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Sirakha

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L'évaluation de l'action humanitaire

Posté par le dans Point de vue

L’évaluation de l’action humanitaire est un enjeu majeur de ces prochaines années. Des outils sont mis en place, afin de permettre et de faciliter le processus. Il y a cependant des difficultés, car les idéologies sont différentes, certains outils ne sont pas adaptés, plus simplement encore, l’incompréhension règne encore en ce qui concerne l’évaluation.

Cependant, il est important de noter que l’évaluation de l’action humanitaire présente un très grand potentiel dans la logique d’amélioration des services. En effet, une évaluation bien faite, peut permettre de corriger une action en cours, mais aussi permettre aux opérations similaires d’être meilleures.

L’évaluation s’ancre aussi dans la perspective de durabilité de l’aide, en intégrant la population ciblée dans le processus, afin de permettre l’appropriation, et de trouver des solutions pouvant satisfaire sans pour autant coûter plus cher.

Mais, pour arriver à tout cela, le chemin est encore long, car l’évaluation n’est pas encore bien ancrée dans la culture des ONG.  Plusieurs défis sont à relever quant à la clarification des objectifs et le modus operandi de l’évaluation afin qu’elle soit effective et utile.

Les outils déjà présents offrent un bon tremplin pour l’évaluation, la coordination des opérations permet une nette amélioration du processus.

Ce qui sera intéressant de voir à l’issue des groupes de travail est l’émergence ou non d’une instance spécialisée et indépendante dans l’évaluation et le contrôle de l’action humanitaire. Malgré les problèmes budgétaires, cela peut être intéressant d’avoir une instance qui permet d’évaluer l’action sans pour autant entraver le travail des humanitaires sur le terrain. Cela va aussi permettre d’avoir une base de donnés d’évaluation, et profiter des « leçons tirées » pour améliorer l’aide.

N’est-ce pas cela le principe même de l’humanitaire ? Aider, mais bien aider.

Une bonne évaluation d'après moi :

 


 

 

Qu'en pensez-vous? avez-vous un regard critique sur l'évalutation? pensez-vous qu'elle est nécéssaire? que peut-elle apporter?

 

 

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“Les pauvres ne savent pas gérer un budget!”

Le citoyen X entretient plusieurs clichés envers les personnes considérées comme pauvres. Le fait de ne pas savoir gérer un budget est considéré comme une des causes de la pauvreté.

La première réponse, certes extrême que l’on peut donner est que les pauvres, n’ont pas de budget. On peut nuancer en disant qu’ils n’ont pas le budget suffisant pour avoir à le gérer.

Prenons différents exemples pour nuancer ce cliché, car les situations sont bien différentes selon le milieu.

Au Québec, à Montréal (on parle alors de pauvreté relative soit «une situation dans laquelle le mode de vie et le revenu de certaines personnes se situent tellement en-deçà du niveau général de vie dans le pays ou la région où ces personnes vivent que celles-ci luttent pour mener une vie normale et pour participer aux activités économiques, sociales et culturelles courantes»), un individu vivant sur l’aide sociale reçoit un chèque de 582 dollars canadiens. Ayant un emploi à temps plein au salaire minimum ou faisant partie d’une famille monoparentale, cette personne doit se nourrir, se loger, se déplacer, etc. Comment faire tout cela avec des ressources aussi limitées ?

Quand on a pas de budget, le minimum devient un luxe

Au Mali, (on parle ici de pauvreté absolue, c’est-à-dire le manque même du strict minimum pour sa survie physique), il n’y a pas d’aide sociale et le taux de chômage est d’environ 30%. Ajoutons à cela, l’inflation constante, et la hausse du prix des denrées, et les salaires qui n’augmentent pas empêchent les gens de pouvoir se nourrir correctement. Comme le montre le tableau suivant sur la hausse des prix des biens de base au Sénégal, les prix montent en flèche et beaucoup de familles peuvent rencontrer des difficultés à s’alimenter, un droit pourtant garanti par l’article 25 de la Déclaration universelle des droits de l’Homme: « Toute personne a droit à un niveau de vie suffisant pour assurer sa santé, son bien-être et ceux de sa famille, notamment pour l’alimentation, l’habillement, le logement, les soins médicaux ainsi que pour les services sociaux nécessaires ; elle a droit à la sécurité en cas de chômage, de maladie, d’invalidité, de veuvage, de vieillesse ou dans les autres cas de perte de ses moyens de subsistance par suite de circonstances indépendantes de sa volonté.»

La hausse des prix des biens de première nécessité au Sénégal

Un individu pauvre n’a donc pas de budget ; il vit au jour le jour (ou de petits boulots) sans avoir de revenus garantis. Effectivement, on ne peut donc pas budgéter sur le vide! Cet exemple est transposable dans beaucoup de pays en développement.

Alors pourquoi entend-t-on que les pauvres ne savent pas gérer un budget? Souvent, ce cliché est alimenté par le fait que des personnes endettées soient incapables de rembourser ce qu’elles ont emprunté. Ce qui fait de cela est un cliché, c’est qu’on ne va jamais plus loin que les apparences, pourquoi ces personnes ne peuvent plus rembourser ce qu’elles ont emprunté?

Et là on se rend compte que les causes sont plus profondes. On peut alors parler de crise économique, de chômage, de précarité et de perte d’emplois, de non adaptation des services financiers.

Ainsi, pour le peu de budget qu’ils peuvent avoir, certaines personnes ont besoin d’assistance pour le gérer ou sortir de leurs dettes. Le livre Comment les pauvres gèrent leur argent de S. Rutherford proposent des solutions pour cette mauvaise gestion de budget, généralement à cause de circonstances atténuantes.

Les problèmes de gestion d'argent pour les personnes n'ayant pas les moyens, et des solutions pour les aider à gérer le budget.

Ce conférencier à l’Université Laval résume ce qu’il faut savoir en gestion de budget, afin d’éviter d’expliquer la pauvreté comme étant une erreur de l’autre. : «La pauvreté force souvent les gens à vivre au jour le jour, simplement parce qu’ils n’ont pas les moyens de faire autrement. Les compétences et la bonne volonté ne suffisent pas toujours. Pour faire les bons choix, il faut d’abord avoir le choix.»

Si on prend le problème sous un autre angle, on peut aussi dire que vivre avec le strict minimum est l’illustration même de gérer un budget! En effet, arriver à joindre les deux bout s’avère être très difficile, et il faut souvent faire preuve d’imagination pour y arriver. Et, ce que ce soit avec 582$ ou 2$ (par jour). Pour nuancer, on peut ajouter, que dans certaines villes ou dans certains villages, 2 dollars sont presque suffisant pour se nourrir et se vêtir, mais ils ne pourront pas s’acheter de Ipod Nano!

Les problèmes de gestion de budget sont beaucoup plus profonds, et les réalités toutes autres, au-delà des clichés.

                                                                                                      

Références :

Collins Daryl, Jonathan Morduch, Stuart Rutherford, Orlanda Ruthven Porfolios of the Poor.How the World’s Poor Live on $2 a Day (2009), Princeton: Princeton University Press.
Rutherford, S. (2001) The Poor and their Money, Oxford: Oxford University Press.

«Vivre avec deux dollars par jour», par Brian Palmer, disponible en ligne à l’adresse suivante:http://www.slate.fr/story/5535/vivre-avec-deux-dollars-par-jour (dernière consultation le 13 mars 2012).

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Pauvreté : les solutions, les échecs

Posté par le dans Critique et politique

Quand on entend parler des solutions contre la pauvreté, il nous vient automatiquement en tête les Objectifs du millénaire de l’ONU pour les pays du Sud surtout ou encore les différentes campagnes de lutte contre la pauvreté au Nord.

En faisant l’état de la situation, on se rend compte, qu’on est encore loin des objectifs, en plus de la complexification du monde aujourd’hui. En effet, la crise économique, la mondialisation, les nouvelles pandémies sont à prendre en considération pour la lutte, ce qui rend le travail encore plus difficile.

En ce qui concerne les pays du Sud, avec les OMD, malgré les progrès mesurables, on est encore très loin de l’éradication de la pauvreté (sur les besoins primaires) et encore trop loin d’un meilleur partage des ressources. De plus, on ne sait plus si c’est la lutte contre la pauvreté ou la lutte pour le développement, car ces notions, quoique complémentaires, sont différentes. Ainsi, les améliorations concernant les OMD, ne sont pas garantes du développement, et vice versa. Sans développement en tant que tel, on ne peut pas éradiquer la pauvreté.

En ce qui concerne les pays du Nord, les campagnes gouvernementales, sont mises en place pour réduire la pauvreté relative, ou encore aider à une meilleure réinsertion des personnes atteintes de la pauvreté, car elles sont en marge de la société.

Mais, si l’on devrait faire un constat sur la situation actuelle, on pourrai dire que les mesures de lutte contre la pauvreté sont un échec, quelles que soient les zones géographiques, et ce, pour plusieurs raisons.

AU SUD

On a déclaré que les Objectifs du Millénaire lors de leur mise en place étaient trop ambitieux et ne seraient pas atteints, et c’est vraiment ce qui se passe aujourd’hui, à trois ans de la date buttoir.

Plusieurs raisons peuvent être mises en avant pour expliquer cette situation.

Tout d’abord, les objectifs n’ont pas vraiment pris en compte l’augmentation constante de la population, ainsi que la mauvaise répartition des ressources.
Le manque de coordination de l’aide, de communication et surtout de volonté politique empêche le bon fonctionnement des différents programmes. Par exemple, plusieurs documents de lutte contre la pauvreté sont mis en place (avec les DRSP), mais les OMD ne les intègrent pas, ce qui fait qu’il n’y aucune harmonisation des outils d’aide.
Comme le dit Georges Simmel, « les pauvres ne sont jamais la finalité de la lutte contre la pauvreté. C’est toujours la recherche d’une légitimité politique, l’imposition de réformes économiques ou l’affaiblissement de certaines forces sociales qui prennent le pas sur l’objectif légitime d’éradiquer la pauvreté. » Ainsi, la luttre contre la pauvreté n’est plus une fin en-soi, mais un moyen d’atteindre d’autres fins(politique, instauration du système libéral, etc.). On est bien loin du pauvre enfant somalien, dans ce cas là, il est juste un intrant d’une politique tout autre. Ce qui signifie souvent que la lutte conte la pauvreté est un moyen pour certain pays du Sud d’assoir leur influence dans la zone. La lutte contre la pauvreté devient un instrument politique, teinté de machiavélisme.

Une autre raison, de l’échec, est l’approche du problème. En effet, l’atteinte des OMD et donc la réduction de la pauvreté passe par le développement. Pour pousser à ce développement, il est nécéssaire d’engager des réformes économiques (moins contraignantes, voir l’échec des ajustements structurels), et volontaires, car la lutte contre la pauvreté qui va mener au développement passe par l’établissement de politiques économiques durables. En allant dans le sens des OMD, le problème est pris à l’envers, il faudrait ainsi renverser les priorités, car c’est comme cela que la lutte contre la pauvreté va être durable.
De plus, Kofi Annan affirme que les mesures sont trop superficielles, et ne prennent pas en compte tous les paramètres. Par exemple, un des paramètres qui n’est pas pris en compte est la réduction des inégalités. On peut réduire la pauvreté, tout en laissant les inégalités se creuser, ce qui est assez paradoxal, les pauvres seront plus pauvres et les riches plus riches. De plus, les inégalités empêchent la croissance à long terme, ce qui peut biaiser les résultats. Ceci est une approche complètement libérale de la lutte contre la pauvreté, mais on peut se demander si cela est adapté aux pays du Sud.
Ensuite, l’action n’est pas durable, car en ne cherchant qu’à éradiquer la pauvreté, on ne règle pas le problème du sous-développement.

Ainsi, d’autres politiques sont à repenser, afin d’aider les pays en développement. La coopération Sud-Sud est souvent à privilégier. Il faut aussi penser à intégrer le volet politique à cette lutte afin de permettre au pays d’avoir une certaine marge de manoeuvre. En plus de cela, l’accent devra être mis sur les politiques économiques adaptées aux pays.

Même si (dans un monde parfait) les OMD sont atteints, le monde ne sera pas plus juste, il y aura autant de milliards dépensés pour réduire la pauvreté, sans pour autant penser au développement, les ressources seront encore mal allouées…

Et si on commençait par le bas?

 

 AU NORD

Dans les pays développés, on peut réellement parler de lutte contre la pauvreté, car le développement y est. Toutefois, les inégalités persistent, et l’écart entre les plus pauvres, et les plus riches se creuse.
De plus en plus de personnes ont recours à l’aide sociale, ou à l’aide alimentaire, et sont de plus en plus isolées dans leur pauvreté. En effet, le système de consommation accrue ne laisse plus de place aux personnes qui n’ont plus (ou pas) les moyens d’y participer.

 Contrairement aux pays du Sud, l’aide n’est pas totalement uniformisée, et chaque pays possède ses propres moyens de réduction contre la pauvreté. Même si en Europe, le conseil européen propose une ligne directrice pour les pays membres.
Au Québec, la loi 112 adoptée en 2002 pour la lutte contre la pauvreté et l’exclusion sociale donne des responsabilités  l’État en matière de lutte.Cela passe aussi par des réformes économiques pour réduire le chômage, ou encore le trop grand endettement de certains suite à la crise.

Même si les chiffres montrent un recul de la pauvreté dans l’absolu, en vérité, les écarts se creusent, l’intégration se fait de plus en plus difficile, et on rentre ainsi dans un cercle vicieux de la pauvreté (avec d’autres variables économiques, dont l’instabilité du secteur financier). La notion d’État providence n’est plus suffisante, les problèmes vont bien au-delà de cela, cela touche la sphère économique, politique et sociale.
Certaines solutions prônées sont vraiment très surprenantes, comme offrir 1000 $ à des femmes pauvres pour se faire ligaturer les trompes (car, oui, il faut éviter la reproduction de la pauvreté!!). Ou encore, imposer au maximum les personnes les plus riches pour une meilleure justice sociale (cela peut plus pousser à contourner le système).

Il sera intéressant d’étudier les modèles scandinaves, car ils sont les meilleurs élèves en matière de lutte contre la pauvreté, et peut-être pouvoir les adapter aux pays concernés.On se rend compte aujourd’hui que la lutte contre la pauvreté est pleine de défis quelque soit la zone géographique. La situation s’aggrave, les inégalités se creusent. Le besoin de changement de la méthode de lutte contre la pauvreté se fait ressentir, car ce n’est plus une action sur certaines variables qui est importante, mais une action politique durable qui est impérative.

Il ne faut pas pour autant annuler la valeur de l’effort accompli, car des millions d’hommes et de femmes qui luttent au quotidien, pour une société d’égalité, mais les objectifs sont encore loin d’être atteints.

Il sera intéressant de suivre les différentes réformes qui vont suivre, et en analyser les conséquences et effets sur cette variable ô combien complexe qu’est la pauvreté.

SOURCES :

Objetifs du millénaire: Luttre contre la pauvreté ou développement, par le Centre National de coopération au développement, disponible en ligne à l’adresse suivante: http://www.cncd.be/Objectifs-du-Millenaire-lutte (dernière consultation le 4 mars 2012)
Lutter contre la pauvreté, les politiques d’insertion, par Vie Publique, disponible en ligne à l’adresse suivante: http://www.vie-publique.fr/politiques-publiques/politiques-insertion/lutte-pauvrete/ (dernière consultation le 4 mars 2012)
Lutte contre la pauvreté-Une loi exemplaire, par le journal Le Devoir, disponible en ligne à l’adresse suivante: http://www.ledevoir.com/non-classe/17587/lutte-contre-la-pauvrete-une-loi-exemplaire (dernière consultation le 4 mars 2012)

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Les États-Unis d'Afrique

Posté par le dans Point de vue

Bonjour à tous,

J'ai récemment vu le film documentaire les États-Unis d'Afrique dans le cadre du Forum de la langue française.

Résumé ici

Il peut se trouver en ligne gratuitement je pense...

Le rappeur burkinabé Smockey apparaît aussi dans le film, et son implication est juste fascinante, une chose que je retiens de lui : "Ne plus avoir peur"

C'était un film touchant, plein d'espoir et posant les bonnes questions.

Ensuite, il y a eu une mini participation de Didier Awadi, l'acteur principal.

Voici ce que j'ai retenu :

- L'Afrique a certes un passé lourd, mais un avenir à construire ENSEMBLE

- Chacun d'entre nous peut agir à sa propre echelle, et ce sans politique

- L'Unité est l'objectif principal

- Il est possible de rêver son avenir et de le créer

- La jeunesse CONSCIENTE est le mot clé

Qu'en dites vous? Avez-vous vu le film?

 

Biensûre, il y a quelques bémols dans le film, mais il a le mérite d'être clair.

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Cet article d'Afrique infos met la lumière sur une pratique ancêstrale souvent oubliée.

C'est une histoire vraiment triste, mais c'est aussi un autre visage de l'Afrique, malgré la recherche constante de modernité, la tradition, même quand elle n'a pas de sens est toujours présente, et à des concéquences souvent tristes sur la société. De jeunes vies sont en jeu, des adultes essaient tant bien que mal de prendre soin de ces enfants, et ils n'auront pas chance de connaître une famille.

On peut faire le lien avec nos réalités ici, comme l'excision ou encore le meurtres des enfants albinos à des fins rituelles.

Quand va -t- on comprendre que plusieurs vies sont en jeu et qu'il faut lutter pour que cela cesse.

 

Qu'en pensez-vous.

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