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Contributions de Sehnaz Özdamar

Textes sur sur le volontariat, la coopération internationale, le développement personnel, les compétences dans le monde du travail d'aujourd'hui, les auteurs turcs et l'afrique.

Sehnaz

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Professionnelle de Coopération Internationale, Sehnaz Özdamar est spécialisée en diplomatie, contexte militaire,Afrique, Terrain Post-conflit, Gestion Clients, Gestion d’établissement à l’étranger, Elections et Opérations Logistique.
Elle parle couramment le turc, le français et l'anglais.

Elle dispose d'un DEA en économie industrielle (Université de Rennes I-France) et d'une maitrise en gestion (Université Galatasaray-Turquie)

Sénégal : nouveau président élu

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le Lundi, 26 Mars 2012
dans Critique et politique · 4 commentaires

Dimanche 25 Mars, Macky Sall, ex-premier ministre sénégalais est devenu dimanche le nouveau chef de l'Etat sénégalais. Un scrutin serein a mis fin à l’ère d’Abdoulaye Wade, 85 ans, le chef de l’Etat sortant qui était élu en 2000, réélu en 2007 et qui se présentait un 3ème mandat.

Bien que les résultats officiels ne soient encore définitifs, Sall a remporté la victoire de manière écrasante face à son adversaire. Les Sénégalais ont donc choisi Macky Sall, 50 ans, qui était décrit souvent comme le fils spirituel de Wade.

Engagements de Macky Sall :
Lors de sa campagne, M. Sall a insisté sur sa différence de Wade. Il s’est engagé sur l’amélioration des conditions de vie, l’accès aux services sociaux de base et pour plus de démocratie, critiquant le pouvoir qui aurait fait beaucoup de gaspillages et d’investissements inutiles. Il a promis l’efficacité et l’efficience à son peuple et déclaré qu’il ne fera qu’un mandat de cinq ans au lieu de sept, s’orientant vers la consolidation de la démocratie, des institutions fortes et une démocratie solide.

Données générales sur le Sénégal :
Capitale : Dakar
Population : 14,1 millions
Taux de chômage des jeunes : 38%
PIB/hab (2010) : 981 USD (soit 1819 USD en PPA)

Rang dans l’indice  du développement humain établi par le Programme des Nations Unies pour le développement : 155 (sur 187 pays)

Secteur primaire : 13,7% du PIB, 50% de la population active
Secteur  secondaire :20,5% du PIB
Secteur tertiaire :65,7% du PIB - dont 20% de service public

Pays stable mais imparfait:
Le Sénégal est un pays stable constituant un exemple de stabilité économique et politique en Afrique occidentale sans aucun historique de coup d’état.

Malgré ce panorama démocratique, c’est aussi l'un des pays les plus pauvres du monde. En effet, près de 50% de la population vivant en dessous du seuil de pauvreté La distribution de la richesse est inégale et plus de 30 % de ses habitants subsistent avec moins de 1,25 USD par jour.

Lectures : 97

Junte au Mali : le pays d’or

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le Jeudi, 22 Mars 2012
dans Problemes africains · 1 commentaire

Ce matin, le 22 mars 2012, les militaires mutins ont annoncé à la radio-télévision nationale avoir dissous la constitution ainsi que toutes les institutions. Capitaine Amadou Sanogo, le président de la junte, qui a pris le contrôle du pays a fait appel au calme.

Le coup d’état ne surprend guerre car l’armée protestait au cours des dernières semaines le manque de moyens et de munitions pour lutter contre le MNLA - Mouvement national de libération de l'Azawad – créé en 2011, qui revendique le droit d’autogestion de l’Azawad au nord du pays. Azawad correspond aux trois régions maliennes : Kidal, Tombouctou et Gao. Les combattants du MNLA ont attaquaient les camps militaires maliens au nord depuis janvier 2012. Les combats ont fait des dizaines de morts et 200 000 déplacés.

Origine du conflit :

Ce conflit est la suite des « conflits touareg », ou « rébellion touareg » même si le MNLA conteste le caractère ethnique. Une partie des populations de l’Azawad s’est réfugiée dans les pays voisins tels que Mauritanie, Niger, Algérie ou Burkina Faso.

Réaction française :

« La France condamne ce coup d'Etat militaire parce que nous sommes attachés au respect des règles démocratiques et constitutionnelles » a réagi immédiatement Alain Juppé, Ministre des Affaires étrangères français. Il a insisté sur le rétablissement de l'ordre constitutionnel et des élections. Le premier tour de la présidentielle était prévu le 29 avril.

Rappel historique : Le Mali qui a été colonisé au 19ème  siècle par la France sous le nom de « Soudan français » est devenu indépendant le 22 septembre 1960.

Données clés :

Population :                   14, 5 millions (2009)
Langue officielle :         Français
Capitale :                       Bamako
Villes principales :         Ségou, Sikasso, Mopti, Gao, Kayes

Principales Ethnies :  Bambaras, Bobos, Bozos, Dogons, Khassonkés,  Malinkés,  Minianka,     Peuls, Sénoufos, Soninkés, Sonrhaïs, Touareg, Toucouleurs.

Religion :                       Islam 90 %, Animisme 9 %, Christianisme 1 % (CIA World Factbook)
PIB :                              8,78 Mds $ (FMI-2010)
PIB par habitant :          1.300 $ (PPA - 2011 Est.-CIA World Fact Book)

Part de la population âgée de - 15ans : 44,2% (2008)
Part de la pop. vivant avec moins de 2$/jour: 72,1% (2007)

Pays d’or :

Le Mali est le 3ème producteur d’or africain.

Depuis les années 90, l’extraction d’or est une activité économique importante et la première source de revenus d’exportation. Cette exploitation aurait pu contribuer à l’amélioration de la situation économique avec création d’emploi et de génération de ressources pour l’Etat pour investir dans l’éducation, la santé et les infrastructures. Toutefois, l’or ne semble pas récompenser le pays car le Mali reste très pauvre, situant parmi les 25 pays les moins pauvres de la planète.

La dimension économique et sociale de la situation est effrayante puisque près d’un tiers de la population ne mange pas à sa faim, seulement la moitié de la population  a accès à l’eau potable, seule 1/5 de la population est alphabétisée et l’espérance de vie est de 48 ans.

L’extraction de l’or malien est particulièrement profitable pour ces entreprises étrangères puisque l’or est exporté sans être transformé. Le secteur est dominé par trois géants internationaux (Anglogold Ashanti, Rangold et IAMgold) et une quinzaine de plus petites entreprises, la plupart canadiennes.

Human Right Watch publiait en Janvier 2012, le travail effectué par Juliane Kippenberg, chercheuse à la division des Droits des enfants, qui dénonçait l’exploitation des enfants dans les mines d’or maliennes.

Mots clés : Conflits touareg, Junte, Mali
Lectures : 126

CAP 2012 : ONU a besoin de 7,7 Mds USD pour les urgences humanitaires

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le Jeudi, 15 Décembre 2011
dans Généralités · 2 commentaires

A l’occasion du CAP 2012 qui se déroule actuellement à Genève, Mme Valerie AMOS-Secrétaire-général adjoint des Nations unies chargée des programmes humanitaires a annoncé que près de 51 millions de personnes auront besoin d'une aide humanitaire d'urgence en 2012, au niveau mondial. Le montant total des aides d’urgence est estimé à 7,7 Mds USD qui dépasse seulement de 14 millions le budget demandé en 2011. A souligner que c’est le montant le plus élevé demandé par l'ONU depuis la création du système de financement en 1991,

L'Appel humanitaire regroupe les besoins de 466 organisations humanitaires, agences de l'ONU et organisations non gouvernementales. Les fonds serviront à financer les opérations d'urgence des agences de l'ONU et de ses partenaires dans 16 pays suivants : l'Afghanistan, la République centrafricaine, le Tchad, la Côte d'Ivoire, la République démocratique du Congo, Djibouti, Haïti, Kenya, le Niger, les Territoires occupés, les Philippines, le Soudan du Sud, la Somalie, le Soudan, le Yémen et le Zimbabwe.

Les situations d’urgence pourraient provenir des faits naturels tels que le changement climatique ou des crises politiques et économiques, de la migration, de l'urbanisation ou encore de la rapide croissance de la population. Les humanitaires s'attendent à une aggravation de la crise alimentaire pour 2012 et le secrétaire –général a souligné la situation dans la Corne de l'Afrique qui demeure la plus grande crise humanitaire.

 Au sein de l’ONU, les aides sont coordonnées par l’OCHA - Office des Nations unies chargé de l'aide humanitaire qui rapporte que :

- 1,5 Md USD sont destinés à la Somalie, où 250.000 personnes souffrent de la famine
- 763 MUSD seront destinés aux projets humanitaires au Soudan du Sud
- 763,8 MUSD seront versés au Kenya, qui souffre également d'une faible production agricole du fait de la sécheresse, de manque de stocks, et de prix alimentaires élevés
- 416 MUSD seront versés aux Territoires palestiniens occupés
- 455 MUSD sont destinés au Tchad pour combattre la famine et le choléra
- 437 MUSD sont prévus pour l’Afghanistan visant 5,4 millions de personnes
-268 MUSD sont le besoin du Zimbabwe pour continuer les projets humanitaires
- 231 MUSD sont la somme dont la Haïti aurait besoin
- 230 MUSD seront versés à la République démocratique du Congo où 1,6 millions de personnes souffrent de l’insécurité alimentaire
- 229 MUSD sont prévus pour financer les aides alimentaires au Niger
-79 MUSD sont la somme estimée pour les projets au Djibout
- 37,9 MUSD sont prévus pour les Philippines


 

Plus d’informations :

http://www.unocha.org

Lectures : 318

Et après le Printemps arabe : de lourdes conséquences économiques

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le Vendredi, 09 Décembre 2011
dans Problemes africains · 1 commentaire

Les pays concernés par le “Printemps Arabe” ont vu leur activité économique ralentir sérieusement en 2011 selon le rapport du FMI -Fonds monétaire international publié en Septembre 2011 présentant les chiffres des perspectives :

- En Tunisie, la croissance devrait être nulle en 2011, contre 3,1% en 2010
- En Égypte, la croissance sera de  1,2% en 2011, contre 5,1% en 2010
- En Syrie, l’économie va se contracter de 2% en 2011, après une croissance de 3,1% en 2010
- Au Yémen une contraction de 2,5% est prévue en 2011, contre une croissance de 8% en 2010
- En Lybie, la croissance va passer à 1,5% en 2011 contre 7,5% en 2010

Les conséquences économiques sont lourdes : le coût de la démocratie est élevé pour cette région si on rajoute à ces prévisions la baisse  des investissements étrangers directs dans ces pays avec les incertitudes politiques et économiques. Le redressement économique prendra du temps et les experts jugent qu’une période difficile attend ces pays pour 2012 et la reprise devrait être un processus de long terme.

La bonne nouvelle c’est pour les voisins : les pays du Golfe semblent avoir bien profité de la situation puisqu’ils s’en sortent en peu plus riches qu’avant enregistrant des taux de croissance supérieure à ceux de 2010 grâce notamment à l’augmentation de leurs exportations. Les Emirats arabes unis et l’Oman semblent en profiter moins que les autres et c’est le Qatar qui va exploser avec un taux de croissance de 18,7% en 2011 notamment grâce à son industrie gazière:

- Au Koweït l’économie enregistrera une croissance de  5,7% après 3,4% en 2010
- Aux Emirats arabes unis, la croissance prévue est de 3,3% contre 3,2% en 2010
- En Arabie saoudite va croître 6,5% en 2011 contre 4,1% en 2010,
- Au Qatar la croissance devrait passer à 18,7%, contre 16,6% en 2010,
- En Oman une  croissance de  4,4% est prévue contre 4,1% en 2010.

Selon le rapport du Cabinet Geopolicity, qui déclare avoir basé son étude sur les données du FMI, le Printemps Arabe aurait coûté 55 Mds USD…  Il est donc urgent que la révolution soit suivie par des réformes économiques et sociales raisonnables, actuelles et adéquates. Si les pays soufflés par les vents du Printemps arabe ne mettent pas en œuvre rapidement des mesures pour création d’emploi et augmentation des niveaux de vie, les populations risquent d’être déçues rapidement par ce qu’ils ont cru être "le printemps"…

 

Lectures : 1273

Malaria : finie pour la prochaine décennie?

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le Lundi, 28 Novembre 2011
dans Problemes africains · 1 commentaire

Le Partenariat Roll Back Malaria a présenté un nouveau rapport à l’occasion du forum organisé -à Seattle en octobre 2011- par la fondation Bill & Melinda Gates. Selon ce nouveau rapport près d'un tiers des pays affectés par le paludisme se préparent à entrer dans une phase d'élimination pour les 10 prochaines années.

Etat des lieux
La malaria est encore présente dans 42 des 46 pays de l’Afrique. Le rapport identifie bien la volonté des pays qui cherchent à éliminer cette maladie. En effet les spécialistes déclarent que de sérieux progrès ont été réalisés dans la lutte contre le paludisme et qu’une amélioration des tests de diagnostic et de la surveillance permet aujourd’hui de mieux suivre le terrain.

Un rappel sur l’histoire est important pour nous dire que la volonté seule ne suffit guerre : un programme mondial a été mise en œuvre entre 1955 et 1972 afin de mettre fin à la transmission de cette maladie par les moustiques et atteindre zéro incidence d’infection. Une vingtaine de pays ont été certifiés par l'OMS comme exempts de paludisme. Cependant, les efforts de lutte anti-malaria ont ralenti considérablement par la suite et actuellement la malaria fait encore 881 000 victimes par an et affecte 40 % de la population mondiale.

Nombre de cas annuels de malaria au niveau mondial :
247 millions (Afrique : 212 millions)
Nombre de décès imputables au paludisme chaque année au niveau mondial : 881 000
Chiffres concernant la mortalité liée à la malaria :
   91 % des décès concernent l'Afrique
85 % des décès concernent des enfants de moins de 5 ans
Population à risque :
3,3 milliards (soit la moitié de la population mondiale)
Nombre de pays touchés :
109
Les 5 pays les plus touchés par le paludisme:
Nigéria, Congo, Éthiopie, Tanzanie, Kenya

Nouveaux Objectifs pour 2015

Le Partenariat Roll Back Malaria cible l'élimination da la malaria d'ici fin 2015 dans 8 à 10 nouveaux pays et poursuit sa campagne visant à un accès universel aux outils de lutte qui sont :
- accès aux moustiquaires imprégnées d'insecticide,
- pulvérisation intra-domiciliaire à effet rémanent,
- tests de diagnostic,
- traitements efficaces contre la maladie.

De mon expérience personnelle en Afrique, je crois beaucoup à ces outils, surtout aux mesures préventives. Quand vous vivez  dans une région endémique vous devez vous assurer de votre santé. De simples précautions comme vous procurer de moustiquaire pour mettre autour de votre lit, porter des manches longues et des pantalons le soir, pulvériser les produits chasse-moustique et prendre au sérieux cette maladie peuvent vous sauver la vie.

Plus les efforts de lutte contre la malaria seront accentués, plus les autorités publiques seront mobilisées, plus les habitants auront accès aux outils de lutte et aux formations pour l’utilisation optimale de ces outils, moins il y aura de victimes.

La moustiquaire imprégnée d'insecticide longue durée ne coûte que 10 USD : ce prix inclut la moustiquaire, sa distribution, la formation des utilisateurs et le contrôle de la bonne utilisation et elle peut en sauver des vies… Cependant, la lutte se fait dans la durée et les engagements des pays endémiques ainsi que des pays donateurs, le dévouement du secteur privé, de la société civile et tout cette coopération en continue donne de l’espoir pour un monde à zéro cas de malaria.


Liens utiles pour plus d’informations :
Partenariat Roll Back Malaria :
http://www.rollbackmalaria.org
Organisation Mondiale de la Santé : http://www.who.int

Mots clés : Aucun mot clé
Lectures : 117

Ambitions turques en Afrique

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le Mardi, 22 Novembre 2011
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La Turquie montre une volonté de coopération économique et humanitaire plus active avec les pays africains depuis le lancement du plan d’action de 1998.

En effet, Ankara a ouvert trois agences régionales de TIKA -Agence Turque de la Coopération et la Coordination- en Éthiopie, au Sénégal et au Soudan et encouragé fortement les hommes d’affaires turcs à développer les affaires avec les pays africains avec des tournées des délégations. L’année 2005 était déclarée « Année de l’Afrique » en Turquie et c’était en 2008 que le premier sommet Turquie-Afrique s’est tenu a à Istanbul avec l’objectif d’élaborer des liens économiques et politiques forts et durables et de multiplier les domaines de coopération. En été 2011, la Turquie s’est mobilisée massivement pour la crise alimentaire de Somalie avec le déplacement du Premier Ministre accompagné d’autres personnalités turques. En plus des aides humanitaires, la Turquie a promis un don de 200 millions USD au Somalie où elle a rouvert son ambassade fermée depuis 20 ans.

 

A noter également l’ouverture depuis quelques années des ambassades turques à Bamako, Accra, Yaoundé, Abidjan, Kampala pour ne citer que quelques unes entre une vingtaine - contre six seulement en 2006 - et des lignes aériennes de la compagnie Turkish Airlines, qui dessert 17 villes africaines actuellement. Au niveau universitaire, plus de 2.000 étudiants des pays africains ont bénéficié des bourses de Turquie depuis l’an 2000.

 

Le commerce Turquie-Afrique :

 

Le volume des échanges commerciaux avec les pays africains était de 742 millions USD en 2000.

Multiplié par plus de 20 en 10 ans, il est passé à 20 milliards USD en 2010.

 

Les secteurs

Les géants du BTP tels qu’Enka, Renaissance et Sembol ont emporté des marchés de plus de 33 milliards USD sur le continent en 2010. Les sociétés turques de BTP travaillent sur divers projets au Soudan, en Guinée Equatoriale ou encore Angola. La Turquie mise aussi sur l’agroalimentaire : Ülker entre autres exporte vers l’Afrique et sa marque est déjà reconnue sur le continent africain. Les cimentiers turcs cherchent à exporter davantage sur les marchés africains afin d’amorcer la décroissance du marché local. Dans le textile, plusieurs fabricants turcs produisent déjà sur ce continent.

La Turquie ne pourrait pas concurrencer les puissances émergentes comme la Chine et l'Inde mais avec une présence diplomatique importante et une proximité culturelle la Turquie assure, certes avec un peu de retard, sa présence sur ce continent.

 

Données Clés de l’Economie Turque (2010)

 

Capital: Ankara

Population: 74 millions

Population Active: 25,9 millions

Age moyen : 29,2

Langue Officielle: Turc

Villes principales : İstanbul (13,3 mio)- Ankara (4,8 mio)- İzmir (3,9 mio)-Bursa (2,6 mio)- Adana (2,1 mio)

 

PNB: 736 Mds USD

PNB par habitant : 10.079 USD

Exportations : 114 Mds USD

Importations : 185 Mds USD

Inflation : 6,4 %

 

Lectures : 99

Perspectives pour le Soudan du Sud

Posted by Sehnaz
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le Dimanche, 13 Novembre 2011
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Le Soudan du Sud, devenu officiellement indépendant le 9 juillet 2011, est  la nation la plus jeune du monde et le 193ème membre de l’ONU. C’est avec le référendum d’autodétermination de janvier 2011, le Sud à majorité chrétienne s’est séparé du Nord à majorité musulmane.


Soudan du Sud

Capital : Djouba

Population : plus de 9 millions de personnes

Langues officielles : Anglais et Arabe
Autres langues parlées : Dinka, Nuer, Bari, Zande, Shilluk


Le nouveau pays fait face aux difficultés de la construction d’une nation en Afrique et traverse une période délicate bien mouvementée entre rivalités tribales, refugiés en fuite vers l’Ethiopie et combats entre l’armée et les rebelles. Concernant les  tensions avec le nord, les frontières et le partage des revenus du pétrole entre les deux états sont les principales questions épineuses.

Ayant travaillé pendant le référendum qui a eu lieu en janvier 2011 au Soudan et vécu dans les coins reculés du Soudan du Sud, je suis curieuse de savoir ce qui se passe même si je n’y suis plus. Je suis l’actualité avec un cœur un peu serré quand je lis les tensions entre le nord et le sud, les combats entre les tribus et la fuite vers l’Éthiopie des populations des villages entiers.

Le Soudan du Sud dispose de ressources naturelles importantes mais souffre d’un sous-développement chronique avec une majorité de la population vivant dans l’extrême pauvreté. C’est urgent de mettre fin aux combats anciens pour mettre en œuvre une paix durable, sécurité, permettre aux habitants un accès aux des services de base, comme la santé, l'éducation, l’infrastructure routière, de l'eau et de l’électricité. Les routes revêtues ne font que 60 km et beaucoup sont impraticable en saison des pluies ; l'électricité est produite principalement par des générateurs diesel coûteux et l'eau courante est rarissime. La quasi-totalité des biens et produits de consommation est importée, l’agriculture est sous-exploitée dans ce pays qui est pourtant traversé par le Nil. En effet, la vallée du Nil Blanc offre une terre très fertile et le Nil est une source plus que suffisante pour l’eau mais aussi pour l’hydroélectricité.

Il en a du potentiel, le pays le plus jeune du monde. Et après l’indépendance, c’est l’heure de construire un pays qui fonctionne dans la paix.

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Motivation et Objectifs Professionnels

Posted by Sehnaz
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le Jeudi, 10 Novembre 2011
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Je veux partager quelques informations et idées intéressantes que j’ai retenues d’une formation sur l’efficacité personnelle au travail.

Neil Armstrong aurait dit « Les pilotes se moquent de marcher. Ce qui les motive, c’est de pouvoir voler ». Et nous, qu’est-ce qui nous motive ? Nous travaillons tous pour un certain nombre de raisons et pas seulement pour le  chèque de fin du mois. Nos motivations personnelles nous encouragent à recommencer tous les jours notre travail. Certes, c’est un travail personnel profond de cerner notre motivation, trouver cette essence qui nous fait décoller. C’est un investissement personnel utile et peut-être que nous ne prenons pas le temps de le faire entre les préoccupations quotidiennes.

Comment garder la motivation ?

Nous pouvons nous inspirer des sportifs et fixer des objectifs efficaces : c’est-à-dire spécifiques, clairs, significatifs, limités en nombre et mesurables. Quand nous avons un objectif vague tel que « Je veux faire une différence », il nous sera difficile d’évaluer s’il est atteint. Les objectifs nous stimulent et s’ils sont atteints trop facilement ou au contraire sont impossibles à atteindre, ils ne nous encouragent pas pour aller du devant. Il est donc préférable d’avoir des objectifs difficiles mais atteignables.

Les objectifs

Classer nos objectifs en priorité et dans le temps nous donne la possibilité de nous évaluer régulièrement et continuellement:

 -      Objectifs à long terme : Ils nous donnent une direction et une vision. Déterminer des objectifs de long terme permet de prendre du recul des soucis quotidiens, des taches routines. Il n’y a pas un seul moyen d’y parvenir, plusieurs routent peuvent nous y conduire.

 -      Objectifs à moyen terme: Ils nous amènent à nos objectifs à long terme.

 -     Objectifs à court terme : C’est généralement plus facile de les cibler. Quand nous pouvons peut nous fixer des objectifs à court terme, nous parvenons plus facilement à nous donner une direction à moyen et long terme. Ce sont les petits pas pour bien décider sur ses objectifs à long terme.

Nous n’oublierons pas que nous sommes libres et parfois obligés de revoir ces objectifs !

Lectures : 205

Quand la technologie détone la communication

Posted by Sehnaz
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le Lundi, 31 Octobre 2011
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Plus on télécommunique, plus on a besoin de se rencontrer en face à face

Quand j’ai fait mon DEA en économie industrielle en 1999 à l’Université de Rennes I, Internet envahissait progressivement nos vies et j’avais choisi comme sujet de mémoire la complémentarité des nouvelles technologies de communication et des transports d’un point de vue économique. Mes recherches m’avaient surprise car selon les données et différents modèles, la communication à distance ne remplaçait pas le contact direct. En résume, le développement des télécoms ne réduit pas le flux des personnes car les télécoms ne sont pas un substitut des contacts face-à-face. Au contraire, ces échanges rapides d’information multiplient le déplacement de marchandises et de personnes puisqu’ils facilitent les flux physiques.

 Télécoms : toujours pratiques ?

 Aujourd’hui, je m’interroge sur ces différents moyens de communication qui ont changé nos comportements. Je crois particulièrement au contact humain et valorise dans toutes mes relations le face-à-face. Nos messageries sont certes indispensables dans le monde du travail et dans nos vies sociales. S’ils sont simples et économique en temps pour les interactions formelles; ils peuvent être parfois moins pratiques pour la communication informelle. Il faut admettre que nous ne maitrisons pas toujours ces moyens de communication à l’optimum.

Conflits électroniques :

Souvent, résoudre un problème en appelant la personne ou passant dans le bureau quand c’est possible me parait plus simple que d’échanger une suite de courriers électroniques. De plus, cela coûte moins de temps en général. Je me rappelle d’avoir trop souvent reçu des courriels interminables échangés entre un large groupe de personnes sur des sujets qui ne sont pas assurément cruciaux pour l’entreprise ou l’organisation ;ou encore des débats qui durent entre des individus qui ne réalisent pas qu’ils empestent les boites de messagerie de leurs collègues. En effet, les courriers électroniques sont plus ouverts aux malentendus.

La synchronie est une autre contrainte : j’attends une réponse quand j’envoie un courriel, j’ignore s’il est bien reçu, lu et compris alors que la rencontre en face-à-face permet une interaction rapide, à chaud. J’aime voir la réaction de la personne, ses gestes, entendre le ton de sa voix, voir l’expression du visage, car nous communiquons avec tout notre corps et le non-verbal joue un rôle considérable dans la communication.

Qualité de la communication

Sur un plan plus personnel, entendre la voix d’un ami proche au téléphone me fait un effet bien plus agréable que recevoir un courrier électronique ou un sms, même s'il est adorable, courtois ou tendre. Je trouve que chatter sur Internet, communiquer via mail ou sur différents sites sociaux, est loin d’avoir le même effet que le face-à-face ou la communication directe. Ces nouvelles plates-formes de communication ont incontestablement enrichi nos vies, multiplié nos échanges, rendu possible le partage d’information et les interactions instantanées ou encore le contact avec nos proches à distance. Mais il faut reconnaitre la valeur du face-à-face : le contact électronique ne remplace pas le contact humain face-à-face.

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Expérience de Volontaire des Nations Unies au Soudan

Posted by Sehnaz
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le Dimanche, 30 Octobre 2011
dans Généralités · 2 commentaires

 Conseillère en logistique électorale franco-turque au Soudan

 Professionnelle de coopération internationale, j’ai fait partie de plus de 200 volontaires qui ont soutenu le référendum d’autodétermination du Sud-Soudan qui s’est tenu en janvier 2011.

 Je suis arrivée au Soudan en novembre 2010. Après deux semaines de formation initiale à Khartoum et à Juba, j’ai été déployée à Torit, capitale de l'État de l'Équateur Oriental. Ensuite, j’ai passé 1 mois à Ikotos, petit village isolé, entouré des Monts Imatong , situé tout près de la frontière avec l’Ouganda. J’étais Consultante Logistique Electorale pendant le processus référendaire pour 2 régions -Ikotos et Budi- au sud Soudan. J’ai travaillé en étroite collaboration avec le comité départemental de ces deux régions et leur ai assisté sur le plan technique et logistique dans toutes les étapes du référendum.

Ma mission en Afrique m’a permis de travailler véritablement sur le terrain, visiter différentes régions du Soudan, d’assister à des patrouilles routières, aériennes et de prendre contact avec diverses cultures de ce pays. A Torit, j’ai résidé dans la base militaire de l’ONU, vécu dans un container, ce qui était parfois contraignant quand c’est la première fois, mais globalement bien sympathique. Cette région était assez instable, en plus à risque de mines anti-personnelles. Ce n’est pas habituel pour un civil. Cependant, j’ai suivi des formations de sécurité de l’ONU, très complètes, qui m’ont bien préparée au terrain.

Il y avait une vraie ambiance de solidarité sur la base. Je me suis faite des amis d’un peu partout : Ghana, Timor Leste, Norvège, Allemagne, Guatemala, Viêt-Nam, Espagne, Tanzanie, pour ne citer que quelques uns. Mes amis de l’armée bangladeshie veillaient sur moi quand je pratiquais du yoga sur la piste d’atterrissage à Torit et mes collègues turcs m’envoyaient des colis de nourriture quand j’étais en zone reculée.

A Ikotos, nous sommes restés dans un immeuble implanté au milieu du village. Je n’oublierai jamais le matin du Nouvel An à Ikotos: nous avons été réveillés par des coups de fusil et explosions grenades à 5h du matin. Voyant les soldats locaux courir autour de notre immeuble en chantant des hymnes, nous avons été bien inquiets. Il s’est avéré que c’était la manière locale de fêter l’arrivée de la nouvelle année…

Les émotions me submergent quand je pense à mes amis au village : tous les enfants me connaissaient, j’étais leur « Kawaja » (personne de couleur blanche). Si je ne me tournais pas quand ils m’appelaient, ils criaient « Kawaja !!! » encore plus fort. Je les prenais parfois en photo, on discutait comme on pouvait. J’avais aussi un ami tailleur qui m’a fait des robes très jolies en kitanga : elles ne sont pas vraiment comme je voulais car il a toujours apporté sa touche personnelle, mais je les adore et les porte souvent. Je n’oublierai pas les habitants de ce petit village qui se réunissaient la nuit autour de notre immeuble, le seul éclairé du village…

Ce n’était pas toujours facile pour moi : entre le climat (40-45C), le manque d’infrastructures, les risques sanitaires (malaria, maladies virales, diphtérie, fièvre noir…), les contraintes de sécurité, un accès très limité à la nourriture et une réalité de vie qui est différente, mais mon enrichissement personnel est tellement grand.

Un peu de mon cœur est resté au Soudan. En quittant ce pays en juin 2011, j’étais à la fois fière d’avoir réalisée cette mission et fait partie d’un moment historique, contente de renter chez moi et triste de laisser mes amis.

Şehnaz ÖZDAMAR (France & Turquie)


Le programme des Volontaires des Nations Unies (VNU):

 

Qu’est-ce que le VNU ?

Le programme des Volontaires des Nations Unies (VNU) est l'organisation de l'ONU vise à promouvoir le volontariat dans le but d’apporter un soutien à la paix et au développement dans le monde.

Leur contribution à la paix et au développement est hautement reconnue par l’ONU qui met un accent sur ce programme comme moteur de développement durable.

Le volontaire dispose d’un rôle de médiateur. Il s’associe aux partenaires et s’engage dans le cadre de sa mission bien définie. Les profils diversifiés des volontaires permettent d’accéder à un large éventail de compétences. En effet, le programme VNU recrute près de 8 000 volontaires chaque année de 158 nationalités différentes. Avec ce programme, les Nations Unies aident à organiser et à couvrir des élections, soutiennent des projets humanitaires et maintiennent la paix dans divers pays. En nombre, les Volontaires des Nations Unies constituent un tiers du personnel civil international de l’organisme déployé en opérations de maintien de la paix.

Pourquoi devenir volontaire ?

S’adhérant comme Volontaire des Nations Unies, on a la possibilité de servir de grandes causes mondiales dans un milieu multiculturel et dynamique, dans différents pays, un peu partout dans le monde.

A qui s’adresse le programme ?

Le VNU s’adresse à toute personne inspirée par la paix mondiale et le développement souhaitant travailler dans un esprit de partenariat et de solidarité. Les candidats doivent avoir minimum 25 ans, posséder un diplôme d’étude supérieure et un minimum de 5 ans d’expérience professionnelle. Les langues du travail sont l’anglais, le français ou l’espagnol. Le VNU offre la possibilité de travailler dans 128 pays. Le contrat des volontaires est de minimum 6 mois.

Quels sont les domaines d’action ?

Les volontaires interviennent principalement dans les domaines de la paix, les catastrophes naturelles, l’autonomisation des communautés locales, le processus électoral et le développement durable.

Plus d’informations : www.unvolunteers.org

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