yasmin birth control

Friday, May 18th

Last update10:41:20 AM GMT

Font Size

Screen

Profile

Layout

Direction

Menu Style

Cpanel

Blog du Burkina et des amis de l'Afrique

Blogs relatifs aux sujets d’ordres éducatifs, au Burkina Faso et à l’Afrique

Lapshug

Lapshug

Lapshug n'a pas encore mis à jour sa biographie

Regard d’un africain sur l’élection présidentielle en France

Posted by Lapshug
Lapshug
Lapshug n'a pas encore mis à jour sa biographie
Hors ligne
le Mercredi, 09 Mai 2012
dans Critique et politique · 1 commentaire

Hollande président, quelles leçons ? Le peuple français s’est prononcé, François Hollande, un socialiste a été élu Président de la République. Mon regard d’africain sur cette élection m’incite à ouvrir avec vous quelques pistes de réflexion.

1) Une nième alternance politique.

Alternance de personnes, un homme succède à un autre ; un homme « normal » futur président « normal » remplace un homme fantastique, un président hyperactif et « plein de pouvoirs » que ses amis comparaient à Jack Bauer. Est-ce possible en Afrique, qu’un homme « banal », un personnage « normal » puisse challenger nos sages, omniscients et omnipotents présidents ? Chez nous, les chefs d’Etat ont la réputation d’être des personnes exceptionnelles et des « dieux sur terre » au point où la moindre velléité politique, la moindre ambition présidentielle d’un membre du même parti politique ou de l’opposition est considérée comme un affront personnel, une trahison impardonnable. En Afrique, à un moment donné et sur le territoire de chaque Etat, il n’y a qu’un seul individu, jamais trop jeune – jamais trop vieux, qui dispose, jusqu’à sa mort, de préférence, de toutes les capacités physiques, intellectuelles et même invisibles requises pour être président de la république. L’Afrique gagnerait également à donner une chance aux hommes normaux.

Alternance politique entre deux partis politiques. Des partis uniques africains qui réfutent et persécutent toute forme de concurrence, en face, une opposition constamment affamée, sans intégrité, sans projet de société… l’opposition en Afrique se donne-t-elle les moyens de concrétiser l’alternance politique sur le continent ?

Alternance dans la même génération. Je n’ai rien contre les « dinosaures africains », mais la tendance est au rajeunissement des élites politiques. David Cameron, Barack Obama, Joseph Kabila, Ali Bongo, Macky Sall sont des exemples dans ce sens. Et ces jeunes présidents  accomplissent tout autant leurs fonctions avec exemplarité et compétence.

2) Célérité dans la publication des résultats.

A peine les bureaux de votes ont fermé, les statistiques et le résultat étaient connus ; et ce pas un exploit, c’est une coutume, une vielle habitude, une bonne vieille habitude. Combien de pays africains peuvent garantir la crédibilité et la disponibilité des résultats le jour même ? Ceci est d’autant plus paradoxal et ironique qu’en Afrique, le (futur) vainqueur des élections est connu bien avant la convocation du corps électoral, mais pourtant, les organisateurs des élections prennent un temps peu raisonnable avant de publier les résultats. Et après on s’étonne que toutes sortes de coups bas interviennent entre les deux tours des élections : les présidents des commissions électorales indépendantes soient séquestrés, tout autant que les candidats au second tour.

3) La défaite d’un homme

On pourrait dire que Nicolas Sarkozy a subi un vote sanction. Déjà au premier tour, les observateurs s’inquiétaient de constater que le président sortant n’arrivait pas en tête au décompte du nombre de voix valablement exprimées. Pour le second tour, le discours a tout aussi semblé être clair, voire très clair. Voter contre Sarkozy et pas forcément pour Hollande. Pour ce scrutin, il a paru plus optimiste de faire passer un chameau par le chat d’une aiguille que d’élire à nouveau Nicolas Sarkozy comme président de  la République française. Est-ce le fruit d’une stratégie agressive contre ses concurrents les plus prononcés à l’instar de Dominique De Villepin et Dominique Strauss Kahn ? Est-ce simplement l’effet de la crise ? La vraie fausse mort de la françafrique y est-elle pour quelque chose dans cette sortie inattendue ? Vu sous cet angle, François Hollande garde-t-il encore un quelconque mérite de son élection ?

Un mot sur le pourcentage de voix avec lequel François Hollande a été élu.

51,9 % rien que ça ? Peut-on être élu président de la république en Afrique avec 51 % de voix ? Affirmatif, c’est suffisant pour avoir la majorité absolue. Mais, aucun chef d’Etat n’accepte être élu avec si peu. Nous aimons les gros pourcentages, au moins 75 %. Ça me rappelle les scores d’un certain Saddam Hussein ou de Hugo Chavez. De même, j’aimerai bien voir des présidents africains (sortant) consentiraient de laisser le pouvoir avec 2 points de différence, juste à 2 doigts d’une réélection. Chapeau Sarkozy, c’est une belle image de démocrate !

En tout état de cause, le nouveau chef d’Etat français hérite de nombreux dossiers épineux. On l’attend principalement sur sa politique africaine et la place qu’il compte donner à la France dans le concert des nations.

Et pour finir, en cette fin de mandat pour Nicolas Sarkozy,  de façon étrange, j’ai une pensée pour ses pairs d’une autre époque Abdoulaye Wade, Laurent Gbagbo et Mouammar Kaddafi.

OBAME Alain Hugues

Lectures : 41

Décryptage du putsch au Mali

Posted by Lapshug
Lapshug
Lapshug n'a pas encore mis à jour sa biographie
Hors ligne
le Jeudi, 22 Mars 2012
dans Critique et politique · 1 commentaire

Dans la nuit du 21 au 22 mars 2012 survint au Mali une tentative de putsch ! Cela fait un moment, plus de 20 ans, que le pays n’avait plus connu une entreprise de conquête du pouvoir par  la force. En effet, le dernier coup d’Etat au Mali datait du 26 mars 1991 et avait conduit un certain Amadou Toumani Touré à la tête de l’Etat.

Des militaires ou un groupe de rebelles qui viennent au pouvoir par la voie des armes en Afrique, c’est un fait banal. On ne finit plus de compter les putschs ; il fut un temps où cette forme était presque devenue le mode ordinaire de dévolution du pouvoir. Mais ce qui surprend c’est que de tels événements surviennent au Mali. Ce pays est considéré, à juste titre, depuis 1991, comme l’un des meilleurs élèves de la démocratie sur le continent. Alternances politique et générationnelle au centre du pouvoir, élections régulières et crédibles… hormis les pays de l’Afrique Anglophone, rare sont les Etats du continent qui peuvent se prévaloir de telles pratiques encourageantes.

Deux griefs sont présentés par les mutins. D’une part, les militaires putschistes reprochent au gouvernement d’Amadou Toumani Touré son « indifférence » et sa « mollesse » face à la montée de la rébellion touareg dans le Nord du pays. D’autre part, les soldats maliens demandaient un meilleur traitement (salaires, équipements, primes) et sont restés peu entendus.

Au demeurant, une série d’interrogations subsiste. L’armée avait-elle déjà épuisé la voie du dialogue pour se faire comprendre ? S’il a manqué des moyens pour mener une lutte contre la montée du terrorisme, la révolution actuelle suffira-t-elle à faire jaillir ces ressources comme par enchantement ? D’où viendront les finances ? L’armée ne pouvait-elle pas initier une candidature civile indépendante pour faire entendre sa grogne et ses griefs lors de l’élection présidentielle prévue prochainement ? Dans une République, l’armée doit-elle prendre le pouvoir chaque fois qu’elle aura des revendications sérieuses à faire valoir et qu’elle reste incomprise ou mal comprise ?

Dans tous les cas, l’une des morales de cette histoire est sans équivoque. La démocratie ne saurait être un état passif, un acquis perpétuel pour l’éternité. Au contraire, la démocratie, reste une conquête, un renouvellement permanent  et une capacité d’alerte prompte à offrir les réponses idoines aux nouvelles revendications du peuple et à l’évolution des réalités nationales ou locales. La démocratie américaine brille depuis plus de deux siècles de vie, et pourtant la campagne présidentielle en cours nous présente une jeunesse impressionnante et un dynamisme remarquable dans la façon de se réinventer.

On dit que les démocraties ne se font la guerre. A l’opposé, la démocratie doit constamment se donner les moyens de faire la guerre à ses ennemis. Et pour ce faire, l’une de ses armes redoutables est que chaque Etat doit se doter une armée républicaine exemplaire, forte, saine et loyale. Dans un Etat démocratique, surtout dans un Etat démocratique, l’armée doit être une institution forte au sens de Barack OBAMA. L’armée est donc, à mon sens, et au vu de la tournure des évènements au Mali ; l’armée est donc, disais-je, le gendarme de la démocratie.

Alain H. OBAME

Lectures : 127

Carence en civisme

Posted by Lapshug
Lapshug
Lapshug n'a pas encore mis à jour sa biographie
Hors ligne
le Jeudi, 10 Mars 2011
dans Education · 1 commentaire

Le civisme désigne une manière d’agir conforme au « sens civique ». En d’autres termes, le civisme regroupe un ensemble d’enseignements et de pratiques idoines qui prédisposent tout homme à devenir un citoyen actif dans la vie sociale, culturelle, économique et politique. Par ailleurs, il est difficile de parler de civisme ou de citoyenneté sans évoquer la notion connexe de patriotisme. En effet, le civisme tout comme le patriotisme conduit l’homme, le citoyen à une meilleure expression individuelle et collective dans sa famille, dans son environnement mais également et surtout dans son pays.

Il y a, en Afrique, à l’heure actuelle, un constat de crise d’identité qui peut se traduire comme une carence en civisme. Les jeunes élèves et étudiants perdent progressivement et presque irrémédiablement le sens du dévouement naturel et l’amour inconditionnel pour leur culture, leur patrimoine national ou encore l’histoire de leur pays. Les signes prémonitoires de cette dérive sont légion : l’exode des cerveaux, l’acculturation excessive de la jeunesse africaine à la « vie » occidentale grâce principalement aux médias... la dépravation des mœurs. Pour ce dernier point notamment, on assiste à une inflation déconcertante de  la corruption en Afrique.  Un regard sur le classement annuel des pays les plus corrompus fait apparaître de façon indiscutable que nos Etats africains demeurent les pires élèves de cette compétition. La société africaine connait un renouvellement qualitatif et quantitatif du phénomène de corruption.

Au rang des initiatives susceptibles de renverser cette tendance régressive, il semble primordial que les établissements scolaires inculquent avec insistance et véhémence des valeurs civiques aux jeunes apprenants d’aujourd’hui, corrupteurs en herbe de demain. Au Cameroun par exemple, pour préparer et encadrer les élèves à leur rôle de citoyen, le gouvernement a « créé » une nouvelle unité d’enseignement intitulée « Education à la morale et à la citoyenneté ». Mais le temps qui passe me donne l’impression que ces candidats à l’éducation pour la citoyenneté se transforment plutôt en des acteurs de l’incivisme. Comment comprendre cette déformation scolaire ?

Une piste explicative me conduit à penser qu’il est difficile de véhiculer un message qu’on ne vit pas soi-même. Un carnivore peut-il convaincre un semblable de devenir végétarien ? Je pense en effet qu’un enseignant épris des rondeurs de ses étudiantes, des instituteurs devenus professeurs in love, des éducateurs abonnés aux notes sexuellement transmissibles… de tels enseignants auront du mal à former des citoyens.

Il est donc question d’aller au-delà des discours fleuves, il est impératif de dépasser l’enseignement stérile de valeurs qu’on ne partage pas soi-même. Une image, une illustration vaut parfois mieux qu’un discours. Un comportement peu reprochable, voire irréprochable de la part des aînés, des enseignants, des éducateurs, de la société tout entière … et plus tard des gouvernants sera plus porteur d’une révolution civique et d’une citoyenneté constructive et constructrice de l’épanouissement moral et du développement socio-économique de l’Afrique.

Alain Hugues OBAME

Mots clés : Aucun mot clé
Lectures : 630
0 votes

Retour à la maison

Posted by Lapshug
Lapshug
Lapshug n'a pas encore mis à jour sa biographie
Hors ligne
le Jeudi, 17 Février 2011
dans Généralités · 1 commentaire

 

Une année, déjà, que notre aventure existe et dure. En cette date de remémoration et de commémoration, il y a lieu de dresser un premier bilan.

Je remercie sincèrement toute l'équipe de Ouaganet et plus particulièrement Liki. Luc, tu m'as gracieusement ouvert cette tribune internationale; crois-moi, depuis lors, les retombées sont innombrables.

Chers lecteurs et internautes, je reste ému, agréablement stupéfait et conquis par votre fidélité sans faille et les commentaires quelques fois émis. Comme vous le savez, c'est dans vos réactions que nous puisons davantage l'inspiration et la motivation de continuer.

Je m'excuse pour ma circonstancielle absence depuis quelques mois. J'ai ouvert, avec le concours de Radio France Internationale (RFI), un blog à l'adresse http://omnihug.mondoblog.org/ que je vous invite à visiter. Comme dirait David Kpelly[1], je pourrais être un mauvais polygame en préférant ma nouvelle épouse à la première. Mais cette situation ne saurait perdurer. Je reviens à mes premiers amours car je ne vous ai jamais oubliés.

A l’endroit de mes amis du secondaire pour l’épanouissement principal duquel j’ai eu la chance et l’opportunité de travailler sur ce site, j’aimerais bien vous lire, vous aussi. Ainsi, prenez l’habitude de laisser des commentaires sur les sujets traités d’une part et n’hésitez pas à me faire parvenir vos préoccupations d’ordre scolaire d’autre part. Ces échanges vous seront bénéfiques.

Une année déjà, j’espère être encore avec vous dans cinquante ans. Mais pour l’heure, je voudrais vous dire, à tous et à chacun MERCI.

Depuis Yaoundé au Cameroun.

OBAME Alain Hugues

 



[1] http://davidkpelly.mondoblog.org/ ou http://davidkpelly.over-blog.com/. Faites-y également un tour, c’est la relève de la littérature africaine.

 

 

Mots clés : Aucun mot clé
Lectures : 649
0 votes

COEXISTENCE PACIFIQUE DES RELIGIONS EN QUESTION !

Posted by Lapshug
Lapshug
Lapshug n'a pas encore mis à jour sa biographie
Hors ligne
le Dimanche, 12 Septembre 2010
dans Généralités · 1 commentaire

 

 

Vivre en harmonie dans une communauté est un combat quotidien à livrer avec beaucoup de patience et de  fair play. Un pasteur américain veut considérer l’islam comme une religion belliqueuse, source du terrorisme. Il va jusqu’à menacer de brûler publiquement des exemplaires du Coran. En réaction, tout aussi publiquement, sûrement inspiré par le premier, un musulman a failli incendier des exemplaires de la Bible. Serait-ce l’apocalypse ? Seraient-ce des signes prémonitoires d’une nouvelle guerre sainte ? Le clergé serait-il devenu le premier ennemi de la religion et principal instigateur de la violence ? Voici des hommes de Dieu, des leaders de foi qui s’accusent ouvertement de « satanigion[1]», ils renient leurs religions réciproques. Comment rester indifférent à cet hymne à la division et à prolifération de la haine.

Ces pratiques démontrent à suffisance que Dieu n’est pas le même pour tous. Bien malin qui peut affirmer avoir le tout puissant de façon exclusive à ses côtés. Une seule maison peut-elle abriter toute la sagesse et l’intelligence ? C’est encore la preuve que l’excès est un vice en toute chose. Lire les écritures saintes dans la lettre et en oublier l’esprit ; convertir aveuglement les prescriptions saintes d’une autre époque en des impératifs absolus du présent conduit au fanatisme, aux dérives et à la perdition. Pauvres âmes sans discernement !

En tous cas, cet épisode, que nous espérons isolé, ne devra pas occulter la coopération ou la synergie inter-religieuse qui semble encore avoir pignon sur rue. Déjà une issue heureuse à été trouvée à cette crise. Et aujourd’hui les églises travaillent à la résolution pacifique des conflits, à la tolérance commune, à un approfondissement de l’œcuménisme. En témoigne encore la formidable histoire de l’imam et du pasteur nigérians[2]. Il n’y a de gloire qu’à rassembler et unir. Les critères de divisions sont tellement légion que l’on en dénichera, mieux on en créera toujours même entre des entités a priori inséparables comme les musulmans et les chrétiens.

 


[1]Néologisme qui veut dire « religion ou croyance fondée sur des pratiques diaboliques ».

[2] Il s’agit  du pasteur James Wuye et de l’Imam Mohammed Ashafa.

 

 

Mots clés : Aucun mot clé
Lectures : 573
0 votes

EXPULSION DES MINORITES AU PAYS DES DROITS DE L’HOMME

Posted by Lapshug
Lapshug
Lapshug n'a pas encore mis à jour sa biographie
Hors ligne
le Vendredi, 20 Août 2010
dans Généralités · 1 commentaire

Ces 19 et 20 Août 2010, la France a expulsé une centaine de Roms de son territoire. Les Roms sont un peuple apparemment originaire de Roumanie dont les membres migrent dans toute l’Europe. En dépit de cet important mouvement migratoire, leur vie est quasiment la même en Europe. Leur insertion sociale est difficile : ils ne parviennent pas à trouver des emplois et logements décents. Les Roms sont une minorité encore fortement marginalisée qui lutte énergiquement comme les bushmen, les kurdes, les pygmées, les aborigènes pour la reconnaissance de leurs droits sociaux, culturels, économiques et politiques.

En les renvoyant dans leur pays au motif qu’ils étaient en situation irrégulière, le gouvernement français leur a tout de même offert un billet d’avion et 300 Euros. En les privant d’éducation, en refusant de régulariser leur situation, en les condamnant à retourner vivre chez eux où ils ne sont pas chez eux, la France n’a-t-elle pas failli à ses devoirs d’hospitalité à l’égard des étrangers, devoir de respect de la dignité humaine des Roms et devoir de protection des minorités se trouvant sur son territoire ?[1] Au lieu de leur apprendre la pêche, la France a plutôt nourrit les Roms d’un poisson qui ne tardera pas à devenir du poison.

C’est vrai que  la France se défend d’allouer des fonds au gouvernement roumain pour la réinsertion, la prise en charge des Roms et la mise en place de projets en faveur des membres de cette communauté. Mais, il faut reconnaitre que depuis l’ère Sarkozy, la politique d’immigration se veut des plus autoritaires, sélectives voire restrictive. Seuls les grains fins, les métaux précieux, bref les têtes bien faites sont bien reçues. En tout cas, cette expulsion phénoménale et médiatisée des Roms de la France n’est pas une bonne publicité pour le pays des Droits de l’Homme.

Hier on dépouillait l’Afrique de ses meilleures ressources naturelles et humaines par la contrainte. Ces ressources africaines brillent aujourd’hui sous d’autres cieux, sans que l’Afrique ne puisse en revendiquer la maternité. Il y a plus étrange, de nos jours, en dépit de toute la nervosité et l’intimidation occidentale à leur égard, les meilleurs africains de tous âges s’obstinent à délaisser  volontairement le continent sous le regard impuissant de nos fragiles Etats. Tout le monde joue à la Green Card pour gagner le privilège devenir citoyen américain. Mais a-t-on déjà vu un vainqueur de la Green Card partir véritablement en Amérique s’il n’avait pas prouvé son autonomie financière et intellectuelle ? Vu sous cet angle, la loterie américaine est une autre politique détournée d’immigration choisie ou sélective à la française. L’africain prend-il vraiment conscience que personne ne viendra développer son continent à sa place ?

 


[1]L’article 1er de la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen de 1789 et la teneur de l’article 22 de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme de 1948 offrent des éléments de réponse.

Mots clés : Aucun mot clé
Lectures : 493
0 votes

RECONVERSION ET INVASION DE LA SCENE POLITIQUE

Posted by Lapshug
Lapshug
Lapshug n'a pas encore mis à jour sa biographie
Hors ligne
le Vendredi, 20 Août 2010
dans Problemes africains · 1 commentaire

Que de personnages d’un autre genre s’inscrivent de plus en plus comme candidats aux élections politiques. Ils sont soit des anciens sportifs (le footballeur George Weah), des acteurs de cinéma (Arnold Schwarzenegger) ou encore des musiciens (Wyclef Jean). S’agit-il de pourvoyeurs de projets de société novateurs ou juste de personnes ordinaires en quête de reconversion ? Peut-on du jour au lendemain s’enrôler en politique ?

Bien entendu ces nouveaux politiciens ont tous en commun d’être dotés d’une bonne côte de popularité. Mais, suffit-il d’être populaire pour remporter une élection politique ? En tout cas les résultats sont mitigés. En attendant l’issue de l’épopée critique de Wyclef Jean à Haïti[1], Arnold Schwarzenegger a pu devenir gouverneur de Californie et George Weah retrousse encore « ses manches » pour la prochaine élection présidentielle en Sierra Léone. 

Sans vouloir préjuger sur les éventuels résultats que pourraient obtenir ces nouveaux acteurs de la scène politique, nous voulons néanmoins poser quelques réserves. Au regard de la courbe des hommes politiques les plus prolifiques (Barack Obama, Chirac, Kennedy…) et des canons des démocraties réussies, l’art de la politique impose un certain mûrissement, une certaine maturité et fidélité qui tranchent avec les générations spontanées et les immixtions soudaines en politique. Quand on combine à ces facteurs le fait que la scène politique africaine est très particulière, pour ne pas dire autre chose, nous estimons que les sportifs et autres artistes venus d’ailleurs ont encore de longs jours nuageux devant eux avant de pouvoir convoiter légitimement les postes électifs. 

 


[1]La candidature du chanteur serait en  passe de ne pas être retenue.

Mots clés : Aucun mot clé
Lectures : 507
0 votes

CARENCE EN PATRIOTISME !

Posted by Lapshug
Lapshug
Lapshug n'a pas encore mis à jour sa biographie
Hors ligne
le Mercredi, 16 Juin 2010
dans Généralités · 1 commentaire

Suite à la défaite des footballeurs du Cameroun face à redoutables japonais,  je dévoile ici la recette des futures mais certaines victoires de l'Afrique.

Le patriotisme désigne, de façon laconique, l’amour de la patrie, l’amour de son pays. Ce qui veut dire, un sentiment d’attachement profond et sincère à l’importance, à l’honneur, à l’indépendance, au prestige de son pays ; cet attachement brule ardemment à l’intérieur de chacun et se manifeste avec une puissance extraordinaire perceptible à l’extérieur par tout le monde. La manifestation d’un esprit patriotique entraîne l’émerveillement de tous.

Il me semble, que cette qualité, cette manière de penser, de faire et de vivre soit en voie de disparition dans nos pays africains. A titre illustratif, on a du mal à être persuadé, au regard de leur prestation lors de leur première rencontre, que les Lions Indomptables, les représentants, les ambassadeurs plénipotentiaires d’une nation unie, d’une sous-région, d’un continent, ont pris la pleine mesure de la mission qui leur était dévolue. Entendons-nous bien, il ne s’agissait pas que les footballeurs camerounais obtiennent une victoire à tout prix. Mais il était question de démontrer aux yeux du monde entier une véritable détermination, un impressionnant engagement, une ferme volonté à combattre et à donner le meilleur de soi et à rassurer les incrédules sur la réelle existence d’un pays d’hommes conquérants, motivés et protecteurs d’une gloire sacrée : l’identité du Cameroun.

En effet, comment comprendre que des professionnels, que des hommes pour qui le ballon n’a plus de secret ; comment comprendre que des professionnels, jouant pour leur pays, leur patrie, leur seul et unique patrie ; comment comprendre que jouant pour leur pays, que recevant d’énormes sommes d’argent puisées des ressources du contribuable ; comment comprendre que des professionnels ne puissent pas montrer la volonté de se battre, la faim et la soif de donner le maximum, la volonté de démontrer qu’ils sont conscients  de défendre l’honneur de tout un pays, de tout un continent qui par-dessus tout les soutient, les encourage, leur chante des louanges ?  A mon avis, c’est la marque d’une forte insuffisance de patriotisme, c’est une carence en patriotisme !

De nos jours, la maigreur des primes de match entame facilement et rapidement la motivation des footballeurs défendant leurs couleurs nationales. Je ne vous laisse pas imaginer le scénario si on leur faisait la mauvaise blague de les priver de ces primes. Où est passé le patriotisme ?

D’ailleurs, comment reconnaitre ce fameux patriotisme ? Il suffit de revoir le comportement des américains contre les anglais, de revoir la prestation des algériens, les efforts des bafana bafana, la détermination des héroïques ghanéens, l’ambition des ivoiriens… les miracles des Lions Indomptables de l’épopée de 1990. Tout sauf ce spectacle que nous avons dû endurer douloureusement contre le Japon. Où est passé ce légendaire fighting spirit qu’on reconnaît d’habitude aux Lions ? Vraiment, pour un footballeur, le patriotisme est ce qui doit rester lorsqu’on a perdu tout son talent. Heureusement, certains joueurs n’avaient pas oublié leur patriotisme dans les vestiaires. Il y a de l’espoir !

Si vous le voulez bien, laissons, un temps soit peu, nos présumés valeureux footballeurs et intéressons-nous aux agissements du citoyen ordinaire. Que dire :

- des gouvernants qui s’amassent des fortunes vicieuses au mépris de l’intérêt général et noble de leurs millions de citoyens ?

- des conseillers politiques toxiques qui voient, presque toujours, peints en blanc les tableaux pourtant crûment tout noirs de nos pays ?

- des responsables pourvoyeurs d’emploi et de postes stratégiques qu’aux seuls ressortissants de leurs familles, de leur ethnie en méconnaissance du mérite et de la compétence ?

- du maître d’ouvrage qui détourne les fonds prévus pour la construction d’un hôpital, d’une école, d’une route ?

-  des auteurs de délinquance économique au détriment de l’Etat ?

- des éléphants qui façonnent et créent des conflits interminables au quotidien ?

- des citadins qui esquivent les bacs à ordures pour salir inutilement la chaussée ?

- des élèves et des enseignants spécialistes du développement du phénomène des notes sexuellement transmissibles et astuces/ techniques de tricheries ?

Que dire de tous acteurs : ils ont, eux aussi, les symptômes très avancés de la carence en patriotisme. De tels patients devraient revisiter l’histoire de Mandela, Gandhi… Obama. Chers amis, un proverbe africain conseille que pour ne pas se noyer, il faut regagner la rive tant que l’eau de la rivière est encore au niveau des genoux. Par conséquent, il faut croire en son pays et le défendre corps et âme indépendamment des lieux et du temps, être conquérant et se dire que le changement doit venir de chacun de nous. Nous devons tous garder foi en l’humanité, car aucun pays ne peut s’élever, se développer si ses habitants sont dénués de l’esprit et des actes de patriotisme. Rien de grand  ne peut se construire sans patriotisme.

 

 

Mots clés : Aucun mot clé
Lectures : 551
0 votes

COUPE DU MONDE DE L’ECOLE

Posted by Lapshug
Lapshug
Lapshug n'a pas encore mis à jour sa biographie
Hors ligne
le Mercredi, 02 Juin 2010
dans Education · 0 commentaires

La coupe du monde de football s'ouvre dans une dizaine de jours. C'est un grand évènement sportif qui sera à l'origine de vives et terrifiantes tentations pour les jeunes élèves. Comment faire le choix entre une prestigieuse affiche et un ordinaire cours de philosophie ou de sciences? C'est clair que la tentation est bel et bien forte.

A toutes fins utiles, mes chers amis, suivre quelques rencontres n'entamera pas substantiellement l'issue de votre examen. Le tout c'est d'abord de bien s'organiser. Pendant la compétition, il sera important de prendre la peine d'opérer des aménagements sur son emploi de temps habituel, réviser d'abord ses leçons un peu plus tôt dans la journée, avec toute la concentration et le sérieux nécessaires; ensuite, voir un ou deux matches avec toute la passion indispensable; enfin terminer la journée comme elle aura commencé, c'est-à-dire en révisant à nouveau ses cours.

Chers élèves, rappelez-vous, que ces joueurs-mondialistes, pendant qu'ils joueront, ils seront eux-aussi entrain de passer un examen très important, ils seront entrain de faire leurs devoirs, et de préparer ardemment leurs futurs succès. Ne nous émerveillons donc pas des prouesses des autres en creusant volontairement la tombe de nos projets et examens.

Quand la coupe du monde se terminera, pendant que l'équipe championne, sûrement Les Lions Indomptables du Cameroun, brandira le trophée, j'espère que chacun de vous pourra également se réjouir d'avoir réussi à son examen. Les footballeurs champions du monde de football et vous champions du monde de l’école pour votre fierté personnelle et celle de vos familles. Bonne chance, ai-je donc envie de vous dire en avance.

Mots clés : Aucun mot clé
Lectures : 541
0 votes

PEDOPHILIE ET HOMOSEXUALITE : plus jamais ça en Afrique !

Posted by Lapshug
Lapshug
Lapshug n'a pas encore mis à jour sa biographie
Hors ligne
le Jeudi, 15 Avril 2010
dans Problemes africains · 0 commentaires

Les faits

La pédophilie est l’une des pratiques malsaines qui tachent les murs blancs de l’église catholique depuis quelques années. En France, en Angleterre et aux Etats-Unis d’Amérique, de nombreux « prêtres » ont été épinglés et reconnus « coupables » de pédophilie envers leurs jeunes et innocents fidèles.

A de nombreuses reprises, l’église catholique a eu à réagir pour condamner cette dérive. On se souvient notamment des efforts du pape Benoît XVI en ce sens lors de sa visite officielle en Amérique. Très récemment, toujours dans la logique de réfutation/condamnation de la pédophilie, le « bras droit » du pape (le N° 2 du Vatican) a assimilé pédophilie et homosexualité dans une communication publique.

Ô scandale ! en réaction à ce communiqué du Vatican, en France, France pays des droits de l’homme, les autorités [françaises] ont estimé qu’assimiler/ confondre pédophilie et homosexualité est une erreur monumentale et inadmissible, « un amalgame inacceptable ». Le Vatican est même tenu de s’expliquer sur les propos du Cardinal Bertone (source : France 24 du 14/04/2010).

La France reconnaît donc le caractère malsain et déviant de la pédophilie. Mais implicitement, la France semble dire que l’homosexualité est un moindre mal par  rapport à la pédophilie. Ah bon ? Le président polonais Kaczynski commence déjà à se retourner dans « sa tombe ».

Je me souviens de mon professeur de Droit criminel, qui lui aussi, n’arrivant pas à établir la différence entre les deux phénomènes, lâcha : tout ça c’est la même chose ; c’est blanc bonnet, bonnet blanc. Décidément, la doctrine est divisée !

 Définition

Pour une fois, nous ne vous offrons pas un éclairage terminologique. Je vous renvoie à vos dictionnaires. Suivez notre regard car notre thèse s’en défend.

 Thèse

Les homosexuels ne sont pas des anges devant les pédophiles. On ne saurait officiellement faire l’apologie de l’homosexualité. Bien que fervent défenseur des droits de l’homme, sur cette question, nous nous voulons conservateur et opposé à toute prospérité de l’homosexualité dans le monde et plus particulièrement en Afrique.

 Démonstration

L’homosexualité gagne du terrain. L’Afrique l’a déballée et digérée en même temps que bien d’autres produits occidentaux. Certains mouvements de droits de l’homme militent de plus en plus ardemment pour sa dépénalisation et la légalisation des mariages entre homosexuels. Entre nous, disons-nous les vérités comme le veut un adage de mon pays. Quel est ce choix raisonné et éclairé pour lequel les hommes vont avec les hommes et les femmes avec les femmes. L’époque de Sodome et Gomorrhe est révolue. Encore que j’ignore si l’homosexualité y avait cours. La liberté de choisir ne doit pas se transformer en une obligation de faire mauvais choix.

Tu quitteras ton père et ta mère et tu t’attacheras à une femme recommande l’Eternel. De plus, les saintes écritures nous révèlent que celui (l’homme) qui trouve une femme a trouvé le bonheur car une femme vertueuse est un don de l’éternel (Proverbes 18 : 22 et Proverbes 19 : 14). D’où vient-il que les hommes aillent avec les hommes et les femmes avec les femmes ? Et de surcroît, d’où vient-il que des autorités publiques défendent officiellement de telles pratiques ? N’y a-t-il plus de droits de l’homme plus objectifs dont la lutte soit impérative ?

De plus, nous remarquons que ces homosexuels ont tendance à adopter des enfants (la progéniture des gens qui ne sont pas comme eux). Pourquoi choisir la voie royale pour ne pas procréer et s’activer par la suite à avoir les enfants. Quel comportement bizarre et contradictoire ! Certaines sources font aussi état de la prolifération des cercles d’homosexualité comme moyen de richesse facile.

L’éthique me commande de poursuivre mon propos, mais la pudeur m’oblige à m’abstenir de dire, d’écrire certaines choses, en tout cas pas ici.

 Les conséquences

A titre indicatif, l’homosexualité entraine :

-          Le détournement des jeunes, parfois contre leur gré ;

-          L’érosion et la perte de valeurs universelles fondamentales ;

-          La dépravation des mœurs ;

-          La dégradation irréversible du corps.

 La morale de cette histoire

Ce ne sont pas tous les vents qui soufflent à l’Est qui doivent automatiquement s’étendre en Afrique, notre Afrique. L’homosexualité est de ceux là. Les africains ont tant de fois pris part, avec passion, à des combats dont ils ignoraient les tenants et les aboutissants. Il est temps de savoir d’où nous venons pour ne pas perdre de vue notre destination. A mon avis, l’homosexualité est un vent hautement contraire à tout africain qui sait où il va.

 Profondément ouvert au débat !

 

                                                                                                                 A.H.O

Mots clés : Aucun mot clé
Lectures : 624

LA SORCELLERIE, UN FACTEUR IMPORTANT DU SOUS-DEVELOPPEMENT DE L’AFRIQUE

Posted by Lapshug
Lapshug
Lapshug n'a pas encore mis à jour sa biographie
Hors ligne
le Dimanche, 28 Mars 2010
dans Généralités · 1 commentaire

Cette tribune n’est peut-être pas accessible par les sorciers ; alors je jette à la mer une bouteille contenant un message important que j’invite chacun à transférer.

 

Définition

Par sorcellerie, nous entendons ces pratiques occultes [des sorciers], inintelligibles pour quiconque se veut « rationnel », et pourtant réelles et fréquentes dans notre environnement au quotidien.

Le sous-développement quant à lui est antinomique du développement. Le développement renvoie d’abord à un état d’esprit (Ebénézer Njoh Mouelle, le philosophe camerounais parlait de développement/sous-développement moral). Il s’entend ensuite comme un état matériel/physique/visible que l’on a coutume de ramener à la croissance économique (industrialisation, modernisation, disponibilité des infrastructures hydrauliques, sanitaires, scolaires pour ne citer que cela).

 

Thèse

Le développement matériel est tributaire du développement moral/intellectuel/spirituel. Etre développé sur le plan moral c’est être capable de « penser et voir grand », être capable d’avoir une large vision, de voir plus loin que le bout de son nez ou de son ventre.

Or la sorcellerie (sous-développement moral) est une des pratiques qui illustrent l’apathie morale des africains, et partant, maintiennent nos villages, villes, pays, sous-régions, l’Afrique enclavés, sous-scolarisés, non-électrifiés, sans eau potable, sans hôpitaux (sous-développement matériel). La sorcellerie soutient et accélère notre sous-développement.

 

Faits

Chez nous, les projets de développement (construction de routes, hôpitaux, écoles, implantation des usines et multinationales) et les meilleurs/ les personnes « riches » sont les cibles privilégiées des sorciers. Combien de routes, de ponts n’ont pas encore vu le jour à cause de l’opposition des sorciers ? Combien de génies ont sombré dans la folie à cause  de la jalousie des génies d’un autre genre ? Combien de nos collègues sont décédés parce qu’ils étaient pressentis à une meilleur poste professionnel ? Ya-t-il seulement une seule proposition, hormis celle d’abandonner les futurs projets de développement, qui puisse convaincre les sorciers de cesser leur activité pour le progrès social de leurs localités ?

Les africains sont enfermés, et pour l’instant, condamnés à vivre dans une sorte de caverne. Chaque fois que l’un d’eux essaye de s’en dérober pour accéder à lumière, ses frères l’en dissuadent de gré et de force. En Afrique, quand quelqu’un « dépasse » son frère, on ne porte pas son sac comme le veut l’adage. Ses frères s’arrangent plutôt à le rendre moins fort, moins intelligent, très pauvre et pour les cas extrêmes on lui ôte la vie.

Ici, on ne veut voir personne sortir du lot ; en tout cas, aucune personne qui ne soit pas des « nôtres ». Mais il faut préciser que les notions de « notre » et du/des « nôtres » sont comprises dans sens très très très restreint.

Ailleurs, la nature a horreur du vide. Là-bas, on comble les vides en « fabriquant » les meilleurs dans tous les domaines, on érige des monuments, on immortalise les personnages historiques. Chez nous, on crée plutôt le vide. On élimine les plus doués, on décapite les statues et les monuments.

 

Conséquences

La sorcellerie soutient et accélère notre sous-développement. Le bilan est éloquemment lourd.

- L’Afrique est devenue un cimetière des projets de développement ;

- Les investisseurs s’enfuient sans crier garde ;

- Les routes, les hôpitaux, des écoles ne sont  pas construites ;

- Les élites nanties sont « mangées » ou tuées ;

-  Des familles entières sont réduites et condamnées à la pauvreté ; la liste est loin d’être exhaustive. Nous la complèterons ensemble.

 

Morale

Nous décrions les pratiques de sorcellerie dans nos sociétés africaines. Ailleurs, les griots racontent, que les œuvres de la « sorcellerie du blanc » c’est la voiture, l’avion, les voyages dans l’espace, bref des inventions fascinantes et utiles au bien-être collectif.

Si sorcellerie il doit y en avoir en Afrique, nous voulons qu’elle commence à servir l’Afrique au lieu qu’elle continue à la desservir et à l’asservir.

Sur un autre, nous remarquons que les sorciers sont des personnes d’un certain âge. On pourrait donc penser qu’au bout d’un certain temps, la mort aura raison d’eux. Mais c’est sans compter sur leur ingéniosité ingénue. Les sorciers usent de diverses stratégies pour perpétuer/pérenniser leur « magie noire ». Ainsi, ils s’activent à transmettre les secrets de leurs pratiques occultes aux jeunes générations. Par conséquent, le jeune africain est un potentiel apprenti-sorcier. En tant que tel, le jeune africain pourrait lui aussi devenir un redoutable prédateur-négateur du progrès social.

Nous invitons donc l’africain à rester ferme devant les sollicitations des sorciers. Pour cela, l’africain doit cultiver et observer certaines attitudes et valeurs :

- travailler et toujours travailler pour réussir ;

- savoir reconnaitre les mérites, la différence et la supériorité des autres ;

- l’intelligence et la sagesse habitent toutes les maisons, pas seulement la nôtre ;

- le sens du fair-play ; on ne peut pas toujours être le meilleur, le plus intelligent, le plus fort, le plus riche ;

- savoir être compatissant et solidaire des réussites des autres ;

- une réussite individuelle peut conduire à un succès collectif.

A.H.O

Mots clés : Aucun mot clé
Lectures : 877
0 votes

Barack OBAMA, un leader pour le monde, un exemple pour l’Afrique.

Posted by Lapshug
Lapshug
Lapshug n'a pas encore mis à jour sa biographie
Hors ligne
le Jeudi, 11 Mars 2010
dans Généralités · 1 commentaire

A l’école de la vie, pour se sublimer, on a besoin des leaders. Le leadership est l’aptitude d’un homme à développer et à communiquer au peuple une vision, à charge pour tous de la réaliser. Le leader est alors cet homme ordinaire qui  grâce à ses facultés intellectuelles et grâce à son entourage vient apporter un changement, une évolution, une transformation extraordinaire dans sa société.

L’histoire a connu de nombreux leaders. Cependant, certains leaders font preuve d’un remarkable ou distinctive leadership. Barack Obama est l’un de ceux là. C’est un véritable leader. Ces temps derniers temps, sa côte de popularité semble en baisse. Mais nous pensons que cette légère chute est juste l’arbre qui ne saurait cacher la forêt. Barack Obama est un modèle de leadership.

Pour Kouzes et Posner, dans leur ouvrage The leadership challenge fourth edition, publié à San Francisco en 2007, le leadership exemplaire repose sur 5 pratiques à savoir :

- tracer un chemin (model the way);

- nourrir/ développer une vision (inspire a shared vision);

- piloter le processus, manager le changement (challenge the process);

- permettre aux autres membres de l’équipe d’agir (enable others to act);

- encourager, flatter les cœurs (encourage the heart).

Notre argumentation sera structurée autour de deux propositions.  En prenant en considération  son environnement :

-          le leader, Barack Obama, dispose de facultés et aptitudes personnelles d’une part ;

-          le leader, Barack Obama, crée une relation avec ses partisans, ses adeptes d’autre part.

I- LE LEADER, UN TITULAIRE DE FACULTES ET CAPACITES PERSONNELLES

Notre position est qu’on ne naît pas leader. Il suffit de développer des aptitudes et les attitudes y afférentes. Nous reconnaissons néanmoins que certaines personnes bénéficient de prédispositions naturelles qui stimulent leur capacité à devenir des leaders exemplaires. Tous les hommes ne naissent donc pas forcément si égaux que ça en matière de leadership.

A- ELABORATION D’UN PROJET ET DEVELOPPEMENT D’UNE VISION

1- Le projet

Leadership can happen anywhere, at any time. C’est fort de cela qu’on a coutume de dire que le mot impossible n’existe  pas en matière de leadership. Le leader doit savamment concevoir un projet qu’il devra réaliser. Pour ce faire il est important que le leader dégage un comportement exemplaire qui fait gagner le respect des autres. C’est la preuve que l’homme n’a de valeur que par la grandeur de ce qu’il crée. Un véritable leader laisse des empreintes et des marques perceptibles (André Akam Akam A., Barack Obama, un leader politique médiateur, Paris, L’Harmattan, 2009).

Barack Obama a identifié son projet assez tôt. Sa maîtresse à l’école primaire catholique Saint Thomas d’Assises à Jakarta témoigne. A la question de savoir ce qu’il aimerait devenir plus tard, sa réponse était surprenante mais univoque. Le petit Barack Obama d’alors répondit : « mon rêve est de devenir président » (Pondi, J-E., Barack Obama, De l’interrogation à l’admiration, Yaoundé, Editions Clé, 2009). Cette ambition est le fruit d’une vision.

 

2- La vision

Aucun leadership ne peut se départir de la capacité à développer une vision. Le leader clarifie ses valeurs et ses idéaux. Ceux-ci doivent être communs au peuple. La vision est le fait de concevoir le devenir du monde, d’une société, d’un système, d’une entreprise ou d’une communauté en intégrant les trois principes de base : la transformation, le changement et l’évolution. La vision c’est la capacité à rêver. Aujourd’hui les africains ne rêvent plus. Ils font des cauchemars. Ils ne prophétisent que du malheur de l’Afrique. La vision est la force, le pouvoir qui invente l’avenir, le futur.

Barack Obama a toujours su faire rêver son entourage. Il a communiqué sa vision au peuple américain lors de son discours à la convention démocrate, tenue à Boston en 2004. A travers ce speech il a insufflé de la vie dans les espoirs et les rêves enterrés de milliers d’américains. Barack Obama déclare qu’avec lui, il n’y aura plus une Amérique pour les Noirs, une Amérique pour les Blancs et une Amérique pour les Latino-américains. Il y a une seule Amérique pour tous les américains : les Etats-Unis d’Amérique. Geoffrey M. Horn confie qu’après son Key note speech, Barack Obama a changé: « Obama changed from a little-know politician to one of the most admired people in the United States. Et Karen Sirvaitis ajoute : “some people were crying, and most others were cheering wildly. (…)The audience and the media kept repeating that it was the best speech ever given for a political convention (Sirvaitis, K., Barack Obama: a leader in a time of change, Minneapolis, Lerner Publishing Group, 2010).

Sur l’épineux chemin qui menait à la réalisation de son projet, marquer son temps, laisser sa trace positive dans l’histoire, devenir président des Etats-Unis, Barack Obama a produit, selon Jean Emmanuel PONDI un travail sérieux et rigoureux, il a eu recours à une détermination sans faille de transcender tous les obstacles rencontrés pour concrétiser une vision préalablement définie et démocratiquement acceptée.

 

B- DES APTITUDES PERSONNELLES NECESSAIRES A UN LEADER

1- La capacité de suivi et de réalisation du projet et de la vision

Il ne suffit pas d’avoir un projet et une vision. Il faut encore  veiller sur leur concrétisation, leur opérationnalisation. Pour Kouzes et Posner, « all leaders challenge the process ». Etre leader c’est avoir la capacité de piloter, encadrer, suivre le processus de réalisation de la vision. Le leader est un pionner qui n’hésite pas à avancer à grands pas vers l’inconnu. Il sait prendre des risques. Il en est de même pour Barack Obama, il est toujours à l’affût de nouvelles opportunités pour innover et imploser le bien-être de du peuple américain. Il démontre ainsi qu’il est conscient que la réussite n’est pas le fruit du hasard. La marge de chance est très réduite. Pour réaliser sa vision il est nécessaire que le leader possède un certain nombre de qualités et capacités qu’on retrouve en la personne de Barack Obama.

2- Les qualités indispensables

Les études démontrent qu’indépendamment des pays, des cultures, des structures, et du genre notamment, le leader doit disposer  de quatre qualités essentielles : l’honnêteté, être tourné vers l’avenir (« forward-looking »), l’enthousiasme et la compétence. Pour un leader, être honnête c’est être digne de mériter la confiance des autres. Cette qualité reflète la vraie nature de toute personne.

Le leader doit être futuriste. Tourné vers l’avenir, le leader sait où il va et adapte sa vision aux  attentes et aux espoirs de son entourage. Le leader doit être enthousiaste et déborder d’énergie, adopter une attitude positive, être optimiste et contaminer sa bonne humeur au peuple. Enfin, le leader doit être compétent. Pour cela le leader doit avoir de l’expérience, avoir un sens du jugement affiné. Dans son « Radar », Jean Joseph Atangana identifie les axes de compétences, l’intelligence économique et émotionnelle comme les qualités du leader.

Il en est de même pour Barack Obama. Le peuple américain attend de lui qu’il soit diligent et non le plus intelligent et le plus compétent. Il est difficile de réussir son leadership sans disposer des qualités sus énoncées. Car du degré d’honnêteté, d’enthousiasme, de compétence dépend le degré de confiance qu’on attache à la personne du leader : « people follow first the person, then the plan ». Ceci est la traduction du fait que le leadership marque l’existence d’une relation entre le leader et ses partisans (followers).

II- L’EXISTENCE D’UNE RELATION INDEFECTIBLE ENTRE LE LEADER ET SES PARTISANS

A- LA CONSTRUCTION D’UNE EQUIPE DYNAMIQUE ET MOTIVEE

1- La constitution d’une équipe forte, compétente et multiculturelle

Les succès retentissants sont rarement le fait d’une seule personne. C’est le résultat d’un travail d’équipe. Barack Obama n’a pas ignoré cette donnée. A partir de là, il s’est entouré d’une équipe compétente. Barack Obama a permis à tout membre de son équipe de s’exprimer. Chaque individu est important. Ceci est indispensable. Le leader amène chaque maillon de sa chaîne à se sentir fort et capable en l’autonomisant et en transformant chacun de ses collaborateurs en leader supplémentaire.

Le leader doit pouvoir former une équipe forte et solidaire. Il doit être capable de mobiliser la majorité des couches et des cultures sociales. Or Barack Obama est justement un symbole de la diversité culturelle américaine. Loin des divisions et des haines inter raciales, communautaires, il a su « bâtir des ponts » entre la plupart des américains. Le leader pilote une équipe unie et solidaire. Il ne saurait y avoir dans son groupe, des manifestations de voies discordantes. Si tel est le cas, le leader doit écarter ceux qui ne partagent pas les objectifs du groupe. Ainsi, Barack Obama s’est désolidarisé de son ami le pasteur Jeremiah Wright en réaction des sermons hostiles de ce chef religieux contre l’Amérique.

2- La motivation et l’encouragement de l’équipe

Un leader encourage ses partisans, son peuple. Motiver ses partisans revient pour le leader à reconnaitre la contribution des autres. Par l’emploi fréquent des mots « nous » et « merci », Barack Obama a créé une large plate forme d’écoute des américains. Ceux-ci lui ont fait découvrir « la force du merci ». Les américains le lui rendront justement par la constitution de divers groupes expressifs de la richesse culturelle américaine : les « Arab-americans for Obama », les « Asian-americans for Obama », voire les « Obamacains ». Créer à la fois l’espoir, une vision attrayante et une dynamique gagnante reste la marque distinctive de Barack Obama.

 

B- LA CAPACITE DE GESTION DES CRISES ET DE L’ENVIRONNEMENT

1. La gestion des échecs et des crises

La capacité du leader à faire face aux échecs et aux crises est incontournable. Le leader ne s’évanouit pas après un échec. Au contraire, il y puise une énergie positive pour se booster davantage et rebondir au plus haut niveau. L’échec de Barack Obama aux élections pour la Chambre des Représentants en 2000 contre Bobby Rush lui a permis de mieux préparer ses campagnes et ses conquêtes politiques ultérieures. Il ne saurait en être autrement car comme le disait Johann Wolfgang von Goethe, la perte de courage est irréparable.

En période de crises, il est important que le leader sache faire preuve de responsabilité et de discernement. Il doit parfois pouvoir opter pour la voie la plus efficiente. Ainsi, Barack Obama a permis d’endiguer la crise économique qui secouait l’Amérique en régularisant l’activité des principales banques du pays. De plus, lors des attentats manqués du 25 décembre 2009, Barack Obama a dit se tenir responsable de l’échec des services américains de sécurité. Il a su se poser les bonnes questions et tenir compte de son environnement.

2. La prise en compte de l’environnement

Barack Obama est un leader qui est toujours en alerte. Il a bâti son projet en intégrant les variables inhérentes à la à la nouvelle sociologie américaine et aux grands groupes d’intérêts et autres corporations dominantes. Il a su tirer avantage d’Internet pour se constituer un réseau de soutien et de mobilisation des fonds solide. Grâce à cette ressource, Barack Obama bénéficiera de l’érection de 8.000 groupes d’affinité, 750.000 bénévoles actifs et 1.276.000 donateurs.




 

Derrière les images de ses meetings de campagne électorale et celles de son investiture le 20 janvier 2009, il transparait, non le tableau de rassemblements ordinaires entre un homme politique et ses militants ; mais, il se dégage plutôt la traduction d’une communion rare et exceptionnelle entre un véritable modèle vivant, un leader et ses disciples venus d’horizons divers et représentatifs de la diversité de toutes les composantes des Etats-Unis d’Amérique. Barack Obama est un exemple, une « valeur ajoutée tout à fait transférable (…) particulièrement à la jeunesse [africaine]». A la suite du professeur André Akam Akam, nous pensons donc que Barack Obama est un prototype de « surbrillance d’un leadership évident hors du commun ». C’est un exemple de réussite édifiante dans l’espace politique et dans la vie. Barack Obama est une illustration parfaite du type de leader qui devrait inspirer tout le monde et en particulier les jeunes africains dans la quête des voies et moyens salutaires pour parvenir à une paix positive durable et la prospérité économique du continent.

LA MORALE CETTE HISTOIRE

Pour nos dirigeants…

Je vous laisse compléter !

Pour les jeunes africains…

Les jeunes africains doivent croire en leurs potentialités à changer/ transformer l’Afrique. Chaque jeune africain est indispensable à son continent ; il n’est jamais trop tard pour bien faire ; la contribution de chaque africain est attendue. Chaque jeune doit savoir qu’il est l’artisan, le bâtisseur de son propre succès. Tout jeune africain doit s’inspirer de cette pensée d’Oscar Wilde pour qui le succès est une science ; quand on remplit les conditions, on atteint le résultat. A partir de là, nous formulons le vœu que chaque burkinabé, chaque africain devienne un leader.

A vos marques, prêt…

 

Mots clés : Aucun mot clé
Lectures : 894
0 votes

PROLIFERATION DES INSTITUTIONS RELIGIEUSES EN AFRIQUE

Posted by Lapshug
Lapshug
Lapshug n'a pas encore mis à jour sa biographie
Hors ligne
le Jeudi, 25 Février 2010
dans Généralités · 2 commentaires

Les nouvelles églises poussent de nos jours comme les champignons. Le phénomène de la création et la prolifération de nouvelles églises est sujet à diverses interrogations. Dans quelle mesure peut-on comprendre cette multiplicité des institutions religieuses autour de la doctrine unique d’Amour du fondateur du christianisme ?

Plusieurs arguments peuvent l’expliquer. Ces raisons tiennent en général à la dérive observée dans le comportement des chefs de l’église. Il y a d’abord le décalage, un déphasage  entre le discours religieux, les sermons dominicaux et les actions du clergé au quotidien. Aujourd’hui la tendance est celle du « faites ce que je dis … ne regardez pas ce que je fais ».

Ensuite la plupart des hommes d’église réservent et expriment davantage leur amour (tournées pastorales, visites aux malades, bénédictions) à l’égard de leurs fidèles les plus nantis financièrement. La période où l’on disait qu’il est plus facile à un chameau de passer par le trou d’une aiguille qu’à un riche d’entrer au royaume des cieux, cette période semble lointaine, si lointaine.

Par ailleurs on note une forte infiltration et une intronisation de l’argent dans les institutions religieuses classiques. Aujourd’hui la majorité des actes de / dans l’église sont payants et payés à l’avance (baptême, sainte cène, bénédiction nuptiale, service pour enterrement).

Face à cette dénaturation et cette décadence du prestige de l’Eglise ; devant la stérilité des sermons dominicaux ; face à l’amaigrissement de l’amour dans nos églises, on constate l’émergence de nombreuses et nouvelles autres institutions religieuses dites « réveillées ». Ainsi, les chrétiens espèrent retrouver dans ces institutions religieuses foisonnantes des miracles, la richesse matérielle et spirituelle, l’espoir.

Il y a donc une interprétation tendancieuse de l’unique message. Sinon comment comprendre qu’un message d’amour devienne un hymne à la division.

Quel est le tableau du Burkina sur la question ?

 

P.S : Ceci n’est ni un sermon, ni un procès contre l’église !

A.H.O

Mots clés : Aucun mot clé
Lectures : 628
0 votes

Les coups d'Etat, une méthode en voie de disparition ?

Posted by Lapshug
Lapshug
Lapshug n'a pas encore mis à jour sa biographie
Hors ligne
le Vendredi, 19 Février 2010
dans Problemes africains · 1 commentaire

Inspiré par les évènements du Niger, je vous propose de faire un tour sur la question.

 Définition

On parle également de putsch ou de pronunciamento.

Le coup d’Etat est un renversement illégal du pouvoir central ou des pouvoirs publics au moyen  de la force ou de la violence. Le coup d’Etat est orchestré soit par une partie de l’équipe dirigeante (des civils), soit par des militaires. Ce dernier type est le plus récurrent.

En réaction à la révocation des membres du gouvernement et la dissolution de Cellule électorale indépendante par le président ivoirien, l’opposition a parlé de coup d’Etat. De même lorsqu’un candidat gagne des élections grâce à des fraudes on utilise l’expression « coup d’Etat électoral ». C’est la preuve du développement de nouvelles formes de putsch.

Pour Kurtz et Turpin, un coup d’Etat réussi est conduit en moins de 72 heures.

 

Causes  

Les putschistes se présentent souvent comme des libérateurs du peuple. En effet, les coups d’Etat sont consécutifs à une mal gouvernance dans l’Etat. Celle-ci se caractérise par une dégradation du climat social, l’enrichissement de la minorité dirigeante (couplée des ressortissants de l’ethnie du chef de l’Etat) au détriment de la majorité des populations, une situation économique calamiteuse. Il peut aussi s’agir d’une mauvaise prise en charge du personnel des forces armées.

 

Conséquences

Le putsch est une forme de changement anticonstitutionnel de gouvernement lourde de conséquences. On peut, à titre indicatif énumérer :

- l’insécurité, l’instabilité politique et par conséquent un frein au développement économique ;  

- les pertes en vies humaines dans les rangs des militaires et des populations civiles ;

- les personnes blessées ;

- le déplacement des populations. En répression au putsch manqué de 2001, le pouvoir de Bangui a organisé une chasse aux sorcières contre les ressortissants de l’ethnie Yakoma dont les putschistes étaient originaires.

 

Enjeux

Sur le plan politique

Lorsqu’un coup d'Etat vient sauver un « peuple pris en otages » par ses dirigeants, les critiques sont moins acerbes. Sous cet angle, le coup d’Etat est présenté comme une « intervention humanitaire » contre des régimes autoritaires et liberticides. On a ainsi vu le président A. Wade du Sénégal « prendre la défense » de la junte guinéenne conduite par Moussa Dadis. Camara. Aujourd’hui encore, de nombreux observateurs saluent le putsch perpétré au Niger car le président déchu a « fraudé » en politisant les instruments institutionnels et en manipulant la Constitution. Or comme dit l’adage, la fraude corrompt tout ; et la fraude peut légitimer un coup de force.

Néanmoins, la doctrine recommande aux putschistes militaires de rendre le pouvoir aux civils. Pour cela, ils doivent organiser des élections et restaurer le processus démocratique. Mais dans la pratique, nous remarquons que les putschistes sont réticents à restituer le pouvoir et à rentrer dans leurs casernes. L’exemple guinéen est illustratif à suffisance.

 

Sur le plan moral

Le coup d’Etat est une pratique contraire aux idéaux et valeurs de la République. C’est un mode inconstitutionnel d’accession au pouvoir (Cf. Article 2 alinéa 4 de la Charte africaine de la démocratie, des élections et de la gouvernance ; article 4(e) de l’Acte constitutif de l’Union africaine). On recommande de conquérir le pouvoir par la voie des urnes. C’est pourquoi la communauté internationale condamne « toujours » les putschs. Dans le cas du Niger (18 février 2010), la voix de l’Union Africaine et de la CEDEAO s’est fait entendre en ce sens.

 

Les putschs en Afrique

Les coups d’Etat sont en voie de régression dans le monde d’une manière générale. Mais nous ne sommes pas encore sortis de l’auberge pour ce qui est de l’Afrique. Depuis les années 1960, plus de 100 coups d’Etat sont survenus sur le continent.

A vos calculettes, combien y en aura-t-il en 2010 ?  

 

Par OBAME Alain Hugues

 

 

 

Mots clés : Aucun mot clé
Lectures : 776
0 votes
You are here