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Les énergies renouvelables au Burkina Faso
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Le Burkina Faso, sans ressources, dépend des produits pétroliers importés. Or, le cours du pétrole sur le marché international n'a de cesse de s'élever. Il convient donc désormais pour le pays de s'intéresser aux énergies renouvelables ; ce qui ne peut se réaliser sans une volonté politique affichée.
Force est de constater que depuis les années 80, l'Etat Burkinabé a entrepris et réalisé les barrages hydroélectriques de la Kompienga et de Bagré, et des études sont actuellement menées sur les barrages de Samandeni et de Ouessa.
Par ailleurs, plusieurs projets relatifs à l'énergie solaire existent : trois projets de centrales sont en cours de réalisation à Zagtouli dans le Kandiogo, à Kaya ou Ouagadougou. Une centrale est également prévue à Wona dans la boucle du Mouhoun grâce à un partenariat public-privé.
Grâce aux interconnections avec d'autres pays comme la Côte d'Ivoire, le Ghana, le Nigéria..., la politique énergétique du Burkina Faso, telle quelle est menée de nos jours, devrait permettre un meilleur accès des Burkinabés à l'énergie.
Des initiatives individuelles sont cependant à saluer. Tel est le cas des femmes rurales, affectueusement appelées "Grand-Mères", qui sont allées se former avec succès à New Delhi en Inde à la maîtrise de l'énergie solaire. Devenues des "ingénieurs" en énergie solaire, ces femmes font actuellement leurs preuves dans leur village d'origine. Grâce à leur savoir-faire, elles réalisent des installations électriques au profit des populations de leur localité.
Cette formation, initiée par FEM/ONG (Fonds pour l'Environnement Mondial) en collaboration avec Barefoot College (une institution de formation en énergie solaire basée en Inde) en est à sa phase pilote. De nombreux sceptiques ne croyaient du reste pas en ce projet, notamment parcequ'ils ne voyaient pas comment des femmes presque analphabètes pouvaient suivre une formation en anglais. Et pourtant. Le 1er mars 2012 avait lieu à Boulsa, dans le Namentenga, une cérémonie officielle de lancement de cette activité au Burkina. Chacune de ces femmes avaient 100 installations à réaliser dans sa localité. L'objectif est à ce jour en passe d'être atteint. De plus, chacune de ces femmes devaient former à leur tour d'autres femmes afin d'assurer la relève. C'est chose faite. "La technologie requiert un suivi qui n'est pas de tout repos. Tous les mois, ces femmes doivent monter sur 100 toits pour vérifier l'état de la plaque, et voir également dans les maisons l'état de fonctionnement de la batterie. Il revient à chaque communauté de cotiser pour la maintenance, la prise en charge de la technicienne, etc... Pour avoir l'électricité à domicile, chaque ménage doit payer 35.000 F, le prix de l'installation."
Le programme de formation concerne uniquement des personnes analphabètes. Le choix porté sur les femmes d'un âge mûr n'est pas non plus fortuit. Selon l'institution, entre 40 et 50 ans, on ne souhaite plus changer de localité et on s'investit davantage dans l'avenir de sa communauté.
Ce projet pourrait être répliqué selon FEM/ONG avec l'appui de l'Etat et de ses partenaires. Aussi ces femmes ont-elles demandé à ce que l'Etat ouvre une école de formation. La requête a été entendue non seulement par le Gouvernement burkinabé mais aussi par Barefoot College et le Gouvernement indien.
Pour en savoir plus, consulter le site FEM/ONG/Burkina Faso
Commentaires
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Bonjour,
Merci pour cet article intéressant et éducatif. Savoir utililiser les femmes des villages sans éducation pour réaliser de tels projets est la définition même de la créativité et de la responsabilisation des femmes rurales pour le développement.
Je pense que des exemples pareils sont à multiplier un peu partout au Burkina Faso.
Cordialement -
Luc