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Blog du Burkina et des amis de l'Afrique

Blogs relatifs aux sujets d’ordres éducatifs, au Burkina Faso et à l’Afrique

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Photographier pour éveiller les consciences

Posted by Flo Fr
Flo Fr
Flo Fr n'a pas encore mis à jour sa biographie
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le Lundi, 14 Mai 2012
dans Problemes africains · 0 commentaires

Le travail du photographe Nyaba Leon OUEDRAOGO, révélé aux Rencontres de Bamako, célèbre une AFRIQUE résolue à soigner ses maux.

Burkinabé de 34 ans, Prix Pictet 2010, il est l'un de ceux qui inventent le publi-reportage en Afrique de l'Ouest, pays du portrait posé. Il collabore entre autre avec Jeune Afrique ou M le magazine du Monde... Il expose actuellement à Paris une série de photographies sur les casseurs de granit et une autre sur les récupérateurs de cuivre qui dépiautent les ordinateurs cassés pleins de produits mortifères. "Je veux montrer la souffrance de ces travailleurs et leur restituer leur dignité. J'ai passé un mois avec eux : aucune photo n'est posée, aucune n'a été volée." Le regard est frontal, l'image, très construite.

Eldorado des compagnies minières, l'Afrique sert malheureusement en retour de dépotoir au reste du monde. Nombreux sont les déchets toxiques qui y sont déposés. De là sont nées les deux séries exposées actuellement à la Galerie Particulière, rue du Perche à Paris. Mais la société civile commence à se défendre et le photographe a par ailleurs consacré un reportage à l'action des victimes du cargo Probo-Koala, qui a empoisonné le port d'Abidjan en 2006 ; action enfin soutenue par la justice ivoirienne.

Le travail de Leon OUEDRAOGO est en tout point précieux.

 

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Regard d’un africain sur l’élection présidentielle en France

Posted by Lapshug
Lapshug
Lapshug n'a pas encore mis à jour sa biographie
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le Mercredi, 09 Mai 2012
dans Critique et politique · 1 commentaire

Hollande président, quelles leçons ? Le peuple français s’est prononcé, François Hollande, un socialiste a été élu Président de la République. Mon regard d’africain sur cette élection m’incite à ouvrir avec vous quelques pistes de réflexion.

1) Une nième alternance politique.

Alternance de personnes, un homme succède à un autre ; un homme « normal » futur président « normal » remplace un homme fantastique, un président hyperactif et « plein de pouvoirs » que ses amis comparaient à Jack Bauer. Est-ce possible en Afrique, qu’un homme « banal », un personnage « normal » puisse challenger nos sages, omniscients et omnipotents présidents ? Chez nous, les chefs d’Etat ont la réputation d’être des personnes exceptionnelles et des « dieux sur terre » au point où la moindre velléité politique, la moindre ambition présidentielle d’un membre du même parti politique ou de l’opposition est considérée comme un affront personnel, une trahison impardonnable. En Afrique, à un moment donné et sur le territoire de chaque Etat, il n’y a qu’un seul individu, jamais trop jeune – jamais trop vieux, qui dispose, jusqu’à sa mort, de préférence, de toutes les capacités physiques, intellectuelles et même invisibles requises pour être président de la république. L’Afrique gagnerait également à donner une chance aux hommes normaux.

Alternance politique entre deux partis politiques. Des partis uniques africains qui réfutent et persécutent toute forme de concurrence, en face, une opposition constamment affamée, sans intégrité, sans projet de société… l’opposition en Afrique se donne-t-elle les moyens de concrétiser l’alternance politique sur le continent ?

Alternance dans la même génération. Je n’ai rien contre les « dinosaures africains », mais la tendance est au rajeunissement des élites politiques. David Cameron, Barack Obama, Joseph Kabila, Ali Bongo, Macky Sall sont des exemples dans ce sens. Et ces jeunes présidents  accomplissent tout autant leurs fonctions avec exemplarité et compétence.

2) Célérité dans la publication des résultats.

A peine les bureaux de votes ont fermé, les statistiques et le résultat étaient connus ; et ce pas un exploit, c’est une coutume, une vielle habitude, une bonne vieille habitude. Combien de pays africains peuvent garantir la crédibilité et la disponibilité des résultats le jour même ? Ceci est d’autant plus paradoxal et ironique qu’en Afrique, le (futur) vainqueur des élections est connu bien avant la convocation du corps électoral, mais pourtant, les organisateurs des élections prennent un temps peu raisonnable avant de publier les résultats. Et après on s’étonne que toutes sortes de coups bas interviennent entre les deux tours des élections : les présidents des commissions électorales indépendantes soient séquestrés, tout autant que les candidats au second tour.

3) La défaite d’un homme

On pourrait dire que Nicolas Sarkozy a subi un vote sanction. Déjà au premier tour, les observateurs s’inquiétaient de constater que le président sortant n’arrivait pas en tête au décompte du nombre de voix valablement exprimées. Pour le second tour, le discours a tout aussi semblé être clair, voire très clair. Voter contre Sarkozy et pas forcément pour Hollande. Pour ce scrutin, il a paru plus optimiste de faire passer un chameau par le chat d’une aiguille que d’élire à nouveau Nicolas Sarkozy comme président de  la République française. Est-ce le fruit d’une stratégie agressive contre ses concurrents les plus prononcés à l’instar de Dominique De Villepin et Dominique Strauss Kahn ? Est-ce simplement l’effet de la crise ? La vraie fausse mort de la françafrique y est-elle pour quelque chose dans cette sortie inattendue ? Vu sous cet angle, François Hollande garde-t-il encore un quelconque mérite de son élection ?

Un mot sur le pourcentage de voix avec lequel François Hollande a été élu.

51,9 % rien que ça ? Peut-on être élu président de la république en Afrique avec 51 % de voix ? Affirmatif, c’est suffisant pour avoir la majorité absolue. Mais, aucun chef d’Etat n’accepte être élu avec si peu. Nous aimons les gros pourcentages, au moins 75 %. Ça me rappelle les scores d’un certain Saddam Hussein ou de Hugo Chavez. De même, j’aimerai bien voir des présidents africains (sortant) consentiraient de laisser le pouvoir avec 2 points de différence, juste à 2 doigts d’une réélection. Chapeau Sarkozy, c’est une belle image de démocrate !

En tout état de cause, le nouveau chef d’Etat français hérite de nombreux dossiers épineux. On l’attend principalement sur sa politique africaine et la place qu’il compte donner à la France dans le concert des nations.

Et pour finir, en cette fin de mandat pour Nicolas Sarkozy,  de façon étrange, j’ai une pensée pour ses pairs d’une autre époque Abdoulaye Wade, Laurent Gbagbo et Mouammar Kaddafi.

OBAME Alain Hugues

Lectures : 41

Comment réussir vos projets de reboisement au Burkina

Posted by liki
liki
Enseignant vacataire de Statistiques et Statisticien-Informaticien de formation je suis passioné par la poésie...
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le Samedi, 05 Mai 2012
dans Environnment · 1 commentaire

Bientôt c’est la saison des pluies au Burkina Faso. Elle couvre la période de mai à Octobre et dépendant des régions, elle est plus ou moins courte. Cette saison est importante pour plusieures raisons:  les paysans repartent aux champs pour sémer le mil et autres variétés agricoles afin de subvenir à leurs besoins alimentaires.


Au Burkina et un peu partout dans la zone sahélienne, on appelle cela l’agriculture de subsistence, car certains arrivent  à peine à se nourrir jusqu’à la saison prochaine. Les causes de ces mauvais rendements sont attributables à la faible pluviomémétrie, à la pauvreté des sols et  aux choix des variétés et intrants agricole.  Cette pluviométrie est médiocre en partie parce que le pays connait une coupe abusive du bois pour des usages multiples: chauffe, sculpture et menuiserie.

Ainsi, depuis plusieures années, le reboisement qui consiste à planter des arbres de toutes espèces dans les villes et régions du Burkina Faso est devenu une pratique habituelle.  Cependant, les succès de ces programmes sont très mitigés.  Une des raisons qui expliquent les échecs des programmes de reboisement est que de façon générale, on pense plutôt à planter l’arbre sans se poser de façon pertinente la question du maintien.
Nous avons tendance à croire que la communauté prendra soin des arbres car c’est elle qui en bénéficie.  En réalité, il n’en est pas le cas et avec juste raison. Un adage burkinabè dit ceci:  «Si un cheval a plusieurs palefreniers, il aura soif».   Je me suis aperçu de la véracité de cette pensée après que notre projet de reboisement n’a pas connu un succès faute de maintient.  Cela m’a permis de réfléchir profondément sur comment réussir le projet de reboisement.
Dans un prémier temps, il faudra choisir des arbres robustes et appropriés aux conditions locales.  Dans une région humide et bien arrosée comme celle du sud-ouest du Burkina, planter des manguiers et autres fruitiers avides d’eau et de sols riches  est une bonne solution. En revanche, dans les zones où la pluviométrie est faible, il faudra opter pour des espèces comme l’eucalyptus et le moringa oleifera.
Une fois, le choix des arbres à planter est fait, il faudra se renseigner sur les techniques de plantation, à savoir la profondeur et diamètre des trous et le type de sol à utiliser pour planter l’arbre.  Ces techniques sont le plus souvent violées car les gens se contentent de faire des petits trous pour poser l’arbre et le renfermer de sol pauvre.   De nos jours avec les moteurs de recherche comme google on peut apprendre le minimum sur chaque arbre et suivre les conseils des experts.
Finalement, il faudra un plan tangible et mésurable du suivi du maintien des arbres.  Les questions suivantes doivent être posées:
1. Qui sera le coordinateur général chargé du suivi du maintien des arbres?
2. Quelles sont les personnes qui sont choisies pour le projet d’arrosage et de protection des arbres?
3.  A t’on prévu  des fertilisants et insecticides pour l’entretien des arbres?
3. Quelle forme de rémunération ou récompenses à apporter à ces personnes?
4. Comment les reconnaitre publiquement devant les autorités locales?
5. Est-ce que les autorités coutumières sont impliquées afin de sensibiliser les villageois sur l’importance du projet?
6. Y’a t’il un rapport périodique sur l’état des arbres ?
Si la réussite du projet de reboisement est très importante pour vous, il faudra absolument déléguer le suivi des arbres à une équipe et prévoir une rémunération sous forme de cadeaux ou d’argent et surtout une reconnaissance publique auprès des autorités.
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Le BAMBARA au Mali: Réussite ou...?

Posted by Dubois
Dubois
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le Mercredi, 11 Avril 2012
dans Point de vue · 2 commentaires

Pris au sens stricto sensu, l'introduction du Bambara dans le système éducatif malien depuis belle lurette a été un pas important que les autorités politiciennes de ce pays avaient su entreprendre, quand on sait le danger que représentait l'altération de cet héritage atypique, propre au peuple malien - non pas seulement- et due par l'intrusion en trop des mots français, la rendant ainsi quelque part déformée. Mais, il y avait aussi une culture à préserver dont le Bambara a été, est et sera toujours le moyen de transmision de génération en génération, exception faite de l'arabe par le truchement duquel, nous ait parvenu au XXI ième un savoir didactique singulier entre autres de l'université médievale de Tombouctou dont la richesse parle encore aujourd'hui d'elle meme. Il n'ya qu'à voir le travail exceptionnel qu'accomplis actuellement  le Centre de documentation et de recherche Ahmed-Baba ( sous sigle CEDRAB).(1)                                                                                                                                                                                        Aussi, attendu la nonchalance avec laquelle les jeunes maliens, hélas! vilipendent les études scolaires due au manque d'un niveau basique de la langue français permettant l'acquisition des notions fondamentales, cause d'abandon et de redoublement ( respectivement 18% et 5 % au premier cycle et 17% et 14% au second cycle ), il était plus nécessaire pour ne pas dire impérieux que le gouvernement malien ait donner a posteriori la priorité à la langue la plus répandue et la plus parlé du pays (80% de la population) dans le système éducatif malien du premier cycle comparativement au français - moins utilisé dans le cercle familial- .(2)                                                                                                                                                                                                                 Cependant, le problème est loin d'etre complètement résolvé, au contraire le mal irait de mal en pis. En effet, le taux d'alphabétisation du mali est par rapport aux autres pays de la sous-région assez médiocre ( " entre 23% et 46% selon les sources officielles. Ce taux est plus faible parmi les femmes, la marjorité des éléves étant les enfants.") (3). En outre, un nombre important de maliens -comme affirmé plus haut- parlent  et comprennet peu le français, la seule langue capable au moins de leur ouvrir les portes du monde, excepté bien évidemment l'arabe ( étant musulmans ). Encore, faudrait-il savoir la lire, la pratiquer et  la partager, car outre la fonction importante que joue le bambara dans les transactions commerciales au niveau sous-régional, il pourrait représenter un réel frein à l'épanouissement de certains.  Ensuite, étant donné que le bambara parait quelques fois énigmatique aux yeux de beaucoup, dans la mesure où trop sont ceux qui ne peuvent le lire. Il échoierait donc aux responsables politiques maliens après le passage de ce nuage sombre qui  étreind tout un pays et en particulier le septentrion, et dans le souci de sauvegarder tant la culture malienne estimé à travers le monde ( dont par l'UNESCO ) que dans celui de voir ses concitoyens valoriser tout une nation, par un accroissement exponentiel du nombre de lettrés, il serait plus que nécessaire de devoir mixer voire revaloriser un peu plus et dès le bas age la langue officielle - le français- et donner ainsi un peu plus de chance à tout le monde et surtout aux jeunes filles plus ou moins stigmatisées. Car, comme l'affirmait Emile Durkheim dans Les règles de la méthode sociologique: " le devoir de l'homme d'État n'est plus de pousser violemment les sociétés vers un idéal qui lui parait séduisant, mais son role est celui du médecin; il prévient l'éclosion des maladies par une bonne hygiène et, quand elles sont déclarées, il cherche à les guérir."                                                                                                                                                                                                              Enfin, parce que on ne peut pas bien défendre son histoire, ses traditions, ses valeurs  si on ne s'eclot pas au monde , d'où la nécessité qu'incombe avant tout à tout un chacun d'apprendre à connaitre le "monde" et à se laisser trouver par lui. Et Nicolas Sarkozy d'avoir si bien souligné - en parlant de François Hollande, il y a quelques semaines lors d'un interview rapporté dans un article publié sur "liberation.fr" - et dont nous pourrions nous appropier dans le fil conducteur de notre réflexion, je cite : " Quand on ne se déplace pas, qu'on ne voyage pas, qu'on ne voit pas ce que font les autres, c'est beaucoup plus difficile d'analyser les problèmes et de comprendre leur réalité."  Et pour atteindre cet idéal il est avant tout capitale d'apprendre une autre langue, une autre culture , tout en gardant les pieds sur terre en préservant sa propre culture, et ce faisant  nous pourrons etre de dignes représentants de nos traditions, de dignes ambassadeurs de nos états et par extention de tout un continent: L'Afrique, auprès d'autres peuples du monde.                                                                                                                                                                                                               (1) Http://fr.wikipedia.org/wiki/Tombouctou. (2) Mathématiques et langue nationale en milieu scolaire Bambara, Mamadou Lamine Kanouté ( Ecole normale supérieure, Bamako, Mali) article publié sur le Nordic Journal of African Studies 9(3): 80-97 (2000).                                                                                                                                                                                                             (3) Http://fr.wikipedia.org/wiki/ Mali.

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Le concept du micro-crédit

Posted by ACCOEN
ACCOEN
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le Lundi, 09 Avril 2012
dans Généralités · 2 commentaires

Premièrement,  définissons et distinguons le concept  du micro-crédit du concept de la micro- finance

Le micro-crédit renvoie à l’attribution de prêts à courts termes et de faibles montants [de 100 à 200 euros/prêt] pour des entrepreneurs issus des populations démunies et n’ayant aucun accès au systeme bancaire traditionnel.

La micro-finance est un concept plus large et englobe l’épargne et la micro-assurance. Ce concept est un moyen pour lutter contre la pauvreté et contribue ainsi à l’amélioration durable des conditions de vie des femmes et des hommes. Ce concept leur permet de stabiliser leur autosuffisance alimentaire et de prendre en charge l’éducation et la santé de leur famille. En d’autres termes, la micro-finance vise l’autonomie et la dignité de la personne humaine.

Dans le cadre de ce blog, je me focaliserai sur le concept du micro-crédit. Néanmoins, je vous invite également à débattre ultérieurement sur le concept de la micro-finance.

De manière spécifique, le concept du micro-crédit permet d’aider des artisans ou des entrepreneurs en leur facilitant l’accès aux prêts bancaires. Ce concept se développe essentiellement dans les pays en voie de développement et permet de concrétiser des micro-projets en vue de dynamiser l’activité et la création de richesse.

L’Organisation des Nations Unies a reconnu le concept du micro-crédit et de sa pratique en 2005, et le prix Nobel de la paix a été accordé en 2006 à Muhammad Yunnus pour son travail.

L’origine du micro-crédit

Ce concept a été développé par Muhammad Yunnus en 1976 et ceci, par la création de la banque Grameen. À ses débuts, cet organisme permet d’accorder des prêts aux habitants pauvres du Bangladesh. Notons qu’à la fin du mois de mars 2011, la banque Grameen enregistra environ 10 milliards de dollars de crédits à plus de 8, 3 millions de membres.

De manière plus précise, le professeur Yunnus créa ce concept suite à une séance de travaux pratiques d’un cours d’investissement. Il demanda à ses élèves d’interviewer les marchands de tabourets [en bambou] d’un village. Suite à l’interview de plusieurs femmes de ce même village, les élèves et le professeur Yunnus se sont rendus compte que les femmes avaient un besoin essentiel de financement afin de dynamiser leur activité. Ces dernières demandaient une somme de 27 dollars pour dynamiser leur activité mais en raison de leur situation d’extrême pauvreté, ces femmes ne pouvaient obtenir aucun prêt du système bancaire traditionnel.

De par ces faits, le professeur Yunnus constata que ces villageoises n’avaient pas les moyens financiers suffisants pour développer leur commerce. Ainsi il décida de leur accorder un prêt permettant de dynamiser leur activité en achetant en masse leurs matières premières [bambou]; ce qui leur permit d’éviter les fluctuations trop grandes du prix du bambou.

Son idée consiste à solidariser les débiteurs. Autrement dit, un groupe de personnes déterminent le prêt et se porte caution. Dans le cas où un retard de paiement survient, aucun nouveau prêt ne peut être accordé. Ceci vise à former une pression mais également une solidarité entre les membres du groupe tout en garantissant un taux de remboursement de quasi 100%.

Les micro-projets sont essentiellement dédiés pour l’expansion de l’activité locale et concernent principalement l’entrepreneur ou l’artisan qui prend des initiatives en s’engageant personnellement. Cependant, la réalité est parfois bien différente. Quoi qu’il en soit, le concept du microcrédit vise différents secteurs tels que l’agriculture [groupements villageois, coopératives paysannes, organisations professionnelles agricoles], l’artisanat, le financement de l’économie, la protection sociale ou  l’éducation. En vue d’un développement local, le micro-crédit permet l’amélioration de l’accès aux soins de santé, aux services de planification familiale, et a l’eau potable.

Quelques désavantages du micro crédit

Les taux d’intérêt du microcrédit sont plus élevés que les taux d’emprunts traditionnels. La moyenne mondiale du taux d’intérêt s’élève à plus de 37 %[1]. De ce fait, prêter aux pauvres peut engendrer des profits élevés ! Dès lors certaines banques commerciales fixent des taux qui s’élèvent à 100 % du montant emprunté. Certains fervents du microcrédit regrettent la tendance ou l’orientation actuelle du micro-crédit.

De ces constations, lors d’une réunion de responsables financiers au Nations Unies, Muhammad Yunnus déclare : « Nous avons créé le microcrédit pour combattre les usuriers ; nous ne l’avons pas créé pour susciter de nouveaux usuriers. Le microcrédit devrait être perçu comme la possibilité d’aider les gens à sortir de la pauvreté par le jeu du marché, et non comme un moyen de gagner de l’argent sur le dos des pauvres ».

Le Nigeria et le Mexique sont pointés du doigt pour leur taux d’intérêts élevés. En effet, le Mexique fixe parfois des taux scandaleux a 125%. Et à vrai dire, l’institution qui établit des taux d’intérêts aussi élevés peut inciter d’autres institutions à faire de même en vue de gagner toujours plus de profits.

Il faut noter que les emprunteurs sont souvent inexpérimentés et vivent dans des conditions de vie difficile. De ce fait, les emprunteurs ont surtout comme objectif principal  de se nourrir au lieu de réaliser du profit à long terme. De plus, les emprunteurs n’ont souvent pas le temps d’étudier ou n’ont aucun pouvoir de négociation.

Le micro-crédit, une solution à la lutte contre la pauvreté ?

Il est difficile d’évaluer de manière générale  l’impact des projets de microcrédits  sur la situation économique des débiteurs et de leurs conditions de vie : certains projets ne sont pas générateurs de bénéfices et certains bénéfices de projets sont directement consommés au détriment du réinvestissement. De par ce fait, les stratégies de longs termes peuvent être limitées.

De plus, le concept actuel du micro crédit et de son utilisation devient souvent néfaste à la situation des emprunteurs accumulant des crédits en guise de remboursement des premiers prêts.

Notons que le nombre de suicides est en augmentation notamment dans l’état de l’Andhra Pradesh dans le Sud de l’Inde. En effet,  le gouvernement comptabilise de plus en plus de suicides de citoyens criblés de dettes. Selon l’état, les organismes de micro-crédit seraient responsables de ces actions tragiques. Ces organismes prêteraient de l’argent aux Indiens très pauvres et augmenteraient de manière nuisible  la pression pour le remboursement.

Les faits ont montrés que certaines banques, basées sur les principes de la Grameen Bank, auraient harcelé verbalement et physiquement les débiteurs non payeurs. Et certains employés auraient incité les personnes à vendre leur biens ou pire les auraient humiliées et les auraient par ce fait poussé au suicide.

À la suite de ces observations, il faut pouvoir distinguer le concept originel du micro-crédit et des pratiques abusives actuelles. Pour le professeur Yunnus, le taux d’intérêt devrait se situer entre  10 et 15%. Au-dessus de ce taux, le professeur  Yunnus considère que le prêt se situe dans la zone rouge et que l’institution pratique abusivement le concept du micro-crédit. D’après les critères du professeur Yunnus, plus de 75% des entreprises se situeraient dans le rouge et pratiqueraient de manières abusives et opportunistes le concept du micro-crédit. Nous pouvons ainsi conclure que le concept du micro-crédit, malgré ses idées à orientation éthique et socialement responsable, est souvent la cible d’investisseurs opportunistes.



[1] http://www.courrierinternational.com/article/2010/04/22/microcredits-mais-maxiprofits

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LA DEPIGMENTATION

Posted by bisongo
bisongo
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le Mardi, 03 Avril 2012
dans Education · 2 commentaires

 

L’éclaircissement de la peau connaît un essor inquiétant dans la ville de Bobo-Dioulasso. Une pratique ancrée dans les mentalités depuis l’arrivée des colons. Aujourd’hui, lorsque l’on se promène dans les rues de cette ville, on a l’impression que les femmes au teint noir sont en voie de disparition en remplacement des  femmes au teint clair artificiel à « la peau grattée ». La peau noire est maintenant  perçue comme une malédiction, surtout chez les femmes. Malgré les conséquences négatives sur la santé, le phénomène de la dépigmentation prend de l’ampleur.

Par définition, la dépigmentation est l'usage de produits dans le but de s'éclaircir la peau. Cet éclaircissement se fait par la destruction des cellules existant sous la peau,  qui produisent du pigment noir et protègent la peau contre les rayons solaires et les cancers de la peau.

Les principales causes sont des désirs de séduction (qui ne dit pas son nom) parce que les femmes ont tendance à croire que seules les femmes au teint clair ont de la valeur. L’objectif reste le même, se faire mieux remarqué par les hommes et certains hommes les encouragent pour cela. Au-delà de la complicité masculine, il y a la jalousie grandissante entre femmes à vouloir changer son teint et devenir comme l’autre.

Cependant, ce phénomène entraine des conséquences néfastes sur la santé de celles qui la pratique : des difficultés lors de l’accouchement, les interventions  chirurgicales, des problèmes osseux pour ne citer que cela. Au-delà de ces maux, la peau dépigmentée est souvent vilaine à voir car vêtue d’acnés, de brûlures et de couleurs différentes qui dégagent des odeurs puantes, difficilement respirables.

Il est donc temps que nos sœurs,  nos mamans ouvrent leurs yeux,  prennent conscience de l’importance de la peau noire et de renier à cette pratique mauvaise pratique qui ne conduit à rien si non à un mal. Nous devons être fiers de notre couleur de peau qu’elle soit claire ou noir. Cessons d’imiter les blancs qui nous font croire que leur peau est la meilleure.

A nos frères et à nos maris, d’avoir un regard positifs envers les femmes quelque soit leur teint (clair ou noir). Ils ont la lourde responsabilité d’éradiquer le mal par une réorientation ou une redéfinition de leurs critères objectifs ou subjectifs du concept de "beauté".  Enseigner leurs que la clarté de peau n’est pas synonyme de beauté. La FEMME IDEALE ne se résume pas à la BEAUTE mais au CARACTERE. Prenons donc note faisons ATTENTION !!!

Notons que le Burkina Faso a déjà franchi une petite étape dans la lutte contre la dépigmentation, en interdisant, depuis juillet 2006, toute publicité sur les produits éclaircissants. Mais cette lutte devrait évoluer vers une interdiction progressive de leur commercialisation, puis de leur utilisation.

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Lectures : 166

Les nanotechnologies

Posted by ACCOEN
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le Mercredi, 28 Mars 2012
dans Généralités · 0 commentaires

Comme l’a été la micro-technologie avec le microprocesseur et le micro-ordinateur dans les années 1970-1980, les nanotechnologies semblent devenir la nouvelle révolution technologique et scientifique d’aujourd’hui. L’avancée de moyens de communication tels que les téléphones portables, l’internet, l’ordinateur, l’écran plat se présente seulement comme la partie visible de l’iceberg. Cependant, sa partie immergée qui renvoie aux avancées en médecine avec les nano médicaments détiendrait une dimension bien plus grande que sa contrepartie visible.

Grace à la découverte  et la mise au point du microscope à effet tunnel qui permet de cartographier une surface atome par atome et à la première synthèse de molécule qui consistait a synthétiser 60 atomes de carbone sous forme de ballon de football là où le carbone n’existait que sous forme de cristaux hexagonaux [le graphite] ou sous forme cubique [le diamant], les avancées en nanoscience vont se multiplier.

Les nanotechnologies consistent à exploiter, modifier, produire, ou encore concevoir des structures et des appareils à l’échelle nanométrique. Mais précisons qu’à l’échelle nanométrique, de nouvelles propriétés peuvent être découvertes. En effet les nanoparticules à des tailles plus grandes peuvent détenir des propriétés et des effets très différents de ceux des matériaux. Les propriétés dépendent de leur forme, de leur taille, de leur caractéristique de surface et de leur structure interne et ces nanoparticules peuvent changer en présence de certains produits chimiques. Enfin ces nanoparticules peuvent rester libre eu se regrouper en fonction des forces d’interactions attractive ou expulsive sentes elles.

Les nanoparticules peuvent être développées de différentes manières :

-          de manière naturelle

-          être émises involontairement par des activités industrielles ou domestiques

-          être spécifiquement conçues pour des produits et consommation et des technologies de pointes.

Après 20 années de recherches et de tests en laboratoire, les nanotechnologies prennent de plus en plus d’importance dans la société. Les nanoparticules sont utilisées dans les produits cosmétiques, les crèmes solaires, dans le textile, dans le revêtement, dans l’électronique, l’automobile, dans certaines technologies alimentaires, énergétiques ainsi dans les appareils médicaux et pharmaceutiques. Les nanoparticules peuvent par exemple améliorer l’adhésion de pneus à la route. Ces nanoparticules peuvent également obtenir des surfaces et des systèmes plus solides, plus légers plus propres et plus intelligents. Plusieurs applications sont déjà existantes telles que des verres de lunette résistants aux griffes, des peintures qui résistent à la craquelure, des revêtements anti graffiti pour les murs, des écrans solaires transparents. La nanoscience touche le domaine de la chimie, de la physique, des sciences de la vie, de la médecine et de l’ingénierie. Par exemple, en science des matériaux, les nanoparticules permettent de fabriquer des produits avec des nouvelles propriétés mécaniques notamment en ce qui concerne la rugosité de la surface, de résistance ou encore d’adhésion. En ce qui concerne la biologie et la médecine, les nanomatériaux sont utilisés dans la conception de médicaments tandis que les produits de consommation tels que les cosmétiques ou encore les écrans solaires. Dans le secteur de l’électronique, les nanotechnologies sont utilisées entre autres pour élaborer des appareils de stockage de données plus petits, plus rapides et moins énergivores.

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Lectures : 118

Ouverture de la SNC

Posted by ziojoel
ziojoel
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le Lundi, 26 Mars 2012
dans Culture du Burkina & d'Afrique · 0 commentaires

C'est fait, la Semaine Nationale de la Culture(SNC) est lancée!! Tant de jour à attendre cette manifestation, qui à chaque édition offre une grande occasion au monde culturel et traditionnel de faire connaitre ses exploits! En effet le Samedi 24 mars, la ville de Bobo bordait de monde pour cette ouverture, qui attrait beaucoup de professionnel de la culture du monde entier. La journée du 24 a commencé dans la matinée par l'inauguration de la maison de la culture de Bobo Dioulasso. Ensuite Le coup d'envoi de la semaine a été donné par le Ministre de la Culture et du tourisme en présence de nombreuse autorité sur le plateau de Yéguéré. Après les discours, la parade des artistes, comédiens, chanteurs, danseur... Un grand feu d'artifice a achevé l'ouverture de la SNC au niveau du plateau de Yéguéré.

Dans la soirée les plateaux de spectacles étaient en place pour faire vibre la ville au rythme de cette fête de la culture, et ceux durant toute la semaine

La suite de la SNC se passera sur les plateaux de compétitions où les meilleurs des disciplines seront récompensés. Il ne faut pas oublier la foire de la SNC qui est un moyen pour permettre aux artisans d'exposer et vendre le fruit de leur savoir-faire. La foire est de loin l’élément  le plus attractif de la SNC, le village artisanal accueil des artisans, des touristes, des acheteurs, des vendeurs  venus de partout apprendre, partager, exposer....

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Sénégal : nouveau président élu

Posted by Sehnaz
Sehnaz
Professionnelle de Coopération Internationale, Sehnaz Özdamar est spécialisée en diplomatie, contexte militair...
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le Lundi, 26 Mars 2012
dans Critique et politique · 4 commentaires

Dimanche 25 Mars, Macky Sall, ex-premier ministre sénégalais est devenu dimanche le nouveau chef de l'Etat sénégalais. Un scrutin serein a mis fin à l’ère d’Abdoulaye Wade, 85 ans, le chef de l’Etat sortant qui était élu en 2000, réélu en 2007 et qui se présentait un 3ème mandat.

Bien que les résultats officiels ne soient encore définitifs, Sall a remporté la victoire de manière écrasante face à son adversaire. Les Sénégalais ont donc choisi Macky Sall, 50 ans, qui était décrit souvent comme le fils spirituel de Wade.

Engagements de Macky Sall :
Lors de sa campagne, M. Sall a insisté sur sa différence de Wade. Il s’est engagé sur l’amélioration des conditions de vie, l’accès aux services sociaux de base et pour plus de démocratie, critiquant le pouvoir qui aurait fait beaucoup de gaspillages et d’investissements inutiles. Il a promis l’efficacité et l’efficience à son peuple et déclaré qu’il ne fera qu’un mandat de cinq ans au lieu de sept, s’orientant vers la consolidation de la démocratie, des institutions fortes et une démocratie solide.

Données générales sur le Sénégal :
Capitale : Dakar
Population : 14,1 millions
Taux de chômage des jeunes : 38%
PIB/hab (2010) : 981 USD (soit 1819 USD en PPA)

Rang dans l’indice  du développement humain établi par le Programme des Nations Unies pour le développement : 155 (sur 187 pays)

Secteur primaire : 13,7% du PIB, 50% de la population active
Secteur  secondaire :20,5% du PIB
Secteur tertiaire :65,7% du PIB - dont 20% de service public

Pays stable mais imparfait:
Le Sénégal est un pays stable constituant un exemple de stabilité économique et politique en Afrique occidentale sans aucun historique de coup d’état.

Malgré ce panorama démocratique, c’est aussi l'un des pays les plus pauvres du monde. En effet, près de 50% de la population vivant en dessous du seuil de pauvreté La distribution de la richesse est inégale et plus de 30 % de ses habitants subsistent avec moins de 1,25 USD par jour.

Lectures : 97

Décryptage du putsch au Mali

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Lapshug
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le Jeudi, 22 Mars 2012
dans Critique et politique · 1 commentaire

Dans la nuit du 21 au 22 mars 2012 survint au Mali une tentative de putsch ! Cela fait un moment, plus de 20 ans, que le pays n’avait plus connu une entreprise de conquête du pouvoir par  la force. En effet, le dernier coup d’Etat au Mali datait du 26 mars 1991 et avait conduit un certain Amadou Toumani Touré à la tête de l’Etat.

Des militaires ou un groupe de rebelles qui viennent au pouvoir par la voie des armes en Afrique, c’est un fait banal. On ne finit plus de compter les putschs ; il fut un temps où cette forme était presque devenue le mode ordinaire de dévolution du pouvoir. Mais ce qui surprend c’est que de tels événements surviennent au Mali. Ce pays est considéré, à juste titre, depuis 1991, comme l’un des meilleurs élèves de la démocratie sur le continent. Alternances politique et générationnelle au centre du pouvoir, élections régulières et crédibles… hormis les pays de l’Afrique Anglophone, rare sont les Etats du continent qui peuvent se prévaloir de telles pratiques encourageantes.

Deux griefs sont présentés par les mutins. D’une part, les militaires putschistes reprochent au gouvernement d’Amadou Toumani Touré son « indifférence » et sa « mollesse » face à la montée de la rébellion touareg dans le Nord du pays. D’autre part, les soldats maliens demandaient un meilleur traitement (salaires, équipements, primes) et sont restés peu entendus.

Au demeurant, une série d’interrogations subsiste. L’armée avait-elle déjà épuisé la voie du dialogue pour se faire comprendre ? S’il a manqué des moyens pour mener une lutte contre la montée du terrorisme, la révolution actuelle suffira-t-elle à faire jaillir ces ressources comme par enchantement ? D’où viendront les finances ? L’armée ne pouvait-elle pas initier une candidature civile indépendante pour faire entendre sa grogne et ses griefs lors de l’élection présidentielle prévue prochainement ? Dans une République, l’armée doit-elle prendre le pouvoir chaque fois qu’elle aura des revendications sérieuses à faire valoir et qu’elle reste incomprise ou mal comprise ?

Dans tous les cas, l’une des morales de cette histoire est sans équivoque. La démocratie ne saurait être un état passif, un acquis perpétuel pour l’éternité. Au contraire, la démocratie, reste une conquête, un renouvellement permanent  et une capacité d’alerte prompte à offrir les réponses idoines aux nouvelles revendications du peuple et à l’évolution des réalités nationales ou locales. La démocratie américaine brille depuis plus de deux siècles de vie, et pourtant la campagne présidentielle en cours nous présente une jeunesse impressionnante et un dynamisme remarquable dans la façon de se réinventer.

On dit que les démocraties ne se font la guerre. A l’opposé, la démocratie doit constamment se donner les moyens de faire la guerre à ses ennemis. Et pour ce faire, l’une de ses armes redoutables est que chaque Etat doit se doter une armée républicaine exemplaire, forte, saine et loyale. Dans un Etat démocratique, surtout dans un Etat démocratique, l’armée doit être une institution forte au sens de Barack OBAMA. L’armée est donc, à mon sens, et au vu de la tournure des évènements au Mali ; l’armée est donc, disais-je, le gendarme de la démocratie.

Alain H. OBAME

Lectures : 127

Junte au Mali : le pays d’or

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Sehnaz
Professionnelle de Coopération Internationale, Sehnaz Özdamar est spécialisée en diplomatie, contexte militair...
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le Jeudi, 22 Mars 2012
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Ce matin, le 22 mars 2012, les militaires mutins ont annoncé à la radio-télévision nationale avoir dissous la constitution ainsi que toutes les institutions. Capitaine Amadou Sanogo, le président de la junte, qui a pris le contrôle du pays a fait appel au calme.

Le coup d’état ne surprend guerre car l’armée protestait au cours des dernières semaines le manque de moyens et de munitions pour lutter contre le MNLA - Mouvement national de libération de l'Azawad – créé en 2011, qui revendique le droit d’autogestion de l’Azawad au nord du pays. Azawad correspond aux trois régions maliennes : Kidal, Tombouctou et Gao. Les combattants du MNLA ont attaquaient les camps militaires maliens au nord depuis janvier 2012. Les combats ont fait des dizaines de morts et 200 000 déplacés.

Origine du conflit :

Ce conflit est la suite des « conflits touareg », ou « rébellion touareg » même si le MNLA conteste le caractère ethnique. Une partie des populations de l’Azawad s’est réfugiée dans les pays voisins tels que Mauritanie, Niger, Algérie ou Burkina Faso.

Réaction française :

« La France condamne ce coup d'Etat militaire parce que nous sommes attachés au respect des règles démocratiques et constitutionnelles » a réagi immédiatement Alain Juppé, Ministre des Affaires étrangères français. Il a insisté sur le rétablissement de l'ordre constitutionnel et des élections. Le premier tour de la présidentielle était prévu le 29 avril.

Rappel historique : Le Mali qui a été colonisé au 19ème  siècle par la France sous le nom de « Soudan français » est devenu indépendant le 22 septembre 1960.

Données clés :

Population :                   14, 5 millions (2009)
Langue officielle :         Français
Capitale :                       Bamako
Villes principales :         Ségou, Sikasso, Mopti, Gao, Kayes

Principales Ethnies :  Bambaras, Bobos, Bozos, Dogons, Khassonkés,  Malinkés,  Minianka,     Peuls, Sénoufos, Soninkés, Sonrhaïs, Touareg, Toucouleurs.

Religion :                       Islam 90 %, Animisme 9 %, Christianisme 1 % (CIA World Factbook)
PIB :                              8,78 Mds $ (FMI-2010)
PIB par habitant :          1.300 $ (PPA - 2011 Est.-CIA World Fact Book)

Part de la population âgée de - 15ans : 44,2% (2008)
Part de la pop. vivant avec moins de 2$/jour: 72,1% (2007)

Pays d’or :

Le Mali est le 3ème producteur d’or africain.

Depuis les années 90, l’extraction d’or est une activité économique importante et la première source de revenus d’exportation. Cette exploitation aurait pu contribuer à l’amélioration de la situation économique avec création d’emploi et de génération de ressources pour l’Etat pour investir dans l’éducation, la santé et les infrastructures. Toutefois, l’or ne semble pas récompenser le pays car le Mali reste très pauvre, situant parmi les 25 pays les moins pauvres de la planète.

La dimension économique et sociale de la situation est effrayante puisque près d’un tiers de la population ne mange pas à sa faim, seulement la moitié de la population  a accès à l’eau potable, seule 1/5 de la population est alphabétisée et l’espérance de vie est de 48 ans.

L’extraction de l’or malien est particulièrement profitable pour ces entreprises étrangères puisque l’or est exporté sans être transformé. Le secteur est dominé par trois géants internationaux (Anglogold Ashanti, Rangold et IAMgold) et une quinzaine de plus petites entreprises, la plupart canadiennes.

Human Right Watch publiait en Janvier 2012, le travail effectué par Juliane Kippenberg, chercheuse à la division des Droits des enfants, qui dénonçait l’exploitation des enfants dans les mines d’or maliennes.

Mots clés : Conflits touareg, Junte, Mali
Lectures : 126

L’enseignement supérieur en Afrique

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Dubois
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le Jeudi, 22 Mars 2012
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L’enseignement supérieur est la clef de voute  d’une meilleure formation et pour l'encadrement d’une future élite d’un Etat , fut il africain, asiatique ou euro-américain.                                                                                                                            

Premièrement, il est important de relever que dans la majeure partie des Etats africains, en particulier les anciennes colonies françaises, le système éducatif est majoritairement élaborer à l’image du système français, excepté les programmes d’enseignement (je voudrais citer ici le cas du Mali où le bambara est depuis peu la langue d’enseignement, il ya aussi la République démocratique du Congo avec le lingala, la tanzanie où le swahili est aussi la langue d’enseignement et ainsi de suite). Cette prise d’indépendance est un acte de bravoure et de rupture en quelques sortes, du cordon omnicale, qui nous lie depuis la colonisation aux métropoles occidentales (à savoir la France, la Grande-Bretagne, le Portugal, pour ne parle que des plus grandes).
En effet, si quelques années en arrière, nos parents apprennaient à l’école qu’ils avaient comme ancetres, non pas nos aieux les peuls, les bantus etc., mais au contraire “les Gaulois”- ce qui à mon sens était une grose injure à leur égard, mais aussi de manière similaire un outrage aux traditions ancestrales africaines et à l’histoire meme de ce peuple, dont ils savaient l'histoire - les grands historiens  sur l’Afrique, les tous premiers du moins étant des “blancs”- .                                                                        
En occultant les traditions africaines aux fils d’Afrique durant des décennies voire des siècles, en parcellant illicitement les terres africaines à l’image du vieux continent à Berlin, ce peuple barbare a eu l’effronterie et l’outrecuidance outrageuse de vouloir “créer une civilisation africaine[…]”                                                                                                                                                                                                       
(1) En conséquence, il fallut à nos pères africains un travail de réflexion, de dépoursièrement, de reconstitution et d'élaboration de notre histoire commune  et ainsi léguer aux générations futures d'Afrique un repère d'histoire vraissemblable et  digne de leur passé commun.                                                   
Seulement, le problème du peuple africain, ne se trouve plus où l'on prétendrait le chercher, c'est-à-dire aux confins de sa vieille histoire tristessement célèbre d'esclavagisme, arromatisée au parfum sombre de l'exploitation minière des campagnies concessionnaires d'Afrique. Parce que: “ L’Afrique n’a jamais été aussi tributaire de ses anciens maîtres. Pour le grand malheur de ses populations. Mais au-delà de la responsabilité qu’on peut imputer à l’Occident, les Africains sont également présents au banc des accusés… ”                                                                                                                                                    
(2) Voila pouquoi, il est capital de raisonner sur les problèmes de l'Afrique, pour ainsi essayer de trouver les réponses, aux difficultés auquelles sont confrontés de manière recurrente et individuellement chaque fils du continent noir. Et, c'est dans cette optique que nous avons bien voulu orienter notre réflexion. Car l'enseignement supérieur en Afrique est un problème fondamentalement grave , cependant -pas l'unique-.


En effet, tant qu'il n' y aurait pas une pluralité d'universités compétitives, capables de former efficacement dans tous les domaines l'élite africaine, le nombre d'expatrié -les gros cerveaux- africains ne cesseront d'affluer vers d'autres cieux, à la quette du bien etre, où par ailleurs , tous les moyens seront réunis pour les garder. Et une telle ambition, ne serait exister sans l'apport inéluctable de la volonté politique de nos dirigeants africains.                                                                                                                                                                                               

L'établissement par exemples de grandes universités sous-régionales ou continentales réunissant toutes les facultés, initiatives de l'Union africaine, de la CEMAC, de la SADEC, de la CEDEAO, de la CEEAC, pour ne citer que ceux-xi, ne nous paraitrait utopique  voire irréalisable. Car, une génération former chez elle, est la mieux placée d'exprimer pleinement son histoire. Un exemple, une histoire de guerre écrite par les perdants manque toujours de saveurs, de réalisme et de subjectivisme. Car l'etat d'ame plane le plus souvent sur l'objectivisme.  Et l'inverse n'étantt pas exclu. Mais, est il vrai que , un Français ne parlera pas du Sénégal comme étant son pays quand il aura à s'exclamer écrivant : “ Mon pays le Sénégal a été durant des décennies le centre d'un commerce illicite, barbare et inhumain...”                                                                                                                        

Force est malheureusement de constater que l'histoire africaine est toujours en grande partie écrite par des “ extra-africains”, qui revendiqueraient une origine qu'ils n'ont pas. Aussi, ne nous écartons pas du but meme pour lequel nous sommes appeller à témoigner présentement.                

Sur la base du Traité de Bologne, les Etats européens, singulèrement ceux de l'union européenne se sont fixés l'objectif d'harmoniser leurs systèmes universitaires à une scale de trois branches (Licence-Master-Doctorat). Et comme toujours, à l'image de cet universalisme assimilationiste, les Etats africains ( pas tous) et quasi tous membres de l'union africaine -elle meme calqué sur l'union européenne- au lieu de faire montre de diversalité et non d'indifférence, petit à petit chercheraientt à s'arrimer au système européen. Néanmoins, un problème majeur de formateurs s'impose.

En effet, les européens forment sans cesse de nouveaux chercheurs adaptés aux besoins meme de l'enseignement supérieur de leurs propres Etats et du système L-M-D. Et l'Afrique? Combien de professeurs agrégés compteraient nos universités, nos facultés et nos instituts et combien d'écoles doctorales sont dotées nos facultés pour ambitionner ostensiblement faire comme les autres? Combien de moyens techniques, d'infrastructures sont équipés nos universités pour prétendre s'arrimer à la soit disante mondialisation? Aussi, suis je consciens qu'aucun peuple au monde n'a su constituer sa civilisation sans s'inspirer de celle des autres. Mais, sur certains aspects il est nécesaire de faire preuve de courage et savoir dire non, quand il n' y a pas des moyens de bord.                                                                                                                                                                                                          Quoiqu'une bonne partie importante des maux de l'Afrique sont et doivent etre imputés aux occidentaux, qui la détruissent par l'intermédiaire de nombreux groupes principaux ou secondaires, consistant à gouverner les hommes en ne leur disons jamais la vérité, les vrais problèmes de l'Afrique ne se trouveront toujours pas au delà du continent.                                                                                                                     

À l'avenant, il est important de préciser que, ce texte d'un vagabondage notoire et d'un manque de méthodologie détaillé et utile, ne poursuit qu'un seul but nonobstant la clarté de son intitulé, à savoir détourner ceux des miens qui se font encore une idée outre mesure stricte et irréaliste de l'Afrique à mon humble avis, et qui comptent d'une manière ou d'une autre voir apparaitre identiquement au monde occidental, des lendemains meilleurs en Afrique -ce qui n'est pas du tout “utopique”-.                                                                                                   

Mais, au fond quelle image de l'avenir, se font-ils nos chefs d'Etats?  Se soucient-ils autant que nous, pauvre citoyen, du destin de l'Afrique? La moindre des choses à laquelle nous sommes astreints et de bon gré - sur la base du contrat social-  serait d'obéir et de chercher à nous battre individuellement par le travail à se distinguer de la masse, outre la politique, en apportant du sien à la collectivité, empéché quelques fois, hélas! Par les circonstances de la vie, de s'assoir sur un bon d'école. Cependant, il n'ya de place à la fatalité, car tous les moyens sont bons pour réussir, excepté “[ceux] qui s'élèvent sur les misères ou les crédulités de l'humanité.”
(3). En réalité, comme le disait si bien George Orwell dans La politique et la langue anglaise : “le langage politique est destiné à rendre vraisemblables les mensonges, respectables les meurtres, et à donner l'apparence de la solidité à ce qui n'est que vent.”              

Revenant, sur les tares techniques de tout genre de nos universités.
De prime abord, le manque de décentralisation de certaines facultés et instituts universitaires vers l'interlande des États africains demeure un problème primordial. Alors, à fin de faciliter et de réduire le plus possible l'immigration studentine ressortissante des localités les plus défavoriser vers les grands centres urbains, les seuls pourvus d'universités et où en conséquence ces jeunes étudiants n'ont souvent pas de parents ( le cas du Congo Brazzaville et de bien d'autres Etats africains), il est plus que nécessaire d'instaurer un vrai programme de rétablissement des structures publiques universitaires et d'autonomisation de celles aux fins de réduire le plus net possible le nombre plétorique d'étudiants  obligés de “s'entreposer” les uns sur les autres dans les amphithéatres exigues de nos universités.            

En second lieu, se pose le problème de manque d'enseignants chercheurs aptes et voués complement à l'enseignement supérieur.                    
En effet, en dépit du travail exceptionnel réaliser par le CAMES ( Conseil africain et malgache de l'enseignement supérieur ) chargé de désigner les enseignants les plus qualifiés de notre continent, il n'en est pas moins vrai que de nombreuses universités continentales manque d'un nombre cruel d'enseignants agrégés. Et, l'un des problèmes épineux serait sans nul doute, la accumulation des responsabilités politiques à celles d'enseignant par ceux-ci.                                  
Aussi, malgré tout, il existe quand meme, bien que rare, des enseigants qui savent faire la part des choses.      Sommes toutes, si la faculté de Droit de l'université de Ouaga II, ne présente qu'un effectif de deux professeurs agrégés en Droit-public ( CAMES), ce n'est certainement pas la faute aux responsables politiques. Car, le parcours extremement exceptionnel du Docteur Abdoulaye SOMA, récemment promu au 15ème concours d'agrégation du CAMES à Abidjan, devenant de facto le plus jeune agrégé du continent africain en Droit-Public, à l'age seulement de 32 ans s'il vous plait, est encourageant et à félicité. Dieu seul sait combien d'effort, de patience et d'abnégation lui ont-il fallu à fin de décrocher ce sésame “[...] à vie”(4) , s'empressait-il de déclarer aux journalistes venus l'interviewer.                                                  

Je sais aussi, qu'arriver à ce stade, les autorités politiques s'empressent peu à peu à se l'arracher; les uns pourqu'il devienne conseiller, tandis que les autres voient en lui en dépit de son jeune age et par respect à sa nouvelle promotion, comme le potentiel remplaçant pour ne pas dire dauphin, de l'émirite Doyen Loada de Ouaga II, lui meme agrégé ( CAMES) il y a 11 ans.                                                                                                                                    
Aussi, ne serais je citer le Professeur Placide MOUDOUDOU, l'unique agrégé ( CAMES 2009) de Droit-Public de la faculté de Droit de l'Université Marien Ngouabi, dont il est le Doyen.                                                                                                                                                                                                                                                                                   Enfin, si les Universités d'Afrique veulent former leurs propres élites, outre la responsabilité qu'incombe inconditionnellement aux politiques d'octroyer de manière effective des moyens financiers ( pour la recherche, pour l'ouverture des écoles doctorales, pour le perfectionnement des chercheurs à travers l'octroie de bourses d'étude à l'étranger etc.), infrastructuraux aux universités publiques et voire privées. Il serait donc indéniablement nécéssaire qu'elles se donnent les moyens de leurs ambitions, dans la mesure où chaque enseignant doit se mettre réellement au travail, car les étudiants en ont assez de savourer la meme sauce. Ils en ont ral bolle de devoir apprendre par coeur de vieux cours non révisés datant quelques fois de l'année d'obtention du doctorat, si ce n'est quelques fois la thèse elle meme. Et, en passant, je citerai comme exemple entre autres la République du Congo, où de manière efficiente dans le souci d'améliorer les conditions de travail excécrables,  à la fois du personnel administratif - le corps professoral inclus – et des étudiants dans leur globalité. Est en construction à 100 Km de Brazzaville, une grande Université publique dénommée Denis Sassou N'guesso, qui se veut etre à l'instar des grandes universités d'Afrique (Égypte, sénégal, Ghana, Tunisie, Afrique du Sud etc.) un lieu de “formation de l'élite non seulement nationale, mais [aussi] de l'élite sous-régionale et régionale ” selon les propos de l'égyptologue congolais, émérite Professeur, Théophile OBENGA (5) . Car, n'oublions pas que comme africain “ nous sommes isus du meme foetus bicéphal.”                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                              (1)Cf. Christian JAYLE ( Président de l’Assemblée territoriale) in Discours d’ouverture pour la proclamation de la République du Congo Brazzaville le 28 novembre 1958.                                                                                                                                                                                                              
(2) Cf.Alain  Mabanckou in Le Sanglot de l'homme noir.                                                                                                                                     
(3) Joseph Conrad.( Citations)                                                                                                                                                                               
(4) Cf. http://www.fratmat.info/component/content/article/39-portrait/13507-dr-abdoulaye-soma-meme-l-orphelin-r-il-devient-le-plus-jeune-agrege-africain-en-droit-public                                                                                                                                                                                                  
(5)Cf . http://www.grandstravaux.org/Presentation-du-projet-de-construction-de-l-universite-Denis-SASSOU-NGUESSO-de-Kintele_a218.html

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Lectures : 109

Nelson Mandela

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le Vendredi, 16 Mars 2012
dans Critique et politique · 2 commentaires

Nelson Mandela

«  Tous les hommes, même ceux qui apparemment sont les plus inaccessibles à la pitié, ont toujours un fond  de bonté : si on arrive à toucher leur cœur, il est possible de les faire changer »

« Je ne suis pas vraiment libre si je prive quelqu'un d'autre de sa liberté »

« Pour faire la paix avec un ennemi, on doit travailler avec cet ennemi, et cet ennemi devient votre associé. »

Ces citations proviennent de Nelson Mandela. Ce dernier, né le 18 juillet 1918, est une icône de la politique Sud-Africaine. Son nom de naissance est Nelson Rolihlahla Mandela et celui-ci est l’un des dirigeants les plus reconnus mondialement pour s’être opposé au système politique de l’apartheid.  A la suite des premières élections non raciales, il fut élu président de l’Afrique du Sud entre 1994  et 1999.

En 1944, Nelson Mandela entra au Congrès national africain (ANC) pour lutter contre la domination politique de la minorité blanche et la ségrégation raciale. En 1948, devenu avocat, il s’est opposé aux lois créées par l’apartheid et mises en place par le gouvernement national.  Mais suite à l’interdiction des activités de l’ANC par le gouvernement et suite à une opposition non violente mais non concluante, Nelson Mandela décida de créer une branche militaire à l’ANC avec laquelle il tenta de saboter les installations militaires et publiques.  Mais suite à cette prise d’initiative, il fut arrêté et emprisonné.

Alors qu’il se trouvait en prison, il acquit un soutien international croissant et devint un symbole mondial de la lutte pour l’égalité raciale.

À la suite de 27 années d’emprisonnement, il fut libéré en 1990. De ce fait, dès son retour, il soutint et encouragea la réconciliation avec le gouvernement du président Frederick de Keller et il reçut le prix Nobel de la paix en 1993 pour sa volonté de réconcilier les blancs et les noirs et pour sa lutte contre les inégalités économiques.

Malgré une transition difficile, le président Frederick de Keller et Nelson Mandela Mandela ont pu éviter une guerre civile entre les partisans de l’apartheid. En 1994, Nelson Mandela devint le premier président noir d’Afrique du Sud.

Nelson Mandela reste une personnalité relativement importante et mondialement écoutée jusqu’à il y a peu au sujet des droits de l’homme.

Ci-dessous, veuillez trouver un poème, écrit par William Ernest Henley , qui a fortement inspiré Nelson Mandela lorsqu’ était en prison sur l’ile De Robben. Ce poème est basé sur la propre expérience de William Henley et fut écrit en 1975 lorsque ce dernier, suite à une amputation du pied, fut sur son lit d’hôpital. William Henley disait lui-même que ce poème était une démonstration de sa résistance à la douleur consécutive à son amputation.

INVICTUS

Dans les ténèbres qui m’enserrent,
Noires comme un puits où l’on se noie,
Je rends grâce aux dieux quels qu’ils soient,
Pour mon âme invincible et fière,

Dans de cruelles circonstances,

Je n’ai ni gémi ni pleuré,
Meurtri par cette existence,
Je suis debout bien que blessé,

En ce lieu de colère et de pleurs,

Se profile l’ombre de la mort,
Et je ne sais ce que me réserve le sort,
Mais je suis et je resterai sans peur,

Aussi étroit soit le chemin,

Nombreux les châtiments infâmes,
Je suis le maître de mon destin,
Je suis le capitaine de mon âme.

Stevie Wonder - I just called to say I love you

Le lien ci-dessous vous conduit à une chanson créée par Stevie Wonder en l’honneur de Nelson Mandela lorsqu’il était en prison sur l’ile de Robben et suite à sa création, le chanteur a reçu un oscar en 1985.

http://www.youtube.com/watch?v=QwOU3bnuU0k&ob=av2e

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AFRIKAANS

Posted by ACCOEN
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le Jeudi, 08 Mars 2012
dans Culture du Burkina & d'Afrique · 0 commentaires

L’Afrikaans, langue germanique parlée en Afrique du sud et en Namibie et dérivée du néerlandais, est une des langues officielles de l’Afrique du Sud. L’Afrikaans est surtout parlé en Afrique du sud dans les provinces du Cap Nord, du Cap Occidental et du Cap Oriental et en Namibie.

En 1652, l’Afrikaans fut établi par les colons néerlandais. Et en réalité, loin des Pays-Bas, cette langue fut fortement influencée par plusieurs langues étrangères telles que le français, le portugais, l’allemand et l’anglais ou encore le malais et d’autres langues africaines. Malgré ces nombreuses influences, simplifications et modifications, la racine de la langue reste le néerlandais.

La langue des Pays-Bas, les colons néerlandais étaient nommés « Boers » qui signifient fermiers. Auparavant, cette langue fut perçue comme la langue des oppresseurs [des colons]. Mais celle-ci est perçue maintenant comme une langue moderne dans l’Afrique postapartheid.

Depuis la fin de l’apartheid, en 1925, cette langue a souffert de la concurrence avec l’anglais. Et en réalité l’Afrikaans est quasiment exclu de l’administration nationale en Afrique du Sud. Cependant, l’Afrikaans a gardé son importance dans l’administration provinciale. De plus, cette langue est encore largement diffusée à travers la presse, la télévision et la radio.

Un petit bout d’histoire : conflit entre « Boers » [colons néerlandais] et britanniques

En 1795, les britanniques commencèrent à coloniser la région du Cap Bonne Espérance et repoussèrent les « Boers » vers l’intérieur des terres. De ce fait, trois nouveaux états ont été formés par les "Boers " et situés aujourd’hui en Afrique du Sud :

-          Le Natal [Kwazulu natal]

-          Le Transvaal [Province du Nord et Mpumalanga]

-          L’État libre d’Orange [Etat Libre]

Premièrement, les britanniques ont essayé d’annexer le Natal. Mais suite à la découverte de gisements aurifères, les britanniques ont voulu annexer également  une partie du Transvaal. Ceci a provoqué une ruée vers l’or et la venue de milliers de britanniques dans cet état.  Les « Boers » s’opposèrent aux britanniques en les taxant et en leur refusant tout droit politique. La tension monta et le 12 octobre 1899 les états « Boers » déclarèrent la guerre  a la Grande-Bretagne. Le 31 mai 1902 les « Boers » reconnurent leur défaite et la souveraineté britannique de leur territoire.

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La malnutrition

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le Vendredi, 02 Mars 2012
dans Problemes africains · 2 commentaires

D’après « Save the Children », une ONG qui défend les droits des enfants dans le monde, il y aurait 2,6 millions d’enfants malnutris qui meurent par an. Ce phénomène entraînerait également des retards de développements physiques et natals chez près de 450 millions d’enfants dans le monde d’ici les 15 prochaines années.

Le phénomène de malnutrition qui se définit comme un apport insuffisant de nutriments, se concentre essentiellement dans quelque pays et principalement en Afrique comme le Mali,  le Niger ou le Nigeria mais aussi la Chine, l’Inde ou encore la Corée du nord.

Un nutriment est un composé élémentaire contenu dans les aliments. Les nutriments sont utilisés par l’organisme  pour répondre à ses besoins physiologiques notamment de croissance et de développement. Ci-dessous, voici quelques exemples de nutriments »

  • Nutriment énergétique : les glucides, les protides et les lipides.

  • Nutriment pour l’entretien des tissus : les protéines, les minéraux [Ca et P] et les lipides.

  • L’eau est l’élément le plus indispensable de tous les nutriments alimentaires.  Elle détient un rôle essentiel pour tous les processus biologiques et se présente comme réactif, comme solvant ou comme moyen de transport.

Les principales causes de ce phénomène seraient l’usage de l’eau non potable et essentiellement durant la période d’allaitement et durant l’enfance. Les autres causes de cette malnutrition peuvent être l’hygiène sanitaire mais également la mauvaise absorption des nutriments par le système immunitaire. De plus, la malnutrition peut dépendre du type de nourriture ingérée, de la santé générale de l’individu et de l’environnement dans lequel il vit. Combiné avec la pauvreté, la malnutrition crée un cercle vicieux de maladies infectieuses.

Le système des enfants malnutris est moins résistant aux maladies infantiles ordinaires. Le lait maternel est un élément essentiel dans l’alimentation du nourrisson et ce, pour son développement au cours des 6 premiers mois. Cependant, l’allaitement n’est pas toujours appliqué et souvent il arrive que le nourrisson ingère de l’eau de brousse, ce qui peut causer des effets irréversibles sur le système biologique.

Passé le délai de 6 mois, l’allaitement n’est plus suffisant. C’est à ce moment-là que les nutriments ingérés sont essentiels pour le développement de l’enfant.  Dans le cas où les enfants ne reçoivent pas une alimentation diversifiée et riche en nutriments, la vulnérabilité face aux maladies peut s’accentuer entraînant des retards de croissance, et des déficits cognitifs à long terme.

En réagissant le plus tôt possible, on peut diminuer significativement le taux de décès des enfants malnutris. À vrai dire les deux premières années sont cruciales. Pour prévenir la sous- nutrition infantile.

Afin de prévenir la malnutrition, il faudrait donc  enrichir la quantité et la qualité de la nourriture et renforcer les soins médicaux. Il faudrait également promouvoir les ressources locales en fabricant des farines de céréales à partir des grains cultivés sur place et les enrichir  de nutriments complémentaires comme le zinc, essentiel au développement intellectuel physique et immunitaire. Ceci permettrait d’aider l’enfant de manière immédiate et d’éviter le phénomène de spéculation sur les prix du grain. Enfin l’idée d’améliorer l’éducation sur l’alimentation des jeunes enfants est essentiel.

Quelques références :

Veuillez-vous rendre sur le site web de l’association «  Save the Children » pour plus d’information sur l’association :

http://www.savethechildren.org/site/c.8rKLIXMGIpI4E/b.6146405/k.C7E9/About_Us.htm

Et sur le site web du « Programme alimentaire mondial » :

http://fr.wfp.org/faim/malnutrition

«  Une étude médicale nutritionnelle - menée sur huit mois, en 2006-2007, dans 12 villages de la région rurale de Maradi, au Niger - a montré que la distribution d'aliments adaptés de manière préventive permettait de réduire de 60% le nombre d'enfants atteints de malnutrition aiguë sévère. » :

http://www.msf.fr/activites/malnutrition

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Célestin FREINET - Pédagogie Participative

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le Mercredi, 29 Février 2012
dans Education · 2 commentaires

Célestin FREINET, pédagogue reconnu mondialement,  est né le 15 octobre 1897 en France. En 1912, il commença l’école des instituteurs à Nice mais suite au déclenchement de la première guerre mondiale, l’obtention de son premier poste d’instituteur a été retardé jusqu’en 1920. Militant syndical et politique, il est attiré par le mouvement « École nouvelle ».

Physiquement affaibli par une maladie aux poumons, Célestin FREINET développa une autre méthode d’enseignement basé sur la participation active des élèves et ceci, pour minimiser ces temps de paroles.

De par ce fait, Célestin FREINET mit en place une méthode participative. D’après lui, chaque enfant possède des ressources et des capacités qui le poussent à agir et détient une curiosité qui l’incite à vouloir toujours apprendre.  De par ces observations, FREINET développa une méthode participative, coopérative qui utilise les intérêts des enfants, les savoirs et savoir-faire qu’ils ont déjà acquis. En d’autres termes, Il faut permettre à chaque enfant d’aller jusqu’ au maximum de ses capacités.

Ainsi de 1921 à 1928, Célestin FREINET développa différentes techniques de travail et déploya par la suite un mouvement qui porte son nom.

Quelques principes de « la Méthode FREINET» :

  • Nul n’aime tourner à vide, agir en robot, c'est-à-dire faire des actes et se plier à des pensées qui sont inscrites dans des mécanismes auxquels il ne participe pas.

  • Tout travail doit être motivé.

  • Tout individu veut réussir. L’échec est inhibiteur, destructeur d’enthousiasme.

  • Notes et  classements sont toujours une erreur.

  • Toutes justifications de notre tâtonnement et toutes authentifications de nos actions sont nécessaires.

« La pédagogie FREINET» est une pédagogie matérialiste qui assure que chaque affirmation corresponde à une pratique, un outil ou une technique permettant de la concrétiser.

Les finalités de « l’approche FREINET» sont les suivantes :

Communiquer

L’école doit offrir un espace dans lequel les élèves peuvent s’exprimer et développer leur habilité à parler au sein d’un groupe ou devant un public. Les moyens sont l’usage fréquent de la parole, des arts plastiques et/ou dramatiques. Cette école favorise donc l’expression orale.  Mais cette école alloue également beaucoup d’importance à la communication écrite.

Ex : Dans leur « livre personnel », les enfants écrivent leurs propres connaissance et sentiments.

Coopérer

La coopération permet de faire avancer le groupe. Les plus avancés peuvent aider les enfants qui sont en difficulté. La multiplicité des talents et des variétés d’approches enrichissent l’apprentissage des enfants.

Apprendre

Les enseignements théoriques ne prennent leur sens qu’une fois l’expérimentation réalisée en situation réelle. Les enseigmegnement sont efficaces lorsqu’ ils sont attendus, désirés.

S’organiser

Chaque enfant gère son temps à côté des périodes collectives. L’enseignant n’est plus le seul organisateur. Un bilan est ensuite réalisé à la fin de chaque période.

S’autogérer

L’autogestion est un autre principe sur lequel « la méthode FREINET » se repose. S’autogérer en établissant des règles et en gérant les relations entre les participants. Un conseil de classe est organisé et chacun peut y recevoir des responsabilités.

Évaluer

Bien que le maitre reste responsable de l’évaluation, les enfants s’évaluent également entre eux. Chaque enfant doit aussi s’évaluer par l’analyse de ses activités de ses réussites, de ses échecs. Cette évaluation permet à tout enfant de poursuivre son parcours tout en s’améliorant.

Célestin FREINET est décédé le 8 octobre 1966. Ses principes pédagogiques sont encore utilisés actuellement et ses grands axes sont maintenus. Certains outils ont été remplacés par d’autres [ordinateur].

Plusieurs écoles dans le monde ont été créées sous les principes de Célestin FREINET notamment en Belgique, aux Pays bas, en France, en Allemagne. Je vous invite à visiter le site web suivant et à visualiser les vidéos afin de mieux comprendre la méthode utilisée.

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MARTIN LUTHER KING

Posted by Charilala
Charilala
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le Dimanche, 26 Février 2012
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"Martin Luther King a su mieux que quiconque parler des idéaux de paix, de dignité et de justice, sans équivoque, inlassablement, avec une incomparable force de conviction. Et une voix comme la sienne ne fait pas que vous parler, elle parle aussi pour nous"   Kofi Annan

Martin Luther King (1929-1968) a fait l'Histoire.

Né à Atlanta dans une famille de pasteurs, il souhaitait devenir médecin ou avocat mais il suivit la tradition familiale. Il a milité de manière non-violente pour les droits civiques de la communauté noire en Amérique. En ce sens, il s'inscrit dans le mouvement de non violence que le Mahatma a incarné en Inde aussi. Martin Luther King a joué un rôle fondamental pour l"émancipation des Afro Américains et a rendu ostentatoire l'injustice et la ségrégation subies par la dite communauté aux Etats Unis. Véritable défenseur des droits de l'Homme, son action débuta par l'affaire du boycott des transports publics de Montgomery. S"ensuivra le combat pour les droits civiques ("Civil Rights"). Il combatta également pour l'obtention de droits sociaux ("Social Rights") car la population noire en Amérique vivait dans des conditions extrêmes de pauvreté.

Plusieurs grandes marches ont été organisées et il continua son combat malgré des arrestations et des actes d'intimidation perpétrés à son encontre.

Agé seulement de 36 ans en 1964, il devint le plus jeune lauréat du prix Nobel de la paix à être récompensé.

En 1968, il est assassiné par un conspirateur. Son célèbre discours "I HAVE A DREAM" prononcé le 28 Août 1963 devant le Lincoln Memorial, à Washington DC constitue un héritage mémorable.¨Prônant une solidarité humaine entre personnes noires et blanches, c'est un éloge à la paix que j'aime particulièrement et pour lequel j'y sensibiliserai mes élèves. La flamme ne devrait JAMAIS se consumer. Charge à chacun d'assumer cette responsabilité.

Véritable orateur, il fait des allusions à plusieurs éléments, dont la Déclaration d'Indépendance de Etats Unis de 1776.

I HAVE A DREAM:

"Je vous le dis aujourd'hui, mes amis, bien que, oui bien que nous ayons à faire face aux difficultés d'aujourd'hui et de demain, je fais pourtant un rêve. C'est un rêve profondément ancré dans le rêve américain.

Je rêve qu'un jour, notre nation se lèvera pour vivre véritablement son credo : “Nous tenons pour vérité évidente que tous les hommes ont été créés égaux.”

Je rêve qu'un jour, sur les collines rousses de la Géorgie, les fils d'anciens esclaves et les fils d'anciens propriétaires d'esclaves pourront s'asseoir ensemble à la table de la fraternité.

Je rêve qu'un jour, même l'État du Mississippi, un État où l'injustice et l'oppression créent une chaleur étouffante, sera transformé en une oasis de liberté et de justice.

Je rêve que mes quatre jeunes enfants vivront un jour dans une nation où ils ne seront pas jugés sur la couleur de leur peau, mais sur la valeur de leur caractère. Je rêve aujourd'hui !

Je rêve qu'un jour, dans l'Alabama, avec ses abominables racistes, avec son gouverneur qui n'a aux lèvres que les mots d'"opposition" aux lois fédérales et d'"annulation" de ces lois, que là même en Alabama un jour les petits garçons noirs et les petites filles noires avec les petits garçons blancs et les petites filles blanches pourront se donner la main, comme des sœurs et des frères.

Je rêve aujourd'hui.

Je rêve qu'un jour, toute vallée sera élevée, toute colline et toute montagne seront abaissées. Les endroits raboteux seront aplanis et les chemins tortueux redressés. Et la gloire du Seigneur sera révélée et toute chair la verra.»


En le lisant à nouveau, je constate amèrement que tant d'efforts restent encore à faire 49 ans plus tard. Et je rêve encore aujourd'hui!

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La femme rurale burkinabè et le 8 Mars journée internationale de la femme

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liki
Enseignant vacataire de Statistiques et Statisticien-Informaticien de formation je suis passioné par la poésie...
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le Samedi, 18 Février 2012
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Le 8 Mars prochain on célèbrera dans le monde entier la journée internationale de la femme. 
Cette journée a été officialisée par les Nations unies en 1977, invitant chaque pays de la planète à célébrer une journée pour les droits des femmes.

Au Burkina Faso, c’est en 1985 sous la présidence de Thomas Sankara qu’on a commencé à célébrer au niveau national la journée de la femme.  Des milliers de femmes étaient venues des villes et campagnes du Burkina Faso  pour marquer l’occasion à Ouagadougou.

Des femmes étaient nommées à des postes de haute responsabilité.  Certains corps destinés aux hommes comme la police ont connu l’intégration des femmes.  

Depuis lors, chaque année, cette journée est marquée par plusieures activités dans les villes du Burkina Faso.

La journée internationale de la femme est une fête légale, chômée et payée sur toute l’étendue du territoire national burkinabè.
Malgré tout ces efforts, la femme rurale est restée en marge de la société. Nombreuses sont ces femmes qui marchent souvent sans chaussures et portent des jarres d’eau sur la tête.  On les voit souvent avec un bébé au dos, portant des faggots de bois sur la tête.  Nombreuses sont ces femmes qui doivent endurer la polygamie.
Cette situation ne peut changer que si tout un chacun d’entre nous s’implique. La femme des villages burkinabè a besoin de votre amour, votre soutien, votre amitié.
Ainsi, je profite à l’occasion de la journée internationale des femmes, dédier ce poème à toutes les femmes d’Afrique et du monde se retrouvant dans des situations similaires.



Des Roses pour la femme burkinabè

Femme burkinabè, berceau de la famille du Faso, ce bouquet de roses est pour toi
Depuis l’aurore, tu es occupée à piler et vanner le mil, puiser l’eau et collecter le bois
Parfois le bébé au dos, le sourire aux lèvres, tu n’as jamais abdiqué
Au contraire, tu t’es toujours conduite respectablement et avec dignité

Souvent contrainte à endurer la polygamie et à subir les caprices des phallocrates

Ce jour viendra où chaque fille pourra librement choisir son mari, sans ces autocrates
Car mes vers ne passeront pas inaperçus et tu auras enfin ta saison
Je vois déjà des lueurs d’espoir et des signes salutaires à l’horizon

Femme burkinabè, tu symbolises la douceur, l’amour, la famille et la sérénité

J’ai parcouru le monde traversant monts et valleés, tout vu et tu n’as rien à envier
Ton sourire naturel et ta bonne morale sont connus au delà des frontières du Faso
De partout les contours du Burkina, je t’apporterai des roses dans un seau

Résiste comme d'habitude le blanchissement de la peau, cette servitude mentale

La beauté ne veut pas dire être mince comme une aiguille, c’est un leurre occidental
Garde toi de certaines choses qui viennent d’ailleurs et qui passent pour de la mode
Ne soit pas victime de la société de masse; tout ce qui brille n’est pas une émeraude

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LES SOURCES D'ENERGIE

Posted by Charilala
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le Samedi, 18 Février 2012
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Les sources d'énergie nous entourent et nous aident à mieux vivre. Voici quelques précisions pour mieux les connaître:

1)       Classement des sources d’énergie en deux catégories

a)        Les sources d’énergie primaires ou secondaires

Certaines sources d’énergie existent naturellement et peuvent donc être captées dans la nature : elles sont dites naturelles ou primaires.

Au contraire, d’autres sources d’énergie doivent être produites avant d’être utilisées : elles sont dites secondaires.

b)       Les sources d’énergie épuisables ou renouvelables.

Parmi les sources d’énergie naturelles, certaines sont stockées une fois pour toutes, généralement dans le sous-sol et ne se renouvellent pas. Au fur et à mesure de leur utilisation, les réserves s’épuisent : ce sont des énergies épuisables.

D’autres sources d’énergie se renouvellent naturellement en permanence et leur utilisation peut être envisagée quasi indéfiniment : ce sont des énergies renouvelables.

2)       Sources d’énergie naturelles

-          Le soleil par l’énergie solaire ou plutôt le rayonnement que la Terre reçoit en provenance du soleil : capteurs solaires, serres…

-          Le vent par l’énergie éolienne : moulins à vents, éoliennes, bateaux à voiles…

-          L’eau par l’énergie hydraulique : rivières, marées, barrage…

-          Les muscles des animaux et de l’Homme par l’énergie musculaire : traction de véhicules…

-          Le charbon, le pétrole et le gaz naturel dites énergies fossiles : chaudières et réchauds, centrales thermiques…

-          L’uranium dite énergie nucléaire : centrales nucléaires

-          La biomasse appelée énergie verte c'est-à-dire l’ensemble des substances végétales et animales combustibles

-          L’eau chaude souterraine représentée par l’énergie thermique : chauffage des bâtiments

3)       Sources d’énergie renouvelables.

A part les énergies fossiles et l’uranium, toutes les autres sources d’énergie citées ci-dessus sont renouvelables. L’énergie du vent, de l’eau et des êtres vivants a comme origine première le rayonnement solaire car c’est lui qui apporte l’énergie nécessaire à la formation du vent, au cycle naturel de l’eau et à la croissance des êtres vivants. L’énergie géothermique a quant à elle pour origine la chaleur interne de la Terre

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Le développement durable de l'afrique

Posted by venant
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le Mercredi, 15 Février 2012
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Le développement de l'afrique doit passer par la levée de diverses contraintes dont certaines sont du ressort d'africains eux-mêmes ; d'autres l'héritent de son passé historique et la quasi totalité du reste échappent à son contrôle. La démocratie ; le respect des droits de l'homme ; la liberté d'expression ; l'égalité des hommes devant la loi ; ces valeurs une fois respectées par les africains constituerraient la base du développement du continent africain.

Avec la colonisation ;les africains ont perdu leurs valeurs morales, ils n'ont pas pu développer talents à leurs manières . Avec le développement des sciences et technologie l'afrique s'est vue en marge des autres contients.

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