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Blog du Burkina et des amis de l'Afrique

Blogs relatifs aux sujets d’ordres éducatifs, au Burkina Faso et à l’Afrique

LA DEPIGMENTATION

Posted by bisongo
bisongo
bisongo n'a pas encore mis à jour sa biographie
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le Mardi, 03 Avril 2012
dans Education · 2 commentaires

 

L’éclaircissement de la peau connaît un essor inquiétant dans la ville de Bobo-Dioulasso. Une pratique ancrée dans les mentalités depuis l’arrivée des colons. Aujourd’hui, lorsque l’on se promène dans les rues de cette ville, on a l’impression que les femmes au teint noir sont en voie de disparition en remplacement des  femmes au teint clair artificiel à « la peau grattée ». La peau noire est maintenant  perçue comme une malédiction, surtout chez les femmes. Malgré les conséquences négatives sur la santé, le phénomène de la dépigmentation prend de l’ampleur.

Par définition, la dépigmentation est l'usage de produits dans le but de s'éclaircir la peau. Cet éclaircissement se fait par la destruction des cellules existant sous la peau,  qui produisent du pigment noir et protègent la peau contre les rayons solaires et les cancers de la peau.

Les principales causes sont des désirs de séduction (qui ne dit pas son nom) parce que les femmes ont tendance à croire que seules les femmes au teint clair ont de la valeur. L’objectif reste le même, se faire mieux remarqué par les hommes et certains hommes les encouragent pour cela. Au-delà de la complicité masculine, il y a la jalousie grandissante entre femmes à vouloir changer son teint et devenir comme l’autre.

Cependant, ce phénomène entraine des conséquences néfastes sur la santé de celles qui la pratique : des difficultés lors de l’accouchement, les interventions  chirurgicales, des problèmes osseux pour ne citer que cela. Au-delà de ces maux, la peau dépigmentée est souvent vilaine à voir car vêtue d’acnés, de brûlures et de couleurs différentes qui dégagent des odeurs puantes, difficilement respirables.

Il est donc temps que nos sœurs,  nos mamans ouvrent leurs yeux,  prennent conscience de l’importance de la peau noire et de renier à cette pratique mauvaise pratique qui ne conduit à rien si non à un mal. Nous devons être fiers de notre couleur de peau qu’elle soit claire ou noir. Cessons d’imiter les blancs qui nous font croire que leur peau est la meilleure.

A nos frères et à nos maris, d’avoir un regard positifs envers les femmes quelque soit leur teint (clair ou noir). Ils ont la lourde responsabilité d’éradiquer le mal par une réorientation ou une redéfinition de leurs critères objectifs ou subjectifs du concept de "beauté".  Enseigner leurs que la clarté de peau n’est pas synonyme de beauté. La FEMME IDEALE ne se résume pas à la BEAUTE mais au CARACTERE. Prenons donc note faisons ATTENTION !!!

Notons que le Burkina Faso a déjà franchi une petite étape dans la lutte contre la dépigmentation, en interdisant, depuis juillet 2006, toute publicité sur les produits éclaircissants. Mais cette lutte devrait évoluer vers une interdiction progressive de leur commercialisation, puis de leur utilisation.

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Lectures : 166

Célestin FREINET - Pédagogie Participative

Posted by ACCOEN
ACCOEN
ACCOEN n'a pas encore mis à jour sa biographie
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le Mercredi, 29 Février 2012
dans Education · 2 commentaires

Célestin FREINET, pédagogue reconnu mondialement,  est né le 15 octobre 1897 en France. En 1912, il commença l’école des instituteurs à Nice mais suite au déclenchement de la première guerre mondiale, l’obtention de son premier poste d’instituteur a été retardé jusqu’en 1920. Militant syndical et politique, il est attiré par le mouvement « École nouvelle ».

Physiquement affaibli par une maladie aux poumons, Célestin FREINET développa une autre méthode d’enseignement basé sur la participation active des élèves et ceci, pour minimiser ces temps de paroles.

De par ce fait, Célestin FREINET mit en place une méthode participative. D’après lui, chaque enfant possède des ressources et des capacités qui le poussent à agir et détient une curiosité qui l’incite à vouloir toujours apprendre.  De par ces observations, FREINET développa une méthode participative, coopérative qui utilise les intérêts des enfants, les savoirs et savoir-faire qu’ils ont déjà acquis. En d’autres termes, Il faut permettre à chaque enfant d’aller jusqu’ au maximum de ses capacités.

Ainsi de 1921 à 1928, Célestin FREINET développa différentes techniques de travail et déploya par la suite un mouvement qui porte son nom.

Quelques principes de « la Méthode FREINET» :

  • Nul n’aime tourner à vide, agir en robot, c'est-à-dire faire des actes et se plier à des pensées qui sont inscrites dans des mécanismes auxquels il ne participe pas.

  • Tout travail doit être motivé.

  • Tout individu veut réussir. L’échec est inhibiteur, destructeur d’enthousiasme.

  • Notes et  classements sont toujours une erreur.

  • Toutes justifications de notre tâtonnement et toutes authentifications de nos actions sont nécessaires.

« La pédagogie FREINET» est une pédagogie matérialiste qui assure que chaque affirmation corresponde à une pratique, un outil ou une technique permettant de la concrétiser.

Les finalités de « l’approche FREINET» sont les suivantes :

Communiquer

L’école doit offrir un espace dans lequel les élèves peuvent s’exprimer et développer leur habilité à parler au sein d’un groupe ou devant un public. Les moyens sont l’usage fréquent de la parole, des arts plastiques et/ou dramatiques. Cette école favorise donc l’expression orale.  Mais cette école alloue également beaucoup d’importance à la communication écrite.

Ex : Dans leur « livre personnel », les enfants écrivent leurs propres connaissance et sentiments.

Coopérer

La coopération permet de faire avancer le groupe. Les plus avancés peuvent aider les enfants qui sont en difficulté. La multiplicité des talents et des variétés d’approches enrichissent l’apprentissage des enfants.

Apprendre

Les enseignements théoriques ne prennent leur sens qu’une fois l’expérimentation réalisée en situation réelle. Les enseigmegnement sont efficaces lorsqu’ ils sont attendus, désirés.

S’organiser

Chaque enfant gère son temps à côté des périodes collectives. L’enseignant n’est plus le seul organisateur. Un bilan est ensuite réalisé à la fin de chaque période.

S’autogérer

L’autogestion est un autre principe sur lequel « la méthode FREINET » se repose. S’autogérer en établissant des règles et en gérant les relations entre les participants. Un conseil de classe est organisé et chacun peut y recevoir des responsabilités.

Évaluer

Bien que le maitre reste responsable de l’évaluation, les enfants s’évaluent également entre eux. Chaque enfant doit aussi s’évaluer par l’analyse de ses activités de ses réussites, de ses échecs. Cette évaluation permet à tout enfant de poursuivre son parcours tout en s’améliorant.

Célestin FREINET est décédé le 8 octobre 1966. Ses principes pédagogiques sont encore utilisés actuellement et ses grands axes sont maintenus. Certains outils ont été remplacés par d’autres [ordinateur].

Plusieurs écoles dans le monde ont été créées sous les principes de Célestin FREINET notamment en Belgique, aux Pays bas, en France, en Allemagne. Je vous invite à visiter le site web suivant et à visualiser les vidéos afin de mieux comprendre la méthode utilisée.

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Lectures : 192

Analphabétisme ou illettrisme?

Posted by Charilala
Charilala
Charilala n'a pas encore mis à jour sa biographie
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le Mercredi, 18 Janvier 2012
dans Education · 2 commentaires

Les deux termes sont bien souvent confondus. Essayons alors d'apporter quelques précisions afin de bien les distinguer à l'avenir.

Pour l'UNESCO,l'analphabétisme est l'incapacité de lire et d'écrire. Les personnes analphabètes n'ont donc pas bénéficié du droit à l'éducation, pourtant stipulé dans la convention internationale des Droits de l'enfant. Les facteurs socio économiques peuvent en expliquer la raison.

L'illettrisme est un fléau qui touche les personnes adultes, c'est à dire qu'une personne illettrée a appris à lire et à écrire à un moment donné dans sa vie. Mais faute de pratique récurrente, cette même personne maîtrise difficilement ou plus du tout le couple lecture/écriture.

La personne illettrée a donc eu un parcours scolaire qui n'a pas été consolidé, alors qu'une personne analphabète n'a jamais profité de l'apprentissage de la lecture ni de l'écriture.

L'école pose la question de l'illettrisme car elle permet de déceler et de prévenir l'illettrisme. C'est donc un rôle capital pour l'enseignant d'être attentif aux progrès de ses élèves en matière de compétences en lecture et écriture.

La première cause de l'illettrisme est la perte de compétences apprises en lecture et écriture.L'illettrisme montre que la lecture et l'écriture doivent continuellement être utilisés, donc entretenus, le plus possible dans notre vie quotidienne, par notre réseau social, afin de ne pas en perdre l'usage.

Il est donc capital de familiariser l'enfant dès son plus jeune âge à fréquenter les ouvrages pour leur lecture. La famille joue un rôle considérable tout autant pour impulser le désir de lecture et d'écriture.

La lecture permet la liberté, la liberté de l'esprit, entraînant la liberté de penser, cette dernière amenant à la liberté de jugement, soit l'esprit critique.

Alors gardons tous nos ouvrages proches de nous...et sans modération!!

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Lectures : 238
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Quand la liberté prend le pas sur l’obéissance et les règles de vie sociale.

Posted by ADE
ADE
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le Jeudi, 08 Décembre 2011
dans Education · 3 commentaires

Aujourd’hui il, il est fréquent  de voir des jeunes qui n’ont  aucune limite dans leurs comportements. La violence est surtout leur manière privilégiée de communication. Il suffit qu’ils sortent du cadre familial pour qu’ils se livrent à tous les excès. Ils sont capables de commettre des  actes vulgaires au vu et au su de tous. Ils peuvent se permettre des arrogances  à l’égard des personnes âgées,  prononcer des propos  injurieux et incorrects sans avoir froid aux yeux. A l’école, ils n’ont aucune crainte des éducateurs et enseignants et, font parfois  preuve d’insolence. Les jeunes d’aujourd’hui  s’égarent  vraiment. Est-ce parce qu’ils ont trop de liberté ?  Comment les remettre sur le droit chemin ? Heureusement qu’il  en existe encore qui font des efforts pour se montrer polis et bien élevés.

Lectures : 181

Les langues d'Afrique

Posted by anatorresg88
anatorresg88
anatorresg88 n'a pas encore mis à jour sa biographie
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le Mercredi, 16 Novembre 2011
dans Education · 0 commentaires

Je voudrais parler maintenant des différentes langues de l'Afrique. Sans doute je crois c'est un sujet très intéressant puisque des fois je me demande si l'on se rend compte en réalité de la grande diversité des langues qu'il y a en Afrique.

Personnellement, je suis traductrice et interprète et je suis très intéressée dans les langues, les différentes cultures et tout ce qui représente la diversité des pays, voire continents. Pendant tout mon séjour en France (et même aujourd'hui) j'ai fait la connaissance de beaucoup d'Africains de presque tous les pays et j'ai eu l’occasion de parler avec eux de leurs cultures, habitudes et langues.

Pour moi une langue c'est une culture (c'est à dire qu'à chaque nouvelle langue, il y a toujours des nuances culturelles), et je suis étonnée par rapport à la quantité de langues qu'on parle en Afrique (on estime 2000 langues, même si la plupart d'entre elles sont des dialectes). La division officielle de ces langues selon la situation territoriale est la suivante :

1.-Les langues afro-asiatiques

2.-Les langues nilo-sahariennes

3.-Les langues nigéro-congolaises

4.-Les langues khoïsan

Je vais donner quelques notions d'histoire pour expliquer un peu tout cela: Tout au long de l'histoire linguistique du continent africain il y a eu une grande influence entre toutes les langues et aussi il y en a eu d'autres avec une grande expansion comme conséquence de l'islamisme.

En plus, après avoir obtenu leur indépendance, beaucoup des pays ont choisi une seule langue afin de préserver leur unité nationale, même si certaines langues constituent des langues minoritaires qu'il faut préserver.

On peut dire alors que les pays africains ont une énorme diversité culturelle même si pas toutes les langues ont la mention de «langue officielle». Ce qui est plus étonnant c'est le fait qu'en dépit de tout cela, on peut aller en Afrique et écouter parler des milliers de langues et, c'est qui est plus important, tous les gens respectent ces langues, ce qui n'est pas le cas dans d'autres lieux. En Espagne par exemple les autres langues co-officielles, outre que l'espagnol, sont traités des fois comme des langues minoritaires et on ne leur donne pas le lieu qu'elles devraient avoir. En plus, tous les langues sont considérées des langues officielles de l'Union Africaine (UA).

 

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L’open access en Afrique

Posted by Awa Aissatou
Awa Aissatou
Awa Aissatou n'a pas encore mis à jour sa biographie
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le Dimanche, 13 Novembre 2011
dans Education · 0 commentaires

Le mouvement du libre s’est vraisemblablement fait place dans les milieux académiques et scientifiques africaines. Pour rappel et de façon très terre à terre, l’open access est une idéologie, si l’on peut dire, qui prône la levée des contraintes à l’accès aux savoirs. C’est une véritable révolution qui touche aussi bien le domaine informatique (avec notamment la naissance de systèmes d’exploitation et autres logiciels dont les codes sources sont librement accessibles), que documentaire, avec les initiatives visant l’accès gratuit aux travaux académiques, résultats de recherche, etc.

Ces démarches salutaires, pour le moins qu’on puisse dire, s’implantent en Afrique, comme c’est signalé à travers le Global Open Access Portal de l’Unesco. Cette plateforme qui vise à donner des informations sur la situation Open Access d’un certain nombre de pays, nous fait découvrir des initiatives africaines allant dans le sens de mettre à la disposition du grand public des ressources info-documentaires. C’est le cas de la Bibliothèque Sist Sénégal, élaborée avec le logiciel de bibliothèque numérique Greenstone, lui-même libre, et à travers laquelle on peut accéder aux travaux élaborés à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar.

Rien à dire, si non que de tels projets sont les bienvenus en terre Africaine, surtout à l’heure où l’information scientifique, composante essentielle de l’activité de la recherche, est désormais l’objet d’importants enjeux économiques.

Sources :1- Lancement de « Global Open Access Portal ». In site d’EchosDoc : Le portail des spécialistes information et documentation [en ligne]. [consulté le 13 novembre 2011].

2-Global Open Access Portal [en ligne]. [consulté le 13 novembre 2011].
< http://www.unesco.org/new/en/communication-and-information/portals-and-platforms/goap/access-by-region/>

Lectures : 131
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Le bénévolat à l'école, une voie pour que le don de soi trouve sa place en ce monde.

Posted by ADE
ADE
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le Dimanche, 06 Novembre 2011
dans Education · 3 commentaires

Le dictionnaire Larousse définit le bénévole comme celui qui apporte son aide volontaire et sans être rémunéré.

Toute personne indépendamment du sexe, de l'âge, de la nationalité, de la race, de la religion, de la condition physique, sociale, matérielle, peut offrir des services de bénévolat. Un adage dit que le bénévolat, c'est l'art de la gratuité du cœur, du geste et du temps. Qui qu’on soit, on a toujours quelque chose à offrir à quelqu’un. Il est important de développer cette valeur dans notre vie, parce qu’il y a beaucoup d’avantages à tirer. En plus d’avoir la satisfaction personnelle d’aider les autres, on utilise nos compétences pour assister autrui et  en acquérons  de nouvelles, nous défendons  une cause en laquelle nous croyons et faisons une différence dans notre communauté.

C’est une valeur morale que l’on doit inculquer aux enfants dès le bas âge afin de favoriser chez eux l’esprit d’initiative, de créativité et de responsabilité ainsi que l'intégration et la participation sociale.

En effet, c’est dès le bas âge que l’on  prend les habitudes de vie. C’est donc le moment d’enseigner des règles de vie sociale. Ainsi, dans les écoles, même au primaire, il serait intéressant de mettre l’accent sur l’esprit de bénévolat pour faire comprendre aux élèves  qu’ils n’ont pas que des droits, mais aussi des devoirs, qu’ ils sont des gens dont on a besoin. Tout cela bien sûr, en dehors des heures d’études et de famille.

Le bénévolat peut intéresser tous les domaines. Par exemple :

-         Dans le domaine de l’éducation : Les élèves du secondaire par exemple peuvent s’organiser pour encadrer les plus petits de l’école.

-         Dans le domaine de l’environnement : les élèves  peuvent décider de faire du nettoyage de leurs  écoles, leurs quartiers, etc. ou planter des arbres.

-         Dans le domaine de la santé : ils peuvent faire de la sensibilisation à partir de ce qu’ils ont appris à l’école (sur les règles élémentaires d’hygiènes,  l’alimentation etc.)

Ce ne sont là quelques domaines parmi tant d’autres. Tout compte fait, en encourageant les enfants à s’impliquer dans des activités bénévoles, ils  développent leurs habiletés sociales et découvrent de nouveaux milieux sociaux où l’on peut offrir son aide.

 

 

 

Lectures : 112

A quand l’accès à l’éducation pour tous en Afrique ?

Posted by Awa Aissatou
Awa Aissatou
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le Vendredi, 28 Octobre 2011
dans Education · 3 commentaires

La lecture d’un article résumant un rapport de l’Institut de statistiques de l’UNESCO m’a inspirée la rédaction de ce billet. Le document dont le contenu touche en particulier l’éducation primaire et secondaire en Afrique subsaharienne expose des chiffres assez inquiétants, notamment en ce qui concerne l’augmentation du nombre d’enfants en âge de scolarisation face aux capacités d’accueil réduites des établissements d’enseignement, tout comme les disparités entre filles et garçons.

 

Ainsi, d’après le document qui couvre spécialement la période allant de 1990 à 2009, malgré les efforts faits dans ce domaine, le nombre d’enfants devant être inscrits au premier niveau du secondaire mais qui ne le sont pas dépasse les 21,6 millions.

 

Pour ce qui est de la comparaison filles/garçons, la situation est également préoccupant avec, pour la période allant de 1999 à 2009, un taux d’inscription des garçons au premier niveau secondaire supérieur d’environ 9% à celui des filles.

 

Paradoxalement, si on en croit toujours à l’article, le secteur de l’éducation en Afrique subsaharienne bénéficierait d’importants investissements, comparé à  la situation en Amérique Latine ou aux Caraïbes, par exemple.

 

Le peu qui puisse être dit face à ce constat est qu’il est grand temps d’étudier le mal de prés. En effet, la population africaine est, selon certaines sources, dominée par les jeunes. Ceci est a priori une opportunité à saisir pour nos économies qui tardent à décoller. Malheureusement, bon nombre de facteurs (pauvreté, certaines pratiques culturelles, etc.) semblent entraver la participation des jeunes africains au processus de développement de leurs nations.

 

De tels manquements auront surement des répercutions négatives sur la situation économique et sociale de ces pays (banditisme, immigration, appauvrissement, etc.).

 

Le développement ne vient pas de rien. C’est  plutôt le fruit de longs et sérieux efforts déployés à travers le temps pour entre autres choses, avoir un capital humain de qualité.

 

Source: Two out of three children in Africa are left out of secondary school. In site de l’UNESCO [en ligne]. [consulté le 28 octobre 2011]. http://portal.unesco.org/geography/fr/ev.php-URL_ID=14798&URL_DO=DO_TOPIC&URL_SECTION=201.html

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Où se situent les responsabilités dans les mauvais résultats scolaires enregistrés de nos jours ?

Posted by ATTEBAN
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le Mercredi, 26 Octobre 2011
dans Education · 2 commentaires

De plus en plus, nos écoles enregistrent des résultats scolaires largement en dessous de la moyenne et ce en dépit des efforts consentis par les autorités. Ce problème crucial nous invite à nous arrêter pour en situer les responsabilités.

 

Les mauvais résultats scolaires sont d’un point de vue imputable au système scolaire. Les programmes scolaires sont épuisants et souvent ne répondent pas aux besoins réels sur le terrain en ce qui concerne les formations professionnelles. A cela il faut ajouter le manque de structures d’accueil ce qui augmente le nombre de diplômés sans emploi constituant ainsi une source de démotivation chez les élèves.

A ce niveau du problème les enseignants sont eux aussi indexés. Beaucoup de personnes aujourd’hui vont à l’enseignement non pas par vocation mais pour répondre à un souci financier et cela se ressent dans leur travail. Aussi faut il noter le manque de formation des formateurs afin d’actualiser les connaissances et les méthodes.

 

Les parents ne sont pas en reste. Nombreux sont les parents qui ont de nos jours démissionné par négligence ou par contrainte professionnelle de l’éducation et de la formation de leur progéniture. Ils ne suivent pas le travail des enfants à la maison, ne rencontres pas les enseignants et les éducateurs de ceux-ci pour être informés de leur conduite et de leur rendement à l’école. L’enfant est donc livré à lui-même et c’est la porte ouverte à toutes les dérives mises à sa disposition par son environnement.

 

L’environnement, la télévision, l’internet, les jeux vidéo… détournent l’élève mal suivi de ses objectifs scolaires. Et les résultats s’en suivent.

 

L’élève est le point focal, il subi les insuffisances du système scolaire, la démission des parents et l’influence de son environnement. Mais n’oublions pas qu’il est maitre de son destin. Fort est de constater qu’une catégorie d’élèves et ils sont les plus nombreux ne rêve plus, n’a pas d’ambition, la locomotive même du succès. Ceux de cette catégorie vont à l’école par suivisme, par formalisme ou parce que les parents le leur demandent. Du cout un résultat bon ou mauvais les laisse indifférents.

 

Notre réflexion s’est appuyé sur notre constat personnel et vise à interpeler chacun sur les mauvais résultats scolaires qui conduisent à l’échec scolaires. L’Afrique a besoin de cadres pour son développement et cela passe par une bonne formation. Nous n’avons pas la prétention d’avoir toucher tous les aspects du problème. C’est pourquoi vos commentaires seront très précieux.

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L’obésité touche de plus en plus les enfants et les adolescents

Posted by ADE
ADE
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le Dimanche, 23 Octobre 2011
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L’obésité correspond à une accumulation excessive de graisses dans l’organisme pouvant nuire à la santé. C’est un problème qui touche de plus en plus les enfants et les adolescents. Aujourd’hui, il n’est pas rare de voir dans les rues et dans les écoles, des enfants et des adolescents dont la masse corporelle est largement supérieure à ce qui est souhaitable et supportable. L’OMS rapporte que 42 millions d’enfants de moins de 5 ans souffraient d’une obésité ou d’un surpoids en 2010, c’est alarmant !

Problème propre autrefois aux pays « riches », elle frappe plus en plus les pays en développement. Près de 35 millions d’enfants présentant une obésité ou un surpoids, habitent dans les pays en développement selon l’OMS.

Considérée dans certaines parties du monde, particulièrement en Occident comme une image indésirable  du corps humain et un manque de caractère, elle est souvent rattachée chez nous à un statut social élevé. Alors qu’il s’agit en réalité d’un véritable problème qui peut avoir des répercussions graves sur l’individu, parce qu’un enfant obèse risque de le rester une fois adulte et est de ce fait  exposés à un âge précoce à des maux comme le diabète, les maladies ostéoarticulaires et cardiovasculaires dont l’hypertension artérielle.

Il est vrai que l’hérédité y est pour beaucoup, c’est-à-dire qu’un enfant qui naît dans une famille d’obèses, court plus de risques. Mais il faut souligner que nos habitudes de vies actuelles sont fortement incriminées.

-         L’absence d’activités physiques: l’évolution des modes de transport, le caractère sédentaire de nombreuses formes de loisirs sont de nature à favoriser l’accumulation de graisses.

-         L’alimentation : l’on remarque une consommation accrue chez les enfants et les adolescents d’aliments très énergétiques à haute teneur en graisses et en sucres mais contenant très peu de vitamines, de minéraux et d’autres micronutriments indispensables pour la santé. A cela, il faut ajoute les excès de tables.

La prévention de l’obésité chez les enfants et adolescents est possible. A mon avis, les actions de prévention doivent débuter à deux niveaux essentiels.

-         La famille : le cadre familial se trouvant au premier plan dans l’éducation des enfants, doit jouer un rôle capital dans la prévention de cette maladie. Les parents doivent d’abord remédier à  l’autonomie accordée aux enfants, leur donnant le libre choix dans leur alimentation.  Ils doivent promouvoir un mode de vie sain, en mettant à leur disposition des aliments sains et en leur offrant aussi l’occasion de faire pratiquer des activités sportives.

-         L’école : c’est le lieu où les enfants et les adolescents passent le plus de temps en dehors de la famille. Les horaires de travail rendant de nombreux parents moins disponibles pour contribuer à une bonne nutrition de leurs enfants, c’est à l‘école qu’lis ont la chance de rattraper ce qui leur a échappé à la maison. Les enseignants eux mêmes doivent être des exemples en matière de comportements de vie. Tous aliments vendus au sein ou en bordure de l’école doivent être contrôlés.

Il est regrettable de constater parfois que, les enfants consomment plus de graisses et de sucre quand ils vont à l’école.

Les enfants et adolescents étant attirés par les goûts sucrés et plus sensibles aux spots publicitaires sur les aliments, leur éducation nutritionnelle doit bénéficier d’une attention particulière.

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L'Hypertension artérielle n'a pas d'âge

Posted by ADE
ADE
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le Jeudi, 20 Octobre 2011
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L’hypertension artérielle se définie selon l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) comme une élévation de la tension artérielle systolique ≥ 140 mm hg et/ou une tension artérielle diastolique ≥ 90 mm hg, lors de trois consultations médicales différentes. Les tensions artérielles systolique et diastolique reflètent respectivement la force du cœur lors de sa contraction et lors de sa relaxation.

La cause de cette maladie peut être inconnue. On parle dans ce cas d’hypertension artérielle primitive. Lorsque celle-ci est connue, on parle d’hypertension artérielle secondaire.

Elle est souvent asymptomatique, c’est-à-dire qu’il n’y aucun  signe apparent. D’autres fois, elle peut se manifester par  des  maux de têtes (céphalées), des vertiges, des essoufflements anormaux surtout à l’effort, des bourdonnements d’oreilles, des troubles de la vision etc.

Dans tous les cas, c’est une maladie très grave car elle est l’un des principaux facteurs de risque cardiovasculaire avec des complications dramatiques comme :

-          L’accident vasculaire cérébral (AVC) : qui emporte la personne, ou bien si ce n’est pas le cas, lui laisse des séquelles telles qu’une paralysie.

-          Des maladies du cœur : infarctus du myocarde, une angine de poitrine, une insuffisance cardiaque etc.

Autrefois, cette maladie était observée essentiellement chez des personnes d‘un âge avancé.  Divers études ont montré que 40 à 50% des personnes concernées se situent au-dessus de 65 ans et 2% au-dessous de 40 ans. Aujourd’hui, cependant l’on rencontre de plus en plus cette affection chez les enfants et les adolescents. Tous les pays quelques soit la classe socioéconomique sont concernés.

En dehors de l’hérédité, les  facteurs les plus incriminés sont des habitudes de vie des personnes et particulièrement des jeunes notamment :

-          La sédentarité qui engendre le surpoids puis l’obésité

-          Le tabagisme sous touts ses formes (cigarettes, tabac en poudre etc.)

-          L’alcoolisme

-          Les drogues sous toutes leurs formes

-          Les mauvaises habitudes nutritionnelles

-          Le stress de la vie quotidienne

-          Etc.

Les jeunes font rarement le lien entre santé et comportement de vie. Très peu d’entre eux  pratiquent une activité sportive en dehors de l’école, nombreux sont ceux qui fument, s’adonnent à l’alcoolisme, la drogue et une faible minorité a une alimentation saine. Si votre style de vie rime avec ces différents facteurs qui ne sont en réalité que des tueurs silencieux, ce serait vraiment le moment d’y réfléchir sérieusement !

 

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Le respect des droits d’auteurs: une obligation morale

Posted by Awa Aissatou
Awa Aissatou
Awa Aissatou n'a pas encore mis à jour sa biographie
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le Samedi, 15 Octobre 2011
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Définis par l’Organisation Mondiale de la Propriété Intellectuelle (OMPI ou WIPO en anglais) comme étant « l’ensemble des droits dont jouissent les créateurs sur leurs œuvres littéraires et artistiques » les droits d’auteurs ne sont pas toujours respectés, ce qui ne manque surement pas de causer du tord à ceux qui, par conviction professionnelle ou par passion, s’activent dans les domaines concernés.

Plagiat, piraterie, contrefaçon, etc. ils sont  nombreux ces actes, volontaires ou peut être parfois involontaires, qui bafouent les droits d’auteurs.

Et pourtant, il n’y a qu’à se mettre à la place des auteurs pour se rendre compte que ce n’est pas du tout agréable d’investir ses efforts, son temps, ou son argent pour écrire un livre ou réaliser un film, par exemple, pour en fin de compte voir d’autres personnes se les approprier de façon illégale.

Vous êtes élèves ou étudiants, sachez que ce problème vous concerne au plus haut niveau. Evitez certaines mauvaises pratiques comme le copier-coller ou la non-citation des sources utilisées pour l’élaboration de vos travaux académiques.

Source : site web de l’OMPI  (consulté le 14 octobre 2011)

Mots clés : Auteurs, Droits, Loi
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Carence en civisme

Posted by Lapshug
Lapshug
Lapshug n'a pas encore mis à jour sa biographie
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le Jeudi, 10 Mars 2011
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Le civisme désigne une manière d’agir conforme au « sens civique ». En d’autres termes, le civisme regroupe un ensemble d’enseignements et de pratiques idoines qui prédisposent tout homme à devenir un citoyen actif dans la vie sociale, culturelle, économique et politique. Par ailleurs, il est difficile de parler de civisme ou de citoyenneté sans évoquer la notion connexe de patriotisme. En effet, le civisme tout comme le patriotisme conduit l’homme, le citoyen à une meilleure expression individuelle et collective dans sa famille, dans son environnement mais également et surtout dans son pays.

Il y a, en Afrique, à l’heure actuelle, un constat de crise d’identité qui peut se traduire comme une carence en civisme. Les jeunes élèves et étudiants perdent progressivement et presque irrémédiablement le sens du dévouement naturel et l’amour inconditionnel pour leur culture, leur patrimoine national ou encore l’histoire de leur pays. Les signes prémonitoires de cette dérive sont légion : l’exode des cerveaux, l’acculturation excessive de la jeunesse africaine à la « vie » occidentale grâce principalement aux médias... la dépravation des mœurs. Pour ce dernier point notamment, on assiste à une inflation déconcertante de  la corruption en Afrique.  Un regard sur le classement annuel des pays les plus corrompus fait apparaître de façon indiscutable que nos Etats africains demeurent les pires élèves de cette compétition. La société africaine connait un renouvellement qualitatif et quantitatif du phénomène de corruption.

Au rang des initiatives susceptibles de renverser cette tendance régressive, il semble primordial que les établissements scolaires inculquent avec insistance et véhémence des valeurs civiques aux jeunes apprenants d’aujourd’hui, corrupteurs en herbe de demain. Au Cameroun par exemple, pour préparer et encadrer les élèves à leur rôle de citoyen, le gouvernement a « créé » une nouvelle unité d’enseignement intitulée « Education à la morale et à la citoyenneté ». Mais le temps qui passe me donne l’impression que ces candidats à l’éducation pour la citoyenneté se transforment plutôt en des acteurs de l’incivisme. Comment comprendre cette déformation scolaire ?

Une piste explicative me conduit à penser qu’il est difficile de véhiculer un message qu’on ne vit pas soi-même. Un carnivore peut-il convaincre un semblable de devenir végétarien ? Je pense en effet qu’un enseignant épris des rondeurs de ses étudiantes, des instituteurs devenus professeurs in love, des éducateurs abonnés aux notes sexuellement transmissibles… de tels enseignants auront du mal à former des citoyens.

Il est donc question d’aller au-delà des discours fleuves, il est impératif de dépasser l’enseignement stérile de valeurs qu’on ne partage pas soi-même. Une image, une illustration vaut parfois mieux qu’un discours. Un comportement peu reprochable, voire irréprochable de la part des aînés, des enseignants, des éducateurs, de la société tout entière … et plus tard des gouvernants sera plus porteur d’une révolution civique et d’une citoyenneté constructive et constructrice de l’épanouissement moral et du développement socio-économique de l’Afrique.

Alain Hugues OBAME

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Moussa-Diop
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le Mardi, 01 Mars 2011
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Pour la rédaction de ce texte nous avons travaillé avec trois Editions de l’ouvrage « Les damnés de la terre » de  Frantz Fanon. Nous avons travaillé avec la première édition, celle de 1961, l’édition de 1971 puis celle de 2002 avec la préface d’Alice Cherki et la postface de Mohamed Harbi.

Nous allons phase par phase donner un aperçu de la vie de Frantz Fanon (biographie, bibliographie), puis proposer un résumé à son ouvrage. Ensuite nous dégagerons l’environnement théorique qui structure « les damnés de la terre », enfin nous proposerons en guise de conclusion notre analyse de l’ouvrage.

 

1.      Un aperçu de la vie de Frantz Fanon :

Franz Fanon est né à Fort-de-France le 20 juillet 1925.  Il fut Médecin psychiatre, écrivain, et combattant anti-colonialiste. Ayant fait ses études supérieures à la faculté de médecine de Lyon il fut nommé, en 1953, Médecin-chef de l'hôpital psychiatrique de Blida en Algérie. Il est l’auteur d’un certain nombre d’ouvrage comme :

« Peaux noires, masques blancs », publié en 1952 ;

« L’An V de la Révolution Algérienne » publié en 1959.

En marge de ses ouvrages, Frantz Fanon est  l’auteur de plusieurs articles, ce sont :

«Le syndrome nord-africain » publié en 1952 dans la revue esprit ;

« Racisme et culture » en 1956, au premier congrès des écrivains noirs ;

« Culture et Nation » en 1959, au deuxième congrès des écrivains noirs.

En plus de sa production littéraire et scientifique (en tant que psychiatre) Fanon est militant anti-colonialiste, et est ainsi en faveur l’indépendance des colonies du monde entier. Dès lors  il se lance en 1956 aux côtés des forces Algériennes, deux ans après le début de la guerre de libération nationale en Algérie. Fanon rejoint d’ailleurs le Front de Libération Nationale (FLN) mais à Tunis, lui-même étant expulsé d’Alger du fait de ses prises de positions connues. Au sein du FLN, Fanon occupa plusieurs fonctions, il fut notamment membre de la rédaction du journal, "El Moudjahid", il fut chargé de mission auprès de plusieurs Etats d'Afrique noire puis ambassadeur du Gouvernement provisoire de la République Algérienne (GPRA) au Ghana. D’ailleurs à partir de cette période Fanon parcourra l’Afrique subsaharienne, et de ce fait il sera le promoteur d’une véritable indépendance d’avec le colonisateur. On est déjà en 1959, et Fanon imagine la possibilité d’un Front qui partirait du Mali, pour traverser le Sahara et rejoindre les combattants algériens. Mais en décembre 1960, Fanon découvre qu’il est atteint d’une grave maladie, et qu’il lui reste un an à vivre ; c’est à cette période qu’il commence la rédaction de « les damnés de la terre ».Il décède à Washington le 6 décembre 1961, à l'âge de 36 ans, des suites d'une leucémie myéloïde et est inhumé au cimetière des Chouhadas de Tunis. 

2.      Résumé de « les damnés de la terre » : quel est le propos de l’auteur ?

 

« Les damnés de la terre » est l’occasion pour Frantz Fanon d’analyser la situation coloniale en utilisant plusieurs lectures. Fort de sa fonction de psychiatre il propose un éclairage innovant pour son époque de la conséquence de la  domination coloniale sur les colonisés, notamment au niveau culturel comme psychique. Pour lui la colonisation est un processus violent, pétris de domination tant culturel économique que psychique, un processus qui conduit à la destruction d’un être, du colonisé. En effet pour Fanon l’apparition du colon signifie mort de la société autochtone, léthargie culturelle, pétrification des individus. Pour remédier à cette situation, il faut l’indépendance pour tous les peuples dominés. Et  au lieu de proposer une méthode pour passer à l’acte, Fanon se borne plutôt à analyser l’atmosphère dans lequel tout se déroule. Il propose ainsi la création d’un être nouveau libre et éclairé, notamment par la re-culturalisation de la masse colonisée. Mais son projet semble compromis du fait même qu’au sein de tous ces colonisés persistent la figure de « l’intellectuel colonisé », qui loin de ne pas vouloir s’affranchir de la domination coloniale, rêve de remplacer et de détenir les privilèges de son maître. Donc de perpétuer l’asservissement, sous une autre forme.

 

3.      Etudier « les damnés de la terre » de Frantz Fanon :

 

Etudier les damnés de la terre de Frantz Fanon, c’est le disséquer en mettant en lumière son contexte de  (rédaction) publication, de même que les influences qui ont pu structurer cette œuvre.

Contexte de publication : Influences et environnement théorique de « les damnés de la terre » 

Le livre  « Les damnés de la Terre » apparaît en 1961 dans un contexte marqué par les luttes de décolonisation à travers le continent Africain, et les colonies en général. En outre la parution de l’ouvrage est faite dans un contexte d’affrontement entre le bloc soviétique dirigé par l’URSS et le bloc occidental dirigé par les USA : en effet nous nous trouvons au cœur de la guerre froide qui sera marquée par la lutte entre deux idéologies le capitalisme et le communisme. Le monde sera structuré à priori par cette lutte, les puissances coloniales sortant de la seconde guerre mondiale affaiblies. A la marge de ces deux blocs, c’est à dire le bloc soviétique et le bloc américain émerge le mouvement des non-alignés, exprimant une volonté de s’affranchir de l’influence occidentale comme soviétique. En effet c’est à la conférence de Bandoeng (en Indonésie du 17 au 24 avril 1955), que se réunissent vingt-neuf délégués de pays d'Afrique et d'Asie pour affirmer leur volonté d'indépendance et leur non-alignement sur les puissances mondiales. Les nouveaux États indépendants du continent Asiatique travaillent à soutenir les pays restés sous la domination coloniale, et de ce fait cette volonté de rupture d’avec les puissances coloniales va s’organiser autour d’un certain nombre de revendication. Ce sont :

- La décolonisation et l'émancipation des peuples d'Afrique et d'Asie;

- La coexistence pacifique et le développement économique;

- La non-ingérence dans les affaires intérieures.

Des déclarations radicales et qui marquent ainsi, et sans communes mesures une volonté de mettre en pratique le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes.

L’œuvre de Frantz Fanon intervient donc dans ce contexte. D’ailleurs il en ressentira fortement les influences. Dans les damnés de la terre, de Frantz Fanon, nous pouvons sentir la présence de deux influences principales, qui marquent la tonalité de cet essai, ce texte. En effet Fanon montre dans son œuvre son ancrage idéologique et politique dans le courant tiers-mondiste.  Si examen est fait de son parcours vécu, ajouté à l’intérêt que Frantz Fanon accorde pour les réalités politiques des territoires colonisés, son ancrage idéologique dans le tiers-mondisme se comprend. D’ailleurs plusieurs de ses ouvrages sont publiés à cette époque c’est-à dire 1950-1961, époque où le mouvement tiers-mondiste tend à s’affirmer.

Au-delà d’une volonté d’affirmation politique, de libération coloniale vis-à-vis du joug des  deux puissances mondiales, le tiers-mondisme  a un versant littéraire, si nous pouvons l’exprimer ainsi. En effet plusieurs écrivains et intellectuels se joignirent à ce mouvement. C’est le cas de Jean Paul Sartre qui d’ailleurs a préfacé « les damnés de la terre », dans son premier exemplaire.

 

    Les damnés de la Terre  ou Marx dans la situation coloniale

La seconde influence déterminante dans cet ouvrage et non des moindres, est celle de l’idéologie Marxiste, et précisément sur les questions de Violence- d’aliénation, de classes, et du rôle de la paysannerie dans la révolution. En raison de l’étendue des moyens que requiert l’analyse que l’on pourrait faire ici, nous parlerons essentiellement de la violence et de l’aliénation, mais aussi du rôle de la paysannerie dans la révolution.

Fanon, comme la plupart des écrivains et Hommes politiques issus des colonies ont vu dans l’idéologie Marxiste un formidable outil de l’expression de la situation coloniale, les rapports entre le colon et ses sujets.

Aliénation et violence chez Fanon :

Pour Fanon La colonisation est un processus qui crée deux Hommes et qui partage le monde en deux espaces, dominant-dominé colon-colonisé, dont les rapports sont régis par la violence. La violence est portée jusque dans le corps et dans les cerveaux des dominés par un corps intermédiaire. La police, le gendarme : les forces de l’ordre. Ordre car l’indigène est imperméable à l’éthique, il est la quintessence du mal. L’on voit bien dans ces propos que la violence est ici le principal moteur de l’histoire (l’histoire qui lie le colon et ses colonies), d’où son caractère permanent et accoucheuse inéluctable de la libération du joug colonial.  Mais quelle est l’origine de cette violence ? Car cette violence détermine les rapports colons-colonisés. Pour Hassan Remaoun[1] cette violence est de deux ordres. En effet elle provient d’abord d’un processus d’aliénation que le colonisé subit, puis de désaliénation. Ainsi pour chacun des processus, deux types de violence se font dès lors jours : Une violence anarchique que le colonisé exerce sur l’autre colonisé et une violence organisée, orientée de fait vers le colonialiste. Ce passage est très éclairant sur la question de la violence chez Fanon et marque pour le coup ses influences marxistes : « La négation culturelle, le mépris des manifestations nationales motrices ou émotionnelles, la mise hors la loi de toute spécialité d’organisation contribuent à engendrer des conduites agressives chez le colonisé. Mais ces conduites sont de type réflexe, mal différenciées, anarchiques, inefficaces. L’exploitation coloniale, la misère, la famine endémique acculent de plus en plus le colonisé à la lutte ouverte et organisée. Progressivement et de façon imperceptible la nécessité d’un affrontement décisif se fait prégnante et est ressentie par la grande majorité du peuple[2] ». Pour Hassan Remaoun[3] « Marx et ses disciples ont certes beaucoup mis l’accent sur le rôle de la violence ou de la force brutale comme « accoucheuse » de l’histoire…l’usage de la violence chez Marx et Engels ou Lénine est toujours conditionné par le contexte socio-économique et par le niveau de « conscience de classe » et d’organisation politique ». Conscience de classe et organisation politique deux termes sur lesquels Frantz Fanon va aussi réfléchir dans son essai, notamment en abordant la question du rôle de la paysannerie dans la lutte pour les indépendances.

                        Conscience de classe et organisation politique : le rôle de la paysannerie dans la lutte pour les indépendances.

Fanon dans son ouvrage, oppose entre autres deux classes du monde colonial : « le lumpen prolétariat et la bourgeoisie nationale ». Ces deux classes sont déterminantes dans la pensée de Fanon.  En ce qui concerne le lumpen prolétariat Fanon dira : « l’insurrection partie des campagnes va pénétrer dans les villes par la fraction de la paysannerie, bloquée à la périphérie urbaine, celle qui n’a pas encore trouvé un os à ronger dans le système colonial… Le lumpenprolétariat. Cette cohorte d’affamés détribalisés, dé-clanisés constitue l’une des forces le plus spontanément et le plus radicalement révolutionnaire d’un peuple colonisé » (Les Damnés de la terre  Edition Maspero 1972, p79-80).  Ce terme est aussi présent dans les analyses Marxistes sur le prolétariat, cependant en des enseignes différentes. Car selon Hassan Remaoun le lumpen prolétariat porte une connotation négative dans les analyses marxistes à tel point qu’on préfère à ce mot celui de sous-prolétariat. Toujours selon lui Lénine en premier lieu cherche systématiquement à les différencier du prolétariat dont ils seraient loin de « partager les vertus révolutionnaires. Et de ce fait il va établir une filiation dans cette réflexion entre l’approche de Fanon et celle de Bakounine pour qui le lumpen constituait au contraire «  le ferment de la Révolution sociale ». Mais cela dit Fanon essaie aussi, de se démarquer un tant soit peu de Bakounine en nuançant le caractère « spontanément révolutionnaire », surtout en abordant la question des harkis, soulevant de fait l’importance de l’organisation politique.  Ainsi pour Fanon « Le colonialisme va trouver également dans le lumpen prolétariat une masse de manœuvre considérable. Aussi tout mouvement de libération nationale doit apporter le maximum d’attention à ce lumpenprolétariat. Celui-ci répond toujours à l’appel de l’insurrection, mais si l’insurrection croit pouvoir se développer en l’ignorant, le lumpenprolétariat…se jettera dans la lutte armée…aux côtés cette fois de l’oppresseur». (« Les damnés de la terre »p85)

Le livre de Frantz Fanon est intéressant pour nous en ce qu’il soulève les tares réelles de la situation coloniale. Domination ni légère, encore moins passagère, car ayant des impacts profonds tant au niveau culturel que psychique chez les colonisés. D’ailleurs les indépendances africaines par exemple montreront que trop, leurs insuffisances concernant la libération du joug colonial. Nous pensons au réseau Foccart et les rapports France-Afrique qui marquent de loin une perpétuation de la main mise des puissances occidentales, notamment française, sur les affaires intérieures africaines. Fanon sentait déjà cela et comme une prophétie, il mettait en lumière les caractères de « l’intellectuel colonisé », aujourd’hui ils s’appelleraient Abdoulaye Wade, Laurent Gbagbo, Oumar Bongo, Bokassa Ier, Mobutu, pour ne citer que ceux-là. Si nous devions continuer notre analyse de « les damnés de la Terre » de Fanon, nous l’associerons aux œuvres d’Amadou kourouma notamment «sous le soleil des indépendances », mais aussi Xala film réalisé en 1975 et Guelwaar 1991 tous deux du même auteur, c‘est à dire Ousmane Sembene. Ce sont là des productions littéraires et artistiques qui soulèvent la question des rapports France-Afrique (anciens colonisateurs et ex-colonies) mais aussi la question du désenchantement survenu au lendemain des indépendances africaines, des indépendances traînant leurs lots de déceptions et de désillusions.

Si nous devions continuer notre analyse de « les damnés de la Terre », nous ne le mettrions en rapport avec le contexte Africain actuel, de même que les relations France-Afrique, dont on s’interroge encore la teneur en dépit du discours de Dakar prononcé par Nicolas Sarkozy le 26 juillet 2007 à l’université Cheikh Anta Diop. Et enfin si nous devions poursuivre notre analyse de cet ouvrage nous le placerons dans le contexte du génocide Rwandais et de la question de « l’ivoirité » en côte d’ivoire. En effet c’est la question de cette violence, cette violence anarchique que les autochtones mobilisent et dirigent contre eux-mêmes, d’ailleurs Fanon en parle en terme de « luttes tribales, luttes de çofs et luttes entre individus ». Nous axerons donc notre réflexion sur les impacts de l’administration coloniale en terme géographique, politique, culturelle comme anthropologique.

 

 


[1] Hassan Remaoun «  Frantz Fanon et le marxisme : Une approche de la dynamique sociale et politique en Afrique coloniale et post-coloniale. » p4

[2] Les Damnés de la terre  Edition Maspero 1972 (p. 168).  

[3] Hassan Remaoun «  Frantz Fanon et le marxisme : Une approche de la dynamique sociale et politique en Afrique coloniale et post-coloniale. » p4

 

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L'UTILISATION DE MOTS ETRANGERS DANS LA LANGUE FRANCAISE, NOTAMMENT L'ANGLAIS ...

Posted by claudienedelec
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le Dimanche, 27 Février 2011
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La langue francaise est consideree dans le monde entier comme la langue de l'amour, la culture et le savoir-vivre en general.  Les gardiens de ma langue maternelle - ces Messieurs /Dames de l'Academie Francaise - s'emploient a la garder pure et correcte afin qu'elle continue a representer cette belle image.

Pourtant cette langue est tout d'abord une langue vivante, non seulement parlee en France mais aussi dans un grand nombre de pays au monde.  De part sa definition, une langue vivante ne doit-elle pas forcement representer les personnes qui l'utilisent et aussi evoluer en meme temps que ceux-ci?

Je le pense vraiment bien que j'eprouve une certaine nostalgie pour le francais de nos grand-parents ...  pour eux il n'etait pas question de "week-end" ou d'etre "cool" et meme si cela voulait dire qu'on utilisait des phrases plus longues, n'etaient-elles pas aussi plus jolies?  Un peu comme une belle ecriture d'autrefois ...

Ciao, bye bye!

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Quand on est professeur de Francais en Angleterre ...

Posted by claudienedelec
claudienedelec
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le Mercredi, 23 Février 2011
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Depuis que j'enseigne le francais en Angleterre, je me rends compte qu'une large proportion de personnes ne considere pas la connaissance d'une deuxieme langue  comme etant d'une grande valeur.  Ceci est particulierement evident ici, bien sur, parce que la langue anglaise est consideree comme etant une langue pratiquement universelle non seulement pour des raisons historiques mais aussi modernes comme par exemple dans le domaine de l'informatique.

Cette perception a evidemment des effets negatifs sur les enfants anglais qui restent fermes aux opportunites offertes par la pratique d'une autre langue et la decouverte d'autres cultures.

Cette situation va peut-etre changer maintenant que le gouvernement a introduit les langues etrangeres dans les ecoles primaires. Ce changement devrait etre positif car il est certain qu'apprendre une autre langue a un jeune age a des effets benefiques pour le developement de l'enfant, son attitude envers le reste du monde et ses relations avec les autres.

L'apprentissage d'une deuxieme langue represente beaucoup plus que la simple memorisation de mots.  Je pense qu'en fait cela represente une ouverture sur les autres et sur soi-meme.  

Qu'en pensez-vous? ...

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La nouvelle fuite des cerveaux

Posted by sergemover
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le Mercredi, 23 Février 2011
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Quand on parle de fuite des cerveaux, on a tout de suite en tête des étudiants qui, par manque d’opportunité, s’en vont étudier en Europe, aux Etats Unis et autres pays dits développés et y restent pour le grand bonheur de ceux qui savent mettre à profit leur talent. Mon but ici est qu’on prenne conscience d’un phénomène encore plus grave mais très peu connu. Il s’agit de la fuite des cerveaux à l’intérieur même de nos pays. Si nous étions en plein débat, vous me diriez certainement : Mais où veut-il en venir ? Je répondrais par ces trois questions :

-          Que pensez-vous de l’éducation secondaire en Afrique ?

-          A quel point les jeunes lycéens sont ils motivés pour s’inscrire dans des filières scientifiques après le baccalauréat ?

-          Quel est le sentiment des scientifiques diplômés de nos universités ?

Le fait est que si les cerveaux africains excellent parfois à l’étranger dans des disciplines scientifiques, leurs confrères restés au bercail n’ont que l’amertume comme récompense. Et pour s’en rendre compte, il suffit de connaître le nombre d’étudiants en MP (Mathématique, Physique) à l’université de Ouagadougou. Autre exemple, s’aviez-vous que dans tout le Burkina Faso, un pays qui se veut émergeant, il n’existe même pas dix classes de terminales C (Science mathématique pour ceux qui ne comprendraient pas). Que l’on comprenne bien mes propos. Je ne suis pas en train de faire l’apologie d’une certaine branche scientifique. Mon soucis est que l’ont accorde aux sciences fondamentales (les mathématiques et physiques en particulier) ainsi qu’à la recherche (dans sa globalité), l’attention qu’elles méritent. Si vous êtes de ceux qui sont convaincus qu’il ne peut pas y avoir de développement sans recherche scientifique, sachez que nous ne sommes pas très nombreux en Afrique et que nos gouvernants ne semblent pas être du même avis. Car sinon, pourquoi ce manque d’initiative pour soutenir nos chercheurs et encourager les jeunes à s’orienter vers des filières scientifiques ? Le phénomène à pris de telles proportions que même ceux là qui sont sensés faire la part des choses, je veux parler des scientifiques eux-mêmes, en arrivent à décourager les jeunes générations de s’inscrire dans des filières telles que les MP. En effet, quand on songe à la difficulté de réussite dans ces filières, il y a de quoi se décourager et décourager les autres. D’aucun dirait : ils ne sont tout simplement pas doués. Argument qui ne tient pas du tout la route puisque ces mêmes étudiants, quand ils ont la chance (pour ne pas parler de miracle) de s’inscrire dans une université en occident, ne peinent pas du tout dans leurs études ? Bien au contraire, ils font la fierté de leur nation !

C’est un fait admis qu’une nation sans système éducatif performent ne peut pas prétendre au développement. Il serait temps que nos dirigeants, mais aussi les sociétés africaines comprennent qu’ils doivent faire de la recherche scientifique leur cheval de batail dans la lutte contre la pauvreté. La Corée du Sud et l’Inde sont des exemples très parlants en la matière. La première pour s’être hissée à rang des pays développés et devenir un leader incontournable en matière d’innovation technologique à l’image de la société Samsung en moins de cent ans ; la deuxième pour s’être faite une place parmi les leaders en matière d’informatique pour ne citer que ces domaines.

Alors que nos dirigeants ne s’y trompent pas ! Avoir les ressources ne suffit pas pour amorcer un développement aussi infime soit-il. Ce qui crée avant tout la richesse, c’est la capacité à innover. Quand on comprend ce principe, on ne s’étonne plus que les meilleures universités au monde se trouvent en même temps dans les pays les plus avancés économiquement. On pourrait formuler l’idée comme suit : dit moi combien de brevets ton pays dépose par an et je te dirai son niveau de développement.

Une chose est certaine, à l’allure où vont les choses, l’Afrique risque de ne plus avoir à ce plaindre de ses cerveaux qui fuient puisqu’elle n’en aura tout simplement plus. Pour ce qui est des jeunes générations, qu’elles ne se laissent pas prendre au jeu de l’autruche et qu’elles se démarquent de ces effets de modes qui veulent que tout le monde face de la comptabilité ou tout autre discipline sensée les mener tout droit dans les coffres forts des banques. Quand on considère le nombre d’étudiants en science économique et gestion à l’université de Ouagadougou ou l’attrait inexpliqué des jeunes brevetés pour la comptabilité on est en droit de se poser des questions. Non pas qu’il s’agisse de science. Mais a-t-on besoin d’autant d’étudiants en économie, en sociologie pendant que nous manquons cruellement d’ingénieurs ? A vous d’en juger !

 

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On ne voit bien qu'avec le cœur. L'essentiel est invisible pour les yeux.

Posted by Catherine
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le Vendredi, 18 Février 2011
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Antoine de Saint-Exupéry est né en 1900 en France et décédé en 1944 sur un vol France-Sénégal alors qu'il travaillait dans l'Aéropostale. 

Je trouve que sa meilleure œuvre est « Le Petit Prince » 

Chaque chapitre relate une rencontre du petit prince qui laisse celui-ci perplexe quant au comportement absurde des « grandes personnes ». Le langage, très simple, peut être compris par des enfants, et ils y veront une magnifique histoire digne des meilleurs contes de fée. Pourtant, lu par un adulte, l'histoire prend une toute autre dimension, en particulier elle présente la vie sous forme de divers symboles.

Ainsi le petit prince aime regarder les couchers de soleil; son astéroïde est si petit qu'il lui suffit de déplacer sa chaise de quelques mètres pour cela : de cela, on comprend, que l'on n'a pas besoin d'aller loin pour trouver le bonheur. Les choses les plus simples peuvent parfois donner un immense bonheur.
Il nous montre comme la vision de chacun varie en fonction du point de vue de chacun: 
-  Le monarque, typiquement, ne verra en lui qu'un sujet
-  Le vaniteux le voit comme un admirateur
-  Le businessman propriétaire d'étoiles et le géographe écrivant d'énormes livres qui ne considèrent leurs propres activités que comme les seules importantes.
-  L'allumeur de réverbère, si consciencieux et pourtant qui vit une vie si contraignante
-  Et surtout il ne faut oublier le buveur qui boit parce qu'il a honte et parce qu'il veut oublier qu'il boit... combien d'entre nous sont susceptibles de tomber dans un tel cercle vicieux ?

L'amour, nous le comprenons, peut avoir des épines : ainsi sa rose, qui est superbe, mais aussi orgueilleuse, coquette et exigeante. Pourtant, « C'est le temps que tu as perdu pour ta rose qui fait ta rose si importante. »

L'amitié est une chose si précieuse : Il le découvre lorsqu'il essaie d'apprivoiser son renard.
Mais surtout « On ne voit bien qu'avec le cœur. L'essentiel est invisible pour les yeux. » Quelle message dans notre société actuelle alors que les apparences sont ce qu'il y a de plus important ! Combien de fois jugeons-nous les autres sur la taille de leur voiture, de leur maison ou sur leur apparence physique ?

« On ne voit bien qu'avec le cœur. L'essentiel est invisible pour les yeux. »

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Monde du logiciel libre

Posted by Pasmaths
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le Vendredi, 21 Janvier 2011
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Cher(e)s croyez vous au developpement de votre pays, de l'Afrique grâce aux logiciels libres. Rejoignez nous

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L'Après-BAC!!!!

Posted by ziojoel
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le Jeudi, 02 Septembre 2010
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Après les mois d’études pour la réussite du baccalauréat les futurs étudiants sont ensuite confrontés à des soucis, Quelles filières je dois faire? Si j’étudie dans telle domaine vais-je finir vite? J’aurai du boulot après ces longues études ? Dans quelle université continues ? Etc. Il y a tant de questions qu’on se pose mais finalement on se lance après en se disant «Que Dieu nous aide!!»

Ils sont nombreux à ne pas savoir quelle filière étudier, ceux là qui depuis les classe antérieures ont fait leur choix sont plus confiant. Cette masse de futurs étudiants vient généralement des lycées et collèges d’enseignement General, les élèves apprennent le tout à la fois, ce qui engendre les multiples questionnements concernant les études à poursuivre après le bac. L’autre question majeure est le : Où aller ? Ici il y a deux types d’université, une ou les conditions d’études sont rudes, il s’agit là des universités publiques et l’autre ou on étudie dans la dans un cadre parfait et aménagé, bien entendu, c’est les universités privées. Dans les universités publiques il y a un certain nombre de problèmes, notamment le problème de matériels, de place, de restauration, hébergement…… et cela entrain souvent des grèves du coté des étudiants ou des professeurs qui bascule fortement l’année universitaire et crée une image négative de ces temples du savoir. Les universités privées étant très chères alors la majorité se tourne vers les universités publiques en espérant que tout va s’arranger cette année ou l’année prochaine

 

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