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aoû 14
2009

L'HISTOIRE DES MILS

Posté par: Zio Joel sur Contes du Burkina Faso

Etiquetté (tagged) sur: Culture du Burkina Faso , Contes du Burkina Faso

Zio Joel

YALA, le mil blanc, BÖ le mil rouge et MIELA le petit mil voulaient tous trois prendre une femme, et chacun se faisait fort pour devancer les autres.

Les beaux-parents de Yala l’invitèrent à venir cultiver le champ familial, comme le veut la coutume. Le lendemain, il s’habille très bien et se parfum tout le corps pour plaire à sa nouvelle épouse. En cour de route, il rencontre une vieille femme dans le marigot en train de se laver. La vieille dame le demande de venir l’aider à laver son dos. Te laver le dos !!! S’exclama Yala ! Crois tu donc que je vais employer mes mains parfumées pour frotter ta vieille carcasse ? Sans mot dire de plus et prit sa route !!!

Un peu plus loin, un lépreux sale, hirsute, et degoutant sort brusquement d’une caverne, et arrête Yala ! Ou vas-tu ? Yala voudrait bien passer sans mot dire, mais il a vu dans la main du misérable, une épée nue, je vais chez mes beaux-parents pour cultiver, répond Yala. Je te suis, dit l’homme. Jamais, au grand jamais ! proteste Yala, le lépreux fait tournoyer son sabre, et les étincelles qui s’en échappent viennent se rabattre en pluie en pluie sur la tête de Yala. Yala temple et accepte la proposition du lépreux.

Arrivé dans la belle famille, on lui indique le champ à cultiver, avec l’aide du lépreux, il réussi à terminer le champ en quelques jours. Au cour du repas d’adieu qu’on leur servit à part, le lépreux dit à Yala : fourre-moi toutes ces provision dans le sac que je porte en bas de mon échine… si tu ne tiens pas à voir de nouveau, étinceler mon sabre. Yala obéit, il a bien trop honte pour dire à ses beaux-parents qu’il a faim. Alors ceux-ci lui remettent la fille.

De retour, arrivé près de la caverne, le lépreux sursauta et dit à Yala, nous avons fait le travaille ensemble et par conséquence, la femme doit être divisé en deux !!! Malheureusement le pauvre Yala n’a rien pour se défendre, le lépreux divise la femme, prend sa part et disparait da la caverne. Yala, le mil blanc, rentra chez lui tout honteux, avec une moitié de femme.

BÖ, le mil rouge, partit lui aussi pour cultiver le champ de la belle famille. L’histoire ce répète exactement comme pour Yala. Il revient aussi honteux de son voyage, avec une moitié de femme.

A son tour Miéla, s’habilla et se parfuma à merveille. Il rencontre aussi la vieille dame, et décide de laver le dos de la vieille dame. Il vit un bouton sur le dos de la dame, celle-ci lui demande de le percer, à sa grande surprise, une épée flamboyante, grande et forte, à pommeau d’argent. Un deuxième bouton, il ressortit des vêtement de femme, et le troisième des ustensiles et des plats. Il cache les vêtements et ustensiles dans les hautes herbes et remercie bonnement la vieille sorcière puis continu sa marche. En cour de route, près de la caverne, surgit le lépreux, et décide d’accompagner Miéla, sans mot dire, il accepta. Le lépreux agit comme il l’avait fait chez les deux autres. Sur la route de retour, le lépreux demande à ce que la femme soit divisée en deux avec les même raisons qu’il avait avancé chez les autres. Miéla, fait sortit son sabre, et la bataille commença. Quelques rudes estocades suffisent à Miéla pour terrasser son rival qui se précipite, vaincu, dans son trou.

Avec les habits de la vieille, Miéla pare magnifiquement son épouse et tous deux portèrent les ustensiles à la maison. Petit mil rentra chez lui tout fier, avec une jolie fille  son bras, tout le monde l’admira, tandis que, Yala et Bö baissaient la tête.

C’est depuis ce jour et pour toujours que le mil blanc, et le mil rouge murissent l’épi honteusement courbé vers le sol tandis que le petit mil mûrit, son fier épi pointant vers le grand ciel lumineux.

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