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Blog du Burkina et des amis de l'Afrique

Blogs relatifs aux sujets d’ordres éducatifs, au Burkina Faso et à l’Afrique

Conte africain: "Et ce fut un vrai village....", de Vincent Gagliardi

Posted by Charilala
Charilala
Charilala n'a pas encore mis à jour sa biographie
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le Vendredi, 27 Janvier 2012
dans Contes du Burkina Faso et d'Afrique · 0 commentaires

Voici un très beau conte africain de Vincent Gagliardi. Les gravures par lui même sur l'ouvrage sont très bien faites!

"Et ce fut un vrai village.....

L'Esprit de la Terre vivait seul et s'ennuyait car autour de sa case il n'y avait que des cases vides. "Quel ennui!" se lamentait-il.

Ce qui le tracassait: ne pas avoir un seul compagnon pour fumer avec lui. Il y avait du tabac partout, c'est vrai, mais il était seul, tout seul. A midi, personne non plus ne lui préparait son repas. Fatigué de sa solitude, il décida de créer des hommes. "Ils me prépareront mes repas et fumeront avec moi".

Il se rendit dans la forêt et chercha l'arbre qui porte les noix nkula. Il le secoua. Des noix tombèrent. Il les ramassa et les apporta chez lui. Plusieurs jours de suite il se rendit dans la forêt et bientôt il eut chez lui un grand tas de noix. "Il y en a assez" dit-il.

Alors il versa ses noix dans un panier, le transporta au bord du grand lac où était sa barque, une grande et belle pirogue. Il versa son panier de noix dans la barque et appela un crocodile qui venait , curieux, de sortir sa tête hors de l'eau.

Le crocodile s'approcha à la nage et l'Esprit de la Terre l'attela pour tirer la barque. "Nage"! ordonna-t-il au crocodile, car l'esprit de la Terre ne ramait jamais lui même. Le crocodile ne se fit pas prier et se mit docilement à tirer la pirogue vers le milieu du lac, comme le lui demandait l'Esprit de la Terre. Le crocodile rama longtemps avec ses pattes puissantes. Longtemps, très longtemps. Droit devant lui. De fait, ce lac était un grand, grand lac. Si grand qu'on n'en voyait pas le rivage en face: il allait jusqu'où se couche le soleil.

Quand on ne vit plus aucune terre alentour,l'Esprit de la Terre ordonna au crocodile de s'arrêter, ce que fit le crocodile avec soulagement. L'esprit de la Terre prit une noix, la plus grande de toutes, souffla dessus et dit: "Tu seras le tout premier homme!". Il jeta la noix dans l'eau. Elle flotta et se mit à dériver vers le rivage. Puis ce fut le tour d'une seconde noix. Il souffla dessus et dit "Tu seras la toute première femme!". Là aussi, la noix flotta et se mit à dériver vers le rivage. L'une après l'autre, les noix furent ainsi jetées à l'eau et toutes dérivèrent en ribambelle.

Ayant fini, l'Esprit de la Terre ordonna au crocodile de le ramener au rivage. A l'arrivée,, sur le sable sec, une foule de gens l'attendait. "Me voici" dit le premier homme. Les autres crièrent "Nous aussi, nous voici!". Les femmes se tenaient en arrière. "Me voici!" dit la première femme. Les autres crièrent "Nous aussi, nous voici!".

L'Esprit de la Terre les conduisit dans son village et, arrivé sur la grande place, leur dit: "Ces cases sont les vôtres".

L'Esprit de la Terre devint ensuite le chef du village. Il s'asseyait avec ses gens. Les femmes faisaient la cuisine, fort bien...

Vrai de vrai, l'Esprit de la Terre ne s'ennuyait plus. Après le repas, tous fumaient et se racontaient des histoires."

FIN

Cela ne vous rappelle t'il pas Adam et Eve? Implicite judicieux par l'auteur!

François Chalais disait que "la solitude est un arbre sans fruits". C'est ce que l'on ressent ici avec l'Esprit de la Terre. Mais paradoxalement, "la solitude appelle la multitude" (Serge Bonnet et Bernard Gouley"). C'est ce qui se passe avec la multiplication de la population.

Par ce conte bien joli, on prend conscience que la fraternité et la solidarité fortifient les sociétés, conduisant ainsi au bonheur véritable de chacun.

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Les archives ouvertes : une opportunité pour accéder aux savoirs

Posted by Awa Aissatou
Awa Aissatou
Awa Aissatou n'a pas encore mis à jour sa biographie
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le Samedi, 22 Octobre 2011
dans Contes du Burkina Faso et d'Afrique · 0 commentaires

Depuis un certain temps ces technologies nommées Archives ouvertes se développent, facilitant l’accès à bon nombre d’écrits sous format électronique. Ainsi, d’après l’Institut de l’Information  Scientifique et Technique-INIST (France), l’archive ouverte est « un réservoir où sont déposées des données issues de la recherche scientifique et de l’enseignement et dont l’accès se veut ouvert c’est-à-dire sans barrière». Toujours d’après l’INIST, leur mise en œuvre nécessite certains « protocoles communs».

De nombreux exemples d’archives ouvertes existent actuellement, entre autres : @rchivesSIC , HAL , TEL .

Vu leur importance, il serrait intéressant de les faire connaitre auprès des publiques apprenant et scientifique des pays sous développés, mais aussi d’emboiter le pas à ceux qui en sont les initiateurs, en mettant en place des archives ouvertes pour une large diffusion des publications académiques et scientifiques africaines. En effet on est bien trop souvent des consommateurs passifs alors qu’à l’heure actuelle, il faut savoir donner pour espérer recevoir quelque chose en échange et non plus tendre inlassablement la main.

Source : Archive ouverte. In site de l’INIST [en ligne]. Vandoeuvre-lès-Nancy (France), [consulté le 22 octobre 2011]. http://openaccess.inist.fr/spip.php?mot12

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Le prix de l'ingratitude

Posted by kipare
kipare
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le Vendredi, 18 Juin 2010
dans Contes du Burkina Faso et d'Afrique · 3 commentaires

 

Le prix de l'ingratitude

 

L'hyène en cherchant sa pitance quotidienne est tombée dans un puits. Malheureusement jusqu'au troisième jour aucun animal n'est passé à côté du puits pour la sauver . Au troisième jour, le singe en passant a entendu les cris de l'hyène qui criait : « au secours! Au secours , sauvez moi! ».

Le singe étant touché par la souffrance de l'hyène trouva une idée géniale qui consistait à mettre sa queue longue dans la puits pour que l'hyène s'appuie pour sortir. Ce qui fût fait.

Quand l'hyène est sorti du puits une conversation eu lieu:

L'hyène: «  J'ai faim par ce j'ai passé trois jour dans ce puits »

Le Singe : «  je suis vraiment désolé et je prie Dieu pour que tu puises trouver la nourriture le plus tôt possible »

L'hyène : «  Tu es bête ou bien! Je te dis que j'ai faim et tu me souhaites bonne chance? Je vais te manger parce que tes souhaits sont incertains »

Le Lion qui passait a entendu la discussion et est venu demander ce qui se passait.

Chacun a donné sa version des faits. Le Lion en tant que bon juge leur demanda de reprendre l'action car il n'a pas bien compris leurs explications. L'hyène est donc redescendu dans le puis pour la reprise de l'action .Dès que l'hyène est redescendu , le lion demande au singe de se sauver pour que l'hyène paie le prix de son ingratitude.

Comme quoi: «  qui sème le vent récolte la tempête »!

 

 

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Le lièvre et le chef

Posted by laurent
laurent
laurent n'a pas encore mis à jour sa biographie
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le Mardi, 12 Janvier 2010
dans Contes du Burkina Faso et d'Afrique · 0 commentaires

Le lièvre s’était lié d’amitié avec le chef du village. Un jour, après un repas qui avait été plus abondant que de coutume et où la bière avait coulé à flot, le lièvre provoqua le chef du village et lui dit :

- Tu auras  beau faire, je suis plus malin que toi.

- Pour qui te prends-tu ? , rétorqua le chef.

- Et bien, répondit le lièvre, nous allons en faire la preuve.

- Je suis, d’accord. Si tu arrives à te montrer plus rusé que moi, je te donnerai 80 bœufs de mon troupeau, mais si c’est moi qui gagne, je ne te réclamerai que sept têtes de tes moutons…

Comme la fête annuelle du village devait avoir lieu dans quelques jours, le lièvre proposa :

- Toi et moi, nous allons préparer de la bière pour la fête, on va parier sur ce point : quel est celui qui va présenter la meilleure bière et en plus grande quantité ?

- Mais, mon pauvre lièvre, tu es ridicule ! Tu vis seul avec ta hase, ta seule femme. Comment pourrra-t-elle concurrencer mes 20 femmes ?

- Inutile de vouloir comparer le serpent avec une tige, quand on peut mesurer avec ses yeux, répondit le lièvre.

L’avant-veille de la fête, les familles se mirent en frais pour la préparation de la bière : on ramassa le bois, on alluma les feux…

Pendant ce temps, le lièvre, après avoir averti la hase, descendit dans l’unique puits du village et se cacha dans une cavité au fond près de l’eau.

Quand les femmes du chef vinrent en bande pour puiser de l’eau, une voix d’outre-tombe sortit du puits :

 Femmes à la démarche de reines, attention ! Je suis dans le puits et je vous y attends.

Aussitôt, abandonnant leurs seaux et leurs canaris, elles s’enfuirent chez le chef…

Alors le chef envoya ses serviteurs avec des bâtons, ils regardèrent dans le puits, ils ne virent rien. Un des serviteurs se préparait à descendre, alors, une voix qui semblait sortir du fond du puits :

- Serviteur du chef, attention ! Je me repose dans les profondeurs du puits, ne me dérange pas, sinon je t’attends…

Sans attendre son reste, le serviteur qui avait enjambé la margelle du puits, d’un coup de rein, ressortit et rejoignit ses compagnons, qui avaient déjà regagné la maison du chef ?

Tous étaient surexcités dans la cour du chef, mais personne n’osait plus s’approcher du puits maudit…Pendant ce temps la hase venait puiser de l’eau…

Le jour de la fête, la hase se présenta chez le chef avec une gourde de bière. Elle était accompagnée par son mari le lièvre, habillé en jour de fête…

Le chef comprit alors le subterfuge du lièvre…ne se fâcha pas…félicita le lièvre…et lui fit donner séance tenante les 80 bœufs qu’il avait gagnés. Bien plus, il couvrit Poko la hase de présents.

Le chef n’était peut-être pas un rusé, mais c’était un sage.

 


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La récolte de miel du cafard

Posted by liki
liki
Enseignant vacataire de Statistiques et Statisticien-Informaticien de formation je suis passioné par la poésie...
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le Lundi, 11 Janvier 2010
dans Contes du Burkina Faso et d'Afrique · 0 commentaires

En ce temps-là, le cafard partit récolter du miel. Sa route passait près de la case de la poule. Arrivé devant la porte, la poule lui demande : « Où vas-tu ? »

« Récolter du miel. Veux-tu m’accompagner ? »

Ils font route ensemble. Leur chemin passe obligatoirement devant la porte du chat. A leur vue, le chat demande : « Poule, où allez-vous ? »

Ils font maintenant route à trois, passent devant le chien qui les suit, ainsi que devant la porte de l’hyène qui s’ajoute à eux. Les voilà tous en chemin : le cafard, la poule, le chat, le chien, l’hyène. Ils passent devant la porte du lion qui se joint aussi à eux.

Une fois le miel extrait, le cafard se charge du pot bien rempli. En route pour la maison, il marche péniblement avec sa charge. Le lion demande : « Qui est devant nous, les vieux, et nous retarde ? »

La poule dit : « C’est le cafard. »

« Qu’est-ce que tu attends pour nous en débarrasser ? »

La poule avale d’un coup de bec le cafard et prend le pot.

Elle va un peu plus vite que le cafard, mais le lion repose sa question et la poule est mangée par le chat qui, à son tour, se charge du pot de miel. Il est plus rapide que le cafard et que la poule, mais le lion n’est pas satisfait et repose sa question. Le chien déclare que c’est le chat qui bloque la marche. « Mais qu’attends-tu ? »

Le chien mange rapidement le chat, prend la charge, se met devant et marche rapidement, comme s’il courait.

Le lion dit : « Qui a pris le devant en courant trop vite pour les vieux ? »

L’hyène de répondre : « C’est le chien avec ses longues pattes. »

« Qu’attends-tu ? » À ces mots, le chien jette le pot de miel et prend la fuite, poursuivi par l’hyène. Il court tellement vite qu’il rate la grande porte. Il veut se faufiler entre deux cases, la tête la première, mais il n’arrive pas à faire passer son derrière et reste coincé entre les cases. L’hyène arrive à son tour et le voit. Ne sachant pas que c’est le chien, elle demande : « Derrière rouge, n’as-tu pas vu le chien par ici ? »

« Derrière rouge » lui répond : « Pousse-moi, je vais entrer et je te le dirai. » Notre hyène, de toute sa force, pousse Derrière rouge. Une fois rentré, le chien se met à crier : « Woouu ! » Il est trop tard pour que notre hyène le rattrape, car elle a peur de « Deux pieds » et n’ose plus le poursuivre. Voulant jouer de ruse, elle va un peu plus loin et dit : « Chien, mon ami, viens acheter des galettes ! Viens acheter des galettes ! » Le chien lui répond : « Je n’ai pas d’argent, je n’ai pas d’argent ! »

« Viens acheter à crédit ! Viens acheter à crédit ! »

« Je ne vais pas là-bas ! Je ne vais pas là-bas ! »

Quand « Deux pieds » entend le cri de l’hyène et de son ami le chien, il sort et chasse l’hyène jusqu’en brousse.

Depuis ce jour, l’hyène n’a pas oublié le chien : elle vient rôder autour des cases et, à défaut du chien, elle prend soit un mouton, soit une chèvre et attrape parfois un petit deux pieds (l’homme).

Quant au cafard, il n’a plus jamais rêvé de miel ; il préfère rester dans les endroits malsains, mais le problème demeure entre le chien et l’hyène.

 

 

 

Mots clés : Contes du Burkina Faso
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SAUVE QUI PEUT

Posted by Issakasb
Issakasb
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le Lundi, 23 Novembre 2009
dans Contes du Burkina Faso et d'Afrique · 2 commentaires

LES HISTOIRES FORMENT ET INFORMENT!
Dans un village Africain, deux voleurs décident de se servir dans une
plantation d'avocatiers.
A proximité de cette plantation il y a un cimetière et une église catholique.
A minuit ces derniers se livrent à leur besogne et décident de se
partager équitablement le butin à l'intérieur du cimetière.
Ils mettent donc les avocats dans des sacs et les ramènent dans le cimetière.
Lors du transport des sacs deux avocats s'échappent des sacs et
tombent à l'entrée du cimetière, alors ils décident de les récupérer à
la fin du partage lorsqu'ils repartiront.
Ils arrivent donc au milieu du cimetière et commencent le partage des
avocats, en disant « UN POUR TOI, UN POUR MOI »...
Or ce cimetière a un gardien et celui-ci, somnolant un tout petit peu,
entend deux voix s'élever au milieu du cimetière et qui se partagent
quelque chose en disant « UN POUR TOI, UN POUR MOI ».
IL se dit qu'à cette heure-là et en plein milieu d'un cimetière, « UN
POUR TOI, UN POUR MOI » c'est Dieu et le diable qui se partagent les
cadavres.
Il va donc réveiller le prêtre dans l'église en lui expliquant ce
qu'il venait d'entendre.
Le prêtre décide de l'accompagner au cimetière armé d'eau bénite et de bible.
En arrivant à l'entrée du cimetière, le prêtre et le gardien entendent
les deux voix qui disent « UN POUR TOI, UN POUR MOI ».
Le prêtre et le gardien entreprennent donc de prier à l'entrée du
cimetière lorsqu'ils entendent les deux voix du cimetière dire : «
SURTOUT N'OUBLIONS PAS LES DEUX QUI SONT RESTES A L'ENTREE DU
CIMETIERE ».
Le Prêtre et le gardien ont battu ce jour-là des records de sprint en
oubliant coupe d'eau, parchemin et bible...
Question:


Le prêtre a pensé qu'il aurait été choisi par qui ? Dieu ou le diable?

 

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Le sexe féminin provient du crapaud

Posted by pagabas
pagabas
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le Vendredi, 16 Octobre 2009
dans Contes du Burkina Faso et d'Afrique · 4 commentaires

Auparavant les femmes n’avaient pas de sexe.  Un jour, une femme du nom de « N’soma »  décida d’aller à une fête à Zecco, un village situé au sud du Burkina.

Elle prêta le sexe du crapaud pour aller à la fête. Elle était devenu vraiment très belle qu’elle a séduit tous les garçons de Zecco. Elle a été mariée de force au prince de Zecco. Le crapaud ayant attendu longtemps décida de rejoindre N’soma pour réclamer son sexe. Arrivé, le crapaud commença à chanter à la porte du  palais royal pour réclamer son sexe.

Le crapaud entra ensuite dans la cour en chantant. Le prince et sa femme ayant entendu la chanson commencèrent à chauffer de l’eau et quand le crapaud arriva à leur porte ils versèrent l’eau chaude sur lui. C’est ainsi que le crapaud se retrouva avec une peau multicolore et la transmet à sa progéniture. La femme du prince  mit ausssi au monde des filles avec sexe.


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LA VENGEANCE DE MÈRE ÉPERVIER

Posted by kipare
kipare
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le Samedi, 22 Août 2009
dans Contes du Burkina Faso et d'Afrique · 0 commentaires

L’enfant de mère épervier était très malade et était mourant, elle l’amène chez le charlatan du village qui est le margouillat. Arrivé le margouillat, consulta le malade, et dit à son fils d’aller en brousse pour cueillir les feuilles, racines, fruits… tous ce qui est nécessaire pour que l’enfant de l’épervier puisse retrouver sa santé ! Le margouillat dit à son fils de faire le plus vite possible parce que, la maladie est à son pire état. Le petit magouilla pris la route de la brousse le plus vite possible. Une heure, deux heures… l’envoyé du margouillat n’est toujours pas de retour tandis que, l’enfant de l’épervier vit ses dernières heures. Le charlatan décide en personne d’aller à la rencontre de son fils afin que le malade puisse retrouver la santé totale. À quelques mètres de chez lui, il vit la poule entrain de déchiqueter son fils, de retour de sa mission. La poule remarque la présence du guérisseur et le pourchassa. Heureusement il arriva à s’échapper. Margouillat retourne trouver l’épervier en larme parce que, son enfant avait rendu l’âme. Il lui raconte ce qu’il a vécu. L’épervier conscient que si l’envoyé avait pu amener les produit, son enfant aurait retrouvé la santé, alors la mère épervier déclare la guerre à la poule, parce qu’elle à été à la base de la mort de son enfant. Ainsi, l’épervier décide de se venger en mangeant les poussins. C’est depuis ce jour que l’épervier de s’attaque aux poussins

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L'HISTOIRE DES MILS

Posted by ziojoel
ziojoel
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le Vendredi, 14 Août 2009
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YALA, le mil blanc, BÖ le mil rouge et MIELA le petit mil voulaient tous trois prendre une femme, et chacun se faisait fort pour devancer les autres.

Les beaux-parents de Yala l’invitèrent à venir cultiver le champ familial, comme le veut la coutume. Le lendemain, il s’habille très bien et se parfum tout le corps pour plaire à sa nouvelle épouse. En cour de route, il rencontre une vieille femme dans le marigot en train de se laver. La vieille dame le demande de venir l’aider à laver son dos. Te laver le dos !!! S’exclama Yala ! Crois tu donc que je vais employer mes mains parfumées pour frotter ta vieille carcasse ? Sans mot dire de plus et prit sa route !!!

Un peu plus loin, un lépreux sale, hirsute, et degoutant sort brusquement d’une caverne, et arrête Yala ! Ou vas-tu ? Yala voudrait bien passer sans mot dire, mais il a vu dans la main du misérable, une épée nue, je vais chez mes beaux-parents pour cultiver, répond Yala. Je te suis, dit l’homme. Jamais, au grand jamais ! proteste Yala, le lépreux fait tournoyer son sabre, et les étincelles qui s’en échappent viennent se rabattre en pluie en pluie sur la tête de Yala. Yala temple et accepte la proposition du lépreux.

Arrivé dans la belle famille, on lui indique le champ à cultiver, avec l’aide du lépreux, il réussi à terminer le champ en quelques jours. Au cour du repas d’adieu qu’on leur servit à part, le lépreux dit à Yala : fourre-moi toutes ces provision dans le sac que je porte en bas de mon échine… si tu ne tiens pas à voir de nouveau, étinceler mon sabre. Yala obéit, il a bien trop honte pour dire à ses beaux-parents qu’il a faim. Alors ceux-ci lui remettent la fille.

De retour, arrivé près de la caverne, le lépreux sursauta et dit à Yala, nous avons fait le travaille ensemble et par conséquence, la femme doit être divisé en deux !!! Malheureusement le pauvre Yala n’a rien pour se défendre, le lépreux divise la femme, prend sa part et disparait da la caverne. Yala, le mil blanc, rentra chez lui tout honteux, avec une moitié de femme.

BÖ, le mil rouge, partit lui aussi pour cultiver le champ de la belle famille. L’histoire ce répète exactement comme pour Yala. Il revient aussi honteux de son voyage, avec une moitié de femme.

A son tour Miéla, s’habilla et se parfuma à merveille. Il rencontre aussi la vieille dame, et décide de laver le dos de la vieille dame. Il vit un bouton sur le dos de la dame, celle-ci lui demande de le percer, à sa grande surprise, une épée flamboyante, grande et forte, à pommeau d’argent. Un deuxième bouton, il ressortit des vêtement de femme, et le troisième des ustensiles et des plats. Il cache les vêtements et ustensiles dans les hautes herbes et remercie bonnement la vieille sorcière puis continu sa marche. En cour de route, près de la caverne, surgit le lépreux, et décide d’accompagner Miéla, sans mot dire, il accepta. Le lépreux agit comme il l’avait fait chez les deux autres. Sur la route de retour, le lépreux demande à ce que la femme soit divisée en deux avec les même raisons qu’il avait avancé chez les autres. Miéla, fait sortit son sabre, et la bataille commença. Quelques rudes estocades suffisent à Miéla pour terrasser son rival qui se précipite, vaincu, dans son trou.

Avec les habits de la vieille, Miéla pare magnifiquement son épouse et tous deux portèrent les ustensiles à la maison. Petit mil rentra chez lui tout fier, avec une jolie fille  son bras, tout le monde l’admira, tandis que, Yala et Bö baissaient la tête.

C’est depuis ce jour et pour toujours que le mil blanc, et le mil rouge murissent l’épi honteusement courbé vers le sol tandis que le petit mil mûrit, son fier épi pointant vers le grand ciel lumineux.

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Conte Peul version française

Posted by Akimal
Akimal
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le Vendredi, 14 Août 2009
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L’écureuil et le varan.

Il était une fois un écureuil et un varan qui étaient de bons amis .
Un jour pourtant, l’écureuil voulut se séparer du varan.
Chaque fois que le varan sortait pour se promener, l’écureuil se mettait à l’insulter :
« Il a une langue comme le bâton fourchu du vieux Ndjouro, son dos est tout creux,
il est incapable de bien courir, il a la peau comme l’écorce d’un dattier. »
Le varan ayant entendu tout cela dit à ceux qui étaient présents : « Dites à l’écureuil de ne pas m’insulter, c’est lui qui est insolent, il a les yeux rouges comme un drogué, ses dents son pointues comme des flèches, il déterre même ce qu’il n’a pas semé. Dites-lui de ne pas parler de mes défauts car lui en a plus que moi .»

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L'HYÈNE LE MALIN

Posted by ziojoel
ziojoel
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le Samedi, 08 Août 2009
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L’hyène le malheureux

 

Lièvre et l’hyène était de très bon amis, dans un village, ou il y avait la famine. Dans ce village, il y avait un éléphant, un très énorme éléphant. Les villageois attendaient impatiemment la mort de cet éléphant pour bénéficier de la viande parce que personne ne pouvait s’approcher de lui. Le lièvre avait une chanson magique lui permettant de communiquer avec  l’éléphant, après avoir chanté la chanson magique, l’éléphant ouvrait une partie de son corps, et permettait ainsi au livre de se procurer de la viande autant qu’il en voulait ; mais à une seule condition, ne pas toucher à  la viande graisseuse, suspendue en haut de la poche où l’on pouvait enlever la viande.

La famine devenait de plus en plus pire, notre ami, lièvre décide de dire son secret à l’hyène en l’amenant chez le l’éléphant pour se procurer de la viande. La condition était la même, l’hyène tout joyeux profita très bien de cette surprise inattendu.

Les jours passaient, et les deux amis allaient chaque fois ensemble pour trouver la viande. Un jour les deux amis allèrent comme d’habitude à la recherche de leur provision de la semaine, ils se sevrèrent tous à leur satisfaction. Avant de sortir du corps de l’éléphant, l’hyène se dit que la viande graisseuse suspendue en haut serait peut être la meilleure viande de l’éléphant voilà pourquoi il est interdit de la couper, sans hésité il coupe la viande avec sa machette, et OP !!! L’éléphant tombe et meurt, c’est la joie chez les villageois !!! Nos deux amis se demande maintenant comment sortir du corps de l’éléphant sans être vu par les hommes. Lièvre propose de se cacher sous un bon morceau de viande et que l’hyène se cache dans les déchets du gros intestin. L’hyène, pensait que lièvre voudrait pas se salir voilà pourquoi il veut qu’il aille se loger dans les déchets, ainsi il proposa le contraire du choix de lièvre, celui-ci accepte sans hésitation.

Les villageois se rassemblent rapidement autour du cadavre, on commence à hacher, le corps de l’éléphant. On arrive à niveau de l’abdomen, les intestins sont donnés aux enfants pour qu’ils aillent extraire le déchet de la viandes, quant à la chaire, c’est les adultes qui s’en occupent.

Le lièvre profite de la faiblesse de petits et s’enfuit dans la brousse, l’hyène lui qui se croyait le malin  est découvert dans la chaire de l’éléphant, et fut battu à mort.

Du gibier encore !!!! Les villageois se régaleront

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LE MUR DE MIEL

Posted by justin
justin
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le Samedi, 18 Juillet 2009
dans Contes du Burkina Faso et d'Afrique · 1 commentaire

 Un jour, le lièvre et l'hyène vont aider des genies à construire un mur. C'est un mur de miel.
 
Le père genies leur dit: Il ne faut jamais se lècher les doigts pendant le travail.  Celui qui n'obéit pas va avoir un grand malheur.  Au début, tout va bien.  Mais Après, L'hyène se lèche les doigts en cachette.  Mais les genies font semblant de ne rien voir.
 
Le soir venu, le père genie donne du miel au lièvre. Toi Hyène, dit- il prends ce panier et ne l'ouvre surtout pas en chemin. Pendant que le lièvre remercie les genies, l'hyène rentre chez elle au grand galop. La gourmande entre dans sa case et dit à sa femme: Sors et ferme la porte à clé.  Je ne veux pas étre dérangeé. La femme obéit.
 
Dès que l'hyyène ouvre le pannier, des abeilles l'attaquent.  Elle crie elle apelle au secours.
Elle secoue la porte et finit par la casser. Elle se sauve,poursuivie par les abeilles.  Ainsi, l'hyène a été punie pour sa gourmandise.
 

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Le cultivateur, sa femme et les génies

Posted by liki
liki
Enseignant vacataire de Statistiques et Statisticien-Informaticien de formation je suis passioné par la poésie...
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le Samedi, 18 Juillet 2009
dans Contes du Burkina Faso et d'Afrique · 1 commentaire

Il y a longtemps, un cultivateur travaillait dans son champ.

Un matin, l’homme part, comme d’habitude, à la recherche de termites pour ses poules. Sa femme allume le feu pour la cuisine. Or, une famille de génies vit à côté du champ. En voyant la fumée de la femme, le vieux génie envoie le plus jeune chercher du feu.

Ce dernier arrive et demande à prendre du feu. La femme lui dit : « Attends, quand mon mari sera de retour. Je vais prendre le rasoir. »

Le petit génie s’assit. Quelque temps après, le vieux est inquiet et envoie l’aîné voir ce que fait son frère. Il part trouver son petit frère assis et lui dit : « Kunkelen, le vieux t’a envoyé chercher du feu et tu es venu t’asseoir ? »

Le petit frère lui répond : « C’est cette femme bavarde qui veut me raser ».

Le grand frère dit : « Elle va me raser aussi. » Et il s’assoit.

Peu après, le vieux, toujours inquiet, envoie son troisième fils qui trouve ses deux frères assis l’un à côté de l’autre. Il demande à son frère cadet : « Kunkelen, le vieux t’a envoyé chercher du feu et tu es venu t’asseoir ? ».

Le petit frère lui répond : « C’est cette femme bavarde qui veut me raser ».

Le grand frère répète : « Elle va me raser aussi. » Il s’assoit à côté d’eux.

La même chose se répète avec le quatrième, le cinquième, jusqu’au neuvième fils. Le vieux vient alors lui-même demander à son plus jeune fils: « Kunkelen, je t’ai envoyé chercher du feu et tu es venu t’asseoir ? ».

Le petit lui répond : « C’est cette femme bavarde qui veut me raser ».

Le vieux dit : « Elle va me raser aussi. » Il s’assoit à côté de ses fils.

La femme ne sait plus que faire de ces génies qui l’entourent. Elle cherche à résoudre ce problème. Son mari n’est pas là, elle est seule. Que faire ? Elle ne peut plus préparer sa cuisine.

Quelque temps après, le mari revient et voit sa cour remplie de génies. Pris de peur, il ne s’approche pas. Il reste à distance et demande à sa femme : « Pourquoi ces génies sont-ils dans la cour ? »

La femme répond : « Le plus petit est venu chercher du feu et je lui ai demandé de s’asseoir, lui disant qu’après ton retour, j’allais le raser. Les autres sont ensuite arrivés un à un en lui demandant : « Tu es venu t’asseoir, tu es venu t’asseoir ? »

Le mari lui jette le couteau qui était dans sa poche, laisse ses termites et s’enfuit. Le mari parti, la femme cherche un moyen de s’enfuir à son tour. Elle se lève, fait semblant de ramasser du bois mort, s’éloigne petit à petit et disparaît, prenant la fuite pour rejoindre son mari. Quand les génies s’aperçoivent que les propriétaires du champ ont pris la fuite, ils prennent tout ce qu’ils trouvent : moutons, chèvres, poules, pintades. Ils les tuent et les mangent.

Depuis ce jour, quand quelqu’un demande un champ, le chef de terre exige soit un mouton, soit une chèvre, soit une poule ou une pintade pour l’offrir aux génies.

C’est cette femme qui a provoqué cela : habituer les génies à manger les animaux.


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Eyombbié

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liki
Enseignant vacataire de Statistiques et Statisticien-Informaticien de formation je suis passioné par la poésie...
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le Dimanche, 05 Juillet 2009
dans Contes du Burkina Faso et d'Afrique · 2 commentaires

Eyombbié était la fille unique d’un grand roi qui gardait son tam-tam d’appel en or accroché à un arbre. Eyombbié était une charmante jeune fille.

Un jour, l’arbre, qui avait mystérieusement grandi, est devenu très lisse, si bien que ni le griot ni les gens du royaume ne pouvaient plus atteindre le tam-tam en or.

Le roi propose alors sa fille en mariage à celui qui pourra faire descendre son tam-tam en or. La nouvelle se répand partout, même dans les royaumes voisins. Les jeunes du village de la belle Eyombbié viennent essayer, mais toutes leurs tentatives échouent. Ceux des villages environnants échouent à leur tour. Tous les braves gens, chacun à son tour, échouent et personne ne peut grimper jusqu’au milieu de l’arbre.

Or, dans un royaume voisin, le roi avait un fils unique qui, lui aussi, était beau, charmant. Il avait appris la nouvelle et désirait lui aussi la belle Eyombbié. Il va trouver la vieille de son village, lui confie son souci et demande son aide. La vieille lui dit : «  Je vais t’aider si tu acceptes ce que je vais te proposer. » Le prince lui dit de faire sa proposition. La vieille dit : «  Je vais te donner une peau de lépreux que tu vas porter : elle te permettra de grimper sur l’arbre lisse du roi. Le prince accepte volontiers la proposition et la vieille l’habille de la peau de lépreux. Voilà notre beau prince devenu papa mouche. A son approche, les gens commencent à le chasser en l’insultant et en se moquant de lui, mais le roi intervient en leur disant de le laisser faire son essai lui aussi. Tous les autres ayant échoué, le roi invite le lépreux à venir tenter sa chance. La belle Eyombbié commence alors à pleurer parce qu’elle sait que le roi ne changera pas de décision.

Le lépreux commence à grimper en chantant. Il dit : «  Que dit le père de Eyombbié ? »

Le griot du roi lui répond : «  Le père de Eyombbié dit que celui qui arrivera à faire descendre le tam-tam d’or recevra Eyombbié en mariage ! »

Le lépreux chante en grimpant : «  Que dit le père de Eyombbié ? Le père de Eyombbié dit que celui qui descendra le tam-tam d’or sera l’époux de Eyombbié ! »

Il grimpe, grimpe, grimpe jusqu’au milieu de l’arbre et rechante la même chanson et le griot lui répond avec les mêmes paroles.

Il continue à grimper, à grimper, et arrive tout proche du tam-tam; là, il redit son chant et le griot lui répond avec les mêmes paroles.

Il grimpe encore et, arrivé au tam-tam d’or, il le ne touche pas, mais redit son chant. Puis il descend tout en chantant avec le tam-tam sur l’épaule.

A ce moment, Eyombbié pleure et sa mère avec elle.

Mais le lépreux, tout joyeux, chante en descendant avec le tam-tam en or. Tout le monde, mécontent, le regarde ; certains, par chagrin, ne peuvent pas rester pour voir la suite ; d’autres, fâchés, murmurent entre eux ; d’autres, par jalousie et par curiosité, ne peuvent pas bouger de leur place.

Le faux lépreux est descendu avec le tam-tam en or. Seul le roi est satisfait, alors que tout le monde a l’air d’être en deuil.

Le grand roi donne sa belle-fille en mariage au lépreux inconnu ; la belle charmante est toute blonde, toute potelée. Elle devient la femme d’un lépreux dont personne ne connaît ni les origines ni qui sont ses parents. C’est avec ces mots que les gens essaient de convaincre le roi, mais le roi leur répond qu’il ne lèche pas la salive qu’il jette par terre. Tous les cadeaux que le roi remet à la mariée, elle les refuse, sauf ses habits et les ustensiles de cuisine. Elle prend aussi de vieux ustensiles pour le lépreux, son époux.

Quand Eyombbié fait la cuisine, elle sert son mari dans les vieilleries ; la nuit, elle prend un gros tronc d’arbre et le place entre sa natte et la vieille natte de son mari. C’est ainsi qu’ils vivaient. Un jour, Eyombbié décide d’aller vendre du dolo au marché. La dolotière partie, le lépreux enlève sa peau de lépreux et part la rejoindre. Ne sachant pas que c’est son mari, elle le reçoit toute contente. Elle se demande pourquoi ce beau garçon n’est pas venu essayer lui aussi de décrocher le tam-tam de son père pour l’épouser. Chaque marché, le faux lépreux répète le même stratagème et devient ainsi le client fidèle de la dolotière ; chaque fois, il part boire du dolo et cause avec elle. Un jour, il lui propose de fuir avec lui. Eyombbié, sachant qui est le roi son père, refuse sa demande. Son chagrin augmente de jour en jour et elle devient de moins en moins belle.

Un jour, la vieille du village, celle qui a donné la peau de lépreux, appelle Eyombbié et lui pose cette question : «  Ma fille, quand tu pars pour vendre ton dolo, qui est ce jeune homme qui va causer avec toi tous les jours? » Eyombbié répond qu’elle ne le connaît pas, même pas son nom. La vieille lui dévoile que c’est son mari, le lépreux, mais qu’il n’est pas un vrai lépreux : « C’est moi qui lui ai remis une peau de lépreux pour qu’il puisse grimper sur l’arbre lisse de ton père.

Eyombbié demande : « Que vais-je faire ? »

La vieille dit : « Si tu pars vendre le dolo et qu’il vient, dis-lui de t’attendre, que tu arrives. Viens ensuite prendre la peau et va la jeter au loin. C’est le fils de notre roi, il est fils unique. »

Les soucis de Eyombbié augmentent en pensant au manque de respect, aux injures, aux souffrances et à tout le mal qu’elle a fait au lépreux : elle se demande ce qu’elle va faire. La vieille lui dit que ce n’est pas si grave que cela et que ça va passer.

Le jour du marché suivant, la dolotière est pressée de partir au marché. Elle vend son dolo en guettant l’arrivée de son jeune client, son époux, le faux lépreux. Il arrive un peu plus tard et, comme d’habitude, il boit, ils causent… Ce jour-là, la dolotière est plus joyeuse que d’habitude. Après un moment, elle dit : « Je vais me soulager, je reviens tout de suite. » Il lui demande de ne pas tarder car il doit rentrer. Elle coure vite à la maison et trouve la peau comme la vieille l’a dit. Elle la prend, part chez la vieille qui lui dit d’aller la jeter. Eyombbié creuse un trou et l’enterre, puis vient balayer la maison, remplace les vieux ustensiles par de nouveaux… Les nouveaux ustensiles ont pris la place des vieux, la maison est parfumée, bien arrangée. Voilà notre dolotière de retour au marché.

« Je sais que tu es pressé; ai-je duré ? Es-tu fâché ? »

Je ne suis ni pressé ni fâché, et même si j’étais fâché ou pressé, à ta vue, c’est fini.

Le faux lépreux soupçonne quelque chose. Peu après, il demande de rentrer et la dolotière le suit des yeux jusqu’à le perdre de vue. Arrivé à la maison, il constate un changement total et il préfère rester dehors sous un arbre. Le soir, Eyombbié vient le retrouver sous l’arbre. Elle le salue en souriant mais Nfatogoma, c’est le nom du prince, ne répond pas à son sourire. Après avoir préparé la cuisine, elle lui offre de l’eau, mais son mari refuse se laver. Elle lui sert à manger dans de jolis plats, mais Nfatogoma réclame les vieux plats usés avec lesquels elle le servait, en lui disant que si elle ne le sert pas avec les vieux plats, il ne mangera pas. Elle le supplie en pleurant, mais en vain. Elle a alors recours à la vieille qui intervient en sa faveur. Il accepte alors de se laver et de manger dans les jolis plats. La nuit, Nfatogoma réclame sa vieille natte usée et voilà Eyombbié encore chez la vieille. Et tout est terminé : plus de reproches entre Eyombbié et Nfatogoma. La paix, la joie et l’amour prennent place dans la maison et notre Eyombbié redevient plus belle qu’avant. La vieille devient sa mère et Eyombbié lui confie tout ce qu’elle a dans le cœur.

Elle va la trouver et lui dit : « Maman, dis à ton fils de retourner auprès de mon père pour lui expliquer ce qui s’est passé, que mon mari est le même homme, sans quoi mon père va croire que je lui ai désobéi et c’est grave pour moi. Informé, le papa de Nfatogoma envoie auprès des parents de la belle Eyombbié une importante délégation, accompagnée de son griot et de Nfatogoma.

Eyombbié, qui est avec eux, les conduit chez le porte-parole de son père. Après de longues salutations, ce dernier leur demande le but de leur visite. Le griot du père de Nfatogoma prend la parole et dit : « Ce jeune homme est le lépreux qui a décroché de l’arbre votre tam-tam en or et à qui vous avez donné votre fille en mariage. »

Le porte-parole leur dit : « Comment se fait-il qu’il soit devenu pur et beau ? »

« Il n’était pas vraiment lépreux, mais il s’était revêtu de la peau d’un lépreux que lui avait donnée notre vieille femme. »

« Pourquoi cela? Pourquoi a-t-il fait ça ? »

« Sans ce stratagème, il n’aurait pas pu grimper sur l’arbre lisse. »

« Eh! Dites la vérité ! Nous détestons le mensonge. »

« C’est la vérité, ce n’est pas un mensonge. D’ailleurs, c’est la même vieille qui en a informé votre fille qui a alors jeté la peau… » Et au griot de répéter les choses telles qu’elles s’étaient déroulées.

« Attendez, j’arrive ! » Le porte-parole part informer le roi, le père de Eyombbié, qui lui demande si c’est bien la vérité. Le roi envoie ensuite son griot auprès des étrangers pour les écouter. Le griot étranger répète les mêmes phrases et le griot du roi les rapporte, comme le porte-parole, au roi.

Le roi fait appeler les sages de son royaume pour les informer de la nouvelle. Il convoque ensuite tous ses sujets et les informe. On précise au roi que Nfatagoma est le fils unique de leur roi.

Le mariage de Eyombbié et Nfatogoma est de nouveau fêté pendant des semaines. Ils prennent ensuite congé de la belle-famille. Arrivés chez eux, Nfatogoma et les siens font encore la fête pendant trois mois. Après ces grandes cérémonies, la belle et charmante Eyombbié n’a plus vendu de dolo, ni fait la cuisine, ni aucun des travaux. Elle avait des servants et des servantes à sa disposition. C’est pourquoi on dit chez nous qu’un enfant ne doit pas désobéir à ses parents.


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LE PLUS HÉROÏQUE DANS L'AMITIÉ

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ziojoel
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le Mercredi, 01 Juillet 2009
dans Contes du Burkina Faso et d'Afrique · 4 commentaires

Il y avait un fois dans un village un homme nommé Tanli et sa femme  était Tana. Ils avaient un enfant gravement malade depuis sa naissance. Pour que l'enfant retrouve sa santé la famille de Tanli devait faire des sacrifices auprès des ancêtres de son beau-père pour apaiser leur colère, sinon l'enfant allait mourir. Alors Tanli, selon l'indication du charlatan achète tout le nécessaire pour les sacrifices. Il demande à Tamba son ami de l'accompagner le lendemain au pays de son beau-père pour le sacrifice afin que son fils retrouve la santé.

Le lendemain ils prennent la route et marchèrent toute la journée. Fatigués, les compagnons décident de passer la nuit sous des arbres, et continuer leur route très tôt le matin. Tanli, sa femme Tana et l'enfant trouvent le sommeil rapidement tandis que Tamba, l'ami de Tanli n'arrive pas à dormir. Or voilà qu'en plein milieu de la nuit, un arbre du voisinage visiter celui au pied duquel les voyageurs se reposaient. Il se mit à lui parler : Sais-tu que des estrangers dorment à tes pieds? Le malheur est sur eux, parce que leur enfant est malade, s’ils n’y prennent pas garde, l'enfant pour lequel ils ont entrepris ce long voyage, n'en retournera pas vivant. Car, dans le pays où ils vont, il y a un mauvais serpent qui visite chaque nuit toutes les cases et mord les bébés. Tous ceux qui ont entrepris de le tuer sont devenus aveugles. L'enfant pourrait bien être sauvé, mais il faudrait que l'ami de son père accepte de perdre la vue car lui seul peut tuer le serpent. Dans la lutte le serpent crachera sur lui et il ne verra plus ; mais l’enfant sera sauvé. Tamba entendit un frôlement très doux : c’était l’arbre qui repartait.

Le lendemain les pèlerins reprirent la route et ils arrivèrent enfin au pays du beau-père. Ils offrirent les sacrifices que le charlatan avait prescrit et décidèrent de passer la nuit parce qu’il faisait tard. Tandis que Tanli et sa femme dormaient, Tamba se préparait au combat. Soudain le monstre apparait, il de dirige doucement vers l’enfant, Tamba prend son sabre et d’un geste adroit il tranche en deux le serpent. Mais au moment où se baisse pour lui asséner le coup de grâce, il sent un jet de bave lui couvrir le visage et Tamba devient aveugle. Ainsi s’accomplie la prophétie de l’arbre.

Tanli fut surpris de voir à son réveille le gros serpent aux anneaux dorés  mort et constate avec horreur que son ami Tamba était aveugle. Tamba ne dit rien et ils reprirent la route pour retourner à leur village. Au même endroit que la nuit précédente, et au pied du même arbre, Tanli s’arrête pour la nuit. Tamba qui à passé deux nuits blanches s’endort le premier, puis Tana et son fils. Tanli, lui ne dort pas encore, il entend un frôlement très doux et il comprend qu’un arbre de la forêt vient rendre visite à l’arbre sous lequel ils passaient la nuit. Il les laisse engager leur conversation. Ne te l’avais-je pas dit ? Et ne vois-tu pas un homme aveugle ? Cet homme à sauver l’enfant contre le serpent, mais le serpent a bavé sur lui et le voilà aveugle. Il pourrait cependant guérir, mais il faudrait que le père égorge son fils et qu’avec le sang il lave le visage de son ami. Ainsi l’ami retrouvera la vue. Tanli n’en crois pas ses oreilles. Il laisse l’arbre repartir et sans hésiter, il égorge l’enfant puis lave les yeux de Tamba qui retrouve instantanément la vue.

E t lorsque Tana, la femme connut au réveille le geste de son mari, elle ravala sa douleur et n’en manifesta rien par égard pour l’amitié de Tamba et son mari.

 LEQUEL DES TROIS S'EST MONTRÉ LE PLUS HÉROÏQUE DANS L'AMITIÉ?

 

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L'INGRAT PUNI

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le Lundi, 15 Juin 2009
dans Contes du Burkina Faso et d'Afrique · 3 commentaires

L’hyène courait depuis plus de trois jours la brousse à la recherche d’un point d’eau lorsqu’elle rencontra son compère le lièvre. Salut lièvre, dit-elle d’une voix rauque. Je meurs de soif toi qui sait tout, vient à mon secours.

-Allons ! fit celui-ci

-Est-ce loin ?

-Un peu, mais tu ne regretteras pas de m’avoir écouté. Au surplus, nous n’avons pas le choix cette brousse brulée. L’harmattan à dessécher tous les marigots. Le soleil implacable écrasait la savane et des essaims dorés se levaient sous les pas de nos deux marcheurs. Extenué, l’hyène exhala dans un souffle : Arriverons-nous à la fin ?

Je sens le puits tout près dit l’autre. On arrivait en effet. Plouf ! l’hyène se laissa choir comme une roche au sein de l’eau, miroitante sans même prendre la peine de remercier le lièvre, qui fila son chemin… ou fit semblant.

Jamais l’hyène n’avait goutté un breuvage si pur, ni connue à ce point la joie de revivre. Quand elle se fut bien désaltérée : Holà ! cria-t-elle, ce n’est pas tout de boire, il nous faut sortir. Le puits profond au parois lisse n’offrait aucune prise aux pattes du lourdaud. Holà ! Holà ! criait-elle, affolée. Un bruissement dans les branches lui fit tendre l’oreille et retenir son haleine.  Puis elle vit, très haut sur un caïlcédrat voisin, la tête comique du singe, qui le dévisageait en se tordant les côtes.

-Cela t’amuse, vil grimacier de me voir débattre !

-Cela m’amuse en effet dit le singe, mais j’ai bon cœur et longue queue. En trois saut acrobatique le singe fut sur le bord, déroula sa longue queue à portée du glouton qui s’en saisi et monta au prix d’un si puissant effort que notre singe hurla de douleur. Je vais te dire à présent quelque chose, dit l’hyène en manière de remerciement, j’avais soif, j’ai bu ; maintenant j’ai faim, tu m’as l’air appétissant et … je vais te manger ! d’ailleurs, n’as-tu pas ri de moi lorsque je me débattais au fond du trou ? le singe voulut bondir. Trop tard ! la patte velue s’abattit sur son crâne chauve de petit vieux et il cria d’effroi.

-Hé ! qu’y a-t-il, vous deux, fit le lièvre en surgissant d’une touffe d’où il observait la scène depuis un moment.

-Il s’est moqué de moi dit l’hyène

-Je l’ai tiré du puits dit l’autre

-Pas possible ! fut le rusé. Qu’on recommence l’expérience devant moi ou je n’en croirais rien.

L’hyène sauta de nouveau dans le puits. Ami, dit le lièvre au singe, tout bas, si tu m’en crois, prends ta route. Et ils s’enfuirent tous deux à leurs affaires.

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LE CROCODILE ET LE CHASSEUR

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le Samedi, 06 Juin 2009
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             Un chasseur rencontra en plein brousse, un crocodile, sa femme et ses petits. Il s’étonna : mais que faite vous là, si loin de la rivière ? Pendant que nous dormions, l’eau est descendue dans le marigot, ne voudrais-tu pas nous y transporter ? dit le crocodile. L’homme les lia tous ensemble avec une forte liane, les chargea sur sa tête et pris la direction du marigot le plus proche. Il marcha longtemps, mais arriva enfin au bord de l’eau. Il se disposait à les déposer là lorsque le crocodile et ses petits les conjurèrent de s’avancer un peu dans le lit du fleuve. Le chasseur releva son boubou, entra dans l’eau puis s’arrêta. Allez donc jusqu’en plein courant ; insista la mère crocodile. Sans mot dire, l’homme s’avança encore. Le courant était fort et le fleuve profond, l’homme perdit pied un instant et but la tasse ; mais enfin il se ressaisit, détacha son fardeau et s’apprêta à regagner la rive.

                Parbleu ! s’écrièrent-ils tous ensemble ! Voilà des jours que nous jeunons et nous serions assez fous pour te laisser partir ainsi quand tu es encore à notre portée !

- Comment ! s’exclama le chasseur, je vous ai sauvé la vie et vous parlez de me dévorer ! Et la palabre commença

Un vieux cheval arriva sur les lieux. On lui conta l’histoire.

- L’homme est méchant, dit-il. Quand j’étais jeune, il grimpait sur moi, me chargeait de lourds fardeaux, me fouettait cruellement. Et maintenant, il m’abandonna à mes infirmités ; je serai bien sot de m’occuper de cette affaire ; qu’il plaide pour l’homme celui qui croit lui devoir de la reconnaissance ! Ayant dit, le cheval s’en alla.

Un âne vint. Tien ! Tien ! Il ne s’agit que d’un homme ! Bon courage, l’ami ! Mon dos me cuit encore de coups de bâtons que j’ai reçus de tes pairs ! Et, dans une ruade joyeuse, le baudet s’esquiva.

Un long mugissement annonça le bœuf. Sagement, il s’informa. L’homme est impardonnable, conclut le ruminant. Dévorez-le si vous avez faim. Pour moi, j’ai trop souffert sous son joug ; que le ciel s’il le veut lui soit propice !

Enfin passa le lièvre et, d’un commun accord on lui proposa d’arbitrer le conflit. Comment, dit-il au chasseur, vous y êtes-vous pris pour transporter à la fois, et sur une aussi longue distance un crocodile, sa femme et ses enfants ? Le malheureux que, les ayant attachés tous ensemble avec une corde, il avait pu venir à bout de la besogne. Mais pas sans mal, bien sûr !

                Je m’en doute, dit le lièvre en riant ! Mais comment imaginer pareil exploit ! Le père crocodile assura que s’était là l’exacte vérité. Non, non ! dit le rusé. Pour croire ces choses il faut les voir. Attache les à nouveau, met les sur ta tête et marche un peu que je voie ! Et quand le chasseur eu obéi : ami lui souffla-t-il, prends-moi ces gens et va régaler ta famille avec.

                L’homme poussa un soupir de soulagement et suivit son ami le lièvre. Comme on arriva au village, des voisins vinrent dire au chasseur qu’une de ces femmes se mourait. Le charlatan avait parlé : le poil d’un lièvre pouvait, seul, conjurer le mal. Le malheureux soupira de nouveau : allait-il sacrifier son bienfaiteur ? Préférez-vous voir mourir votre femme ou tuer un lièvre ? lui criait-on de tous cotés. Il regarda l’animal et, bien qu’à regret, il ordonna qu’on lui arracha les poils nécessaire au salut de sa femme. Le lièvre l’entendant, mit les jambes à son coup et détala ; les chiens se lancèrent à ses trousses et, juste comme il se coulait dans son terrier, un chien lui planta ses crocs dans la queue et la lui emporta.

                Depuis lors, le lièvre ne va plus chez l’homme ; et depuis los aussi, les lièvres naissent la queue courte.

conte minianka de Kolongo

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L'ARBRE MAGIQUE

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le Jeudi, 04 Juin 2009
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L’ARBRE MAGIQUE

"Un voyageur très fatigué s'assit à l'ombre d'un arbre sans se douter qu'il venait de trouver un arbre magique, "l'Arbre à Réaliser des Souhaits".
Assis sur la terre dure, il pensa qu'il serait bien agréable de se retrouver dans un lit moelleux. Aussitôt, ce lit apparut à côté de lui.
Étonné, l'homme s'y installa en disant que le comble du bonheur serait atteint si une jeune fille venait masser ses jambes percluses.

La jeune fille apparut et le massa très agréablement.
« J'ai faim, se dit l'homme, et manger en ce moment serait à coup sûr un délice. » Une table surgit, chargée de nourritures succulentes.   L'homme se régala. Il mangea et il but. La tête lui tournait un peu. Ses paupières, sous l'action du vin et de la fatigue, s'abaissaient. Il se laissa aller de tout son long sur le lit, en pensant encore aux merveilleux évènements de cette journée extraordinaire.
«Je vais dormir une heure ou deux, se dit-il. Le pire serait qu'un tigre passe par ici pendant que je dors. »
Un tigre surgit aussitôt et le dévora."

MORALITE
Vous avez en vous un Arbre à souhait qui attend vos ordres.

Mais attention, il peut aussi réaliser vos pensées négatives et vos peurs. En tout cas, il peut être parasité par elles et se bloquer. C'est le mécanisme des soucis.

"L'archer est un modèle pour le sage. Quand il a manqué le milieu de la cible, il en cherche la cause en lui-même."

Confucius
"Adoptez la devise du cadran solaire : je ne marque que les heures ensoleillées."

O.S. Marden

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LA MORALE DE LA GRENOUILLE

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le Mercredi, 03 Juin 2009
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L ‘ALLEGORIE DE LA GRENOUILLE

Il était une fois une course des grenouilles.

L’objectif était d’arriver au sommet d’un grand arbre.

Beaucoup de gens se rassemblèrent pour les voir et les soutenir.

La course commença.

En fait les gens pensaient que les grenouilles n’atteindraient jamais la cime… et toutes les phrases que l’on entendait furent de ce genre : « Quelle peine !!!

Elles n’arriveraient jamais !»

Les grenouilles commencèrent à se résigner, sauf une qui continuait de grimper….

Les gens continuaient : « …Quelle peine !!! Elles n’arriveront jamais… »

Et les grenouilles s’avouèrent vaincues sauf toujours la grenouille qui continuait à insister.

A la fin, toutes se désistèrent sauf cette grenouille qui, seule et avec un énorme, effort, rejoigna le haut de la cime.

Les autres voulurent savoir comment elle avait fait.

L’une d’ entre elle s’approcha pour lui demander comment elle avait fait pour terminer l’épreuve…

Et découvrit qu’elle était sourde !...

MORALITE

N’écouter pas les gens qui ont la mauvaise habitude d’être négatives …car elles volent les meilleurs espoirs de votre cœur !

Rappelez –vous pour toujours du pouvoir qu’ont les mots que vous entendez ou que vous lisez…

C’est pourquoi soyez toujours positifs.

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comment le tambour est arrivé sur la terre

Posted by mallet nelly
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le Lundi, 01 Juin 2009
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Il y a très longtemps,une corde reliait le ciel à la terre. En ce temps-là, toutes les créatures, les humains et les animaux, parlaient le même langage et se comprenaient. Ils travaillaient ensemble, ils dansaient ensemble, ils partageaient tout. Les humains et les bêtes aimaient la musique mais il n'y avait pas de tambour sur la terre. Le seul tambour de la création était tout là-haut, au ciel. Ceux qui avaient envie de danser se réunissaient chez Dieu et faisaient la fête.

Un jour, Renard,qui ne pense qu'à danser, monte le long de la corde jusqu'au ciel et se joint à une grande fête. Le tambour résonne et les danseurs s'en donnent à coeur joie, ils dansent nuit et jour, jusqu'à épuisement. Renard se réjouit du bonheur qu'il peut lire sur le visage des danseurs. Il a pourtant un regret: pourquoi faut-il laisser le tambour au ciel? Il serait bon de l'avoir sur la terre, à portée de main! Cela éviterait de devoir grimper pendant des heures sur la corde. Il n'a qu'une envie, emporter le tambour avec lui.

Il attend que tout le monde soit parti et, quand il est tout seul, il attache le tambour à sa queue et descend le long de la corde.

Quand Renard est à mi-chemin entre ciel et terre, Dieu s'aperçoit que le tambour a disparu. Il le cherche partout et , quand il regarde en bas, il voit Renard, le tambour attaché à la queue. La queue frappe la peau du tambour et la fait résonner. Dieu est en colère, il ne sait que faire. Soudain, il prend un couteau et coupe la corde.

C'est depuis ce temps là qu'il y a des tambours sur la terre pour danser et faire la fête, c'est depuis ce temps-là aussi qu'il n'y a plus de lien entre le ciel et la terre.

conte ethiopien.

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