yasmin birth control

Friday, May 18th

Last update10:41:20 AM GMT

Font Size

Screen

Profile

Layout

Direction

Menu Style

Cpanel

Blog du Burkina et des amis de l'Afrique

Blogs relatifs aux sujets d’ordres éducatifs, au Burkina Faso et à l’Afrique

Ouverture de la SNC

Posted by ziojoel
ziojoel
ziojoel n'a pas encore mis à jour sa biographie
Hors ligne
le Lundi, 26 Mars 2012
dans Culture du Burkina & d'Afrique · 0 commentaires

C'est fait, la Semaine Nationale de la Culture(SNC) est lancée!! Tant de jour à attendre cette manifestation, qui à chaque édition offre une grande occasion au monde culturel et traditionnel de faire connaitre ses exploits! En effet le Samedi 24 mars, la ville de Bobo bordait de monde pour cette ouverture, qui attrait beaucoup de professionnel de la culture du monde entier. La journée du 24 a commencé dans la matinée par l'inauguration de la maison de la culture de Bobo Dioulasso. Ensuite Le coup d'envoi de la semaine a été donné par le Ministre de la Culture et du tourisme en présence de nombreuse autorité sur le plateau de Yéguéré. Après les discours, la parade des artistes, comédiens, chanteurs, danseur... Un grand feu d'artifice a achevé l'ouverture de la SNC au niveau du plateau de Yéguéré.

Dans la soirée les plateaux de spectacles étaient en place pour faire vibre la ville au rythme de cette fête de la culture, et ceux durant toute la semaine

La suite de la SNC se passera sur les plateaux de compétitions où les meilleurs des disciplines seront récompensés. Il ne faut pas oublier la foire de la SNC qui est un moyen pour permettre aux artisans d'exposer et vendre le fruit de leur savoir-faire. La foire est de loin l’élément  le plus attractif de la SNC, le village artisanal accueil des artisans, des touristes, des acheteurs, des vendeurs  venus de partout apprendre, partager, exposer....

Lectures : 89
0 votes

AFRIKAANS

Posted by ACCOEN
ACCOEN
ACCOEN n'a pas encore mis à jour sa biographie
Hors ligne
le Jeudi, 08 Mars 2012
dans Culture du Burkina & d'Afrique · 0 commentaires

L’Afrikaans, langue germanique parlée en Afrique du sud et en Namibie et dérivée du néerlandais, est une des langues officielles de l’Afrique du Sud. L’Afrikaans est surtout parlé en Afrique du sud dans les provinces du Cap Nord, du Cap Occidental et du Cap Oriental et en Namibie.

En 1652, l’Afrikaans fut établi par les colons néerlandais. Et en réalité, loin des Pays-Bas, cette langue fut fortement influencée par plusieurs langues étrangères telles que le français, le portugais, l’allemand et l’anglais ou encore le malais et d’autres langues africaines. Malgré ces nombreuses influences, simplifications et modifications, la racine de la langue reste le néerlandais.

La langue des Pays-Bas, les colons néerlandais étaient nommés « Boers » qui signifient fermiers. Auparavant, cette langue fut perçue comme la langue des oppresseurs [des colons]. Mais celle-ci est perçue maintenant comme une langue moderne dans l’Afrique postapartheid.

Depuis la fin de l’apartheid, en 1925, cette langue a souffert de la concurrence avec l’anglais. Et en réalité l’Afrikaans est quasiment exclu de l’administration nationale en Afrique du Sud. Cependant, l’Afrikaans a gardé son importance dans l’administration provinciale. De plus, cette langue est encore largement diffusée à travers la presse, la télévision et la radio.

Un petit bout d’histoire : conflit entre « Boers » [colons néerlandais] et britanniques

En 1795, les britanniques commencèrent à coloniser la région du Cap Bonne Espérance et repoussèrent les « Boers » vers l’intérieur des terres. De ce fait, trois nouveaux états ont été formés par les "Boers " et situés aujourd’hui en Afrique du Sud :

-          Le Natal [Kwazulu natal]

-          Le Transvaal [Province du Nord et Mpumalanga]

-          L’État libre d’Orange [Etat Libre]

Premièrement, les britanniques ont essayé d’annexer le Natal. Mais suite à la découverte de gisements aurifères, les britanniques ont voulu annexer également  une partie du Transvaal. Ceci a provoqué une ruée vers l’or et la venue de milliers de britanniques dans cet état.  Les « Boers » s’opposèrent aux britanniques en les taxant et en leur refusant tout droit politique. La tension monta et le 12 octobre 1899 les états « Boers » déclarèrent la guerre  a la Grande-Bretagne. Le 31 mai 1902 les « Boers » reconnurent leur défaite et la souveraineté britannique de leur territoire.

Mots clés : Aucun mot clé
Lectures : 78
0 votes

L'exploitation des mineurs au Burkina Faso

Posted by anatorresg88
anatorresg88
anatorresg88 n'a pas encore mis à jour sa biographie
Hors ligne
le Mercredi, 28 Décembre 2011
dans Culture du Burkina & d'Afrique · 2 commentaires

Il y a quelques jours j'ai lu un article sur les enfants du Burkina Faso qui racontait comment ces enfants doivent travailler dur pour une firme textile très connue. Le travail forcé infantil n'est pas une nouveauté dans les fermes africaines. On suppose que le coton, est quelque chose de differente, mais cela ne se passe pas comme cela.

Tous ces travails mettent en evidence les déficiences du système pour certifier un commerce juste de produits basiques et finis dans un marché global qui a augmenté presque un 30% dans un moins d'un an. Au Burkina Faso, où le travail des enfants est endémique dans la production de son principal produit d'exportation, le prix des primes pour payer le coton biologique a créé des nouvelles formes d'exploitation. Le programme a attiré des agriculteurs qui affirment qu'ils n'ont pas de ressources pour cultiver le coton. Un dirigeant de la société mère d'une marque de linge de corps très connu, a dit que la quantité de coton que la firme achète au Burkina Faso est minime, mais elle prend au sérieux les allégations de travail des enfants.


Dans les petites fermes, les chercheurs parrainés par la Fédération des producteurs a révélé que plus de la moitié des 89 producteurs interrogés avaient un total de 90 enfants admis temporairement de moins de 18 ans. Beaucoup avaient deux ou plus. Le problème était grave dans le Sud-Ouest, qui est le centre de production du programme. Cette année, il y avait environ 7000 agriculteurs dans le commerce équitable selon quelques enquêtes.

Certains producteurs disent que personne ne leur a donné le programme de normes ou de formation sur le travail des enfants sur leurs exploitations. Un face à face à l'instruction serait un besoin dans un pays où le 71 % de la population ne peut pas lire.

Il y a eu très peu ou même pas d'efforts pour améliorer la formation après le rapport de 2008, selon des entretiens avec les agriculteurs dans cinq des six villages où le sondage a été effectué.

Ma réflexion est la suivante : acheter quelque chose faite dans de telles conditions devrait être consideré comme un manque de respect pour les êtres humaines.

Mots clés : Aucun mot clé
Lectures : 255

Les jumeaux maudits de Mananjary (commentaire)

Posted by Sirakha
Sirakha
Sirakha n'a pas encore mis à jour sa biographie
Hors ligne
le Lundi, 14 Novembre 2011
dans Culture du Burkina & d'Afrique · 2 commentaires

Cet article d'Afrique infos met la lumière sur une pratique ancêstrale souvent oubliée.

C'est une histoire vraiment triste, mais c'est aussi un autre visage de l'Afrique, malgré la recherche constante de modernité, la tradition, même quand elle n'a pas de sens est toujours présente, et à des concéquences souvent tristes sur la société. De jeunes vies sont en jeu, des adultes essaient tant bien que mal de prendre soin de ces enfants, et ils n'auront pas chance de connaître une famille.

On peut faire le lien avec nos réalités ici, comme l'excision ou encore le meurtres des enfants albinos à des fins rituelles.

Quand va -t- on comprendre que plusieurs vies sont en jeu et qu'il faut lutter pour que cela cesse.

 

Qu'en pensez-vous.

Lectures : 145
0 votes

Funérailles en Pays Lyela: Atout Touristique ou Handicape au développement ?

Posted by Albert
Albert
Albert n'a pas encore mis à jour sa biographie
Hors ligne
le Lundi, 21 Février 2011
dans Culture du Burkina & d'Afrique · 1 commentaire

En Afrique on dit souvent que  « les morts ne sont pas morts » pour reprendre l’expression de Biraogo Diop. Ainsi, il est coutume d’organiser des funérailles pour permettre à l’âme des individus qui ont quitté le monde des vivants pour le monde des morts de se reposer. Si dans certaines sociétés africaines l’on a pas besoins de trop de ressources pour organiser des funérailles, dans la société Lyela cela nécessite la mobilisation de ressources  allant des vivres aux animaux et a l’argent.

Célébrer les funérailles de son père ou de sa mère en pays Lyela est considéré comme l’occasion de montrer sa fortune. Plus on dépense, plus les funérailles sont considérées comme un succès. En préparation aux funérailles, une somme très importante doit être allouée a l’achat du mil pour la préparation du dolo (bière locale) et du to (nourriture locale la plus commune). Les plus nantis achètent des sacs de riz aussi. En plus de la nourriture et de la boisson il faut aussi acheter des  porcs, des moutons, des chèvres et de la volaille. En outre, il c’est devenu une coutume de nos jours pour ceux qui ont les moyens de faires coudre des uniformes pour tous les membres de la famille élargie ainsi que les invités de taille.

A la veille des funérailles, parents et amis venu de contrés lointaines sont accueillis dans la famille du défunt ou de la défunte pour aider aux préparatifs des funérailles. Le jour des funérailles, le dolo, le to et la viande sont prêts. Le battement des tam-tams réveille tout le village. Tout le monde est sur pied. Les festivités commencent. Apres avoir fait les rituels permettant le repos de l’âme du défunt ou de la défunte place est aux réjouissances. Ca mange, ça danse, ça boit et ça danse. Les enfants ou proches du défunt/de la défunte dansent et offrent de l’argent et des animaux vivants ou égorgés aux musiciens. Les funérailles prennent officiellement fin à la tombée de la nuit. Mais beaucoup de personnes surtout les jeunes gens restent jusqu’à des heures tardives.

Contrairement à ce que l’on pourrait croire, on n’a pas besoins d’être invité pour participer à des funérailles en pays Lyela. C’est une célébration publique à laquelle tout le monde peut participer. Pour cette raison, les funérailles trainent toujours une foule importante de personnes de toutes les cultures, religions et races.  N’importe qui peut se joindre à la danse et aux réjouissances. Les commerçants profitent des funérailles pour se faire de bonnes affaires. Beaucoup viennent sur le lieu des funérailles le matin pour étaler leurs marchandises et ne rentrent chez eux que tard dans la soirée. Un autre groupe non moins important qui est présent aux funérailles c’est la jeunesse. Pour les jeunes, les funérailles sont des lieux de rencontres ou des relations sérieuses peuvent se nouer.

Au delà de l’aspect rituel, les funérailles revêtent un aspect touristique. Lorsqu’on parle de funérailles beaucoup d’étrangers pensent automatiquement à un cadavre et à la tristesse. Cependant les funérailles en pays Lyela sont paradoxales. Bien que l’objectif soit de permettre à l’esprit d’une personne décédée de se reposer, les funérailles sont tout sauf une cérémonie ou l’atmosphère est morose. C’est une célébration ou les gens mangent, boivent, dansent et se draguent. En plus, il est important de noter qu’il  y a plusieurs types de funérailles chez les Lyela : Il y’a l’enterrement que nous ne considérons pas comme des funérailles a proprement parlant, ensuite les funérailles (c’est de ceux-là que je parle ici) qui se déroulent plusieurs jours après le décès de la personne. Enfin, il y a les troisièmes funérailles qui ne sont qu’in rituel. C’est des deuxièmes funérailles qu’il s’agit ici. Pendant ces funérailles, on ne voit pas de corps, la personne étant enterrée depuis plusieurs jours, mois ou années. Beaucoup de touristes qui ont bravé leur peurs pour assister à des funérailles Lyela ont toujours apprécié la music, la danse, l’atmosphère convivial. C’est vraiment une bonne occasion pour apprendre de la culture Lyela.

Cependant, au vu des dépenses qu’engendrent les funérailles en pays Lyela, elles font l’objet d’une controverse.  Il est bien vrai que les funérailles font partir de la culture Lyela, mais nombreux sont ceux qui affirment qu’elles doivent être règlementées si l’on veut éviter la famine dans la région. Beaucoup de familles vident leurs greniers de vivres et utilisent leurs derniers ronds pour organiser les funérailles de leurs proches. Apres les funérailles, bienvenue à la famine !

Les autorités communales dans le Sanguié ont choisi un seule mois en début de l’année pour organiser  les funérailles. Apres ce mois, personne ne peut organiser des funérailles pour peur que ça n’entraine la famine. Dans la région de Réo, certaines familles ont commencé à organiser des funérailles en groupe pour réduire les couts. Tous ceux-ci sont des initiatives à louer et je souhaite que cela s’étende à d’autres communes et villages du Sanguie.

On est triste après avoir perdu un proche, et on veut monter qu’on respecte la mémoire de ce proche en organisant des funérailles grandiose a sa mémoire. Mais si organiser des funérailles grandioses peut nous entrainer dans la famine et causer d’autres morts dans la famille, il vaut mieux ne s’en tenir qu’a des funérailles simples. Je suis sûr que nos défunts et défuntes n’en diront pas le contraire.

Mots clés : Aucun mot clé
Lectures : 546
0 votes

Culture sambla du Burkina Faso

Posted by liki
liki
Enseignant vacataire de Statistiques et Statisticien-Informaticien de formation je suis passioné par la poésie...
Hors ligne
le Dimanche, 30 Janvier 2011
dans Culture du Burkina & d'Afrique · 0 commentaires


Généralités

[video:http://www.youtube.com/watch?v=MwFw1Bhp7KM&NR=1 450x350]

Selon les données recueillies auprès de Inforoute-communale.gov.bf, un portail de statistiques du Burkina, on compte à peu près  20,600 personnes de l’ethnie Sambla au Burkina Faso.  La repartition dans les villages sambla est indiquée dans la table ci-dessous.

Liste des villages Sambla Population  (2004)
Karangasso-sambla 5039
Bouende 1845
Banakorosso 1131
Diofoloma 5056
Gognon 783
Kongolikan 250
Koumbadougou 1007
Magafesso 846
Sembleni 437
Sourougoudingan 1621
Tiara 579
Torosso 1578
Toukoro Sambla 206
Sama-Toukoro 216

Total

20594


[video:http://www.youtube.com/watch?v=KarChRDf8mY 450x350]

Les Sambla tout comme les autres Burkinabe de l’ethnie Samo seraient d’origine mandingue de la localité de San. Au fait l’appelation Samôgho pour désigner les Samo du Burkina Faso voudrait dire les gens d’origine de la ville de San. D’après le Professeur Konomba Traoré, Sambla viendrait du mot San, designant la localité d’origine des Sambla et Bla qui signifierait dans le language Dioula “quitter, abandoner, fuir”. Donc, littéralement, Sambla veut dire ceux qui ont quitté la ville de San. Bien que les Sambla et les Samo partagent les mêmes origines historiques, ces deux groupes ethniques ne parlent pas la même langue. La langue parlée par les Sambla est le seeku (syeekum) ou sambla qui est souvent écrit sembla. La plupart des villages sambla se trouvent à quelques kilomètres de la ville de Bobo Dioulasso. La langue sambla ressemble à la langue des Samôgho de l’Ouest notamment celles de Samogohiri et de Samoghogouan, avec une correspondence lexicale de 50% selon ethnologue.com- Les religions dominantes chez les Sambla sont l’animisme et la réligion musulmane.


Musique sambla

Les Sambla sont  très doués dans l’art de la musique notamment le xylophone souvent appelé balafon. Selon Mamadou Diabaté, Il y'a deux types de balafon sambla qu'on apelle Ba. Le plus grand balafon utilisé pour les festivités comporte 23 lames. Il se joue par trois personnes. D'un côté est assis le musicien le plus expérimenté qui joue le rôle de soliste et de l'autre deux musiciens jouant le rôle d'accompagnateurs. Le soliste raconte l'histoire et communique avec le public.
L'autre balafon qui est portatif est fait de 19 lames et se joue à deux, un soliste d'un côté et de l'autre un accompagnateur.

Selon le Mr. Coulibaly Samadou, le balafon sambla est un instrument complet de communication. Tout ce qui est dit dans le language sambla peut être repris par le balafon sambla. Ceux qui sont initiés ou du reste qui ont grandi en milieu Sambla sont à meme de comprendre ce language exprimé par le balafon.
Selon Mamadou Diabaté, le language sambla est transposé dans la musique et généralement ce que nous percevons comme belle musique des samblas, est cette communication du language sambla par le balafon.


Conclusion

Le Burkina Faso est un pays très riche culturellement cependant ses ressources sont très inexploitées. La musique sambla par exemple est une musique de haute qualité qui est consommable par tout le monde. Que vous soyez Africain, Européen, Asiatique ou Américain cette musique ne connait pas de limites. Elle est douce, elle est vibrante, elle est simplement de la bonne musique. Il vous suffit simplement d’ écouter la musique de Mamadou Diabaté et les autres videos pour vous en rendre compte.

[video:http://www.youtube.com/watch?v=M-jtYQCH2PA 450x350]

Lectures : 796
0 votes

Culture nuni du Burkina Faso

Posted by liki
liki
Enseignant vacataire de Statistiques et Statisticien-Informaticien de formation je suis passioné par la poésie...
Hors ligne
le Samedi, 29 Janvier 2011
dans Culture du Burkina & d'Afrique · 1 commentaire

[video:http://www.youtube.com/watch?v=-ppVNTDfdDU 450x350]

Les Nuni (pluriel) ou Nuna (singulier)  constituent un sous-groupe ethnique des Gourounsi du Burkina Faso qui regroupent: Les Kassena (Pô, Tiébélé), les Lélé ou Lyélé (Province du Sanguié), Les Nounouma (Tchériba), les Nankana, Les Nuni (Dans les provinces du Sanguié, la Sissili, le Boulkiemdé), les Sissala (Léo), les Ko (Boromo, Siby, etc). Parmi les Nuni on distingue ceux du Sud et du Nord. La frontière linguistique entre Nuni du Sud et ceux du Nord est le Mouhoun dans la region de Boromo. Cet article porte sur les Nuni du Sud dans la province du Sanguié et précisement dans la commune de Pouni et des villages avoisinants.

Population Nuni dans la commune de Pouni, Province du Sanguié

Nom des Villages

Population(2005)

Pourcentage
Baganapoun 2425 6.7%
Bandéo 515 1.4%
Bandéo Naponé 2150 6.0%
Edié 1308 3.6%
Elinga 998 2.8%
Gado 600 1.7%
Karbolé 474 1.3%
Lilbouré 980 2.7%
Naboua 1239 3.4%
Nadoulou 562 1.6%
Naton 2352 6.5%
Pousma 708 2.0%
Tambouassa 1489 4.1%
Tiékouyou 1154 3.2%
Tita 5522 15.3%
Tita Naponé 2909 8.1%
Tiyellé 2678 7.4%
Valiou 2429 6.7%
Villy-Bongo 1277 3.5%
Villy 2561 7.1%
Chef lieu Pouni 1679 4.7%
Total 36009 100.0%


Source: Inforoute-communale.gov.bf Très peu influencés par les réligions importées comme l'Islam et le Christianisme, les Nunis sont fermement ancrés dans la vie traditionelle stricto-sensus burkinabè. Les Nunis sont dans leur grande majorité animistes et vivent en symbiose avec leurs milieux naturels et les esprits qui les occupent.
Dans un village Nuni, il y'a le chef de village (Tio pio) qui joue le rôle d'administrateur et de juge en cas de litige entre les habitants, le chef de terre (Tia pio) qui est un rôle coutûmier tout comme celui du chef des masques (Soukoua Yina).
Ces structures coutumières sont suffisantes pour maintenir la société dans la tranquillité. En effet, le Nuni craint beaucoup plus les repercussions de la colère des esprits et des ancêtres sur lui que les menaces d'une autorité administrative.
Ce faisant, le Nuni ne s'aventure pas à transgresser les règles sociales car il y'a des lourdes conséquences comme la mort, le banissement familial, et les amendes à payer sous formes de boeufs. Parenté à plaisanterie

Au Burkina, certaines ethnies ont des relations qu'on appelle "parenté à plaisanterie" qui permet aux membres de ces ethnies de se critiquer sous forme de plaisanterie. Par exemple, les Mossi et les Samo, les Gourounsi et les Bissa.
Un Nuni peut appeler un Bissa "mangeur d'arachide" ou son esclave et vice-versa sans problème. Ce sont des relations de plaisanterie que ces groupes entretiennent entre eux.

Culture Nuni du Burkina Faso

Les Nuni possèdent une culture riche sous forme de danses rythmées et les masques. Comme instruments de musique, les Nuni utilisent la flûte et le tam-tam. Les Nunis utilisent différentes sortes de flûtes pour produire des sons variés. Par exemple, la flûte des masques est plus longue que celle des danses nunis comme le Boumoun ou le dolou qui sont plus courtes et larges.
La culture nuni particulièrement celle des masques relève d'une tradition ésotérique. Seuls les initiés connaissent très bien la tradition des masques et gardent ce savoir sécrètement. Les danses Nuni, et de façon générale les danses gourounsi sont bien rythmées. Les hommes profitent de ces occasions de danses pour exprimer leur masculinité et leurs talents. Pour les femmes, ces danses offrent aussi l'opportunité de s'affirmer et de se faire mieux connaitre au niveau du village.
Il faut être en bonne forme physique pour performer une danse nuni. Mais loin d'être une expression physique, les danses nunis necessitent la coordination, le physique et le talent.

Au cours des performances du Boumoun, les hommes performent le "Nipandala" qui est un bruit causé en frappant du genou l'aisselle. Plus le bruit est grand, plus le "Nipandala" est applaudi. C'est une manière directe pour les hommes d'exprimer leur masculinité afin d'attirer l'attention des jeunes filles en âge de mariage et aussi pour se créer une place respectable au niveau du village.

NB: Pour regarder une autre vidéo, il faudra stopper celle que vous êtes entrain de regarder d'abord.

 

Petit Dictionnaire non officiel Nuni
Français Nuni
Bonjour Da jui
Bonsoir Da nidene
Homme Bala
Femme Kan
Je t'aime A sso mon
Vieux Nankia
Un Blanc Nassorou
Masque Wonmon
Tam-tam Goulou
Maison Digna
Flute Woulé
Nourriture Wodiou
Eau Nama
Biere de mil Sana
Noms de fille Signification
Atia relatif à la terre
Abou relatif à la rivière (eau)
Atibié Petite soeur d'Atia
Assiou relatif aux masques (siou)
Ali relatif à la forge
Noms de garçon Signification
Batia relatif à la terre
Boubou relatif à la rivière (eau)
Boubié Petit frère de Boubou
Batibié Atibié plus jeune qu'Atia
Bassiou relatif aux masques (siou)
Bali ou Beli relatif à la forge



Conclusion

Les Nuni ont une culture riche et variée. Les Nuni vivent en harmonie avec les autres ethnies du Burkina et une certaine partie parle Moré, la langue majoritaire au Burkina Faso.
Les Nuni, Lyélé et autres sous-groupes Gourounsi se comprennent avec quelques degrés de difficultés liés à l'accent. Cependant, il suffit de s'acclimater pendant une periode brève pour qu'un Nuni parle couramment le Lyélé, le Kassena, et autres dialectes. Pour toute question concernant cet article veuillez me contacter directment. J'attends vos réactions.

[video:http://www.youtube.com/watch?v=jws29Gr2Iik 450x350]

Mots clés : Aucun mot clé
Lectures : 670
0 votes

Que deviennent les prénoms africains?

Posted by liki
liki
Enseignant vacataire de Statistiques et Statisticien-Informaticien de formation je suis passioné par la poésie...
Hors ligne
le Dimanche, 14 Juin 2009
dans Culture du Burkina & d'Afrique · 5 commentaires

Je me suis toujours posé la question suivante: que deviennent les prénoms africains que nous ont donnés affectueusement nos parents?

Je veux parler des prénoms que nous abrégeons le plus souvent par une lettre alphabétique après un nom de saint en français que nous mettons en exergue et en caractère gras.
Est-ce une forme de rénonciation de ces prénoms ou de nos  valeurs culturelles?


Nombreux sont ceux qui adoptent les noms de saints sans même un baptème ou sans aller à l’église. D’ailleurs, le baptème chrétien ne signifie pas un changement de noms, mais plûtôt une nouvelle naissance, une nouvelle vie où nous acceptons Jésus comme notre sauveur.

Le prénom traditionnel africain a une significance importante car non seulement, il nous rappelle notre origine, mais aussi notre héritage culturel et ethnique. Souvent, ces prénoms comportent une certaine sagesse et nous invitent à vivre notre vie en accordance.


Bob Marley dans une de ses chansons dit: “You run away, you run away, but you can’t run away from yourself“Tu es entrain de courir, tu es entrain de courir, mais tu ne peux pas te sauver de toi même.

Ainsi, nous africains restons toujours africains après les baptêmes ou l’emprunt de noms étrangés.

Dites moi Mr. Paul K. BOUGMA
Que signifie la lettre K. ?
Est-ce peut etre Kalaga?
Serait-il Kouiliga?
Puis-je dire Koudoubila?
Dites moi mon frère africain
Car j'attends avec une patience de saint
Qui veut tout juste savoir par curiosité
Ce prénom authentique réduit en abrégé
Dites moi, aujourdh'ui même
Entre nous, ici et sans gêne
Ce prénom serait il Kouka?
Ou bien Kiswendsida?

Mots clés : Prenoms africains
Lectures : 1181
0 votes

Le lévirat et le sororat dans la culture nuni et au Burkina Faso

Posted by Julia
Julia
Julia n'a pas encore mis à jour sa biographie
Hors ligne
le Mercredi, 13 Mai 2009
dans Culture du Burkina & d'Afrique · 0 commentaires

Que signifient les concepts de « lévirat » et de « sororat » ?

Le lévirat

Selon le journal burkinabè Sidwaya (no 5809 du 26 Janvier 2007) le lévirat est un mot dérivé du latin « levir » qui signifie « beau-frère ». Le lévirat désigne un remariage d’une veuve avec le frère de son défunt mari.

Il semble que déjà dans la loi hébraïque, le lévirat était pratiqué. Il était donc l’union entre un homme et la veuve de son frère mort sans enfant, afin de perpétuer le nom du défunt et d’assurer la transmission du patrimoine.

Aussi, dans certaines sociétés surtout africaines, ce type particulier de mariage est-il une pratique coutumière qui renvoie à ces liens matrimoniaux entre une veuve, ayant ou non des enfants et le frère de son défunt mari. Cette pratique, souvent forcée et combinée avec la polygamie est encore pratiquée dans certains pays africains et en Afrique de l’Ouest dont le Burkina Faso, le Togo, le Mali, le Tchad, etc. Le Bénin l’a officiellement interdit en 2004. Sa pratique a permis de consolider le tissu familial, afin d’éviter la dispersion des enfants du défunt.

Le sororat

Le sororat est le remariage d’un veuf avec la soeur de son épouse. Cette coutume est particulièrement pratiquée lorsque la défunte laisse derrière elle des enfants en bas âge.

La justification que beaucoup de gens avancent est qu’elle pourrait s’occuper des enfants de sa défunte grande sœur. Le sororat, est une pratique autorisant le re-mariage du veuf avec la sœur de sa défunte femme.

Avantages

Recommandés en vue d’améliorer la qualité du tissu social d’une part et d’assurer une pérennisation dans la prise en charge des enfants du défunt ou de la défunte, d’autre part, le lévirat et le sororat ont été des réponses pertinentes, trouvées par plusieurs sociétés d’antan, afin de consolider l’harmonie socio-familiale et de garantir la cohésion sociale.

En ce qui concerne le lévirat par exemple, il reste donc indéniable que sa pratique, à des époques révolues, présentait des avantages (aux yeux de ceux qui le pratiquaient), en permettant la ré-insertion sociale de la femme et de ses enfants, après le décès de son époux. En effet, en lui permettant de se remarier à un frère ou à un fils (dans la culture nuna) de son défunt mari, la société évite la dislocation et retour de la femme dans sa famille d’origine (ou son remariage dans une autre famille).

En plus des avantages sociaux (consolidation du tissu familial, non dispersion des enfants du défunt), le lévirat exprime une forme de compassion morale à l’égard de la veuve éprouvée.

A propos, Pr Sylla disait «Et, à la différence des veuves qui se livrent à la prostitution pour faire vivre leur progéniture, le lévirat et le sororat constituent un excellent moyen pour contrer ce genre de solution extrême».

Le sororat, tout comme le lévirat, permettait d’éviter la dispersion des enfants après le décès de leur mère. Ils étaient ainsi placés sous la tutelle et la protection de leur « tante », qui chez les nuna, peut être une petite sœur, une cousine ou une nièce de la défunte.

Il était aussi une solution pour les femmes stériles, qui pouvaient permettre à leur mari d’avoir des enfants, par le biais de leur petite, nièce ou cousine, mariée à celui-ci.

Il visait donc à pérenniser les relations matrimoniales entre les familles, les segments de lignages, les lignages et les villages dont sont issus les deux époux.

La famille de la première fille du village à être mariée dans un autre, trouvait ainsi, permanemment dans ledit village, une répondante et une hôte lors des différents événements sociaux (funérailles, initiations culturelles diverses, fête des masques, etc.).

Des spécificités dans leur pratique chez les nuna

S’il s’avère qu’ailleurs, le sororat était un remariage d’un veuf avec la sœur de sa défunte femme, chez les nuna, l’homme de son vivant peut épouser deux ou plusieurs sœurs ou cousines germaines.

Dans la culture nuni, le représentait également un outil de rivalité entre épouses issues de familles différentes et de récupération de l’époux. Lorsqu’une des épouses sentait la perte des égards de l’époux au profit d’une plus jeune, elle faisait systématiquement venir une nièce, sœur ou cousine pour piéger l’époux.

Au départ, la pratique du sororat se justifiait et se faisait à un âge avancé de la première femme. En effet, celle-ci faisait venir sa petite sœur, sa cousine ou sa nièce pour l’aider dans ses travaux ménagers, champêtres et pour tenir le bébé (rôle de nourrice). Lorsqu’elle grandit, il revient à la grande sœur de décider de qui la marie. La pratique du sororat est également possible avec la nièce de l’épouse, de son vivant.

Mais dans la dynamique, l’écart d’âge n’est plus très grand dans certains cas. Pire, il se créé souvent une complicité entre l’époux (ou tout autre homme de la famille) et la sœur, cousine ou nièce, si bien que la femme est souvent mise devant le fait accompli.

Il arrive aussi, qu’un petit frère convoite la jeune fille et la mette enceinte pour disqualifier le frère aîné.

L’autre variante est liée à la pratique du lévirat, où la veuve peut se remarier à un fils de son défunt époux, qui ne soit pas son fils (ni celui de sa sœur ou de sa cousine germaine ou de sa nièce). Dans ce dernier cas, il arrive que le fils ou le frère du défunt mari soit moins âgé que la veuve (de son grand frère ou de son père).

. Le choix du frère ou du fils est fait par la femme et ensuite, l’homme est informé. Son avis est limité par la prohibition du refus, la tradition n’intègre pas suffisamment la demande de consentement de l’homme, tant qu’il est choisi par veuve

Il n’est pas non plus admis que la veuve choisisse de se marier à un homme plus âgé que son défunt mari ni à un homme d’une autre famille.

Dans la dynamique, il n’est pas rare de voir des frères candidats exprimer leurs égards (à travers des services, des dons, de la compassion envers la veuve) dans le délai de veuvage et réflexions qui lui ai attribué. Dans certains, plusieurs hommes aspirant à être l’heureux choisi, rentrent en compétition ou en rivalité. La femme devient un « bien » à « hériter ».

Limites ou inconvénients liés à leur pratique

Quoique le lévirat et le sororat aient présenté des avantages sociaux et moraux certains pour les sociétés les pratiquant, ils sont décriés actuellement pour les nombreux inconvénients. Il s’avère que ces pratiques ont pendant longtemps été des vecteurs des mariages forcés et sans consentements de la femme dans nos sociétés.

De nos jour, avec la monétarisation de l’économie et la rareté des ressources financière, la cherté de la vie, la pratique du lévirat et du sororat sont souvent sources de discordent entre les co-épouses, qu’elles soient « sœurs » ou pas. De nos jours en effet, il n’est pas rare que le favoritisme ou les égards particuliers envers la plus jeune des sœurs (exprimant des préférences) créent la discordent et la rivalité entre les deux sœurs.

Dans beaucoup de cas, la sœur aînée perd son foyer au profit de la plus jeune qu’elle a bien voulu (ou pas) mariée à son époux. Cela désempare alors la famille ou groupe de familles dont sont issues les « sœurs co-épouses ».

La femme mariée sous la forme du lévirat, est souvent rejetée par les premières femmes. Elle souvent perçue comme étant de trop ou malchanceuse. Les autres les accusent souvent d’avoir été la cause du décès de son premier époux. Les enfants également s’intègrent difficilement dans le deuxième mariage.

De nos jours, le lévirat est dénoncé comme étant une pratique rétrograde, limitant les droits des femmes, véhiculant aussi l’idée qu’une veuve fait «partie de l’héritage».

Il reste également indéniable que la pratique du lévirat et même du sororat (dont la pratique accroît considérablement le nombre moyen d’épouses chez les nuna), peut être un facteur favorisant la propagation du VIH-Sida et pouvant disséminer des familles entières.

Analogies ignorées entre un phénomène nouveau et des pratiques anciennes: de nouvelles formes de pratiques du sororat et du lévirat en milieu urbain ?

Nombreux sont ceux qui pensent que le fait que des femmes plus âgées se marient ou sont amantes d’hommes plus jeunes, relève seulement de phénomène nouveau lié à la modernité.

Pourtant, une analyse des analogies entre ce phénomène dit « nouveau » et des pratiques très anciennes, permet de conclure qu’il s’agit là, de faits qui existaient depuis longtemps dans certaines traditions, dont celles des sous-groupes nuna.

Cette situation émanait de la pratique du lévirat et du sororat (dans une moindre mesure), dont les formes varient selon les sociétés.

Cet état de fait prouve bien que contrairement à la société traditionnelle, celle moderne n’a pas trouvé de réponse à l’insertion des femmes citadines veuves, divorcées ou célibataires, et se retrouvant être seules. Beaucoup de femmes sont donc dans l’impasse dans ces circonstances.

Et comme la nature a horreur du vite, il s’est créé ce phénomène appelé « gigolo » où les amants plus jeunes que leurs amantes sont appelée « petits pompiers » et les femmes des « gnangni». Les femmes les plus « faibles » dans cette situation de solitude subite, se retournent vers des jeunes hommes, malheureusement toujours très intéressés et « formés » à la drague. On constate de nos jours que même les femmes au foyer qui souffrent, se prêtent à ce jeu.

Ce sont souvent les jeunes eux-mêmes qui provoquent les femmes (nanties), juste pour leur soutirer de l’argent et se faire désintéressés financièrement.

Il n’est pas rare d’entendre les hommes se convaincre que toutes les femmes ont des « petits pompiers », même leurs épouses. Ce qui n’est pas vrai. Car beaucoup de femmes savent qu’il s’agit de leurre qui finit toujours avec les sentiments plus douloureux chez la femme. Ces « prestataires » du plaisir, finissent toujours par s’en aller.

Pire, beaucoup en parlent et médisent.

Lectures : 1451
0 votes
You are here