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Tags >> Contes du Burkina Faso
En ce temps-là, le cafard partit récolter du miel. Sa route passait près de la case de la poule. Arrivé devant la porte, la poule lui demande : « Où vas-tu ? » « Récolter du miel. Veux-tu m’accompagner ? » Ils font route ensemble. Leur chemin passe obligatoirement devant la porte du chat. A leur vue, le chat demande : « Poule, où allez-vous ? »
Auparavant les femmes n’avaient pas de sexe. Un jour, une femme du nom de « N’soma » décida d’aller à une fête à Zecco, un village situé au sud du Burkina. Elle prêta le sexe du crapaud pour aller à la fête. Elle était devenu vraiment très belle qu’elle a séduit tous les garçons de Zecco. Elle a été mariée de force au prince de Zecco. Le crapaud ayant attendu longtemps décida de rejoindre N’soma pour réclamer son sexe. Arrivé, le crapaud commença à chanter à la porte du palais royal pour réclamer son sexe. Le crapaud entra ensuite dans la cour en chantant. Le prince et sa femme ayant entendu la chanson commencèrent à chauffer de l’eau et quand le crapaud arriva à leur porte ils versèrent l’eau chaude sur lui. C’est ainsi que le crapaud se retrouva avec une peau multicolore et la transmet à sa progéniture. La femme du prince mit ausssi au monde des filles avec sexe.
YALA, le mil blanc, BÖ le mil rouge et MIELA le petit mil voulaient tous trois prendre une femme, et chacun se faisait fort pour devancer les autres. Les beaux-parents de Yala l’invitèrent à venir cultiver le champ familial, comme le veut la coutume. Le lendemain, il s’habille très bien et se parfum tout le corps pour plaire à sa nouvelle épouse. En cour de route, il rencontre une vieille femme dans le marigot en train de se laver. La vieille dame le demande de venir l’aider à laver son dos. Te laver le dos !!! S’exclama Yala ! Crois tu donc que je vais employer mes mains parfumées pour frotter ta vieille carcasse ? Sans mot dire de plus et prit sa route !!! Un peu plus loin, un lépreux sale, hirsute, et degoutant sort brusquement d’une caverne, et arrête Yala ! Ou vas-tu ? Yala voudrait bien passer sans mot dire, mais il a vu dans la main du misérable, une épée nue, je vais chez mes beaux-parents pour cultiver, répond Yala. Je te suis, dit l’homme. Jamais, au grand jamais ! proteste Yala, le lépreux fait tournoyer son sabre, et les étincelles qui s’en échappent viennent se rabattre en pluie en pluie sur la tête de Yala. Yala temple et accepte la proposition du lépreux.
L’écureuil et le varan.
L’hyène le malheureux
Lièvre et l’hyène était de très bon amis, dans un village, ou il y avait la famine. Dans ce village, il y avait un éléphant, un très énorme éléphant. Les villageois attendaient impatiemment la mort de cet éléphant pour bénéficier de la viande parce que personne ne pouvait s’approcher de lui. Le lièvre avait une chanson magique lui permettant de communiquer avec l’éléphant, après avoir chanté la chanson magique, l’éléphant ouvrait une partie de son corps, et permettait ainsi au livre de se procurer de la viande autant qu’il en voulait ; mais à une seule condition, ne pas toucher à la viande graisseuse, suspendue en haut de la poche où l’on pouvait enlever la viande.
Un jour, le lièvre et l'hyène vont aider des genies à construire un mur. C'est un mur de miel. Le père genies leur dit: Il ne faut jamais se lècher les doigts pendant le travail. Celui qui n'obéit pas va avoir un grand malheur. Au début, tout va bien. Mais Après, L'hyène se lèche les doigts en cachette. Mais les genies font semblant de ne rien voir. Le soir venu, le père genie donne du miel au lièvre. Toi Hyène, dit- il prends ce panier et ne l'ouvre surtout pas en chemin. Pendant que le lièvre remercie les genies, l'hyène rentre chez elle au grand galop. La gourmande entre dans sa case et dit à sa femme: Sors et ferme la porte à clé. Je ne veux pas étre dérangeé. La femme obéit. Dès que l'hyyène ouvre le pannier, des abeilles l'attaquent. Elle crie elle apelle au secours. Elle secoue la porte et finit par la casser. Elle se sauve,poursuivie par les abeilles. Ainsi, l'hyène a été punie pour sa gourmandise.
Il y a longtemps, un cultivateur travaillait dans son champ. Un matin, l’homme part, comme d’habitude, à la recherche de termites pour ses poules. Sa femme allume le feu pour la cuisine. Or, une famille de génies vit à côté du champ. En voyant la fumée de la femme, le vieux génie envoie le plus jeune chercher du feu. Ce dernier arrive et demande à prendre du feu. La femme lui dit : « Attends, quand mon mari sera de retour. Je vais prendre le rasoir. »
Eyombbié était la fille unique d’un grand roi qui gardait son tam-tam d’appel en or accroché à un arbre. Eyombbié était une charmante jeune fille. Un jour, l’arbre, qui avait mystérieusement grandi, est devenu très lisse, si bien que ni le griot ni les gens du royaume ne pouvaient plus atteindre le tam-tam en or. Le roi propose alors sa fille en mariage à celui qui pourra faire descendre son tam-tam en or. La nouvelle se répand partout, même dans les royaumes voisins. Les jeunes du village de la belle Eyombbié viennent essayer, mais toutes leurs tentatives échouent. Ceux des villages environnants échouent à leur tour. Tous les braves gens, chacun à son tour, échouent et personne ne peut grimper jusqu’au milieu de l’arbre.
Autrefois, dans un village de la brousse vivait un vieil aveugle qui avait les testicules gros comme une grosse calebasse. Un matin, ses enfants le conduisent comme d’habitude sous le grand arbre derrière le village et partent à leurs occupations. Vers le milieu de la journée, un épervier pourchasse un margouillat qui vient se cacher sous la grosse calebasse du vieux. L’épervier dit au vieux : « Si tu me livres le margouillat, j’ouvre tes yeux ! » Le margouillat dit à son tour: « Si tu me gardes, je vais soigner tes testicules et elles redeviendront normales. »
Autrefois vivait dans un village un petit bouc têtu qui n’écoutait pas les conseils de sa mère. Un jour, il prend la route de la forêt. Sa mère lui dit : « Mon enfant, ne t’éloigne pas car dans la forêt il y a le lion, la panthère et l’hyène. Mais il fait la sourde oreille et continue sa promenade : il avance, avance, avance sans s’en rendre compte jusqu’au milieu de la grande forêt quand, tout à coup, il se trouve en face de l’hyène. Il dit en chantant : « Ma mère m’a dit de ne pas aller en forêt, mon père m’a dit de ne pas aller en forêt, le lion !, le lion est en forêt ; la panthère !, la panthère est en forêt ; l’hyène !, l’hyène est en forêt. » L’hyène dit en dansant à reculons : « Hiii, petit bouc, ne me fais pas rire ainsi ! » Elle continue à reculer en dansant. Notre bouc, de son côté, court à toute vitesse vers la maison. L’hyène revient, le poursuit et quand elle est sur le point de le rattraper, notre bouc reprend son chant; l’hyène, de son côté, reprend sa danse en reculant. La même scène se répète plusieurs fois : « Ma mère m’a dit de ne pas aller en forêt, mon père m’a dit de ne pas aller en forêt, le lion !, le lion est en forêt ; la panthère !, la panthère est en forêt ; l’hyène !, l’hyène est en forêt. » « Hiii, petit bouc, ne me fais pas rire ainsi ! » Notre petit bouc accélère sa course si bien qu’au moment où il franchit le seuil de sa cour, l’hyène ne réussit qu’à lui couper la queue. Depuis ce jour, la queue du bouc ne peut ni chasser les mouches ni non plus couvrir son derrière. |




