L’enseignement supérieur est la clef de voute d’une meilleure formation et pour l'encadrement d’une future élite d’un Etat , fut il africain, asiatique ou euro-américain.
Premièrement, il est important de relever que dans la majeure partie des Etats africains, en particulier les anciennes colonies françaises, le système éducatif est majoritairement élaborer à l’image du système français, excepté les programmes d’enseignement (je voudrais citer ici le cas du Mali où le bambara est depuis peu la langue d’enseignement, il ya aussi la République démocratique du Congo avec le lingala, la tanzanie où le swahili est aussi la langue d’enseignement et ainsi de suite). Cette prise d’indépendance est un acte de bravoure et de rupture en quelques sortes, du cordon omnicale, qui nous lie depuis la colonisation aux métropoles occidentales (à savoir la France, la Grande-Bretagne, le Portugal, pour ne parle que des plus grandes).
En effet, si quelques années en arrière, nos parents apprennaient à l’école qu’ils avaient comme ancetres, non pas nos aieux les peuls, les bantus etc., mais au contraire “les Gaulois”- ce qui à mon sens était une grose injure à leur égard, mais aussi de manière similaire un outrage aux traditions ancestrales africaines et à l’histoire meme de ce peuple, dont ils savaient l'histoire - les grands historiens sur l’Afrique, les tous premiers du moins étant des “blancs”- .
En occultant les traditions africaines aux fils d’Afrique durant des décennies voire des siècles, en parcellant illicitement les terres africaines à l’image du vieux continent à Berlin, ce peuple barbare a eu l’effronterie et l’outrecuidance outrageuse de vouloir “créer une civilisation africaine[…]”
(1) En conséquence, il fallut à nos pères africains un travail de réflexion, de dépoursièrement, de reconstitution et d'élaboration de notre histoire commune et ainsi léguer aux générations futures d'Afrique un repère d'histoire vraissemblable et digne de leur passé commun.
Seulement, le problème du peuple africain, ne se trouve plus où l'on prétendrait le chercher, c'est-à-dire aux confins de sa vieille histoire tristessement célèbre d'esclavagisme, arromatisée au parfum sombre de l'exploitation minière des campagnies concessionnaires d'Afrique. Parce que: “ L’Afrique n’a jamais été aussi tributaire de ses anciens maîtres. Pour le grand malheur de ses populations. Mais au-delà de la responsabilité qu’on peut imputer à l’Occident, les Africains sont également présents au banc des accusés… ”
(2) Voila pouquoi, il est capital de raisonner sur les problèmes de l'Afrique, pour ainsi essayer de trouver les réponses, aux difficultés auquelles sont confrontés de manière recurrente et individuellement chaque fils du continent noir. Et, c'est dans cette optique que nous avons bien voulu orienter notre réflexion. Car l'enseignement supérieur en Afrique est un problème fondamentalement grave , cependant -pas l'unique-.
En effet, tant qu'il n' y aurait pas une pluralité d'universités compétitives, capables de former efficacement dans tous les domaines l'élite africaine, le nombre d'expatrié -les gros cerveaux- africains ne cesseront d'affluer vers d'autres cieux, à la quette du bien etre, où par ailleurs , tous les moyens seront réunis pour les garder. Et une telle ambition, ne serait exister sans l'apport inéluctable de la volonté politique de nos dirigeants africains.
L'établissement par exemples de grandes universités sous-régionales ou continentales réunissant toutes les facultés, initiatives de l'Union africaine, de la CEMAC, de la SADEC, de la CEDEAO, de la CEEAC, pour ne citer que ceux-xi, ne nous paraitrait utopique voire irréalisable. Car, une génération former chez elle, est la mieux placée d'exprimer pleinement son histoire. Un exemple, une histoire de guerre écrite par les perdants manque toujours de saveurs, de réalisme et de subjectivisme. Car l'etat d'ame plane le plus souvent sur l'objectivisme. Et l'inverse n'étantt pas exclu. Mais, est il vrai que , un Français ne parlera pas du Sénégal comme étant son pays quand il aura à s'exclamer écrivant : “ Mon pays le Sénégal a été durant des décennies le centre d'un commerce illicite, barbare et inhumain...”
Force est malheureusement de constater que l'histoire africaine est toujours en grande partie écrite par des “ extra-africains”, qui revendiqueraient une origine qu'ils n'ont pas. Aussi, ne nous écartons pas du but meme pour lequel nous sommes appeller à témoigner présentement.
Sur la base du Traité de Bologne, les Etats européens, singulèrement ceux de l'union européenne se sont fixés l'objectif d'harmoniser leurs systèmes universitaires à une scale de trois branches (Licence-Master-Doctorat). Et comme toujours, à l'image de cet universalisme assimilationiste, les Etats africains ( pas tous) et quasi tous membres de l'union africaine -elle meme calqué sur l'union européenne- au lieu de faire montre de diversalité et non d'indifférence, petit à petit chercheraientt à s'arrimer au système européen. Néanmoins, un problème majeur de formateurs s'impose.
En effet, les européens forment sans cesse de nouveaux chercheurs adaptés aux besoins meme de l'enseignement supérieur de leurs propres Etats et du système L-M-D. Et l'Afrique? Combien de professeurs agrégés compteraient nos universités, nos facultés et nos instituts et combien d'écoles doctorales sont dotées nos facultés pour ambitionner ostensiblement faire comme les autres? Combien de moyens techniques, d'infrastructures sont équipés nos universités pour prétendre s'arrimer à la soit disante mondialisation? Aussi, suis je consciens qu'aucun peuple au monde n'a su constituer sa civilisation sans s'inspirer de celle des autres. Mais, sur certains aspects il est nécesaire de faire preuve de courage et savoir dire non, quand il n' y a pas des moyens de bord. Quoiqu'une bonne partie importante des maux de l'Afrique sont et doivent etre imputés aux occidentaux, qui la détruissent par l'intermédiaire de nombreux groupes principaux ou secondaires, consistant à gouverner les hommes en ne leur disons jamais la vérité, les vrais problèmes de l'Afrique ne se trouveront toujours pas au delà du continent.
À l'avenant, il est important de préciser que, ce texte d'un vagabondage notoire et d'un manque de méthodologie détaillé et utile, ne poursuit qu'un seul but nonobstant la clarté de son intitulé, à savoir détourner ceux des miens qui se font encore une idée outre mesure stricte et irréaliste de l'Afrique à mon humble avis, et qui comptent d'une manière ou d'une autre voir apparaitre identiquement au monde occidental, des lendemains meilleurs en Afrique -ce qui n'est pas du tout “utopique”-.
Mais, au fond quelle image de l'avenir, se font-ils nos chefs d'Etats? Se soucient-ils autant que nous, pauvre citoyen, du destin de l'Afrique? La moindre des choses à laquelle nous sommes astreints et de bon gré - sur la base du contrat social- serait d'obéir et de chercher à nous battre individuellement par le travail à se distinguer de la masse, outre la politique, en apportant du sien à la collectivité, empéché quelques fois, hélas! Par les circonstances de la vie, de s'assoir sur un bon d'école. Cependant, il n'ya de place à la fatalité, car tous les moyens sont bons pour réussir, excepté “[ceux] qui s'élèvent sur les misères ou les crédulités de l'humanité.”
(3). En réalité, comme le disait si bien George Orwell dans La politique et la langue anglaise : “le langage politique est destiné à rendre vraisemblables les mensonges, respectables les meurtres, et à donner l'apparence de la solidité à ce qui n'est que vent.”
Revenant, sur les tares techniques de tout genre de nos universités.
De prime abord, le manque de décentralisation de certaines facultés et instituts universitaires vers l'interlande des États africains demeure un problème primordial. Alors, à fin de faciliter et de réduire le plus possible l'immigration studentine ressortissante des localités les plus défavoriser vers les grands centres urbains, les seuls pourvus d'universités et où en conséquence ces jeunes étudiants n'ont souvent pas de parents ( le cas du Congo Brazzaville et de bien d'autres Etats africains), il est plus que nécessaire d'instaurer un vrai programme de rétablissement des structures publiques universitaires et d'autonomisation de celles aux fins de réduire le plus net possible le nombre plétorique d'étudiants obligés de “s'entreposer” les uns sur les autres dans les amphithéatres exigues de nos universités.
En second lieu, se pose le problème de manque d'enseignants chercheurs aptes et voués complement à l'enseignement supérieur.
En effet, en dépit du travail exceptionnel réaliser par le CAMES ( Conseil africain et malgache de l'enseignement supérieur ) chargé de désigner les enseignants les plus qualifiés de notre continent, il n'en est pas moins vrai que de nombreuses universités continentales manque d'un nombre cruel d'enseignants agrégés. Et, l'un des problèmes épineux serait sans nul doute, la accumulation des responsabilités politiques à celles d'enseignant par ceux-ci.
Aussi, malgré tout, il existe quand meme, bien que rare, des enseigants qui savent faire la part des choses. Sommes toutes, si la faculté de Droit de l'université de Ouaga II, ne présente qu'un effectif de deux professeurs agrégés en Droit-public ( CAMES), ce n'est certainement pas la faute aux responsables politiques. Car, le parcours extremement exceptionnel du Docteur Abdoulaye SOMA, récemment promu au 15ème concours d'agrégation du CAMES à Abidjan, devenant de facto le plus jeune agrégé du continent africain en Droit-Public, à l'age seulement de 32 ans s'il vous plait, est encourageant et à félicité. Dieu seul sait combien d'effort, de patience et d'abnégation lui ont-il fallu à fin de décrocher ce sésame “[...] à vie”(4) , s'empressait-il de déclarer aux journalistes venus l'interviewer.
Je sais aussi, qu'arriver à ce stade, les autorités politiques s'empressent peu à peu à se l'arracher; les uns pourqu'il devienne conseiller, tandis que les autres voient en lui en dépit de son jeune age et par respect à sa nouvelle promotion, comme le potentiel remplaçant pour ne pas dire dauphin, de l'émirite Doyen Loada de Ouaga II, lui meme agrégé ( CAMES) il y a 11 ans.
Aussi, ne serais je citer le Professeur Placide MOUDOUDOU, l'unique agrégé ( CAMES 2009) de Droit-Public de la faculté de Droit de l'Université Marien Ngouabi, dont il est le Doyen. Enfin, si les Universités d'Afrique veulent former leurs propres élites, outre la responsabilité qu'incombe inconditionnellement aux politiques d'octroyer de manière effective des moyens financiers ( pour la recherche, pour l'ouverture des écoles doctorales, pour le perfectionnement des chercheurs à travers l'octroie de bourses d'étude à l'étranger etc.), infrastructuraux aux universités publiques et voire privées. Il serait donc indéniablement nécéssaire qu'elles se donnent les moyens de leurs ambitions, dans la mesure où chaque enseignant doit se mettre réellement au travail, car les étudiants en ont assez de savourer la meme sauce. Ils en ont ral bolle de devoir apprendre par coeur de vieux cours non révisés datant quelques fois de l'année d'obtention du doctorat, si ce n'est quelques fois la thèse elle meme. Et, en passant, je citerai comme exemple entre autres la République du Congo, où de manière efficiente dans le souci d'améliorer les conditions de travail excécrables, à la fois du personnel administratif - le corps professoral inclus – et des étudiants dans leur globalité. Est en construction à 100 Km de Brazzaville, une grande Université publique dénommée Denis Sassou N'guesso, qui se veut etre à l'instar des grandes universités d'Afrique (Égypte, sénégal, Ghana, Tunisie, Afrique du Sud etc.) un lieu de “formation de l'élite non seulement nationale, mais [aussi] de l'élite sous-régionale et régionale ” selon les propos de l'égyptologue congolais, émérite Professeur, Théophile OBENGA (5) . Car, n'oublions pas que comme africain “ nous sommes isus du meme foetus bicéphal.” (1)Cf. Christian JAYLE ( Président de l’Assemblée territoriale) in Discours d’ouverture pour la proclamation de la République du Congo Brazzaville le 28 novembre 1958.
(2) Cf.Alain Mabanckou in Le Sanglot de l'homme noir.
(3) Joseph Conrad.( Citations)
(4) Cf. http://www.fratmat.info/component/content/article/39-portrait/13507-dr-abdoulaye-soma-meme-l-orphelin-r-il-devient-le-plus-jeune-agrege-africain-en-droit-public
(5)Cf . http://www.grandstravaux.org/Presentation-du-projet-de-construction-de-l-universite-Denis-SASSOU-NGUESSO-de-Kintele_a218.html