Blog du Burkina et des amis de l'Afrique

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Poésie

IL PLEUT SUR OUAGADOUGOU - 1er Septembre 2009

Posté par le dans Poésie

Je dédie ce modeste poème aux victimes de l’inondation du 1er Septembre 2009 à Ouagadougou.

 

Il Pleut sur Ouagadougou, 1er Septembre 2009 

Il pleut à seaux

   Sur mon pays, ô Burkina Faso

   Il pleut une pluie diluvienne

   Sur Ouagadougou cette nuit même

 

    Une seule pluie dans sa rage

   A laissé furtivement au passage

    Heurts, ruines et destructions

  Et nos cœurs remplis d'affliction

  

 Il pleut sur Ouaga une pluie de Noé

  Qui engendre une foule de sinistrés

     Mais notre volonté ne saurait être secouée

 Quelle que soit l'épreuve ou la calamité

 

© Luc Zio,  Septembre 2009
Monburkina.com

 

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Folie du ciel - 1er Septembre 2009

Posté par le dans Poésie

De l’eau

Des flots

Une corde constante qui coule du ciel .

Pluie

Pluie due

Pluie dense

Pluie sauvage

Qui tombe follement sur OUAGA.

Sourire

Inquiétude 

Douleur 

L’eau est sur la terrasse

L’eau est dans la véranda

L’eau est sur le lit 

Les nattes nagent

Tout se mouille ensemble

L’essentiel se noie

Au secours

 

NACOULMA SIMON

5/9/09

 

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Soif de toi..

Posté par le dans Poésie

 


 

Trois mois déjà que tu es partie

Dans mon cœur règne la mélancolie

Sans toi, mon horizon s’assombrit

Car dans tes yeux coule ma source de vie


Reviens-moi, fleur de mon jardin

Reviens-moi gardienne de mon destin

Emporte-moi loin dans le Jourdain

Pour que de mon âme jaillisse un beau refrain


Ne tarde plus. Je n’en peux plus

Entend mon cri, je t’en supplie

Sans toi, je ne suis plus

Reviens me protéger comme un parapluie


Mes nuits sont fades car tu es absente

Mes pas sont maladroits, ma démarche hésitante

Mes forces se dispersent telle une étoile filante

Reviens dans mes bras ô mon âme vaillante !

 

Arsène Flavien BATIONO

Extrait du recueil A la source du bonheur

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Dans le ventre de la baleine

Posté par le dans Poésie

 

J'ai vu une femme en guenilles
A moitié vêtue comme une chenille
Une mère avilie par la pauvreté
Et oubliée de notre société
Dans ses yeux, j'ai lu le désespoir
Qu'elle digère jours et soirs
Comme Jonas dans le ventre de la baleine
Elle porte sa croix et rumine sa peine
Condamnée sous un ciel d'airin
Sa vie n'est que misère et chagrin
Elle n'a jamais connue de fêtes des mères
Dont on parle pourtant sur cette terre
Si vous pouvez un jour chausser ses souliers
Vous saurez ce que c'est que la pauvreté
Et sous le lourd fardeau de sa peine
Vos larmes inonderont La Seine
Dédié à une femme du Burkina Faso dans ce petit village riche en pauvreté
Que la grâce du Seigneur soit avec elle-
Amen
Luc Zio

 

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Aimé Césaire : Poete et Homme Politique

Posté par le dans Poésie

La vérité scientifique a pour signe la cohérence et l'efficacité. La vérité poétique a pour signe la beauté. Aimé Césaire

 Aimé Césaire est né le 26 juin 1913 issue d’une famille de sept enfants, son père est fonctionnaire, sa mère est couturière]. Il est l'un des fondateurs du mouvement littéraire de la négritude et un anticolonialiste résolu.

Aimé Césaire, élève brillant du Lycée Schœlcher de Fort-de-France, poursuit ses études secondaires en tant que boursier du gouvernement français au Lycée Louis Le Grand, à Paris. C'est la qu’il rencontre Léopold Sédar Senghor.

Au contact des jeunes Africains étudiants à Paris, Aimé Césaire et son ami guyanais Léon Gontran Damas, qu'il connaît depuis le Lycée Schœlcher, découvrent progressivement une part refoulée de l'identité martiniquaise, la composante africaine dont ils prennent progressivement conscience au fur et à mesure qu'émerge une conscience forte de la situation coloniale. En septembre 1934, Césaire fonde, avec d'autres étudiants antillo-guyanais et africains (Léon Gontran Damas, les sénégalais Léopold Sédar Senghor et Birago Diop), le journal L'Étudiant noir. C'est dans les pages de cette revue qu'apparaîtra pour la première fois le terme de «Négritude». Ce concept, forgé par Aimé Césaire en réaction à l'oppression culturelle du système colonial français, vise à rejeter d'une part le projet français d'assimilation culturelle et d'autre part la dévalorisation de l'Afrique et de sa culture, des références que le jeune auteur et ses camarades mettent à l'honneur. Construit contre le projet colonial français, le projet de la négritude est plus culturel que politique.

Aimé Césaire, Agrégé de Lettres, rentre en Martinique en 1939, pour enseigner, tout comme son épouse, au Lycée Schœlcher.

Alors que son engagement littéraire et culturel constituent le centre de sa vie, Aimé Césaire est happé par la politique dès son retour en Martinique. Pressé par les élites communistes, à la recherche d'une figure incarnant le renouveau politique après les années sombres de l'Amiral Robert, Césaire est élu maire de Fort-de-France, la capitale de la Martinique, en 1945, à 32 ans. L'année suivant, il est élu député de la Martinique à l'Assemblée Nationale.

La préservation et le développement de la culture martiniquaise seront ses priorités.

Partageant sa vie entre Fort-de-France et Paris, Césaire fonde, dans la capitale française, la revue Présence Africaine, aux côtés du sénégalais Alioune Diop, et des guadeloupéens Paul Niger et Guy Tirolien. Cette revue deviendra ensuite une maison d'édition qui publiera plus tard, entre autres, les travaux de l'égyptologue Cheikh Anta Diop, et les romans et nouvelles de j25eph Zobel.

Parallèlement à une activité politique continue (il conservera son mandat de député pendant 48 ans, et sera maire de Fort-de-France pendant 56 ans), Aimé Césaire continue son œuvre littéraire et publie plusieurs recueils de poésie.

Au total Césaire à publié plus de quatorze œuvres, recueils des poésies, pièces de théâtre et essais. De nombreux colloques et conférences internationales ont été organisés sur son œuvre littéraire qui est universellement connue. Son œuvre a été traduite dans de nombreuses langues: anglais, espagnole, allemand (…).

Aimé Césaire s'éteint à Fort-de-France le 17 avril 2008 à 94 ans. De nombreux hommages du monde entier saluent le poète, telles Dominique de Villepin, Laurent Fabius, Pierre Mauroy, Lionel j25pin, Yves Jégo, Rama Yade, Bernard Kouchner, François Hollande, qui ont fait le déplacement pour l'homme d'action et le chantre de la négritude pour qui des funérailles nationales sont organisées en Martinique le 20 avril 2008.

Aime Césaire fait son entré symbolique au Panthéon le 6 avril 2011, la dépouille de l'ancien député reste chez lui en Martinique, mais il a quand même sa place au Panthéon, parmi les plus grands hommes de la Nation, aux côtés de Voltaire, Pierre et Marie Curie, Victor Hugo, Emile Zola...

L’aéroport de la Martinique a été renommé après lui.

Sources :http://www.lehman.cuny.edu/ile.en.ile/paroles/cesaire.html;http://fr.wikipedia.org/

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Le village, mon héritage

Posté par le dans Poésie


  
J'ai quitté le village du Burkina profond
   Pourtant,  à
chaque pas j'entends mon nom
  Des échos m'envahissent et me travaillent
  Continuellement au fond de mes entrailles

 J'ai quitté le village et me voilà prisonnier
De ce monde austère, dans les griffes de l'épervier
    Un monde où certains prient pour maigrir
    Quand mon peuple est entrain de souffrir

  J'ai quitté le village, mais sur mon dos
    Dans mon âme, et au fond de mon égo
   Partout en moi je suis envahi du village
Et sur mes genous, je le confesse sans ambage

        J'ai quitté le village, mais mon coeur y est resté
   Là-bas, au delà de l'Atlantique, sous les gros karités
        Dans mon Burkina natal,  ô village
     Tu resteras toujours mon riche héritage

 Auteur: Liki (Luc) Zio

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Plus rien

Posté par le dans Poésie

Petite fêlure,

Ouverture totale

Qui reçoit toute l’eau du ciel

Your browser may not support display of this image. De cinq heures à dix sept heures ;

Un pan du mur puis toute la fondation

Dans la rivière nouvelle de la pluie diluvienne

De OUAGADOUGOU !i fortement ,elle emporte tout

Sur son passage fou.

Maisons rasées jusqu'à la trame ; désastre.

Rien qu’un  souvenir des abris perdus

Reste la seule image passible

Dans la tête des familles qui vaguement

Imaginent l’avenir.

NACOULMA SIMON

5/9/2009

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Folie du ciel

Posté par le dans Poésie

De l’eau

Des flots

Une corde constante qui coule du ciel

Pluie

Pluie due

Pluie dense

Pluie sauvage

Qui tombe follement sur OUAGA

Sourire

Inquiétude

Douleur

L’eau est sur la terrasse

L’eau est dans la véranda

L’eau est sur le lit

Les nattes nagent

Tout se mouille ensemble

L’essentiel se noie

Au secours

NACOULMA SIMON

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Diamants ensanglantés

Posté par le dans Poésie

 

Là ou abonde cette pierre qu'on appelle diamant
 Croupit aux alentours vous trouverez satan
  Maitre des lieux, il tire les ficelles
  De la zizanie et sème les guerres cruelles
   
  Jours et nuits dans vos salons
  Vous entendrez les hurlements des canons
  Et la terre sera ivre de sang
  Et le ciel couvert de gros toucans
   
  Tous venus des horizons lointains
  Pour s'enrichir du malheur africain
   
  Luc

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BURKINA, Mon Pays

Posté par le dans Poésie

Burkina, Mon Pays

 

Le jour ne s’était pas levé, la nuit n’était pas tombée.

Toi tu étais. 

Mal aimé, Mal vêtu, Mal nourri, Mal connu.

Toi tu étais.

Libre et fier.

Et le soleil a convoité ta lumière, l’océan tes profondeurs.

 

Burkina

 

Je t’ai aimé mon pays.

Avant que mon premier aïeul, vers toi, ne descende des cieux.

Avant que, dans tes vallées sacrées, il demeure.

Je t’ai aimé mon pays avant que de venir t’habiter.

 

Burkina

 

Souvent, je scrute dans mon âme les aubes rouges.

Au dessus des grandes plaines vertes que l’étoile jaune du petit matin a posé sur ton nom.

Et je vois tes enfants courir, poitrine au vent, vers les hauteurs de l’Espérance.

 

Burkina, Mon Pays

 

Je tiendrai toujours, dans mon poing fermé,

Ce que t’envient les autres nations :

Mon Amour éternel pour TOI    

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mon afrique à moi

Posté par le dans Poésie
mon Afrique à moi:
c'est un éclair
qui percute ma terre
un courant d'air
qui frôle ma chair
un souffle
qui traverse ma poitrine
une sueur
qui coule de mes pores
une chaleur
qui soulage mes frissons
un parfum
qui tracasse mes narines
une musique
qui fatigue mes pieds
un tamtam
qui use mes mains
deux pupilles qui me scrutent
un regard que je sonde
deux bras qui me serrent trop fort
un continent qui m'attire
sa sève qui m'enivre
il est déjà loin,
un chagrin qui s'étire
un jour sans lendemain.
sous mes pieds, la terre de mon jardin.      nel
ly
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J'entends la musique des masques

Posté par le dans Poésie
J'entends le ronronnement du tam-tam
La flûte qui l'accompagne
Les cris de joie des jeunes initiés
Les battements de mains mélodiques des femmes
La fête des masques tant attendue a sonné

Il est vendredi, jour de marché, le village s'anime
Une colonne de masques multicolores trépignent
La flûte fend l'air sérein, le tam-tam crépite
Et mon coeur se réjouit; Ô mélodie emporte moi!

La bière de mil rouge coule;
Mille houras s'élèvent dans la foule qui délire de joie
Ce jour là, on oublie les soucis et la misère
Car la fête des masques soulage les coeurs

Cette musique est en moi, dans mes artères,
Mon subconscient, mes pensées, mes entrailles
Je suis permanemment marqué par une culture
Qu'aucun ne pourrait manipuler ni subjuguer

J'entends souvent quelques hypocrites
Et leurs confrères incultes et autres aliénés
Au grand jour vilipender allègrement le masque
Aie!, esprits étroits, le masque est un trésor

Symbôle de fierté du peuple Nuni, richesse culturelle du Burkina
Ô masque, tu représentes la fête et le sacré des sacrés
Et quelques soient ce que les mauvaises langues racontent
Tu danseras au son du tam-tam et de la flûte en bois taillé

Les valeurs culturelles nunis ne se marchandent pas
On ne peut pas ôter le masque du Nuni
Peine perdue, car le Nuni est fait de masque assimilé
Ah! cette mélodie du tam-tam et de la flûte tient mon coeur excité

© Auteur: Luc Zio
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proverbe

Posté par le dans Poésie
Un vieillard assis, voit loin plus qu'un jeune débout
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Noël au village

Posté par le dans Poésie
Aujourdh'ui c'est Joyeux Noël!
Au village tout est calme, tout est pâle,
Seul l'harmattan nous tient compagnie
Les plats sont vides, les coeurs tristes
Et pour jouets, les enfants ont des vieux pneus

Aujourdh'ui c'est Joyeux Noël!
Au réveillon, Harpagon était présent
Nous avons humé la cuisine de la capitale
Et bu du vin dans nos fertiles imaginations

Aujourdh'ui c'est Joyeux Noël!
De la radio, une voix se fit entendre
Réjouissez-vous et célébrez avec nous
Ce jour divin que nous fêtons ensemble

Aujourdh'ui c'est Joyeux Noël!
Et puis une autre voix plus sublime
Plus engagée et pleine de compassion
Cette fois ci, venant de nulle part
Peut être de mon subconscient dit

Ton monde est coupable d'indifférence
Le ventre qui a faim n'a point d'oreilles
Montrez au village la foi, tel qu'il est écrit
Dans l'Epitre de Jacques, par les actes

Auteur: Luc Zio

     
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Burkina

Posté par le dans Poésie
Je me suis longtemps assoupi
A l'ombre des flamboyants
Avant qu'ils n'embrasent la savane.
Je n'avais pas foulé la piste ravinée de Peyiri
Qu'un feu de latérite me brûlait déjà les poumons.
Déjà m'anéantissait le ciel
Chauffé à blanc de Koudougou,
Déjà des nuées d'enfants rieurs
M'emboîtaient fièrement le pas.
La file morne des zébus, fronts bas
Contre le souffle musqué de l'harmattan,
Traversait famélique au loin mon rêve.
Et la plainte du muezzin vibra cinq fois sur la ville.

Auteur: Jacques Rolland
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Le spectre du SIDA

Posté par le dans Poésie
Le SIDA n'est pas la maladie des Blancs
Ni des Noirs, des invertis ou des don Juans
Il est la plaie des hommes qui ruine au passage
Riches, pauvres  et races de tous les âges

Par malheur, si la triste maladie du SIDA
S'emparait de ta paisible vie comme l'anaconda
Des jungles agitées où le soleil ne luit guère
L'amertume et la solitude déborderaient ton verre

N'aie pas peur de la mort, elle veille sur nous
Craint le SIDA, il traine l'homme dans la boue
Agilement, les gens esquiveront ta présence innocente
Et leurs chuchotements te rendront la vie navrante

Aie peur de ce lourd fardeau qu'on porte comme un captif
Qui tue l'homme peu à  peu, sans traitement curatif
Et sème la désolation, le chagrin, le spleen, l'apitoiement
Mais grassement enrichit les marchands  de médicaments

Auteur: Luc Zio
A la jeunesse africaine
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L'écho du village

Posté par le dans Poésie
Après minuit, au moment où ronflent les masses
Et quand les cauchemars donnent la chiasse
A ce monde au coeur endurci par la cupidité
J'apparaîtrai à toi dans un rêve bien agité

Je suis le messager solidaire du village
Qui parle aux enfants du bercail sans ambages
Omniprésent, je viens à toi comme un tourbillon
Chargé de messages bien garnis d'aiguillons

Tandis que le village est mal en point
Ailleurs, les gens lamentent leurs embonpoints
Telle est la réalité de ce monde d'aujourdh'ui
Qui est marqué par une indifférence inouïe

Reveille toi, prend conscience et sonne l'alarme
Car, point de repos quand le village est en larmes
Tout comme un soldat d'infanterie bravant la marche
En ambassadeur engagé, tu mettras la main à la pâte

Dans l'abondance, n'oublie jamais le village
On ne brûle pas le pont qui a servi de passage
Ô fils du terroir, un noble labeur t'y attend
A soulager les coeurs et les cris des enfants

Dans l'errance, ne désavoue jamais ta culture
Car, qui bafoue ses origines maudit son futur
Et, telle la roussette qui urine sur elle même
Tu recolteras l'amère saveur de l'anathème

Auteur: Luc Zio
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Amours

Posté par le dans Poésie
AVANT

Il savait me parler, il me parlait bien
Il choisissait les mots, il les prononçait bien
Il savait aligner les expressions
Il savait faire beaucoup attention

Il savait comment me toucher
Il me caressait sans me blesser
Il me tapotait les joues
Il me taquinait à genoux

Il savait me pardonner quand j’échouais
Il le démontrait gentiment quand je me souciais
Il était très compréhensif et très attentif
Il se refusait de tomber dans le courroux excessif.

Il est le seul qui savait m’apprécier
Lui seul et pas un autre sans sourciller
Il me démontrait de la considération
Et quelquefois avec un peu d’exagération

APRES

Il me parle beaucoup, il me parle mal
Il crie sur moi pour un rien, il me fait mal
Il m’injurie assez souvent, il me blesse
Sans la moindre attention, il me heurte sans cesse

Il ne me touche plus, il me frappe
Il ne me caresse plus, il m’enveloppe
Il ne tapote plus mes genoux, il me griffe
Il ne calme plus ma douleur, il me chauffe

Il n’efface plus mes larmes, il les provoque
Mes besoins, mes désirs, il s’en moque
Lui, l’ami adulé de mon enfance
Me tourne désormais le dos dans l’indifférence.

ET MAINTENANT !

“Tu es chez moi”, il me le répète sans cesse
Vas où tu veux, tel est son refrain coriace
Etrangère dans cette maison sans douceur
Où nos enfants savaient chanter en chœur.

Désormais sevrée de son amour d’antan
Je me sens perdue, poursuivant le temps
Tout espoir perdu, cheminant sans repère
Je cherche en tâtonnant la maison de mon père.

C’est ici la fin de mon long rêve
Que j’ai recherché sans trêve
La terre s’ouvre sous mes fragiles pieds
Quand il a crié “de toi j’en ai assez”

Que de temps perdu, que d’efforts gâchés
Humiliée, bafouée, rejetée et méprisée
J’erre sans arrêt dans ce monde ingrat
Où ma vie à jamais n’aura plus d’éclats.

J’ai existé, j’existe mais je ne vis plus
Toute graine de vie en moi a disparu
La fleur d’antan bien entretenue s’en va
Fanée, desséchée et emportée avec fracas.

Jeune fille d’hier et d’avant hier
Désormais, je chemine sans lumière
Il m’a pris ma joie et ma vigueur
Il ne me reste plus qu’une vie sans couleur.

Rock Audacien D. Damiba,
Conseiller conjugal
Email : damibashalom@yahoo.fr
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J'aimerai

Posté par le dans Poésie
Discrètement, comme un voleur,
Le soleil se glissât à ma fenêtre ce matin
Dois-je me lever ? J'aimerai rester sur mon lit
Juste quelques minutes !

J'aimerai rester sous ma couverture et dormir
Sans soucis, sans obligations ni chagrin
J'aimerai tout simplement dormir
Avoir la tête bien vide et sereine

J'aimerai avoir une journée sans confusion
Une journée de paix et de quiétude
Sans le bruit d'une alarme ni celui d'un train
J'aimerai me réveiller avec un sourire aux lèvres

J'aimerai qu'il pleuve aujourd'hui
J'aimerai m'asseoir sous la pluie
Ecouter son crépitement sur le sol
Et sentir l'odeur de la terre mouillée

J'aimerai être plus proche du ciel
Pour lui implorer sa sagesse
Pour qu'il me rende saine et heureuse
J'aimerai, j'aimerai... vivre.

Auteur: Isabelle S. Nana
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Coeur d'infortunes

Posté par le dans Poésie
Chaque matin
Qui se lève au coin
De ses paupières lourdes
On devine une larme
Que l'on voudrait transformer
En perle

Elle n'a jamais connu
Un doux réveil sans amertume
Elle n'a jamais su
Le refrain de la sérénité
Elle ne connaît pas
Ce qui s'appelle le soleil

Chaque matin
Est une aube brumeuse
Où profile à l'horizon
Un sinistre cortège de heurts
Sans fin
Elle attend toujours les gouttelettes
Qui pourront raviver une flamme terne
Une étincelle qui se meurt
Car chaque jour, chaque instant
Elle entend dans son coeur
Ses cris sauvages et ses poings aveugles
Lacérant son doux visage

Chaque matin qui naît
Elle ne pense qu'au pire
En espérant
Le meilleur pour ses enfants
Dont les plats
Sont des ventres vides

Marie-Ange Somdah
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