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Sans doute, l’avenir du Burkina est lié au reboisement pour remplacer les arbres qu’on coupe chaque pour la cuisine et d’autres activités (scultpure, menuiserie, champs, constructions de maisons, etc.).
Depuis plusieures années des campagnes de reboisement se succèdent avec quelques dégrés de succès. A mon avis, plusieurs raisons expliquent les échecs:
1. La plantation d’espèces qui ne sont pas perçues comme étant utilitaires
En plantant des arbres que les villageois ne trouvent pas utilitaires comme les fruits ou l’usuage medical des plantes, il y’a des fortes chances d’échec, car après tout quel villageois voudrait s’occuper d’une plante qui sent bon ou est jolie à regarder?
2. Oublier les penchants individualistes
La plupart des opérations de reboisement visent des realisations communautaires. C’est effectivement une bonne chose, mais le problème est que très peu de gens se mobiliseront pour s’occuper des arbres à moins que cela soit initialement plannifié et discuté avec le comité du village. Nous avons appris à notre dépent le périssement de plusieurs arbres faute d’entretien de la part des villageois.
3. L’absence de pesticides et fertilisants
Tout arbre est attaqué par des insectes et a besoin de fertilisants pour bien pousser. Généralement on ne tient pas compte de ces préalables pour les projets de reboisement.
Quelques suggestions
En plus des projets de reboisement communautaires, il faudra distribuer des arbres fruitiers aux élèves et si possible à de groupemens villageois et de femmes. Il faudra remettre à chacun si possible un arbre à planter. Ceci a pour effet de maximiser les chances de succès car qui va laisser sa vache laitière mourrir sans soin?
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Vu: 541 Commentaires (2)
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Par SANOU Thierry, août 14, 2009
je pense que c'est très bien vu de la part du "patron", dans son blog Reboisement et développement au Burkina Faso. c'est un secteur à na pas négliger.
... Par Gué Julienne Nessenindoa, août 14, 2009
C'est vrai que si tous les plants mis en terre depuis avaient été protégés et avaient survécus, nous aurions reboisé le Burkina à moitié déjà. Nous avons tenté une expérience avec les écoles, dans la plantation d'arbre fruitier appelé Pomme du Sahel (qui est du jujubier greffé gros comme du karité), mais les écoles qui n'avait pas fait de clôture ont perdu tous leurs plants. Il est vraiment tout aussi important de planter les arbres que de protéger les plants. Etant difficile de trouver des grillages de protection à tous les plants, on peut effectivement opter par une approche individuelle et individualisée. Tu as parfaitement raison
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