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Les répercussions de l’acculturation sur le développement des pays africains(suite)


Posté par: Franck Thierry Maxime GROGBO sur Blogs sur l\'education au Burkina

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De façon générale, l’acculturation se définit comme un processus sociologique par lequel un individu ou un groupe entre en contact avec une culture différente de la sienne et l’assimile totalement ou en partie. Partant de cette définition, nous constatons que les exemples où se rencontrent  ces phénomènes sont légions. Mais nous n’en choisirons que quelques uns pour illustrer son caractère nocif sur le développement de ces pays selon leur évolution.

En effet l’acculturation ou « le déracinement » tire sa source pour les pays africains de l’arrivée des premiers missionnaires et  s’accroitra avec la colonisation. L’arrivée de ces « blancs » va bouleverser  l’organisation hiérarchique, sociologique et même religieuse. C’est d’ailleurs cette situation que décrit FERDINAND OYONO dans sa non moins célèbre œuvre  le vieux nègre et la médaille » sous ces propos « ils nous ont dis de fermer les yeux pour qu’on prie. Quand on les a ouverts ils avaient pris nos terres »

Puis vint l’époque postcoloniale (1960-1970) à cette période on observe l’apparition d’une nouvelle bourgeoisie, une bourgeoisie africaine qui tient à ressembler à ses anciens « maîtres ».Incarnée par les Nouveaux dirigeants, elle est aussi symbolisée par un nouveau genre vestimentaire 

Ici le couple présidentiel Ivoirien

 Le costume et la cravate pour les hommes d’YVES SAINT LAURENT et la petite robe noire ou la jupe pour la femme de COCO CHANEL. Tout cela au détriment, au délaissement total des vêtements africains. Vêtement dont le développement pouvait aider non seulement à l’affirmation de son identité, à l’exportation de la culture africaine mais aussi à la création d’une industrie vestimentaire interne. Ainsi cette bourgeoisie nouvelle n’avait d’yeux que pour les nombreux couturiers occidentaux dont les deux cités plus hauts étaient les locomotives.    

 Dans la décennie (1980-1990) les modifications précoloniales réapparaitront mais cette foi dans le domaine économique.les fameux P.A.S ou plans d’ajustement structurels sont des mesures économiques qui ont été appliquées sans tenir compte dans bons nombres de pays africains  du niveau économique, de la texture socio-économique ni encore moins de la géopolitique.par ces plans les africains vont ruiner leurs propres pays par le lancement d’O.P.A(offre publique d’achat) sur des sociétés nationales déclarer officiellement en banqueroute.

Quand à la décennie (1990-2000) elle est marquée par un vent de démocratisation insufflé et imposé par l’occident.de gré ou de force, plusieurs pays africains parmi lesquels LA CÔTE D’IVOIRE, LE TOGO, l’ALGERIE, LE BENIN, LA REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO, LE CONGO et bien d’autres vont connaître le multipartisme. Pour certains pays comme LA CÔTE d’IVOIRE ET LA REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO c’est même un retour  à la démocratie, le gouvernement du peuple par le peuple qui aux yeux de l’ancien colon peut apporter le développement à l’Afrique. Et pourtant.

A bien y réfléchir, l’acculturation plus de mal que de bien aux pays africains. En témoigne la période (2000-2010) marquée par de novelles guerres civiles (CÔTE D’IVOIRE, LIBERIA, BURUNDI, le Kivu en REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DE CONGO).Ajouter le du grand banditisme et de la cybercriminalité empruntés à l’occident qui fabrique les armes et les ordinateurs. Au delà il faut souligner les maux comme désobéissances ou impolitesse nés  de la mauvaises compréhension de la soumission traditionnelle et de l’émancipation féminine occidentale. La mode occidentale reprend le pas, mais cette foi chez les jeunes  avec le port irrévocable du jeans 7jouts/7 surtout chez les jeunes filles.

En somme, l’acculturation vue sous ces quelques facettes a été un facteur de ralentissement pour les pays africains, pire c’est un frein. Le mieux pour les pays africains serait d’adopter un brassage culturel, une attitude éclectique afin de tirer  de la culture occidentale tous ce qui est bien et bon.

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