómatos (amour du corps), philo-nikos (amour de la justice), ...) pour aller la loger dans le « plus qu'humain » dans la pratique intellectuelle dénuée de corps. C'est en ce sens que Socrate s'exprime dans l'apologie en disant être ami de la sagesse et non pas sage [3], ce qui l'amène à trouver dans sa mort la chance ultime de la séparation de son corps (proprement humain) et de son âme (proprement intellectuelle), cette âme pouvant ainsi contempler la sagesse - en soi.

« Désir de connaître et amour du savoir, ou philosophie, c'est bien une même chose ? » (Platon, La République, II, 376b).

Définir la philosophie ?

La philosophie contemporaine, issue d'une tradition multiple, se présente sous des formes variées : tradition herméneutique et postkantienne en Allemagne, philosophie analytique dans les pays anglophones et dans une grande partie de l'Europe, tradition phénoménologique en Europe continentale[4]. Certains remettent fortement en cause la tradition philosophique et ses présupposés telle la philosophie féministe, la déconstruction de Derrida ou de Heidegger. Ces courants forment autant de pratiques différentes et d'opinions divergentes sur la nature de la philosophie, qui interdisent de donner une définition unique acceptable par tous. S'il y a aujourd'hui plusieurs traditions philosophiques, aucune ne peut prétendre résumer l'activité philosophique à elle seule, ni décrire l'activité philosophique de façon consensuelle.

Les difficultés à définir la philosophie sont en outre de nature épistémologique, car il est difficile de délimiter rigoureusement méthodes, thèmes et objets de la philosophie. Historiquement, elle a pu en effet s'inspirer d'autres disciplines (des mathématiques, voire des sciences positives). Pourtant, elle n'a jamais réussi à développer une méthode ou un ensemble de méthodes qui auraient réussi à s´imposer parmi les philosophes (comme la méthode expérimentale s'est imposée en physique et en chimie par exemple). En outre les amalgames entre la philosophie et d'autres disciplines sont de plus favorisés par une tradition de philosophes aux intérêts très divers. Ainsi Aristote aura été aussi bien logicien, que philosophe ou naturaliste. Déterminer le philosophe par sa fonction sociale n'est donc pas aisé. La plupart des activités autrefois appartenant à la discipline sont devenues aujourd'hui autonomes (psychologie, sciences naturelles, etc.), et la part propre de la philosophie s'est réduite.

Mais il est également délicat de déterminer l'essence de la philosophie, soit parce que son statut dans la société est lui-même difficile à cerner, soit qu'elle a été ramenée à d'autres disciplines apparemment proches. Dès l'Antiquité, par exemple, Socrate était confondu dans Les Nuées d'Aristophane avec les sophistes, que Platon nous présente pourtant comme ses adversaires dans ses dialogues. Et même sans tomber dans un quelconque pathos du philosophe incompris par ses contemporains, on peut se demander quelle est sa fonction dans la société. En tant que discipline théorique, son intérêt semble limité parce qu'elle est sans portée pratique et sans fondements scientifiques. En tant que recherche de la sagesse, elle s'adresse à l'individu plus qu'à la communauté.

Paul Gauguin, D'où venons-nous ? Qui sommes-nous ? Où allons-nous ? (1897/98).

Les méthodes de la philosophie

On peut dans une première approche, délimiter ex negativo un certain nombre de méthodes et de principes heuristiques qui caractérisent au moins en partie la philosophie.

Délimitations négatives de la méthode de la philosophie

D'une part la philosophie ne recourt pas à la méthode expérimentale. La philosophie, en effet, à la différence de la physique, de la chimie ou de la biologie, n'a jamais vraiment intégré le processus d’expérimentation dans son outillage heuristique. Ceci est évident pour la philosophie antique et médiévale qui ne connaissait pas l'expérimentation. Même les grands philosophes qui se sont illustrés comme scientifiques (Descartes, Pascal, Leibniz pour ne citer qu'eux) ont toujours distingué leur travail dans le domaine scientifique et dans le domaine philosophique. Certains philosophes comme Kant ou Wittgenstein[5] ont même vu dans l’absence d’expérimentation en philosophie une caractéristique épistémologique essentielle de cette discipline et ont refusé toute confusion avec les sciences expérimentales[6].

D’autre part la philosophie n'est pas, par essence, une science reposant sur l'observation empirique à la différence de la sociologie ou des sciences politiques par exemple. Il ne faut naturellement pas croire que la philosophie peut ignorer les données empiriques les plus évidentes. Mais traditionnellement la philosophie ne veut pas se limiter à un simple catalogue de faits et entreprend pour cela un vrai travail de théorisation voire de spéculation. Ainsi, par exemple, même si un Aristote a recueilli les constitutions des cités grecques de l'époque, il a voulu dans La Politique et dans l’Éthique à Nicomaque analyser les structures de la cité d'un point de vue théorique.

Enfin, la philosophie, à la différence des mathématiques ou de la logique formelle, ne s’est jamais décidée à travailler uniquement au moyen de symboles formels, bien que Leibniz ait pu rêver résoudre les problèmes philosophiques au moyen d’un calcul logique universel[7]. Et si la philosophie analytique contemporaine est impensable sans la logique mathématique, elle utilise encore massivement le langage naturel.

Caractéristiques de la méthode de la philosophie

Le philosophe par Rembrandt.

Malgré les difficultés que comporte cette entreprise, il est possible de distinguer certaines grandes caractéristiques positives de la méthode philosophique. La philosophie se comprend comme un travail critique. C'est une de ses définitions les plus courantes. Cette critique n’est cependant jamais purement et simplement négative. Elle a pour but de créer de nouvelles certitudes et de corriger les fausses évidences, les illusions et erreurs du sens commun ou de la philosophie elle-même. Socrate, par exemple, interrogeait ses contemporains et les Sophistes afin de leur montrer leurs contradictions et leur incapacité à justifier ce qui leur semblait évident[8]. Descartes[9] est à l'époque moderne le meilleur représentant de cette conception de la philosophie, car, selon lui, seul un doute radical et général pouvait être le fondement d'une pensée parfaitement rigoureuse et indubitable.

La philosophie est souvent caractérisée comme un travail sur les concepts et notions, un travail de création de concepts permettant de comprendre le réel, de distinguer les objets les uns des autres et de les analyser, mais aussi un travail d'analyse des concepts et de leurs ambiguïtés[10]. Elle a très tôt[11] reconnu les problèmes que posent les ambiguïtés du langage. De nos jours la philosophie analytique donne elle aussi une grande place à ce problème.

En outre, à la différence des sciences, la délimitation des méthodes et du domaine de la philosophie fait partie de la philosophie elle-même. Chaque penseur se doit d'indiquer quels problèmes il souhaite éclairer, et quelle sera la méthode la plus adaptée pour résoudre ces problèmes. Il faut en effet bien voir qu'il y a une unité profonde des problèmes philosophiques et de la méthode philosophique. Il ne faut donc pas voir l'instabilité des méthodes et des thèmes philosophiques comme une faiblesse de la discipline, mais plutôt comme un trait caractéristique de sa nature. Ainsi, la philosophie est une sorte de retour critique, du savoir sur lui-même, ou plus précisément une critique rationnelle de tous les savoirs (opinions, croyances, art, réflexions scientifiques, etc.), y compris philosophiques - puisque réfléchir sur le rôle de la philosophie c'est entamer une réflexion philosophique.[12]

 

Enfin, la philosophie est une discipline déductive et rationnelle. Elle n'est pas simple intuition ou impression subjective, mais demeure inséparable de la volonté de démontrer par des arguments et déductions ce qu’elle avance : elle est volonté de rationalité. C'est même la rupture des présocratiques avec la pensée religieuse (mythologie) de leur époque, et leur rapport aux dieux grecs qui est considérée traditionnellement comme le point marquant de la naissance de la philosophie. Ce souci de démontrer et de livrer une argumentation se retrouve au cours de toute l'histoire de la philosophie. Qu'on songe aux discussions éristiques durant l'Antiquité, à l'intérêt que portent les philosophes à la logique depuis Aristote, mais aussi, au Moyen Âge, au souci de donner à la philosophie la rigueur démonstrative des mathématiques (comme chez Descartes ou Spinoza) ou à l'importance qu'accorde la philosophie analytique de nos jours à la rigueur et à la clarté argumentatives. Malgré cette tendance profonde, la philosophie contemporaine a vu se développer une critique radicale de la raison, que ce soit chez Nietzsche, Heidegger, ou encore Adorno : la rationalité même s'est donc trouvée mise en débat par la philosophie.[13]

La méthode est un ensemble de prescriptions relatives au déroulement optimal d'une activité. Cette dernière peut être soit une pratique collective assez complexe, comme la gestion de la communauté politique (« méthode démocratique »), soit la résolution d'un problème théorique spécifique (« méthode diagonale de Cantor », « méthode des tables sémantiques »). Le concept de méthode est historiquement lié au problème de l'acquisition de la certitude dans le champ cognitif. Pour Socrate, l'activité qui vise la connaissance est, comme tout autre art obligée de se conformer à certaines règles. Dans les dialogues platoniciens, Socrate semble pleinement conscient du rapport qui existe entre la validité d'une connaissance et la modalité de son acquisition : c'est d'ailleurs là l'essence de toute position qui reconnaît à la méthode une importance prédominante. La maïeutique de Socrate ainsi que la méthode dialectique dans les diverses présentations qu'on peut en donner à partir des dialogues platoniciens sont des procédures visant à éviter l'erreur dans l'analyse des concepts, et tout particulièrement la forme d'erreur qui réside dans l'acceptation tacite ou inconsciente des préjugés et des présupposés.

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Biographie de SOCRATE

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le Vendredi, 22 Janvier 2010
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SOCRATE

Philosophe (Grec)

Né en 469 av JC
Décédé en 399 av JC (à l'âge d'environ 70 ans)

Il naît à Athènes, en 469, c'est-à-dire à la fin des guerres médiques. Sa mère était sage-femme et son père, Sophronisque, sculpteur. Il reçut sans doute l'éducation de son temps, gymnastique, musique, école du grammatiste. A-t-il suivi l'enseignement de tel ou tel philosophe ? Peut-être, mais c'est peu probable. En tout cas, vivant au "siècle de Périclès", - le siècle le plus brillant d'Athènes-, contemporain, ou presque, d'un Sophocle et d'un Euripide, il a connu, au long de ses soixante-dix ans de vie, la grandeur et la décadence de sa patrie. Il meurt en 399, quelques années après la fin de la guerre du Péloponnèse et de la tyrannie des Trente. Il était fort laid : chauve, le nez épaté, il ressemblait à un satyre ou à un silène ; ce visage scandalisait les Athéniens pour lesquels la beauté physique était le symbole de la beauté morale. Sa tenue vestimentaire était plus que simple (sans être provocante comme celle des cyniques) et il portait rarement des chaussures... Nous ne savons rien sur la jeunesse de Socrate : peut-être a-t-il d'abord exercé le métier de son père avant d'aller écouter les philosophes... Il épousa Xanthippe dont la tradition nous dit qu'elle était une femme acariâtre et dont il eut trois fils. La personnalité véritable de Socrate pose également une énigme ; l'histoire de la philosophie grecque est, traditionnellement, organisée autour de son nom et nous ignorons quel fut le véritable Socrate : son disciple Xénophon en fait un portrait assez fruste et banal ; son autre disciple, Platon, l'idéalise et lui prête ses propres conceptions philosophiques, Aristophane le caricature dans sa pièce Les Nuées. Nous n'avons aucun écrit de Socrate car son enseignement était tout oral. Dans quelles conditions Socrate enseigne-t-il ? Son enseignement n'a rien à voir avec celui d'un directeur d'école philosophique ; son "école", c'est l'agora, la place publique où il se promène au milieu des petites gens comme des aristocrates, bavardant avec tous et les interrogeant, en prenant comme sujets de méditation les mille et un problèmes de la vie quotidienne. Il va répétant qu'il a reçu comme mission de la part des dieux d'éduquer ses contemporains. Cet oisif, qui n'exerce aucun métier et a choisi de vivre pauvre enseigne gratuitement -contrairement aux sophistes qui faisaient payer fort cher leurs leçons. Mais cet oisif ne se refuse pas pour autant à ses devoirs de citoyen : il fait la campagne de Potidée au début de la guerre du Péloponnèse, assiste à la défaite des Athéniens face aux Thébains à Délion (424) où il sauve Xénophon. Dans la vie civile Socrate fait également preuve de courage : il refuse de condamner en bloc les généraux qui n'avaient pas recueilli les corps des naufragés à la bataille des Arginuses (406) et, en 404, sous la tyrannie des Trente, il critique ouvertement les exécutions sommaires ordonnées par ceux-ci et refuse même de participer à une arrestation. Le courage de Socrate s'allie à une maîtrise de soi en toute circonstance : il n'est jamais ivre (même après avoir beaucoup bu ! ), ne s'emporte jamais et supporte avec flegme injures ou critiques, à la grande admiration d'Alcibiade, par exemple. Cette attitude et ce caractère, les disciples qu'il s'est attachés, lui ont donné une certaine notoriété qui ne va pas sans susciter jalousies et envies. Sa méthode d'enseignement et sa pratique ne sont pas de tout repos. Les esprits conservateurs voient en lui l'incarnation de l'esprit nouveau, qui pervertit les vieilles valeurs morales et constitue un danger pour l'ordre social. En 399 Socrate est accusé par Anytos et deux acolytes dans les termes suivants : "Socrate est coupable du crime de ne pas reconnaître les dieux reconnus par l'Etat et d'introduire des divinités nouvelles ; il est de plus coupable de corrompre la jeunesse". Le châtiment demandé est la mort. Socrate refuse le secours de Lysias et de la plaidoirie qu'il avait préparée, pour se défendre seul. Après délibération, Socrate est déclaré coupable par 281 voix contre 278. L'institution judiciaire athénienne voulait que le condamné fît une contre-proposition pour sa condamnation ; or Socrate, au lieu de s'humilier comme le faisaient habituellement les condamnés, propose pour sa conduite passée... d'être nourri au prytanée (honneur suprême ! ) pour le restant de ses jours. Cette réponse apparut comme un outrage aux juges et la condamnation à mort de Socrate fut votée avec 80 voix de plus que ne l'avait été sa culpabilité. Socrate dit alors un dernier adieu à ses juges en leur promettant un châtiment beaucoup plus pénible : celui de voir croître ses disciples (le récit de ce procès se trouve dans l'Apologie de Socrate de Platon). Enfermé en prison, Socrate n'est pas exécuté immédiatement car le vaisseau qui va tous les ans porter à Dèlos des offrandes à Apollon vient de partir et aucune exécution capitale ne peut se faire avant son retour ; pendant les trente jours de son emprisonnement Socrate s'entretient avec ses disciples qui lui proposent en vain un plan d'évasion (cf. Criton de Platon). Le jour où il boit la ciguë, il consacre ses derniers moments à dialoguer avec ses amis sur l'immortalité de l'âme : ces propos nous sont rapportés dans le dialogue du Phédon de Platon.

 

 

 

 

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Methode sur la disertation en philosophie

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le Vendredi, 22 Janvier 2010
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Résumé: Pour de plus amples renseignements, je vous renvoie vers un ouvrage intitulé : ORGANIBAC Philosophie, dans la collection Mignard (Paris, 1983) dont je me suis inspiré pour rédiger ces conseils.

INTRODUCTION : QU'EST-CE QU'UNE DISSERTATION PHILOSOPHIQUE ?

 

 

1) Fonction

 

On peut la définir par sa fonction : vous devez montrer que :

 

- vous êtes capable de raisonner

- d'utiliser vos connaissances

 

Je précise que tout élève de Terminale se doit d'avoir lu le début des "Instructions concernant l'enseignement philosophique" d'Anatole de Monzie (2 septembre 1925), afin de comprendre ce qu'on attend de lui; voici un extrait de ces instructions :

 

D'abord, voyons ce qui caractérise selon A. de Monzie l'enseignement philosophique Français :

"Un des traits les plus importants qui caractérisent l'enseignement secondaire français est l'établissement, au terme des études, d'un enseignement philosophique élémentaire, mais ample et distinct, auquel une année est spécialement consacrée. Nous n'avons pas à justifier ici une institution : elle n'est plus discutée aujourd'hui et n'a jamais été battue en brèche que par les gouvernements hostiles à toute conception libérale. Nous nous contenterons de rappeler le double service qu'on peut en attendre.

D'une part, il permet aux jeunes gens de mieux saisir, par cet effort intellectuel d'un genre nouveau, la portée et la valeur des études mêmes, scientifiques et littéraires, qui les ont occupés jusque-là, et d'en opérer en quelque sorte la synthèse.

D'autre part, au moment où ils vont quitter le lycée pour entrer dans la vie, et, d'abord, se préparer par des études spéciales à des professions diverses, il est bon qu'ils soient armés d'une méthode de réflexion, et de quelques principes généraux de vie intellectuelle et morale qui les soutiennent dans cette existence nouvelle, qui fassent d'eux des hommes de métier capables de voir au-delà du métier, des citoyens capables d'exercer le jugement éclairé et indépendant que requiert une société démocratique."

Quel doit être, par conséquent, l'esprit de la dissertation? Voici ce qu'en dit le ministre, dans le même texte :

"Les sujets en sont choisis de manière à permettre une utilisation du cours sous son aspect nouveau, mais à en exclure une reproduction littérale. Si, même au baccalauréat, on tend de plus en plus à éviter la simple "question de cours" trop favorable à la pure mémoire et à poser de préférence un "problème" philosophique nouveau qui exige l'intervention de la réflexion personnelle et en donne la mesure, à plus forte raison doit-il en êtreainsi dans la classe. Ici, plus évidemment encore, la dissertation ne saurait se réduire à vérifier les connaissances acquises : elle doit exercer les jeunes gens à élaborer les idées, à les exposer avec ordre, à composer et à rédiger."

 

2) Qu'est-ce qu'un texte philosophique ?

Vous devez écrire un texte à teneur philosophique ; mieux vaut donc savoir ce qu'est un texte philosophique !

 

a) Il se distingue aussi bien du texte littéraire et ou/ poétique que scientifique.

Les premiers s'adressent à l'imagination et à la sensibilité ; leur but est de créer une fiction ; le troisième s'efface derrière les vérités qu'il expose. Le philosophe se situe entre les deux : il s'adresse en effet d'abord à l'intelligence : il récuse en ceci le prestige de l'imaginaire, se méfie de l'attrait des mots ; mais, contrairement au savant qui a pour but exclusif la connaissance, il donne à penser plus qu'il ne prétend à nous apporter une vérité établie , i.e., il suscite la réflexion, l'interrogation, voire la critique, du lecteur .

 

b) Il a trois caractéristiques :

 

- sa volonté de vérité : le texte philosophique s'adresse à l'intelligence au moyen de raisonnements, il n'est ni poème ni prophétie, il ne revendique aucune illumination, ni inspiration ; il est caractérisé par la volonté de saisir le vrai par la pensée

 

- son refus de l'anecdote, de l'inessentiel

 

- son caractère systématique : idées logiquement solidaires

 

 

I- ANALYSER LE SUJET

 

Rudimentaire : il faut toujours commencer par définir tous les termes du sujet et par souligner les concepts centraux; c'est le seul moyen pour éviter le hors sujet.

 

 

II- DE LA QUESTION AU PROBLÈME

 

A partir de là, il va falloir questionner la question, la transformer en problème.

 

1) Le problème(comparaison avec le problème de physique)

Vous n'allez pas répondre à la question qui vous est posée de façon immédiate, tout comme vous ne répondez pas immédiatement si on vous demande de résoudre un problème de physique ou de mathématiques.

Exemple : supposons que l'on vous demande : " quelle est la vitesse à l'arrivée au sol d'un corps qui tombe du premier étage de la Tour Eiffel ? "

Pour y répondre, vous devez connaître certains éléments : la hauteur du premier étage, la nature de la chute, la valeur de l'accélération de la pesanteur à Paris.

Vous disposez de plus de certaines formules mettant en relation l'espace parcouru, le temps mis à le parcourir, la vitesse. Ici, il s'agit non pas d'une question, mais d'un problème (de physique).

Le problème requiert pour sa solution une technique appropriée, et suppose la possession de tout un savoir préalable.

La solution du problème passe par plusieurs étapes et on considérera la réponse insuffisante, même exacte, si les raisonnements qui vous permettent d'y aboutir ne sont pas donnés.

Différence avec la philosophie : le problème scientifique peut être étudié de façon objective, en ce qu'il ne nous concerne pas nous-mêmes, alors que la question philosophie n'est jamais tout à fait détachée de celui qui la pose, car elle concerne ce qui est essentiel pour l'homme ; de plus, le problème scientifique requiert une solution, la question philosophie, une prise de position

NB : le problème est avant tout une difficulté, en science comme en philosophie ; mais ce qui caractérise plus précisément le problème de philosophie, c'est que cette difficulté prend la forme d'une alternative

 

2) Pourquoi cette obligation de transformer la question en problème?

 

Cf. fonction de la dissertation philosophique, la nature d'un texte de philosophie. En effet, nous avons dit que la philosophie s'adresse à l'intelligence, ou à la raison.

Or, raisonner, c'est essentiellement mettre à distance ses préjugés, les opinions communes ; pour ce faire, vous devez saisir ce qui fait problème dans la question. Vous y répondez médiatement, en parcourant un certain nombre d'étapes.

Ces étapes consisteront (nous ne sommes pas en physique ou en math) à critiquer ou discuter les solutions écartées. I.e. : vous devez justifier votre pensée (argumenter).

 

NB : Bien sûr, plusieurs questions peuvent être posées.

 

 

III- L'UTILISATION DES EXEMPLES

Défaut majeur de la plupart des copies : à partir d'une question, juxtaposer un grand nombre d'exemples, sans dégager l'idée, l'essentiel ; rien n'est plus anti-philosophique que cela !

 

 

1) Un défaut majeur des copies : l'accumulation d'exemples, le raisonnement à partir d'exemples

A ne pas faire :

 

A la question : " Qu'est-ce que l'expérience ? ", répondre que, d'abord, il y a l'expérience quotidienne ; ensuite, scientifique ; ensuite, morale ; ensuite, religieuse, etc.

Ou encore, raconter une suite d'exemples empruntés à des lieux communs : on parle de l'homme préhistorique ; de l'enfant ; du primitif ; Hitler, Mussolini, Staline

 

2) La fonction de l'exemple est seulement illustratrice (Socrate : "qu'est-ce que le beau?")

Tout ces exemples, en effet, n'éclairent pas beaucoup ! Il ne faut pas que l'exemple se substitue à la pensée, il doit seulement l'illustrer. I.e. : un exemple n'est pas une idée. Vous devez cherchez ce qu'il y a d'essentiel, comme le faisait Socrate, celui qui a inauguré la réflexion philosophique et en a donc donné le critère majeur :

 

Platon, Hippias majeur : " Qu'est-ce que le beau ? " :

Socrate interroge ici le sophiste Hippias, qui fait profession d'enseigner ce qu'est le beau. " Qu'est-ce que le beau, alors ? ", lui demande Socrate. Hippias répond à côté de la plaque, en énumérant les belles choses : belles femmes, belles juments, bel enterrement. A quoi Socrate répond : " belle marmite, aussi ! ". Hippias est victime de ce qu'il a ouï dire, de ses expériences vagues, et il les raconte en guise de réponse. Pour répondre correctement à la question, il faut poser la question : " qu'est-ce que ? " , i.e. : pourquoi puis-je appeler belles ces choses si différentes ?

On veut des définitions, pas des images qui reflètent votre caractère, vos peurs, les valeurs de votre société, etc.

Cela, parce que la philosophie :

- cherche à interroger nos préjugés (tout ce que nous prenons faussement, ou du moins sans savoir pourquoi, pour des évidences, des faits)

- s'adresse avant tout à l'intelligence

 

3) L'induction, raisonnement logiquement non valide

Réfléchissons tout simplement sur le raisonnement implicitement à l'œuvre ici : n'est-ce pas ce que nous nommons "l'induction"?

Le raisonnement inductif s'oppose au raisonnement déductif.

 

a) L'induction

Raisonnement qui consiste à partir des cas particuliers et à généraliser à partir d'eux.

Exemple :

(1) t1 est (y), t2 aussi, t3 aussi, … tx (y)

(2) donc tous les t sont verts.

 

b) La déduction

Raisonnement qui part du général pour aller vers le particulier. Et plus précisément, qui part de propositions tenues pour vraies pour en tirer des inférences.

Exemple :

(1) tous les hommes sont mortels

(2) or, Socrate est un homme

(3) donc Socrate est mortel

NB : ce serait un raisonnement non valide si on avait dit " nombreux " au lieu de " tous les ".

En général, on dit que la déduction est un raisonnement seulement formel, i.e., qui n'a rien à voir avec le réel ; il est l'objet de la " logique ", science du raisonnement. Ce que ne permet aucunement de savoir la déduction, c'est si les prémisses sont vraies ou non. Tout ce qu'elle nous permet de dire, c'est que si elles sont vraies, alors, la conclusion l'est aussi (i.e., de déduire des énoncés à partir d'autres énoncés).

Exemple :

(1) tous les chats ont cinq pattes

(2) Gromatou est mon chat

(3) Gromatou a cinq pattes

Est un raisonnement valide, car si (1) et (2) sont vraies, alors, (3) l'est aussi.

 

En raisonnant à partir d'exemples, donc, de cas particuliers, vous les considérez comme valables pour tous les autres cas se présentant à l'avenir. Or, ce procédé de raisonnement, qui est après tout employé dans la vie quotidienne, n'est pas valide logiquement (ie : il ne tient pas debout).

 

Exemple : la dinde inductiviste de Russell (philosophe anglo-saxon du XXe) :

Dès le matin de son arrivée dans la ferme pour dindes, une dinde s'aperçut qu'on la nourrissait à 9h00 du matin. Toutefois, en bonne inductiviste, elle ne s'empressa pas d'en conclure quoi que ce soit. Elle attendit donc d'avoir observé de nombreuses fois qu'elle était nourrie à 9h00 du matin, et elle recueillit ces observations dans des circonstances fort différentes, les mercredis et jeudis, les jours chauds et les jours froids, les jours de pluie et les jours sans pluie. Chaque jour, elle ajoutait un nouvel énoncé d'observation à sa liste.

Elle recourut donc à un raisonnement inductif pour conclure : " je suis toujours nourrie à 9h00 du matin ". Or, cette conclusion se révéla fausse quand, un jour de Noël, à la même heure, on lui tordit le cou.

Leçon de l'histoire : le raisonnement inductif se caractérise donc par le fait que toutes les prémisses peuvent être vraies et pourtant mener à une conclusion fausse. Si à tel moment la dinde a constaté qu'elle a été nourrie, il se peut toujours que le moment d'après, elle ne le soit pas. L'induction est un raisonnement non fondé logiquement .

 

 

IV- L'UTILISATION DES RÉFÉRENCES PHILOSOPHIQUES

 

- Il est pratiquement nécessaire de recourir à vos connaissances philosophiques : sans culture philosophique, vous ne faites pas de dissertation philosophique, mais vous bavardez ; souvent, vous ne pouvez même pas trouver le problème (cf. exercice 1 : essayez de le faire !)

 

Moi qui suis prof de philosophie, quand j'entends l'énoncé suivant : " on n'apprend pas la philosophie ", je pense tout de suite à la fin de la citation de Kant, qui est " on apprend seulement à philosopher " ; alors, je pense à la question classique des rapports entre la science et la philosophie ; je pense aussi à la conception antique selon laquelle le philosophie est la première des sciences, et je vois alors le " problème ". Inutile de préciser que pour le novice, c'est plus difficile.

 

- La difficulté, c'est la manière dont vous allez invoquer ce bagage philosophique. Une référence ne doit en aucun cas être un exposé, sinon, on est dans le domaine de l'énumération, de l'exemple.

 

Le pire, ce serait donc de faire ce genre de plan : I- (pour) Platon ; II- (pour) Spinoza ; III- (pour) Rousseau en réponse à la question : " On a défini la démocratie comme un système tout autant moral que politique ". Qu'est-ce à dire ? ".

 

- Ce qu'il faut, c'est que les auteurs ou les doctrines, les références, etc., soient conviées par votre questionnement ; posez donc d'abord une question, pourquoi pas celle-là même que s'est posée l'auteur, et répondez-y alors à l'aide de cet auteur

 

- Autre difficulté : plutôt que de résumer la doctrine de l'auteur, ce qui restera toujours trop général et vague, il vaut mieux vous référer à un texte ou argument précis; pour ce faire, je vous conseille de faire des fiches portant sur de petits textes (si possible étudiés en classe) et d'y marquer, tout au long de l'année, tous les " thèmes " qu'ils permettent de traiter.

 

Bref, le maître-mot, ici, est le suivant : la référence à l'histoire de la philosophie ne doit pas exclure la réflexion personnelle -autrement dit, elle doit être philosophique, et non historique, sinon, votre dissertation est de l'histoire des doctrines

Exemple (commenté) de ce qu'il ne faut pas faire :

Voici le plan d'une élève. Son sujet : "Est-il nécessaire d'avoir une religion ?"

I- Oui, il est nécessaire d'avoir une religion

A- Bergson (religion statique et dynamique)

B- Hegel (Dieu=immannet à l'histoire)

C- Pascal (foi supérieure à la raison)

D- Kierkegaard (retour aux sources évangéliques)

II- Non, il ne faut pas de religion

A-Feuerbach

B-Marx (opium du peuple)

C-Nietzsche ("Dieu est mort")

D-Comte (la loi des 3 états)

Commentaire : attention, il ne faut jamais faire de catalogue de doctrines ou d'auteurs ! C'est une dissertation, pas un exposé ! Ici, le sujet sert de prétexte à la récitation de thèses d'auteurs, au lieu de donner lieu à la recherche de résolution d'un problème réel.

Donc, il faut partir d'un problème, de questions personnelles, de concepts, pas des auteurs !(Pour l'utilisation des auteurs, cf. question 169 sur le forum). Les auteurs devront être conviés en réponse à tes questions, parce que, par exemple, ils utilisent telle définition de la religion. Je conseille de ne pas utiliser plus de deux auteurs par partie, et, le cas échéant, de ne mettre "ensemble" que des auteurs ayant suffisamment de points communs (par exemple, une même définition de la religion, mais aussi, et surtout, un présupposé similaire). Il faut faire varier les réponses, selon les définitions de la religion, et du mot " nécessaire ". Tu devrais ainsi facilement trouver trois parties. Cf. question 164 sur le forum, pour une idée de plan sur ce sujet.

Note sur l'utilisation des concepts : elle me paraît encore plus impérative que l'utilisation des références aux auteurs ou mouvements de pensée. Vous devez non seulement utiliser des définitions précises, en cherchant toutes les caractéristiques des notions en jeu dans l'intitulé, mais encore, vous référer à ce à quoi elles s'opposent. Exemple : le concept de passion renvoie à la fois à la dimension sensible de l'homme, à ses sentiments, à son rapport au monde, et à quelque chose qui le déséquilibre (cf. l'amour-fou). C'est le sentiment ou bien le sentiment dans sa dimension excessive. A quoi s'oppose-t-il ? A la pensée, dans ses deux dimensions; à la raison, mais seulement dans sa seconde dimension...

 

V- L'INTRODUCTION

 

1) Enoncé de l'opinion commune

 

2) Opposer un contre-exemple

 

3) Enoncé du problème (alternative)

 

4) Dire que pour y répondre, il va falloir (cf. Socrate !) se demander ce qu'est (le terme essentiel du sujet)

 

Tout l'art consiste à insérer une analyse des termes du sujet…

 

Exemple : "l'histoire n'est-elle qu'un roman?"

 

1) Opinion commune : L'histoire relève davantage de l'œuvre de fiction, d'imagination, que de la connaissance scientifique. Il n'est nul moyen de vérifier expérimentalement la reconstruction du passé à laquelle procède l'historien dont on soupçonne que la subjectivité joue un rôle déterminant dans le choix des faits et leur explication.

 

2) Cette opinion ne permet pas, cependant, de rendre compte de tous les cas possibles; on peut donc lui opposer son caractère partiel : Cette identification de l'histoire à une fiction réduit l'histoire à une imagerie d'Epinal. Mais l'histoire en tant que discipline scientifique ne se réduit pas au récit plus ou moins romancé de la vie des grands hommes : cette histoire événementielle n'est que la surface, l'écume" (selon l'expression de l'historien Fernand Braudel) de vagues beaucoup plus profondes (mouvements démographiques, économiques) qui ne peuvent être connus qu'au terme d'une recherche et par un ensemble de méthodes qui ne diffèrent pas dans leur principe de celles qui valent dans les sciences de la nature.

 

3) A partir de la juxtaposition de l'opinion commune et de l'objection, vous convertissez la question en alternative (c'est le problème) : L'histoire n'est-elle qu'un roman ou peut-elle prétendre à l'objectivité d'une science de la nature?

 

 

VI- LA CONCLUSION

 

1) Bilan (qu'avez-vous fait ? Qu'est-ce que votre développement a apporté pour résoudre le problème ?)

 

2) Donnez une réponse claire

 

3) Conseil : il faut éviter d'élargir car alors, à quoi vous aurait-il servi de circonscrire tel problème ?

 

 

 

EXERCICES

 

 

1) Des textes suivants, lesquels sont philosophiques? Pourquoi?

 

1- "Ivan Illitch voyait qu'il mourait et qu'il était désespéré. Dans le fond de son âme, il savait bien qu'il mourait, mais non seulement il ne parvenait pas à s'habituer à cette pensée, il ne la comprenait même pas, il était incapable de la comprendre.Cet exemple de syllogisme qu'il avait pris dans un manuel de logique de Kieseweter : "Caïus est un homme, les hommes son mortels, donc, Caïus est mortel", ce raisonnement lui paraissait exact s'il s'agissait de Caïus, mais pas de sa propre personne. C'était Caïus, un homme en général, et il devait mourir. Mais lui n'est pas Caïus, il n'est pas un homme en général; il est à part, tout à fait à part des autres êtres : il était Vania avec sa maman et son papa, avec Mitia et Volodia, avec sa bonne, (…) Caïus connaissait-il l'odeur de cette balle en cuir bariolé qu'aimait tant Vania? "

 

2- "Que sont tous les objets sensibles, et surtout ceux qui nous séduisent par l'attrait de la volupté, ou nous effraient par l'image de la douleur; ceux enfin dont le faste nous arrache des cris d'admiration? Que tout cela est frivole, digne de mépris! C'est un dégoût, une corruption, c'est la mort. Voilà ce que doit comprendre la raison. Songe à ce que sont ceux-là même dont les opinions et les voix nous donnent la gloire.

Qu'est-ce que la mort? Si on la considère en elle seule; si, par une abstraction de la pensée, on la sépare des images dont nous la revêtons, on verra que la mort n'est rien qu'une opération de la nature; or, quiconque a peur d'une opération de la nature est un enfant."

 

3- "L'analyse du "on meurt" nous dévoile sans équivoque la manière d'être, dans sa banalité quotidienne, de l'être-pour-la-mort. Celle-ci est comprise, dans une semblable façon de parler, comme quelque chose d'indéterminé qui, pour vous-même en attendant, est une réalité non encore donnée, dont par conséquent la menace n'est pas à craindre. Le "on meurt" propage cette opinion que la mort concerne pour ainsi dire le "on". L'explication de la réalité humaine qui a cours dans les propos des gens, déclare : "on meurt"; parce qu'en disant "on meurt", chacun des autres et soi-même en même temps peut s'en faire accroire ; oui, on meurt, mais, chaque fois, ce n'est justement pas moi le "on", ce n'est personne. Le "fait de mourir" est ainsi ramené au niveau d'un événement qui concerne bien la réalité humaine, mais ne touche personne en propre. Si jamais l'équivoque a été faite des parleries quotidiennes, c'est bien ainsi dans le parler sur la mort. Cette mort qui, sans suppléance possible, est essentiellement la mienne, la voici convertie en un événement qui relève du domaine public ; c'est à "on" qu'elle arrive… Par une telle ambiguïté, la réalité humaine … se met en état de se perdre dans le "On". Le "On" justifie et aggrave la tentation de se dissimuler à soi-même l'être-pour-la-mort, cet être possédé absolument en propre."

 

 

2) Définissez les termes et soulignez les concepts centraux des énoncés de dissertation suivants

 

Pourquoi oppose-t-on les actes aux paroles ?

Une expérience de la liberté est-elle possible ?

Peut-on s'affranchir de la subjectivité?

La beauté peut-elle être naturelle?

 

3) Transformez les questions suivantes en problèmes

 

L'œuvre d'art et l'objet quelconque

L'œuvre d'art et l'objet technique

Les mathématiques et le réel

Objet réel, objet scientifique

Le pardon

Produire et créer

Loi physique, morale, juridique

Les rapports du langage et de la pensée

 

 

4) Comment trouver le problème à partir de vos propres opinions (ce qui a priori n'est pas philosophique) ?

Vous pouvez tirer un grand parti du défaut majeur de l'élève apprenti-philosophe, à savoir de la tentation de la réponse immédiate (non fondée, non interrogée) : par exemple, si aux questions suivantes :

 

1- Etre libre, est-ce accepter la nécessité ?

2- L'homme est-il prisonnier de son passé ?

 

Vous répondez : non, oui, peut-être, oui et non, faites ceci :

 

- si votre réponse est " oui " ou " non " : demandez-vous pourquoi, et efforcez-vous d'imaginer les arguments que pourrait donner un interlocuteur qui aurait répondu différemment

 

Exemples :

 

1- Etre libre, est-ce accepter la nécessité?

 

Je réponds " non " parce que je pense qu'être libre c'est être indépendant, agir, ne pas accepter passivement ce qui advient, pouvoir choisir. Je suis libre quand et parce que j'agis comme je veux.

Mais on pourrait répondre " oui " : l'homme est soumis aux lois naturelles, vit dans une société, dépend des autres. Plus il devient conscient de sa place réelle, plus il découvre que ce qu'il prenait pour un libre choix est déterminé par des éléments indépendants de sa volonté. Il cesse peu à peu de vouloir, il finit par accepter ce qui est. Il est libre dans la mesure où il connaît.

 

Ici, vous avez le problème : " la liberté est-elle affaire de volonté ou de connaissance ? "

 

- si votre réponse est mitigée, radicalisez votre réponse, imaginez ce qu'il en serait de la question si la réponse est oui ou non

 

2- L'homme est-il prisonnier de son passé?

 

Plutôt que de dire " parfois, il est prisonnier de son passé ", " parfois, il réussit à s'en détacher ; radicalisez comme suit :

 

a) il est prisonnier de son passé car tout ce qu'il est et tout ce qu'il fait est lié à ce qui a précédé, ce qui a précédé est donc cause de ce qui suit. Cela veut dire : l'homme est un objet soumis au déterminisme universel. C'est ce qui justifie la thèse selon laquelle on ne peut échapper à son passé, si vous pensez ça, alors, inconsciemment, vous pensez l'autre thèse aussi.

 

 

b) Il peut se libérer du passé parce qu'en étant libre, il peut à tout instant recommencer, choisir une autre voie, et donc si on n'est pas.. c'est qu'on n'est pas responsable

 

 

5) Comment éviter le style anecdotique ? A l'aide des exemples suivants, complétez le tableau :

 

 

 

N'écrivez pas, par exemple ;

Mais écrivez plutôt, par exemple :

 

Qu'est-ce que le travail ?

"Zola décrit la vie misérable des ouvriers au 19e siècle."

"Le travail à la chaîne est le sujet de nombreux films.Germinal offre une description saisissante des conditions de travail dans les mines au 19e"

"Chaplin, dans Les Temps modernes, fait percevoir le caractère inhumain du travail à la chaîne"

 

Faut-il vouloir la paix à tout prix ?

L'histoire nous apprend que renoncer à se battre n'aboutit pas toujours à sauver la paix.

Les " accords de Munich en 1938 " sont un parfait exemple, l'histoire ultérieure nous le montre, de ce à quoi peut aboutir un pacifisme à tout prix

 

Quel usage le poète fait-il du langage ?

Le poète utilise les mots d'une façon personnelle.

" Le ciel est par-dessus le toit si bleu, si calme " : comment distinguer cet emploi du langage de la phrase banale : il fait beau, le ciel est bleu ?

 

La mort est naturelle. Est-ce évident ?

 

 

 

Le pardon.

 

 

 

 


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La polygamie, un mal necessaire?

Posted by kipare
kipare
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le Mardi, 22 Décembre 2009
dans Généralités · 1 commentaire

La polygamie serait-elle un mal nécessaire?
L'introduction du droit, des précepts moraux modernes et de religions tel que le Christianisme, a entraîné une sorte d'involution de la pratique de la polygamie, surtout dans le milieu intellectuel en Afrique. Par exemple, les règles régissant la religion Chrétienne interdisent la pratique de la polygamie par les adeptes pratiquants cette religion. De nos jours, on observe des situations conversées, un dilemme, rendant très difficile, tout débat sur la polygamie. La question reste totale: la polygamie n'a t-elle que des inconvénients ou présente t-elle des avantages? Si oui lesquels? comment? quand? etc. D'aucuns pensent que cette contreverse peut être due à une féminisation de la structure démographique dans les pays africains. En effet, de l'avis des hommes en général, le pourcentage figé caractérisant la struture démographique des populations, depuis des décennis, estimé à  52% de femmes contre 48% d'hommes (diachroniquement et synchroniquement invariable dans les pays africains), semble être la cause d'un "surnombre de femmes" à la recherche d'un foyer. Une autre des raisons de sa pratique résulte de l'échec du système de gestion de l'unité socio-familale. Beaucoup de filles mères ou de femmes divorcées avec ou sans emploi, se retrouvent avec des enfants (dont certains ne sont pas reconnus ou entretenus par leur progéniteur). Leur chance passée, elles ne se permettent plus de choisir le régime sous lequel elles se marieraient. Plutôt que de mener une vie de débauche, leur souhait devient donc de se "loger" quelque part. La polygamie semble donc être devenue, le seul moyen de donner la chance au maximum de femmes, de pouvoir se marier. Récemment des voix de femmes ivoiriennes, sénégalaises et maliennes ("émeutes" encore récentes), se sont élevées pour remettre en cause des passages de projets d'article du code de la famille, visant à décourager la pratique de la polygamie et préconisant le régime monogamique.
Dans un contexte actuel où des hommes mariés sous le régime monogamique, changent de villes pour contracter un second mariage à l'insu de la première épouse, que peut bien valoir le régime de la monogamie? Combien sont-elles ces femmes qui pendant qu'elles pleurent la mort de leur mari, découvre qu'il avait d'autres enfants de second mariage ou hors mariage? Cette situtation est-elle meilleure à la pratique officielle de la polygamie?   

La pratique de la polygamie en elle même, n'est pas mauvaise, tant que le chef de famille assume ses responsabilités et gère les épouses avec équité. Nous sommes tous des enfants de familles polygames. Ce qu'il faut déplorer, c'est la démission des parents (du père surtout) par rapport à leurs prérogatives et le fléchissement de l'autorité parentale consécutive, surtout en ville.  Les conséquences sont énormes, surtout pour les filles.

Mon but n'étant pas d'épuiser le débat, j'espère l'avoir bien lancé. A vos plumes

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le phénomène de la grève au FASO

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le Vendredi, 18 Décembre 2009
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Bien que placé parmi les pays qui tirent le diable par la queue ,mon pays devait éviter certaines immoralités et cependant tout faire pour etre parlé dans les grandes lignes de dévéloppement.au B.F ,en réalité l'année scolaire ne vaut pas 9 mois car celui de décembre est voué aux grèves sans raisons valables :assassinat d'un élève ou assassinat du journaliste Norbert Zongo bouleversant ainsi le calendrier scolaire .en fait ce qui se passe au Burkina est vraiment déplorable .ainsi, j’exhorte le gouvernement de mon pays de bien songer à accorder des jours fériés pour de bonnes raisons et pour la bonne cause tel l’accident produit sur l’axe Bobo Ouaga qu’à des futilités .hommes politiques ,autorités centrales songez y car dans cet élan ,le cher FASO continue à sombrer et ce sera en fin de compte le progrès discontinu pour une société de désespoir !!!

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